Kev Adams

Very Fan (son enchère)

"Je pensais la même chose que James Cameron, sauf que j'avais 10 ans et lui 30 !"

  • Kev Adam's souhaite mettre aux enchères 2 places de son spectacle et la possibilité de le rencontrer pendant les répétitions. L'enchère commence à 5 euros. Il a choisi de mettre en avant l'association Génération Mitzva. L'association a pour but de réunir des jeunes afin de les éduquer au don et à la solidarité, et de les voir mener des projets par eux-mêmes.

En bref

Kev Adams Kev Adams
  • Nom, Prénom : Adams, Kev
  • Date de naissance : 01/07/1991
  • Lieu : Paris
  • Signe : Cancer
  • Profession : Humoriste
  • Site internet : Accéder à son site

Son enchère

Une rencontre pendant les répétitions et 2...

Au profit de l'association :

Cette enchère s'est terminée à 210€.

Interview scriptée

VERY FAN (SON ENCHÈRE) (5min44)

 

B.L: Kevin Adams il est heure de découvrir maintenant l’objet que vous voulez offrir à nos internautes aux enchères.

K.A : exact

B.L : qu’avez-vous  choisi ?

K.A : alors (rire) attend il est ou mon livre, j’avais amené deux objets, je me suis dis, c’est sympa quand même que ce soit un truc marrant. J’avais amené ma coupe (rire) de basket.

B.L : vous êtes un ancien basketteur.

K.A : ouai, vice champion du district Février 2005

B.L : il se passe un truc avec l’humoriste et le basket, vous connaissez le conte de Bouderbala ?

K.A : ouai

B.L : il faisait également du basket

K.A : ouai mais lui, il était bien meilleur que moi

B.L : ha bon ?

K.A : ha ouai, ouai.

B.L : ok.

K.A : lui il était basketteur, moi j’ai fais du basket à l‘école

B.L : c’est différent

K.A : ouai voilà euh mais on a été vice champion du district et j’étais chef d’équipe.

B.L : a cette caméra là, vous allez pouvoir la montrer

K.A : donc voilà c’est la coupe, donc j’avais amené ca, et j’avais amené aussi…

B.L : en forme de coupe, on comprend bien, ce n’est pas du tout une escroquerie

K.A : de quoi ?

B.L : c’est une vraie forme de coupe, on dirait un trophée mais une coupe, vous savez c’est (rire)

K.A : effectivement, c’est une sorte de truc et j’avais amené aussi le livre, Les belles histoires de Kevin, que j’ai écris il y a, à peu prêt, quand j’avais 10 ans.

B.L : il y a deux jours (rire)

K.A : il y a une quinzaine de jours (rire) et voilà ca raconte l’histoire de Mr et Mme Patate, qui arrivent sur un nouveau monde et qui essayent de faire comprendre à un humain quel est leur nouveau monde. C’est assez drôle parce que j’ai écris ca quand j’avais à peut prêt 9 ans.

B.L : avant d’avoir lu le petit prince.

K.A : c’était à l’époque ou James Cameron était entrain d’écrire Avatar, qui est sorti récemment et qui raconte également l’histoire d’un mec qui arrive sur une autre planète et qui doit prendre… donc voilà. C’est un peu la même chose que James Cameron sauf que j’avais 10 ans et lui 30 !

B.L : ho il en a bien plus quand même, vous ne croyez pas ?

K.A : ben il y a 10 ans il en avait 30 je pense, il a la quarantaine non ? Fin bref, ca raconte… avec des dessins illustrés par moi-même, euh on sent l’effet capillaire travaillé. Donc voilà, c’est tout une histoire sympa et parfois hop il y a des couleurs et tout, c’est incroyable.

B.L : on a hâte de savoir à combien vous allez mettre cet objet aux enchères.

K.A : donc ca, c’est deux objets qui sont un peu pourrit il faut l’avouer (rire) je l’avoue

B.L : non, non ca fait rêver Kevin Adams.

K.A : donc euh j’ai décidé de mettre aux enchères, euh j’ai décidé de montrer ces objets la mais de ne pas les mettre aux enchères, mais de mettre aux enchères une rencontre… (Rire)

B.L : vous faites bien (rire).

K.A : une rencontre avec moi euh pendant les répétitions de mon spectacle, plus deux places pour le spectacle, le soir même enfaite, le spectacle qui suit les répétitions.

B.L : vous jouez actuellement…

K.A : je joue actuellement au théâtre le temple.

B.L : au temple à Paris et vous avez également prévu de tourner dans toute la France.

K.A : non, un peu de la France (rire)

B.L : dans un peu pour le moment, les dates peuvent arriver dans les jours, dans les mois qui viennent.

K.A : c’est ca.

B.L : c’est se qui est prévu ou pas du tout ?

K.A : on essaye, en tout cas de bouquer le plus de date possible, mais euh

B.L : dans un peu de bout de France, ca nous emmène de quel coté ?

K.A : Nantes euh et Brest, c'est-à-dire qu’on est plus dans l’ouest de la France en ce moment.

B.L : donc si on veut venir vous voir et gagner cette enchère, ce sera soit à Paris

K.A : soit dans l’ouest

B.L : d’accord soit à Brest

K.A : soit dans l’ouest

B.L : ouai c’est l’ouest

K.A : et voilà, et s’il y a des nouvelles dates, bien entendu dans le reste de la France.

B.L : on les communiquera de toute façon. Le théâtre du temple, c’est du jeudi au samedi à 19h30, le dimanche à 18h30. Et alors se que vous mettez aux enchères c’est le fait de pouvoir, le fait de passer une journée avec vous, d’assister à vos répétitions.

K.A : oui exactement

B.L : et de vous voir le soir sur scène.

K.A : exactement

B.L : on peut vous voir également quand vous vous préparez avant le spectacle ? Ho je ennui peut être avec mes questions.

K.A : non c’est parce que je suis très fatigué, mais vaut question sont formidable, vraiment

B.L : (rire) je vous crois sur parole.

K.A : alors oui bien sur avec plaisir, la personne mettra le plus d’argent hein et qui gagnera cette enchère, je l’inviterai également dans la loge, après le spectacle. Avant le spectacle, c’est plus préparation et tout ca, en plus lui il devra allez s’assoir dans la salle pour voir le show.

B.L : il sera bien placé ou pas ?

K.A : il sera super bien placé, avec une petite coupe de champagne.

B.L : vraiment ?

K.A : non (rire)

B.L : c’est vous qui allez déterminer le montant de base de l’enchère.

K.A : ouai ben alors euh moi je veux que cette enchère soit accessible à tous, donc on va dire 5 euros pour démarrer et euh…

B.L : aujourd’hui si on veut vous voir sur scène on paye combien ?

K.A : 20 euros la place, la j’en offre deux

B.L : ha vous êtes généreux

K.A : plus la rencontre l’après midi lors des répéts  et je dis 5 euros mais je pense que ce n’est pas une question d’être généreux, si on met le plus bas possible, ca va inciter les gens à monter le plus haut possible.

B.L : vous avez choisi une association.

K.A : tout à fait

B.L : c’est laquelle ?

K.A : elle s’appelle génération Mitzva, qui est, qui est une filiale de l’AIUF et qui aide à construire des écoles euh dans tout le moyen orient, c'est-à-dire en Israël en Palestine et dans tout ces endroits là, pour les enfants qui n’ont pas d’école. Et c’est une association qui me tient beaucoup à cœur.

B.L : vous êtes le parrain ?

K.A : donc j’espère devenir le parrain, je ne suis pas encore, enfaite le parrain actuel, c’est Gad Elmaleh, mais je crois qui va peut être arrêté d’être le parrain, ou continuer encore et au pire, il y aura deux parrains. Je crois qu’il va arrêter et dans ce cas la j’espère être le parrain, parce que j’en ai fais parti et c’est une association qui me tiens vraiment à cœur ouai.

 

VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (6min05)

B.L : kev Adams bonjour,

K.A : bonjour

B.L : soyez le bienvenu.

K.A : merci de m’inviter

B.L : on va commencer cette interview, en vous remettant votre journal de naissance.

K.A : ha c’est sympa !

B.L : c’est tout se qui c’est passé le jour de votre naissance et jusqu'à vos 20 ans.

K.A : c’est énorme !

B.L : mais je ne suis pas sur que vos 20 ans, vous les aillez déjà.

K.A : non, non, non pas encore.

B.L : vous êtes né le 1 juillet 1991.

K.A : exactement.

B.L : ca vous intéresse de savoir se qui s’est passé le jour de votre naissance ?

K.A : ha ben carrément.

B.L : pourquoi ?

K.A : euh  pourquoi ca m’intéresse  parce que je suis né ce jour la alors je me dis peut être il y a eu un événement majeur ce jour la, dont je ne suis pas au courant donc c’est important de le savoir.

B.L : en plus de votre naissance ?

K.A : ben oui, bon ca déjà c’est un événement hyper majeur, mais appart ca, c’est euh… dissolution du pack de Varsovie, alliance militaire du bloc socialiste, à ouai il y a que des trucs super heureux le jour de ma naissance.

B.L : (rire) est ce que vous connaissez les grands succès au cinéma en 91’ ?

K.A : (rire) non.

B.L : alors il y a Thelma et Louise, ca vous dit quelque chose ?

K.A : ha ouai ca me dis quelque chose exact

B.L : c’est bien, c’est quelque chose que vous aimez ?

K.A : je ne sais pas se que s’est, mais ca me dis quelque chose de nom enfaite

B.L : d’accord

K.A : ouai non je n’ai pas vu mais c’est un film, mais je l’ai pas vu, j’ai pas vu le film

B.L : Cyrano de Bergerac

K.A : d’accord

B.L : 10 césars pour Cyrano de Bergerac

K.A : c’est un pic, c’est un roc, c’est une péninsule

B.L : c’est ca que vous lisez dans la vie, non pas le pic, non pas le roc mais non pas la péninsule mais les césars, les oscars, les récompenses ?

K.A : ouai, ouai carrément au début  c’était ca, toujours maintenant même, mais c’est vrai qu’au début je me disais, il faut que tu es un césar, un oscar, que tu sois un putain de grand comédien sur cette terre. Je me dis encore ca aujourd’hui mais aujourd’hui je vois moins ma vie sans la scène. Au début c’était plus la scène pour aller vers le cinéma et aujourd’hui c’est plus on garde la scène quand même et si, il y a du cinéma à coté, c’est bien.

B.L : vous avez des souvenirs précis de votre enfance, enfance adolescence, c’est très proche en même temps.

K.A : carrément, carrément, euh ouai, ouai j’ai des souvenirs, précis  non je ne sais pas. Ouai, ouai j’ai pas mal de souvenirs, je sais que j’ai habité dans le 19ème arrondissement jusqu'à l’âge de mes 11 ans

B.L : mais vous êtes né dans le 16ème.

K.A : ouai je suis né dans le 16ème mais euh mes parents habitaient dans le 19ème et euh et je, j’y ai vécu jusqu'à l’âge de 11 ans, j’ai été à l’école là-bas, j’habitais dans un grand immeuble, qui fait un peu, un peu, ca s’appelait la villa des buttes de Chaumont, il y avait une grande court au milieu et machin ou avec tout les gamins on allait jouer au foot et tout c’était très sympa, et euh j’allais à l’école juste à coté. J’étais un super bon élève.

B.L: c’est vrai ou pas ?

K.A : ouai, ouai franchement.

B.L : on a du mal à vous croire

K.A : jusqu'à que je rentre en 6ème, j’étais super fort quoi, comme il  y a beaucoup de gens qui sont super fort jusqu’a qui rentre en 6ème. En même temps le CP, CE1, CE2, ce n’est pas hyper dur mais euh.

B.L : qu’est se qui c’est passé après ?

K.A : euh après j’ai commencé à vouloir un peu faire le pitre je me suis dis ouai  l’école  c’est sympa mais… en 6ème j’étais dans une école privé dans le 19ème toujours à Saint George, je m’en rappel et euh c’était trop comme ca quoi, c’était trop l’éducation à la dure, tout les mercredis, tous à la messe, trop, trop droit. Et donc quand je suis passé en 5ème euh après mes parents on déménagé quand … de la 6ème à la 5ème mes parents on déménagés à Neuilly enfaite sur seine et donc euh j’ai été au collège là-bas. J’étais hyper énervé de déménager, ca me déprimais, j’avais tout mes potes dans le 19ème. Le pire truc qu’on pouvait me faire c’était de déménager et donc je suis arrivé dans ce nouveau collège ou personne ne me connaissait et je me suis dis ben voilà tu sors d’un truc ou c’était tout le temps comme ca, donc euh maintenant tu faire le con, voilà.

B.L : et ca paye aujourd’hui ?

K.A : (rire) ouai ca paye aujourd’hui, franchement je ne sais pas si c’est le fait d’avoir fait le con à l’école qui paye mais en tout cas moi j’ai appris plein de trucs. Ouai je pense que l’école ca a été ma vrai école de l’humour, j’ai appris comment on faisait rire les gens…

B.L : comment on fait rire les gens là-bas ?

K.A : ben avec rien, avec des grimaces, des sourires, des regards, les attraper au bon moment et je pense que c’est pareil pour le one man, pour la scène, c’est comme quand on est en classe. En classe on est hyper concentré, ils ne font pas attention à vous, ils écoutent le truc, donc pour se faire remarquer et faire le con, tac il y a un truc à attraper. Il y a un moment ou le prof va dire un truc et il va y avoir un silence et paf c’est la qu’il faut sortir la blague, alors oui c’est la après que tu va aller chez la directrice mais après ta blague tout le monde est mort de rire, alors c’est bon, c’est ta journée.

B.L : et aujourd’hui la mécanique de la vanne elle est bien rodée ?

K.A : vachement, moi je suis hyper perfectionniste pour ca, moi dans mon spectacle, c’est super important que chaque vanne  claque comme on dit. Je veux dire les vannes s’enchainent et il ne faut pas qu’il y en ai qui soit, une qui fasse un peu rire et celle-là beaucoup moins, faut vraiment qu’on reste ta, ta, ta, ta, ta, sinon les gens ils s’endorment. Il y a tellement de spectacle d’humour à Paris, il y a tellement de monde qui fait ca, que ce n’est pas parce que je suis le plus jeune que les gens vont se dire bon on lui fait cadeau de cette vanne, ce n’est pas grave. Ils veulent rire tout le temps, tout le temps, donc il faut les faire rire tout le temps.

B.L : et ca marche ?

K.A : en ce moment ca marche plutôt pas trop mal, mais on peut toujours faire mieux, moi je pense que le spectacle parfais, c’est le spectacle ou on rigole à partir du premier mot, jusqu’au dernier. Moi ce n’est pas se que j’ai en ce moment.

B.L : ca existe ca ?

K.A : je ne sais pas si ca existe, mais en même temps si le spectacle parfais existait, ca veut dire qu’il y aurait un humoriste parfais et en même temps un humoriste ne peut pas être parfait, il y a tout le temps un nouveau truc à faire. Donc même si un jour ce spectacle existe, il ne sera qu’éphémère parce que au bout d’un moment les gens connaitront les vannes qu’il fait de la première à la dernière et donc ca les fera moins rire donc se ne sera plus le spectacle parfait.

 

VERY LIFE PARTIE 2 (9min47)

 

K.A : moi j’ai appris à grandir très vie euh enfaite, parce que comme j’ai commencé ca très tôt et que…

B.L : a quel âge vous avez commencé ?

K.A : j’ai joué, dans le premier film dans lequel j’ai joué j’avais 9 ans et après euh j’i enchainé les castings et tout ca. J’ai étais très mature, j’ai étais très mature très vite enfaite et depuis que je suis tout petit je me suis dis il faut que je devienne comédien, je suis fais pour l’être, toujours très autonome, fin euh presque trop ambitieux, limite insolent parfois, j’avais vraiment envie de réussir et il fallait que je réussisse et aujourd’hui encore je veux réussir, donc j’y vais au culot.

B.L : et c’est quoi la réussite enfaite ?

K.A : la réussite c’est gagner sa vie de se que l’on aime je pense, c’est ca la réussite.

B.L : c’est l’argent alors la réussite ?

K.A : c’est gagner sa vie de se que l’on aime, c'est-à-dire se lever le matin et on peut vivre de se que l’on aime. C'est-à-dire quelqu’un qui adore le cheval, ben j’estime que pour lui la réussite c’est de pouvoir vivre de sa passion du cheval alors soit il est joker, soit autre chose, mais euh tout les matins il se lève et il va voir les chevaux et il a un salaire chaque moi qui lui permet de vivre, donc ce n’est pas l’argent, c’est vivre de se que l’on aime.

B.L : aujourd’hui vous avez 18 ans, vous en vivez ?

K.A : ouai

B.L : bien ?

K.A : euh normal, bien pour quelqu’un de 18 ans, franchement ouai.

B.L : ca veut dire quoi bien pour quelqu’un de 18 ans.

K.A : ca veut dire …

B.L : que si vous en aviez 35 ca serai mal ?

K.A : ben oui parce que je n’ai pas d’enfant à charge, j’ai mon studio, il faut que je paye le loyer mais c’est tout quoi et puis j’ai mes parents qui sont derrière donc pour quelqu’un de 18 ans ouai, c’est vachement bien se que je gagne, c’est un super argent de poche on va dire. Mais euh pour quelqu’un de 35 ans non ce n’est pas bien, ou pour serait-ce quelqu’un qui a une femme et un enfant ce n’est pas possible.

B.L : vous avez parlé de l’écriture tout à l’heure, vous êtes entouré de deux auteurs, votre dernier spectacle, fin votre premier spectacle (rire)

K.A : mon premier, mais également mon dernier

B.L : vous croyez ?

K.A : fin le dernier en date pour le moment c’est ca que je veux dire (rire)

B.L : euh ils ont écrit avec vous, ou ils ont écrit tout seul sans vous ?

K.A : ils ont écrit avec moi, je ne peux pas écrire avec quelqu’un, fin je ne peux pas prendre des vannes que quelqu’un a écrit comme ca et euh comme si, il me les vendait. Ils ont écrit avec moi, ils ont vraiment écrit avec moi. Moi j’ai écris 85 % du spectacle seulement moi et euh, eux ils ont plus fait une sorte de relecture et de, de, vraiment pour m’aider à trouver le rythme, dont je parlais tout à l’heure, ta, ta, ta, vraiment, c’est ca qui… ca a été ca leur job, vraiment de reprendre le show, il est se qu’il est aujourd’hui euh il y a des moments faible, il y a des moments fort on y touche pas tant mieux, on peut, peut être les approfondir, on propose des choses, et voilà les moments faible, voilà je pense que tu devrai mettre ca, c’est pas assez, et ca non, et ca ouai c’est pas mal, hop, c’était plus ca le travail d’écriture. Ce n’est pas ils ont écrit des vannes chez eux, lalalalalalalala. Et ils m’envoyaient un truc genre voilà  prend se que tu veux. Non mais c’est genre voilà, j’étais là truc…

B.L : non mais vous avez vraiment besoin de vous approprier les choses ?

K.A : ouai, moi j’ai besoin, peut être parce que je suis jeune, mais j’ai vraiment besoin de bosser dans un truc familiale quoi. Il faut que les gens qui bossent avec moi, ils sachent qui je suis et pourquoi je fais ca et ect… Donc c’est pour ca que, c’est pour ca que, je ne peux pas travailler avec quelqu’un qui ne sait pas qui je suis et qui écrit des vannes parce qu’on lui a dit hé il y a un jeune il fait sont one man show tu veux pas lui écrire des vannes ? Ouai ok. D’ailleurs souvent avec les auteurs avec qui je bosse, je parle longtemps avec eux, voilà je fais ca truc, et toi ? J’apprends à le connaitre et euh après on commence à bosser et ils savent déjà qui je suis donc ca devient évident pour eux quoi.

B.L : l‘ambiance à la maison quand vous étiez petit, elle était sereine, papa, maman ensemble, ils vous écoutent, ils comprennent se que vous voulez faire dans la vie ?

K.A : ouai, ils prennent ca un peu comme un rêve de gamin quoi, comme quand les petits enfants ils disent je veux être pompier plus tard ou je veux être superman, c’était un peu a pour eux.

B.L : parce que à 9 ans, vous nous l’avez dit tout à l’heure vous avez décroché un rôle dans un long métrage et après plus rien du tout ?

K.A : puis après plus rien du tout …

B.L : a 14 ans vous tentez à nouveau de vous rapprocher du 7ème art, vous allez de casting en casting, toujours rien.

K.A : toujours rien …

B.L : qu’est ce qui se passe alors après ?

K.A : j’ai eu une adolescence très difficile, la pire adolescence qu’on puisse imaginer au niveau physique, c'est-à-dire que j’ai eu des boutons, des boutons partout euh mais partout, partout, partout euh l’appareil …

B.L : il reste des traces ou pas ?

K.A : euh je ne sais pas, pas trop

B.L : non parce que vous nous dite de partout, nous on veut voir de partout et on veut savoir s’il reste des traces

K.A : non, non, non, non, non mais euh aujourd’hui non c’est bon.

B.L : je vous ai intimidé là non ?

K.A : non mais je n’ai pas compris la question

B .L: (rire) vous n’avez pas comprit la vanne

K.A : non

B.L : ha bon d’accord

K.A : ha de partout genre sur tout le corps

B.L : c’est ca

K.A : d’accord, non mais de partout sur la tronche et dans le dos voilà, non le reste du corps a été épargné

B.L : d’accord

K.A : c’est pour ca d’ailleurs qu’il est aussi beau aujourd’hui, bref (rire) et euh donc les boutons, l’appareil dentaire, les cheveux hyper gras, bon j’ai toujours les cheveux pourrit mais bon à l’époque c’était pire encore et euh donc voilà je n’avais pas le physique des jeunes premier du cinéma français, c’est clair et nette, donc effectivement ca a été très dur pour moi, les castings ca a été une souffrance pour moi à chaque fois. Je revenais et je disais putain, ca fait trois semaines que j’ai bossé ce putain de texte et je n’arrive pas à le chopper, mais qu’est ce qui faut que je fasse et donc, et donc voilà.

B.L : et vos parents, ils vous aident, ils vous soutiennent, ils vous comprennent ?

K.A : ouai, ils disent ca lui passera. Je sais, je sais ils me l’ont jamais dit, mais je sais qu’ils se disent ca lui passera. Laissons le faire, tant qui bosse à l’école, il peut aller faire ses conneries de casting.

B.L : vous avez des frères et sœurs ?

K.A : j’ai deux petits frères. Mais ils m’ont soutenu, ma mère et mon père m’ont toujours accompagné aux castings, quand j’étais tout petit, après à 14 ans, ils m’accompagnaient plus trop, euh mais euh

B.L : et quand vous dites ca lui passera, c'est-à-dire se que vos parents pensaient …

K.A : je pense, que c’est se qu’ils pensaient. Ils se disaient ouai on le laisse faire ca, il aime bien faire ca, on ne va pas lui interdire de faire ca et puis en plus il y a l’école à coté et il y va il s’en occupe et tout il n’y a pas de problème mais euh…

B.L : quand ils ont vu que ca ne passait pas, ils ont réagi comment ?

K.A : ca lui passera ! Il y a eu un vrai tournant enfaite dans ma vie, c’est quand j’ai commencé vraiment à faire de la scène. Voilà là ils se sont dit, la il s’investie beaucoup plus qu’avant…

B.L : et ca, ca c’est passé quand ?

K.A : j’ai commencé à écrire mes premiers textes vers 15 ans et je me suis vraiment lancé vers 16, 17. Vraiment lancé à jouer, jouer vraiment devant des gens, des scènes ouverte, à Paris et tout ca. Et euh quand ils ont vu que je faisais des scènes ouvertes, ils se sont dit, là il y a un truc qui à changé ; J’ai vu dans leur regard qui se sont whaou, ca ne lui passera peut être plus, là on est peut être rentré dans un truc. Et quand j’ai fais l’Olympia pour la première fois, ca a été le vrai tournant pour eux. Ils se sont dit non seulement ca ne lui passera pas et nous on ne veut pas que ca lui passe, parce que c’est pour ca qu’il est fait quoi ce mec là. Ca a été à ce moment là vraiment qui se sont…

B.L : et ca, ca a été important pour vous le soutient familiale ou pas du tout ?

K.A : ouai vachement, vachement bien sur, euh on aurait pu faire sans mais euh c’est important d’être soutenu pas sa famille, c’est vachement important ouai carrément. C’est mieux, c’est mieux, puis moi je suis vachement soutenu, mes frères ils adorent se que je fais, ma mère elle me soutient à mort, mon père il est producteur du spectacle. Je suis vraiment, vraiment soutenu.

B.L : l’Olympia vous le fait c’est par hasard ou vous avez recherché vous-même l’info, ou vous avez voulu, vous avez dormi devant l’Olympia pour demander à jouer ?

K.A : l’Olympia, c’est une histoire incroyable euh enfaite, l’année dernière enfaite en 2008, j’ai enchainé toute les scènes ouvertes de Paris. Les scènes ouvertes ce sont des endroits ou les humoristes peuvent aller et il y en a une vingtaine qui passe tout les soirs et on a 5 minutes chacun. Il y a 14 personnes du public qui viennent un peu à la rache pour voir des jeunes humoriste. Et les gens ils vont et chaque humoriste passe 5 minutes, 5 minutes, 5 minutes, 5 minutes et le public, il aime ou il n’aime pas. Moi je les ai toutes faites, toutes, à 17 ans donc l’année dernière, j’étais en terminal, j’allais en cours la journée, je sortais de cours à 18h, paf j’allais me bouffer un truc et je fonçais, tac une scène ouverte, hop parfois j’en faisais deux par soir. Et j’en faisais comme ca 6, 7 par semaine, non stop, non stop, non stop, non stop. Je n’étais jamais chez moi le soir, ma mère elle pétait un câble. Et euh je me suis inscrit à un concours, Paris fait sa comédie 2009, donc l’année dernière, euh jeune talent et donc je vais au concours je suis pris pour la demi final. Je vais à la demi final, rempli le théâtre rempli, je joue pour la demi final, je ne suis pas pris pour la final mais il y a une des, des représentantes dans le jury enfaite, qui me repère et qui me donne ca carte, je l’appel le lendemain matin. Enfaite j’avais vraiment faim, je ne sais pas comment expliquer, et encore aujourd’hui c’est un truc, je me suis toujours dis il faut de la chance mais ca n’arrivera pas seul, alors bats toi, bats toi. Même à l’époque des castings, j’avais comme ca, un cahier, un cahier bleu, un gros cahier comme ca, il y avait tout les numéros de toute les agences de casting, les numéros de tout, j’allais sur casting.fr  tout les jours, maxi casting,  Yahoo casting tout, tout rien ne passait. Je me disais si tu te bouge pas personne ne va se bouger pour toi dans ce métier, il y en a tellement qui veulent faire ca, que personne ne va se bouger pour toi et ca a été pareil pour les scènes ouvertes.

B.L : c’était qui, qui vous a donné la carte ?

K.A : c’était Elisa Soussan mais je vais y revenir après, mais euh pour les scènes ouvertes, c’était pareil, la même optique. Si j’en faisais 6,7 par semaine c’est que j’en faisais une whoua carton, carton truc, voilà il faut le lendemain… parfois même si je voyais qu’il y avait un autre humoriste  jeune talent qui était meilleure que moi dans une scène ouverte, souvent j’allais le voir, hé salut ca va bien, bravo pour se que tu as fais, merci. Tu rejoue la bientôt ? Ouai je vais aller rejouer là, je notais il va aller là. Je retournais pour que les gens se disent ok, lui il a été bon la dernière fois, mais maintenant c’est lui le meilleur.

 

VERY LIFE PARTIE 3 (7min11)

B.L : donc cette folle envie de réussir et tout ca, c’est important d’être le meilleur face à…

K.A : vraiment ouai, c’était… moi ma grand-mère elle me disait une phrase à chaque fois quand j’étais petit qui m’a marqué, c’est si tu veux être éboueur soit le meilleur des éboueurs ! Ca m’a toujours marqué, je me suis dis quoi que tu fasses, il faut que tu sois le meilleur et donc j’ai gardé cette optique la. Et donc après je fais « Paris fait sa comédie » elle me repère, je l’appel, donc Elisa Soussan. On parle ect… Et euh elle commence un peu à s’intéresser à ce que je fais, elle me dit que ca lui a beaucoup plut, mais que ce n’est pas encore prêt, c’est très jeune etcétéra,  etcétéra mais on reste en contacte. Et elle m’appelle un jour en me disant, non elle vient voir mon show enfaite , je jouais mon spectacle pour la première fois en janvier, janvier 2009, je jouais une demi heure de mon spectacle pour la première fois, dans un petit café théâtre, le pronzo boulevard bonne nouvelle, c’est un truc en haut euh ils ont mit une petite scène, c’est vachement bien, il y a plein de jeune humoriste qui joue là-bas. Et c’est là-bas vraiment que j’ai commencé. Et je joue donc, il y avait tout les samedis soir de janvier 2009, le moins de 18 show, il y avait une demi heure de chanson par une chanteuse de moins de 18 ans et une demi heure de show humoristique euh par moi. Et euh, elle vient voir le truc, on en parle tout ca sympa et tout, et un jour elle me dit ben voilà écoute pour Paris fait sa comédie 2009, pour le festival qui allait avoir lieu en mars, on prépare la carte blanche à Anne Roumanoff. Ha ouai sympa et tout, et c’est moi qui m’occupe de la programmation de la soirée. Moi tout de suite j t’en supplie, je t’en supplie, moi l’Olympia c’est un rêve de gamin quoi. Elle me dit non mais attend ta 17 ans ce n’est pas possible, même mes potes ils me disent non mais attend kev, ta rêvé ou quoi ta crus que c’était comme ca ou quoi la vie, l’Olympia c’est les plus grand, ce n’est pas, tu ne peux pas quoi ce n’est pas possible. Et moi je la tanne, je la tanne, allez, allez c’est bon je te jure je vais assurer, je te jure je vais assurer. Elle en parle à Anne, Anne accepte de me voir, je vais dans un endroit miteux à Paris, en région parisienne pourrit, je joue le sketch. Anne me dit, alors il faut que tu enlève ca et ca aussi, tout le reste c’est bon. Je lui dis c’est bon, ca veut dire quoi, ca veut dire c’est bon, tu fais la soirée avec nous et la je me dis ok j’ai tout gagné. Je fais l’Olympia à 17 ans en tant qu’humoriste j’ai tout gagné. Et donc je fais l’Olympia, gros carton parce que je joue un sketch que j’avais rodé, sur rodé, que j’avais joué 1000 fois avant et euh donc ca marche vachement bien, et il y a tout le métier du showbiz entre guillemet qui est dans les coulisses de l’Olympia et qui voit ca. Et donc forcement après tout s’accélère, les festivals, les demandes de signature, les demandes des prods différentes et tout ca. C’est vraiment un peu le début  de ma carrière publique on va dire. C'est-à-dire que les gens ne me connaissaient pas avant l’Olympia.

B.L : aujourd’hui, vous êtes fière de ce chemin parcourut ?

K.A : ouai, mais je me dis que ce n’est que le début

B.L : alors c’est quoi la suite ?

K.A : le spectacle à fond, on bosse euh faire en sorte que le spectacle soit connu par le plus grand nombre, c'est-à-dire la tournée à paris il faut vraiment le plus de monde possible qui viennent voir ce spectacle. Parce que c’est vraiment le fruit de tout ca et aussi après je ne sais pas pourquoi pas du ciné, de la télé je ne sais pas. On a écrit une série avec deux auteurs, qui sont David Soussan et Cyril Cohen, on a écrit une superbe série sur les ados qui s’appel « Soda » qu’on essaye de mettre en développement enfaite. Euh j’adorerai faire cette série par exemple, parce que c’est un peu ma vie qu’on a mit en série quoi et c’est vachement bien, c’est vachement bien écrit, c’est des auteurs vachement… fin ils sont bon, ils s’avent comment les ados, ils parlent comment ils vivent etcétéra, ca me fait bien, bien kiffer tout ca et voilà pleins de projet, on verra, on verra je ne sais pas encore mais je me dis que ce n’est que le début. Je me dis si à 18 ans regarde derrière toi tout se que tu as fait, c’est fini quoi donc je préfère me dire  …

B.L : et si demain ca se termine, qu’est ce que vous ferrez ?

K.A : je me dirai Bravo mec, bravo, le peu de temps que tu as eu, tu la bien utilisé. Je ne pense pas que tu pouvais faire mieux en cet espace de temps là. Je ne sais pas se que je pourrai faire d’autre, je pense que j’aurai un manque toute ma vie, si demain ca s’arrête toute ma vie j’aurai un manque. Parce que je sais que je suis fais pour ca au fond. Je sais que, en tout humilité, je sais que il y a … je suis fais pour ca, il n’y a pas d’autre truc, ca ne peut pas, ne pas marcher, c’est un truc c’est trop fort, c’est trop à l’intérieur de moi, à l’intérieur de moi depuis que je suis tout petit, c’est trop fort. Si ca ne marche pas, pour moi ca ne peut pas ne pas marcher.

B.L : vous êtes l’ainé, vous avez deux petits frères comme vous avez dit, est ce que à un moment donné, vous avez des souvenirs de manque de reconnaissance à la maison ?

K.A : jamais, jamais. Non, non, non, mes parents on toujours sut bien faire la part des choses. Il y a jamais eu une seul fois ou je me suis dis … mais par contre j’ai toujours eu besoin de trop d’amour, j’ai toujours eu besoin que tout le monde m’aiment. Mes parents, ma famille, il faut que tout le monde m’aime. A l’école je voulais que les gens m’aiment vraiment, euh je pense que ca fait parti…

B.L : et toujours aujourd’hui ?

K.A : évidement sinon je ne ferai pas ce métier

B.L : si, on peut faire se métier avec du recule vous verrez, dans 10 ans vous aurez un autre discours par rapport à ca, parce que vous aurez d’autre critique, parce que tout le monde ne vous aime pas forcement aujourd’hui

K.A : les humoristes aujourd’hui, les grands je parle, ils font ce métier en parti parce qu’ils veulent qu’on les aime.

B .L: c’est qui les grands ?

K.A : les grands d’aujourd’hui, Gad, Anne Roumanoff, Florence Foresti, Franc Dubosc euh Elis Semoune, Dany Boon. Je pense que quand… Ces gens la, je ne les connais pas personnellement, je pense que ces gens la à part Anne, je pense que ces gens la quand ils montent sur scène, ils se disent au fond d’eux, soit c’est conscient, soit c’est inconscient, ils veulent que les gens les aiment. C’est sur, c’est sur, pourquoi, sinon pourquoi aller prendre un risque devant des milliers de personnes.

B.L : vous prenez des risques ?

K.A : mais évidement on prend un risque tout les soirs sur scène, tous les soirs

B.L : c'est-à-dire ?

K.A : c'est-à-dire qu’on ne sait jamais se qui se passera, on ne sait pas toujours … euh

B .L: et quel genre de risque ? Vous n’allez pas tuer quelqu’un par exemple

K.A : non, mais on prend un risque par rapport, par rapport à pleins de choses, tout les soirs il y a des nouvelles personnes qui viennent nous voir, il faut que ces gens sortent de la salle conquit. S’ils ne sont pas conquit ben tu as perdu un peu  enfaite, donc ouai chaque soir

B.L : c’est le risque de perdre de l’amour ?

K.A : ouai c’est ca, c’est un peu ca, le risque, c’est un peu ca. Moi quand je monte sur scène je veux que tout le monde m’aime, s’il y en a un qui aime pas, je n’ai pas gagné ma soirée, c’est ca le risque aussi. Et je pense que c’est pareil pour les grands, sinon quel intérêt de monter sur scène.

B .L: vous en avez réussit beaucoup des soirées depuis ?

K.A : non, non

 

VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (10min16)

 

B.L : kev Adams on ne sait pas si vous êtes vraiment drôle parce que moi …

K.A : (rire)

B.L : c’est pas mal de commencer comme ca

K.A : pour celui qui va mettre la séquence dessin, Kev Adams nous ne savons pas si vous êtes réellement drôle, puisqu’on nous a dit que votre spectacle était pourri mais (rire)

B.L : (rire) alors vous voulez qu’on la refasse, je vais la refaire

K.A : non, non il n’y a pas de problème

B.L : je la refais, je la refais. Kev Adams, est ce que vous, vous considérez comme un humoriste extrêmement drôle ?  Vous préférez ca

K.A : (rire) euh je ne me considère pas comme un humoriste extrêmement drôle, mais euh je me considère déjà comme un humoriste, c’est déjà pas mal je pense, voilà

B.L : vous nous avez expliqué tout à l’heure que la mécanique de la vanne, c’est que que choses que maintenant vous maitrisez

K.A : que j’essaye de métriser et que je pense que je métrise de plus en plus.

B.L : est ce que vous métrisez aussi bien le dessin ?

K.A : non je suis horrible, je suis pourri mais vraiment

B.L : ha bon

K.A : mais la je vois un truc super amusant c’est que sur la « toile » je vois mon reflet, donc je vais tacher de me dessiner

B.L : c’est plutôt bien, parce que c’est se que nous allons vous demander de faire. Nous allons vous dire de vous dessiner tel que vous vous voyez

K.A : d’accord, très bien

B.L : vous pouvez y aller quand vous voulez

K.A : ok, c’est difficile, putain

B.L : qu’est se qui est difficile ?

K.A : de se dessiner soit même

B.L : vous trouvez ?

K.A : ha ouai

B .L : et vous pouvez, vous dessiner comme vous vous imaginez ou comme vous vous rêvez si vous voulez  aussi

K.A : d’abord je préfère me dessiner comme je me vois maintenant et après on verra pour le comment je m’imagine

B.L : vous nous avez dit que vous avez fait énormément de scène ouverte

K.A : exacte

B.L : vous avez fait des festivals également

K.A : oui

B.L : en dehors de juste pour rire ?

K.A : oui

B.L : vous avez gagné et remporté des prix ?

K.A : ouai

B.L : lesquels ?

K.A : ouai (rire)

B.L : vous ne pouvez pas faire deux choses en même temps ?

K.A : euh, si, euh non enfaite ma mère me dit tout le temps tu ne sais pas faire deux choses en même temps

B.L : et vous, vous croyez que c’est vrai ?

K.A : je sais pas (rire) j’ai gagné le prix du jury et le prix du public à Plougastel Daoulas, qui est une ville juste à coté de Brest. Et euh ca a été hyper agréable, ca a été un vraie signe de reconnaissance quoi pour moi. Je sais vraiment pas dessiner c’est un scandale.

B.L : vous étiez plusieurs sur scène ?

K.A : on était 20 humoristes au début, puis 10, puis 5, voilà, après les prés-sélection.

B.L : vous avez eu un prix, ca veut dire que vous étiez le meilleur des 5

K.A : ouai prix du jury, prix du public. Le jury a dit c’est lui le meilleur, le public pouvait voter et il a dit c’est lui le meilleur (rire). Ca ne veut rien dire se que je fais.

B.L : c’est important de bien faire les choses

K.A : ha ouai

B.L : pourquoi ?

K.A : sinon à quoi ca sert de faire la chose, si elle n’est pas bien faite.

B.L : ca pourrait servir à apprendre peut être à mieux faire la prochaine fois

K.A : ha oui mais attention euh moi je fais bien les choses, mais j’ai soif d’apprendre, ca veut dire euh, ca veut dire eu, qu’est ce que ca veut dire …

B.L : ca veut dire que votre mère a raison, vous ne savez pas faire deux choses en même temps

K.A : hé je me suis pas mal dessiné, je te jure c’est pas mal, bon je fais la tronche

B.L : la vous avez demandé enfaite à votre attaché de presse, son avis. Il a l’air plus âgé que vous ?

K.A : ouai c’est moi plus tard ! On a l’impression d’être chez le psy dans votre émission

B.L : c’est bien ou pas ?

K.A : ouai c’est marrant !

B.L : c’est agréable, si vous ne répondez pas, on considère que c’est un oui

K.A : ouai c’est super agréable, carrément !

B.L : tout à l’heure vous nous disiez que vous avez un personne qui était avec vous pendant de nombreuses années

K.A : (rire) ouai

B.L : il a disparu ?

K.A : ouai fin non je ne sais pas, il est plus là dernièrement, fin je ne me parle plus à moi-même dernièrement. Peut être parce que j’ai compris un truc, je ne sais pas. Peut être parce que je me sens plus serein dans ma vie, mais je ne sais pas enfaite

B.L : ca veut dire qu’il pourra revenir ?

K.A : peut être, j’espère il était cool. Les gens ils vont me prendre pour un grand malade. Ils vont se dire mais qui est ce malade mental

B.L : qui a des bras très, très long

K.A : et la, bras long, synonyme de volonté de réussir.

B.L : ca peut vouloir dire autre chose aussi, ca peut vouloir dire bien s’entourer de gens…

K.A : ouai

B.L : de gens qui peuvent m’aider, qui sont influent

K.A : ouai exact mais la pour moi, ca veut dire ca

B.L : là c’est le reste des boutons d’acné que vous faite ou pas ?

K.A : non c’est genre un ou deux grains de beautés que j’ai, que vous n’avez apparemment pas remarqué (rire)

B.L : non, je ne vous ai pas vu d’assez prêt, mais collez vous à la caméra ici, on vous verra bien

K.A : c’est pas mal hein, qu’est se que vous en pensez

B.L : j’en pense que si vous nous signez votre œuvre, vous considérez que c’est une œuvre ? Enfaite faut vraiment pas vous faire dessiner, vous répondez plus aux questions

K.A : je considère que c’est un beau dessin

B.L : alors si vous, vous éloignez de trois pas, on pourra voir votre dessin et vous voir également. Mettez vous sur le coté, voilà encore un peu, très bien. Qu’est ce que vous avez signé ?

K.A : Kev Adams

B .L: c’est votre signature que vous utilisez aussi bien chez le banquier

K.A : non, chez le banquiez c’est la même mais il n’y a pas le petit bonhomme à l’intérieur du « e ».

B.L : et dans la rue on vous demande des autographes ?

K.A : ouai ca m’arrive, rarement mais ca m’arrive

B.L : et c’est cette signature,

K.A : oui c’est celle-là

B.L : et vous la faite avec plaisir ou …

K.A : grave, c’est super cool

B.L : qu’est se que vous pourrez dire de votre œuvre

K.A : ben euh au début vous m’avez dit de me faire moi plus tard, alors je voulais faire, moi avec une foule qui m’acclame et moi entrain de faire hey thank you very much, thank you, thank you ; et après comme j’ai fais des bras très long, je me suis dis bras long synonyme de volonté de réussir, de volonté d’aller plus haut et de gagner, donc voilà c’est pour ca que ca a fini comme ca enfaite. Mais on peut imaginer que la il y a pleins de petits gens, qui attendent comme ca, pour avoir des autographes et tout. Tout ca c’est une foule, tout ca partout.

B.L : ca c’est des petits gens et vous, vous êtes le grand homme

K.A : voilà (rire) on peut dire ca comme ca. Mais ce n’est pas des petits gens dans le sens ils sont moins intéressant que moi,  c’est dans le sens…

B.L : ils sont plus nombreux que vous

K.A : ils sont plus nombreux que moi et ils veulent me voir, voilà. Ils vont définitivement me prendre pour un malade mental après cette émission mais voilà

B.L : (rire) vous assumez ?

K.A : quitte à aller au bout

B.L : vous assumez ?

K.A : ouai. Voilà

B.L : vous  assumez ?

K.A : ouai

B .L: vous êtes parfaitement satisfais de ca ?

K.A : ben je trouve que pour la première fois de ma vie je ne me suis pas trop mal dessiné

B.L : je vous avez demandé de vous dessiner tel que vous, vous voyez. Donc ca veut dire que quand vous vous voyez vous vous voyez toujours comme ca plus loin, dans le futur, jamais maintenant.

K.A : toujours, toujours

B.L : vous n’êtes pas quelqu’un qui est encré dans le présent, dans le passé ?

K.A : non, je suis un rêveur, d’ailleurs je vais écrire, Dream, for ever.

B.L : et ca c’est l’adolescent, l’adolescence qui vous fait rêver ou c’est votre trait de caractère ?

K.A : c’est mes traits de caractère, je suis un vrai rêveur. Je rêve la vie, je pense même que le jour ou je serai arrivé la ou je veux être, c'est-à-dire que je ne sais pas encore trop ou, je rêverais encore d’autre chose, de nouveau truc, je suis un vrai rêveur. Moi pendant longtemps je pensais que ma vie c’était un film. Je me suis dit ma vie c’est un film et euh ca va forcement bien se finir, si c’est un film

B.L : il y a des films qui se terminent mal ?

K.A : euh ouai, mais pour moi ca va bien se terminer s’il vous plait. Donc euh voilà pendant longtemps je me disais ca. Chaque fait et gestes que je faisais on aurait pu filmer ca ou ca. Rien que pour aller à l’école je mettais une musique, et je cherchais la bonne musique pour faire en sorte que je marche et qu’il y ai le générique en haut, universal picture present.

B.L : et ca vous ne pensez pas que c’est une génération qui fait ca

K.A : peut être

B.L : génération de la télévision, de l’image, du mouvement

K.A : peut être, je ne sais pas, en tout cas moi c’est ca

B.L : et le film de votre vie vous  plait ?

K.A : pour le moment il me plait vachement, j’attends la suite avec impatience, j’attends le 2 !

 

VERY OFF (3min27)

 

K.A : c’est bien cette caméra, c’est de caméra un peu … c’est des caméras caché normalement non

(Voix off) : c’est des caméras qu’on utilise dans les concerts, qu’on accroche aux batteries, aux guitares, c’est trop gros pour faire du caché.

K.A : je peux vois à l’image se que ca donne. C’est sympa, c’est top.

B.L : film toi, toi, c’est toi qu’on veut avoir. Montre tes dents, si c’est la partie que tu adore, ta bouche

K.A : bonjour, hey, ca va, vous avez vu cette petite moustache dégueulasse que j’ai là. Elle se voit bien à l’écran. C’est génial c’est pour faire un peu confession intime, là on a quitté l’appartement de marie euh je doute vraiment de notre relation, je sais plus trop comment on va faire… je ne sais pas quoi, c’est difficile je ne sais pas, à chaque fois faut qu’on passe une étape et qu’on arrive à une autre étape, ca fait beaucoup d’étape je n’en peux plus, je craque (fait semblant de pleurer) (rire) dégueulasse. De toute façon moi je vais bientôt quitter l’aventure donc euh ca m’a soulé, à chaque fois avec robert on n’arrête pas de s’énerver. Il m’a dit ouai tu n’as pas était chercher le bois, un je vais chercher le bois tout les jours. La dernière fois ils ont été à la pèche, qu’est ce qu’ils ont ramené ? Nada, que dal. Alors que moi je vais chercher les cocotiers, le manioque, c’est qui ? C’est bibi qui va le chercher. De toute façon moi je n’en peux plus, je suis venu à Koh Lanta. Euh gagner euh, euh en perspective quoi  et la je perds tout, tout se que j’ai acquis, donc franchement, je vais quitter l’aventure, je vais aller céder ma place à Marie qui est partie la semaine dernière, j’en ai rien à foutre tant mieux pour elle, tant pis pour moi, je m’en fou des 100 milles euros, je ne viens pas pour… je viens pour l’aventure humaine moi, je ne viens pas pour gagner de l’oseille. Moi ma femme, elle gagne des millions chaque mois, alors se n’est pas pour 100 milles euros que je vais me battre avec des connards. Je me casse de cette aventure de merde, bande de connard.

B.L : tu ressemble à Manu Pallié, on te l’a jamais dit ?

K.A : je ressemble à Manu Pallié, non

B .L: mais enfaite pas vraiment de face

K.A : non je ne lui ressemble pas en vrai,

B.L : pas vraiment de face

K.A : pas vraiment de face, pas vraiment de coté

B.L : non mais de cette perspective, voilà, d’en dessous. Tu vois si je te regarde d’en dessous (rire)

K.A : vous trouvez que je ressemble à Manu Pallié d’en dessous ?

B.L : vous ressemblez à Manu Pallié (rire)

K.A : d’en dessous ouai

 

VERY PROMO (6min59)

 

B.L : Kevin Adams, vous vous regardez souvent dans le miroir ?

K.A : non

B.L : jamais ?

K.A : jamais, j’essaye le moins possible

B.L : le matin ? Pour vous brosser les dents, ca se passe comment ?

K.A : que quand je me rase et que quand je me coiffe, sinon jamais

B.L : ha oui, au vu de votre coiffure, on comprend que se n’est pas trop souvent

K.A : voilà, à d’accord ca charrie, très bien

B .L: (rire) oui c’est la dernière phase on peut se lâcher,

K.A : formidable

B.L : soyons fou ! Kev Adams vous êtes sur scène du jeudi au samedi, à 19h30 et le dimanche à 18h30, au théâtre du temple, dans un spectacle qui s’appel  « The Young man show » qu’est se qu’on voit sur scène ?

K.A : un ado qui parle aux ados et aux adultes en même temps. Mon spectacle, c’est mon  rêve, en réalité. C’est la manière dont je rêve, je commence mon spectacle en disant que j’ai toujours rêvé d’être un ado américain, se qui est vrai et j’essaye d’embarquer les gens dans mon rêve. Des le début du spectacle, dans mon rêve américain, ce rêve américain se poursuit avec l’école, comment j’aurai rêvé que soit l’école, comment j’aurai rêvé que soit les parents. Et enfaite ce spectacle, vous me demandez de parler de me rêve, ce spectacle c’est mon rêve, mais mon rêve autobiographique, puisqu’il s’inspire vachement de se que j’ai vécu, et en même temps je pense que quand on achète un ticket pour mon spectacle, on n’achète pas juste un ticket pour aller voir mon spectacle, mais aussi un ticket pour rentrer dans mon monde et  dans se que j’aurai rêvé, de se que ce soit l’école, comment j’aurai rêvé que ce soit l’adolescence et comme est l’adolescent voilà, à travers mes yeux. On rentre un peu dans ma tête et on voit le monde à travers mes yeux pendant une heure.

B.L : vous nous avez dit que vous ne vous regardiez pas trop dans le miroir

K.A : non

B.L : qu’est se qui vous dérange ?

K.A : je n’aime pas mon reflet enfaite, c’est parce que j’ai étais gros, c’est parce que j’ai étais moche dans ma vie, vraiment moche, pas moche, ha j’ai étais moche maintenant je suis beau, non j’ai étais vraiment moche et donc le miroir m’a toujours dérangé. A l’époque où j’avais plein de bouton, je ne me regardais jamais de prêt, il fallait qu’il y ai au moins 5, 6 mètres entre moi et le miroir, pour me donner l’impression qu’il y en a moins. Non mais vraiment et c’est resté.

B.L : mais ca vous donnez cette impression ?

K.A : ouai, ouai, ouai, c’est resté

B.L : et la par exemple, si vous vous regardez qu’est se que vous voyez, regardez vous.

K.A : je vois un mec avec les cheveux pourri (rire), qui a un petit trou entre les dents et qui a extrêmement chaud à l’heure actuelle

B.L : quel est la personnalité ou père, un père dans la profession avec qui vous voudriez travailler ?

K.A : j’ai envi de dire soit Dany Boon, parce que je ne sais pas pourquoi ce mec la m’inspire beaucoup, euh je trouve qu’il a une vraie, une orra ce mec la, je trouve, je ne serais pas expliquer pourquoi. Ou soit Gad Elmaleh a été un exemple pour moi dans ce métier, euh un exemple de réussite, mais aussi un exemple de … il a sut transporter les gens quoi. Il a sut faire aimer l’humour au français, à une nouvelle génération de français.

B.L : vous savez que vous êtes un vrai joueur, vous adorez jouer, prendre des risques, je vais vous demander de vous regarder dans le miroir en imaginant qu’en face vous ne voyez pas votre image, mais Gad Elmaleh, qu’avez-vous envi de lui dire pour l’inciter à vous embaucher dans un film ou à travailler avec vous.

K.A : (rire) c’est horrible, euh écoute Gad, je fais de l’humour maintenant depuis à peut prêt un an, je joue au théâtre du temple et ce serait un vrai plaisir de travailler avec toi dans le sens ou je suis plutôt fan de tout se que tu as fais et au cinéma, contrairement à beaucoup. Bon après pas de tout tes films au cinéma je préfère être franc mais de la plus part et donc ca serait vraiment un aboutissement pour moi que de travailler avec quelqu’un comme toi, euh

B.L : c’est très sérieux !

K.A : parce que, parce que, ouai c’est sérieux, parce que je pense, je prends ce métier  vachement au sérieux quoi. Sérieux c’est important. Franchement si demain je vois Gad Elmaleh dans la rue je ne vais pas lui faire, Hey mon pote, c’est cool, tu ne veux pas me prendre dans ton film, franchement regarde comme je suis sympathique, tu ne vois pas la bonne gueule que j’ai. C’est important putain, c’est des trucs important. Donc je préférerais me posez avec lui et lui raconter un peu tout se que j’ai fais, se que j’ai envi de faire et se que j’ai aimé dans se qu’il a fait et se que je pense pouvoir lui apporter, je préfère.

B.L : et vous ne pensez pas que tout passe dans la dérision, dans le rire et qu’on arrive plus à faire passer des messages.

K.A : si, mais le problème c’est que je rigole tout le temps, je fais des blagues tout le temps, c’est ma vie enfaite. Quand je parle je me marre et comme la on est dans une interview ou il y a une ambiance très spéciale, je préfère me livrer un peu et ne pas faire trop de blague quoi. Mais si vous voulez…

B.L : mais vous n’étiez pas obligé de vous justifier

K.A : si vous voulez que je fasse mistinguette hop hop hop

B.L : non, non, non

K.A : c’est l’histoire de deux putes et un boucher, (rire) on peut aussi mais c’est relou quoi

B.L : vous trouvez que c’est relou

K.A : ouai, tous les humoristes font ca. De toute façon il y a deux types d’humoriste. Les humoristes qui répondent comme des chanteurs, c'est-à-dire oui c’est vrai, j’ai eu une enfance difficile, on a quitté l’Ouzbékistan avec mes parents vers l’âge de 7 ans, il y a des humoristes comme ca. Et il y a des humoristes qui font que déconner, et pour les journalistes ca devient parfois très, très usant. Tout le temps il déconne, et alors comment se passe votre promo, mais on s’en fou de ma promo olalala on fait les cons ou on fait pas les cons quoi, donc euh moi je préfère prendre un juste milieu, le coté d’un mec qui déconne un peu qui a le sourire mais qui répond sincèrement voilà, aux questions que les gens on mit longtemps à préparer. Je suis vraiment un mec bien putain, je suis vraiment un mec bien.

B.L : (rire) vous, vous aimez ?

K.A : non (rire)

B.L : ha c’est peut être pour ca que vous recherchez autant d’amour autour de vous

K.A : ouai, ouai peut être

B.L : mais il faut commencer par s’aimer soit même

K.A : c’est vrai, mais je m’aime de plus en plus

B.L : qu’est se que vous n’aimez pas chez vous ?

K.A : mes cheveux, mes dents,

B.L : non mais ca c’est juste un détail qui peut se soigner, s’arranger

K.A : ma voix euh …

B.L : bon la voix je suis d’accord avec vous

K.A : elle est chelou

B.L : la, la entendez, je vais demander à mon caméraman, c’est un point pour moi là

K.A : non parce que c’est se qu’on appel tendre une perche, je vous ai tendu une perche et la vous avez dit la voix ouai je suis d’accord avec vous, un point pour moi et là ca fait un point pour moi. Et euh voilà, il y a pleins de choses dans mon comportement que je n’aime pas, je suis hyper jaloux, je suis parfois trop, trop je m’accroche trop à certaine chose parfois

B.L : et demain qu’est se qui va se passer demain ?

K.A : sera un autre jour, demain sera un autre jour, on verra

B.L : mais un bon jour ? Quand vous, vous couchez le soir, vous vous dites euh

K.A : en ce moment quand je me couche le soir, je me dis la vie est belle

 

VERY PLUS (7min03)

 

 

B.L : vous, vous appelez Kevin, Kevin Adams

K.A : c’est ca !

B.L : vos parents vous appel Kev ou Kevin ?

K.A : kev

B.L : Ha ils vous appellent comme ca

K.A : ouai, ouai, ouai, ouai, à part ma mère quand elle est énervé contre moi, elle m’appel Kevin mais sinon tout le monde m’appel Kev depuis que je suis tout petit.

B.L : vous êtes célibataire ?

K.A : tout à fait

B.L : vous recherchez l’amour aujourd’hui ou vous recherchez plus les vannes ?

K.A : je recherche plus les vannes que l’amour mais si l’amour vient why not ! et vous vous êtes célibataire ?

B.L : en pose dragueur et oui je suis célibataire mais je suis peut être un peu trop vieille pour vous, il n’y a pas d’âge ?

K.A : pfff vous avez quel âge ?

B .L: 32

K.A : ca va 32 c’est dans mes cordes !

B.L : vous allez jusqu'à quel âge ?

K.A : ho 70 (rire) le mec dégueulasse tu sais.

B.L : vous ratissez large

K.A : on a fait un 82 la semaine dernière, c’était sympa, non mais c’est sympa

B .L: (rire) j’adore l’adolescence, c’est la meilleure période de vie, on peut tout se permettre

K.A : A quel moment de votre vie, vous êtes vous senti le plus honteux ? Euh…

B.L: si, il y a forcement quelque chose qui vous vient en tête, la vous avez pleins, pleins de choses qui se passe.

K.A : non je suis rarement honteux comme garçon. Fin si, ouai, j’ai trompé une fille. Une des toute premières filles avec qui je suis sorti pendant longtemps. Je l’ai trompé à deux reprises et elle a apprit et il a fallu que j’aille m’expliquer et la je me suis senti vraiment hyper honteux. Je me suis dis putain tu es vraiment un mec dégueulasse, tes dégueulasse comme garçon, c’est la seul fois je crois. Mais dans ce métier par exemple je ne me suis jamais senti honteux.

B.L : mais qu’est se qui est dégueulasse, c’est de tromper quelqu’un ou de devoir lui annoncer ?

K.A : ha non je me suis dis tu es dégueulasse par ce que fin, euh t’aurais du lui dire. Limite tu la trompe, bon ben ce n’est pas grave, ca arrive à tout le monde, mais tu aurais dut lui dire

B.L : (rire) ca arrive à tout le monde, dit donc du coup vous ne m’intéressez plus du tout Kev Adams. Vous venez de perdre 5 points en quelques secondes et demie, ca arrive à tout le monde. Ca veut dire quoi, que vous l’imaginez comment votre future, une femme, 4 maitresses

K.A : ouai, non une femme avec qui je serai et euh ouai une petite dixième de maitresses c’est sympa. Ouai, sinon ce n’est pas marrant la vie. Non mais je me suis dis, bien évidemment quand on est jeune on est jeune c’est jamais des vraies relations.

K.A : mais quand on est jeune voilà, je me suis plus senti honteux pas de l’avoir trompé, plus du faite de ne pas lui avoir dit, plus du faite de olalala maintenant il va falloir que t’assume le faite de ne pas lui avoir dit et tout, c’est relou ca. Je déteste être face …

B.L : à la vrai vie ?

K.A : pas à la vraie vie, face à des choses … face au cas que je ne voulais pas être

B.L : enfin en trompant quelqu’un il faut s’attendre, à un moment donné assumer ses responsabilités

K.A : c’est vrai.

K.A : enfaite moi, première fois de ma vie que je dis ca, mais bon puisqu’il faut le dire et que c’est l’interview vérité je vais le dire. Depuis que je suis tout petit, j’ai vu euh comme ca s’appel, le dessin animé de Disney, j’ai vu Pinocchio. Et il y avait le petit bonhomme vert dans Pinocchio avec le chapeau, vous vous rappelez ou pas ? Il s’appel comme ca, avec le petit comme ca, voilà lui Jimini Croquet, Criquet. Lui pendant toute mon enfance, du jour ou j’ai vu Pinocchio à il y a même pas encore un an, j’avais l’impression qu’il était avec moi tout le temps et donc je lui parlais, les gens me prenaient pour un ouf par fois dans le métro et tout. Et donc je lui parlais mais ce mec la, c’était juste moi enfaite, mais ca me permettais de tester mes vannes sur moi, de faire des trucs, fin c’était comme ca enfaite.

B.L : mais vous lui disiez quoi ?

K.A : Hey, ho putain, alalalala enfaite ca allez tout seul c’est bête. Je me levais le matin, j’allais en en cours, olalala je suis fatigué, ouai mais en même temps kev fallait pas te coucher à 2 heures du matin, ouai et en même temps c’était sympa hier. Mais les gens ils me prenaient vraiment pour un ouf, mais pour moi c’était genre …

B .L: et le regard des autres c’est important pour vous ?

K.A : non, dans la vie non, sur scène oui, dans la vie non

B.L : vous pensez que vous êtes créatif ?

K.A : ouai

B.L : ca ressemble à quoi par exemple ?

K.A : j’ai des nouvelles idées tout le temps

B .L: la dernière en date

K.A : tout le temps j’ai des nouvelles idées

B.L : c’était quoi ?

K.A : euh faire une chanson dans mon spectacle, au triangle

B.L : une chanson au triangle

K.A : ouai, genre, genre dire que je suis le plus jeune humoriste de France et que j’ai décidé de prendre exemple sur mes pères, humoriste. Et que j’ai vu que les trois quarts des humoristes, jouent d’un instrument de musique. Donc moi aussi j’ai envi de jouer d’un instrument de musique, j’ai choisi un instrument très difficile, que des gens ont mit des années à bien métriser et euh voilà, ca fait 11 ans que j’en fais, je suis très heureux de vous livrer ce morceau ce soir et là paf noir, lumière, douche et la moi debout, je chante accompagné seulement du triangle, voilà.

B.L : il n’y a qu’une note

K.A : une note, je suis presque sur qu’on peut en faire deux.

B.L : vous avez essayé ?

K.A : non pas encore, mais voilà c’est une idée.

K.A : si tu es une jolie fille et que tu as envi d’être misé sur un coup de poker (rire) appel moi

B.L : (rire) c’est sur ca va marcher, c’est évident

K.A : c’est sur

B.L : et vous gagnez souvent ?

K.A : non je suis nul

B.L : pourquoi ?

K.A : parce que je ne sais pas jouer. On ne peut pas être bon à tout, je suis mauvais au poker

B.L : et vous êtes bon ou ?

K.A : dans tout le reste

K.A : je ne prends pas de drogue du tout, je bois très peu d’alcool et j’essaye d’avoir une hygiène de vie le mieux possible, parce que, fin la meilleure possible. Parce que je pense que pour faire de la scène, 4 fois par semaine comme je le fais, il faut être vraiment…

B.L : pour nous le prouver, il va falloir lever le t-shirt et nous montrer les tablettes de chocolat

K.A : non alors voilà, la vous touchez un point sensible, euh j’ai honte de mon corps depuis que je suis tout petit. Euh parce que j’ai été un peu gros enfaite quand j’étais petit et j’ai gardé… c’est pour ca que je me tiens un peu comme ca, j’ai gardé ce coté la, j’ai honte.

B.L : mais détendez vous Kev Adams regardez, gonflez un peu le torse, ha ben ca change tout. Quand vous, vous regardez, vous vous voyez encore gros ?

K.A : ouai et je pense qu’a vie je me verrais gros, mais tant mieux, ca m’incite à allez faire du sport

B.L : ca ne vous empêche pas de tromper vos petits amis …

K.A : non c’est vrai, mais on s’en fou je ne vois pas le rapport

B.L : Ha si c’est que vous avez une belle estime de vous malgré tout

K.A : non justement, c’est  justement parce que j’ai étais gros, j’ai étais moche, donc des que je sors avec une fille et que je vois une autre fille et que je sais que je peux la pécho, je me dis putain tu as été moche, il faut que tu rattrape le temps perdu, donc ce n’est pas grave.

B.L : c’est évident

 

VERY NET (VOS QUESTIONS - SES RÉPONSES) (14min09)

 

 

B.L : kev Adams vous êtes un jeune humoriste dans tout les sens du terme

K.A : c'est-à-dire ?

B.L : vous avez 18 ans, vous avez démarré il n’y a pas très longtemps, pour vous ca peut paraitre énorme, puisque finalement vous nous l’avez dit tout à l’heure dans very Life, vous avez écumé de nombreuses scènes. Mais en réalité votre spectacle, le dernier, le premier finalement, vous le rodez depuis quelques mois seulement.

K.A : exactement, exactement

B.L : c’est flatteur pour vous quand on vous dit, vous êtes un jeune humoriste prometteur, vous l’entendez comment ca.

K.A : (soupir) (rire)

B.L : vous avez le droit de penser que ma question est nulle

K.A : non, non, non elle est intéressante. Euh ouai c’est comme ca qu’on appel les humoristes qui démarrent, tout le monde c’est comme ca qu’on soit jeune vieux, fin c’est des jeunes humoriste. Alors c’est vrai que pour moi, ca correspond d’autant plus parce que je suis jeune. Sans humoriste, je suis jeune, mais euh, mais euh ouai je ne sais pas,  euh moi je n’aime pas trop ca.

B.L : ha alors dite moi un peu comment vous aimeriez qu’on vous présente ?

K.A : humoriste, je ne trouve pas qu’il n’y a pas de jeune ou de vieux. Par exemple pour les grands, on ne dit pas les vieux humoristes. Pourquoi est ce qu’on dirait pour ceux qui démarre les jeunes humoriste ?

B.L : ouai mai quand on dit vieux, la pour le coup ca peut être péjoratif, on peut dire un vieil humoriste

K.A : ouai mais la pour le coup ca peut être péjoratif

B.L : ha vous pensez aussi, à ouai ca fait…

K.A : et puis quand est ce qu’on passe de jeune humoriste à humoriste, c’est ca la vraie question, elle est ou la barrière

B.L : ha ben moi je pense que c’est quand on atteint un seuil de notoriété quand on est vraiment connu.

K.A : mais quand est ce qu’on l’atteint ce seuil de notoriété, est ce qui a un signe précis.

B.L : oui quand on descend dans la rue et qu’on demande est ce que vous connaissez tel ou tel personne et que la personne répond oui, sur une place représentatif c'est-à-dire en majorité.

K.A : d’accord mais est ce que les, quand on est un jeune humoriste il y a un moment on se réveille et on dit, on est le 17 février les gars ce soir on descend place de la bastille et on va demander à tout le monde si on me connait. Je pense pas donc en vrai, on ne peut pas vraiment le savoir ce truc la, ca se sait en remplissent les salles, mais en même temps on ne sait pas parce que ca se remplit au fur et à mesure, o va faire une salle de 100…

B.L : vous pensez que ca se sait en remplissant les salles, moi je pense que ca se sait quand vous passez de plus en plus de temps à la télévision

K.A : aussi, aussi, mais ca ce n’est pas le meilleur signe

B.L : oui ca ne fait pas remplir les salles

K.A : moi je dis qu’il y a beaucoup d’humoriste qui sont à la télévision, tout le temps euh et qui sont pas bon forcement sur scène, pour moi ca reste des jeunes humoristes

B.L : vous préférez vous être meilleur sur scène …

K.A : largement, si demain on me dit on ne te verra jamais à la télé, mais tu seras le meilleur sur scène, il n’y a pas de problème, il n’y a même pas de choix, c’est évident

B.L : Claude Fournier qui est le producteur de Bigard et de Pierre Palmad et qui est organisateur du festival juste pour rire, pourquoi vous riez ? Son prénom, son nom, son titre ?

K.A : non c’est Claude quoi (rire)

B.L : il est donc l’organisateur du festival juste pour rire à Nantes

K.A : il était un des co-organisateurs, ouai ce n’est pas l’organisateur, c’est Gilbert Grozon l’organisateur qui est le grand patron de juste pour rire.

B.L : si vous avez envi de casser mon ordinateur, vous me le dites.

K.A : non, non, non, il n’y a pas de problème

B.L : (rire) il dit de vous que vous êtes un phénomène et enfaite que votre force, c’est de pouvoir avoir un pied chez l’adulte et l’autre chez l’ado, vous êtes d’accord avec ca ?

K.A : c’est se que j’essaye de faire en tout cas, c’est un pied chez l’adulte c’est que je m’adresse à l’adulte et j’essaye de faire rire les adultes et un pied chez l’ado parce que je parle quand même au ado principalement. Donc euh c’est se que j’essaye de faire en tout cas.

B.L : quel âge a votre publique vous le savez ?

K.A : il y a de tout enfaite, on aurait tendance à dire ouai c’est 15, 25 mais enfaite il y a tout ?

B.L : Mais 15/25, vous réalisez quand même que la personne qui a 25 ans est plus vieille que vous

K.A : largement

B.L : et ca vous fait quoi ca ?

K.A : en même temps le trois quart des gens qui viennent voir mon spectacle, sont plus vieux que moi et il y a un quart, qui a 14 ans quoi. Le dimanche c’est très familiale, il y a les parents, les grands-parents et euh donc ouai carrément. Ouai c’est drôle comme sensation.

B.L : mais est ce que vous pensez que les générations qui sont au dessus de vous, voit en vous leur propre enfant.

K.A : ouai, ouai, en tout cas le spectacle est fait pour qu’ils puissent le voir

B.L : vous avez envi de montrer les adolescents différemment ?

K.A : ouai,

B.L : c'est-à-dire ?

K.A : c’est euh on me présente souvent comme un défendeur des ados, mais moi il y a un truc qui m’énerve en France, c’est que les adultes aujourd’hui, l’adolescent aujourd’hui est vraiment banalisé pendant les… durant les dernières années en France. Et avant qu’il y ai comme cette année des films comme LOL ou Les Beaux gosses qui sortent, avant ca les ados c’était tout le temps les branleurs qui foute rien, qui parle comme ca euh c’est ca qu’on voyait à travers les sketchs des humoristes, tout le temps. On voit un sketch d’Anne Roumanoff, elle est la, ha putain on est trop heureux on va à l’école, on voit un sketch d’Eli Semoune, c’est je m’appel chanchan je vais sur msn, il n’y a que des supers gros clichés. Donc j’avais vraiment envi d’écrire un spectacle en disant ouai ho les gars c’est sympa ca fait rire mais les ados, c’est pas du tout ca, pas du tout.

B.L : vous ne pensez pas que vous êtes le cliché de l’adolescent ?

K.A : non, ou peut être que si, mais si je le suis j’en suis fière, parce que je n’estime pas être haahaha

B.L : comment vous vous estimez ?

K.A : normal

B.L : c’est quoi la normalité ?

K.A : normal, c’est un ado normal, j’adore voir mes potes, j’adore aller au ciné, j’adore faire des conneries, j’adore euh draguer les meufs, rien d’extravagant

B.L : et un ado qui n’est pas normal, il ressemble à quoi ?

K.A : après chacun a sa… il n’y a pas d’ado, pas normal pour moi

B.L : ben si, il y a un ado normal, il y a un ado pas normal.

K.A : on est tous normaux, quand on est un ado, on se cherche tellement, on est tellement dans une période ou l’ont se cherche et on essaye de savoir, quel homme ou quelle femme on va être, qu’il y a pas de normal ou de normaux, il y a se que tu es toi.

B.L : et à 18 ans vous considerez vous encore comme un adolescent ?

K.A : ouai,

B.L : oui ?

K.A : ouai

B.L : jusqu'à quel âge ?

K.A : je ne sais pas, mais je sais que moi, je me sens encore, je me sens encore…

B.L : en France on met beaucoup des étiquettes…

K.A : vachement

B.L : on met des gens dans des cases, vous n’avez pas peur de rester dans la case adolescent ?

K.A : si, c’est le risque que je prends, c’est le risque que je prends mais euh on verra, je ne peux pas répondre à cette question maintenant, en tout cas c’est se que j’ai choisi maintenant comme créneau. Mais parce que je me suis dis olalalala il y a ce créneau la, il y a ce créneau la, putain qu’est se qui me reste, bon tu es jeune prends le créneau ado. Non c’est parce que je me suis dis… en vrai moi il y a eu un moment dans la vie on m’a dit, tu ne peux pas écrire un spectacle, tu es jeune, tu n’as rien à raconter, passe ton permis et tout et après quand tu auras quelque chose. Passe ton permis, installe toi, fiance toi avec une fille et après quand tu auras fais tout ca, tu auras des trucs à raconter. Tu pourras prendre toute ces choses et les raconter au public.

B.L : comme si la période d’adolescence, on avait rien à dire

K.A : ouai c’est ca, comme si ca ne servait à rien

B.L : et vous se que vous voulez dire c’est que ca sert

K.A : mais oui ca sert et en plus je pense que c’est une des périodes dans la vie de tout le monde qui est une des plus fortes

B.L : c’est normal vous ne pouvez pas dire le contraire en même temps

K.A : je pense que si on fait un sondage, parce que j’aime bien faire les sondages comme ca sur les places en demandant. Je suis sur que si on fait un sondage sur 100 personnes et qu’on leur dit on vous donne trois période de leur vie, l’adolescence, post mariage et la vieillesse. On leur demande voilà quel est selon vous la meilleure période de votre vie ? Je suis sur qu’il y a 90 pourcents qui dit l’adolescence, parce que c’est une période tellement magique d’insouciance, de on sort, on va en boite, c’est le rêve franchement à mes yeux, en même temps c’est la première période que j’ai vécu en même temps pour moi c’est la meilleur période que je puisse vivre. Et j’ai parlé, je parle avec mon metteur en scène Serge, il me dit ben voilà moi à l’adolescence je me suis éclaté, je me suis éclaté. Et il me dit pendant qu’il faisait la mise en scène, il me disait je revis ca à travers toi, ca me fait me sentir jeune, ca me fait me sentir bien.

B.L : vous êtes face à un ordinateur

K.A : ouai

B.L : les internautes vous ont posés des questions,

K.A : j’au vu ca

B.L : vous les avez lus déjà ?

K.A : j’en ai lu trois

B.L : ben il y a en a trois

K.A : il y a en a trois, donc il y a Cyril de Paris, quel est la critique qui vous a le plus blessé ? Euh je ne suis pas très sensible au critique enfaite, ca me fait chier mais ca ne va pas me blesser

B.L : et si on dit pas drôle ?

K.A : ca serait relou, mais encore une fois comme on dit tout à l’heure, on ne peut pas plaire à tout le monde. Il m’est arrivé un truc cette semaine au théâtre qui m’a choqué et je pense c’est la critique, ce n’est même pas une critique de presse, j’ai demandé des gens dans la salle alors le spectacle euh enfaite j’ai fais une vanne qu’on peut retrouver sur internet facilement et les gens on pas trop rigolé et j’ai dis ho rassuré moi c’est parce que vous avez déjà vu ce sketch sur internet et toute la salle a fait oui et vous avez aimé ce sketch sur internet rassuré moi et tout la salle a dit oui et il y a un mec qui fait non, je fais à non toi tu n’a pas aimé, il fait non et je dis mais euh il y a d’autre vanne dans le sketch qui t’on fait rire, il me fait non. Je lui dis alors mais pourquoi tu es la. Il me dit ben parce que c’est gratuit, c’est se qui m’a le plus blessé au jour d’aujourd’hui parce que je trouve que c’est un manque de politesse euh je n’ai pas étais élevé comme ca. Je n’ai pas étais élevé comme ca en me disant… je sais que ma mère, si elle m’avait emmené voir un spectacle gratuit ou pas, j’aurai été le gamin le plus heureux du monde et même si je n’avais pas aimé j’aurais fermé ma tronche. Et ca m’a choqué tant d’impolitesse, de pouvoir dire à un humoriste qui est sur scène ca ne me plait pas se que tu fais, ouvertement devant tout le monde.

B .L: et qu’est se que vous lui avait dit ?

K.A : je lui ai demandé si, il avait déjà rit pendant le spectacle, depuis le début du spectacle, il m’a dit oui, je lui ai dis ben écoute moi j’ai fait mon job mon pote et les gens se sont marré et je n’ai pas fais attention à ce mec la.

B.L : il est parti ?

K.A : euh je crois qu’il est parti un peu avant la fin, mais j’ai pas fais attention non plus, je ne veux pas lui donner d’importance mais c’est la critique, lui ou un autre on s’en fou, c’est plus le coté de se dire, il faut vraiment que les gens comprennent quand ils vont au théâtre, et moi j’ai beaucoup ce problème parce que je suis jeune et que les gens pensent que je suis beaucoup accessible ect…  du fait que je suis jeune, on ne peut pas se permettre tout se que l’on veut au théâtre, dans un one man on peut pas se permettre tout se que l’on veut, le public ne peut pas se permettre tout se qu’il veut. Euh parce que c’est hyper dure, euh parce que moi je parlais avec Anthony Kavanna il y a deux semaines et il me disait qu’il avait tout fait, moi j’ai fais du théâtre, du chant, j’ai tout fais sur scène, le plus dur c’est l’humour, il n’y a pas plus dur que l’humour. Et effectivement je pense que le plus dur c’est l’humour, donc je pense qu’on aime, ou qu’on n’aime pas le minimum c’est de respecter se que l’on voit sur scène. Et euh un manque de politesse comme ca, ca m’a vraiment choqué. Alors est ce que ca m’a blessé non, parce que je suis passé au dessus et que je m’en fou et que c’est presque dommage pour ce mec la. Mais ca m’a choqué je me suis dis comment on peut être impoli comme ca, qu’est ce qui a fait dans sa vie à ce mec pour que…

B.L : moi je sais comment ? La gratuité

K.A : la gratuité exactement et on a encore un problème en France aujourd’hui c’est les gens qui ne payent pas un spectacle. C’est marrant comme les gens qui payent leur ticket pour aller voir un truc, ils sont heureux d’y aller. On a payé 12 euros ou 14 euros, ho, ho on va passer une superbe soirée, il est ou yes, yes. Les gens quand c’est gratuit, pourquoi tu m’offre un billet, c’est quoi cette merde, vas y fait moi rire. C’est vraiment ca et je trouve ca vraiment super dommage, parce que, parce que c’est d’ailleurs se que j’ai dis à ce mec dans le public, il m’a dit parce que c’était gratuit et je lui ai dis tu sais il y a pleins de gamins qui aurait adoré être à ta place de manière gratuite, ouai, ouai et après il me dit ouai mais c’est par ce que je n’avais rien à faire d’autre. Je trouve que … au delà de moi c’est un manque de respect, un vrai manque de respect. D’ailleurs depuis ce jour la je vous le dit, j’ai demandé qu’on interdise les gratuités.

B.L : vous avez fait ca ?

K.A : ouai, ouai ca y est.

B.L : et alors ?

K.A : il y a plus de gratuit dans ma salle, parce que je veux que les gens qui soit la, soit heureux d’être la. Parce que moi je vais être heureux d’être avec eux.

B.L : donc finalement vous vous en fichez de remplir la salle, même si, il y a deux personnes …

K.A : je ne cherche pas à faire de l’oseille, je cherche à me marrer, à kiffer ma vie.

B.L : si en l’occurrence vous cherchez à vous faire de l’oseille

K.A : non, non

B.L : ben si vous faites le payant et vous prenez plus le gratuit.

K.A : non justement quand on fait gratuit c’est la ou on se fait de l’oseille, parce que quand on fait 40 gratuits et 20 payants, sur les 40 gratuits il y en a 30 qui vont aimer, ils vont en parler et ca va ramener 20 payants. Alors que si on fait que 20 payants, ils auront payés leur ticket, ils vont en parler et au mieux ils ramèneront 5 payants derrière. Donc contrairement à se qu’on pense les 40 gratuits, ca ramène des payants derrière.

B.L : mais ca on suppute que ca peut ramener, tandis que ceux qui ont payés, cette argent il est acquis pour la soirée.

K.A : tout à fait, mais ca fait moins de monde dans la salle, donc moi de bouche à oreille, donc par conséquent moins de payant pour la prochaine fois, donc c’est se que je vous dis, je ne cherche pas à faire de l’oseille. Je cherche à être heureux avec les gens qui viendront voir mon spectacle et qui vont être heureux aussi, heureux d’être la au moins. Qui aime, ou qui n’aime pas ca c’est un autre problème, mais qui soit au moins heureux d’être la à la base, c’est hyper important.

B.L : on va pouvoir passer à la question suivante.

K.A : le truc qui m’a le plus marqué en bien, parce qu’on peut le dire aussi, c’était il y a pas longtemps, il y a une semaine, il y a deux gamins qui sont venu et euh c’était leur cadeau de noël, voilà, ils sont venu voir le spectacle et c’était leurs cadeau de noël. Leur père, il les a emmenés voir le spectacle, cadeau de noël, on va voir Kev Adams et ca ma vachement touché. Parce que pour moi les cadeaux de noël c’était un truc je m’étais des heures à savoir se que j’allais prendre quand j’étais petit, alors ok il y a la super nitendo, il y a ca, il y a ca qu’est ce que je vais pouvoir choisir il faut que j’en choisisse un. Et la je me dis ces gens la, ils en ont choisir un et c’était mon spectacle, donc bravo.

B.L : peut être qu’ils ont pleins, pleins de cadeaux.

K.A : peut être qu’ils ont pleins de cadeaux

B.L : mais c’est aussi flatteur carrément

VERY PENSÉE (00min36)

B .L: kev Adams qu’avez-vous pensé de l’interview ?

K.A : c’était vachement cool, c’était une interview très atypique, dans le sens ou elle est très longue et ou j’ai parlé beaucoup de ma vie, plus que se que j’en parle d’habitude et donc ca a était très agréable, vraiment je m’en rappellerai

B.L : et vous reviendrez ?

K.A : je reviendrais bien sur, je reviendrais pour emmerder les autres invités, parce que voilà, là c’est bon je suis venu en tant qu’invité, il fallait parler sérieusement. Mais la je reviendrai faire chier les autres

B.L : quel type de question vous allez poser, quel type de question absurde ? Ou quelle question absurde vous auriez aimé que je vous pose aujourd’hui

K.A : vous me les avez toute posé je crois

B .L: (rire)

K.A : ca fait 4 les gars, ca fait 4

 

 

 

 

 

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