VERY FAN (SON ENCHÈRE) (5min03)
B .L : Pierre Souchon quel objet avez-vous décidé de mettre aux enchères ?
P.S : Un disque que j’adore, les Beatles, il s’appel Robert saoul et euh j’ai pas de disque préféré je ne peux pas dire j’ai qu’un seul disque préféré, j’ai pleins de trucs très différents et variés je peux pas, c’est comme une chanson je peux pas en retirer une. Mais cet album il est particulier il y a « drive my car », « Michelle », « Girl » et « In my Life » rien que pour c’est 4 chansons je trouve que cet album est extrêmement riche, voilà il fait parti de mes préfère des Beatles.
B.L : et en quoi il vous correspond, il vous ressemble ?
P. S : c’est un peu comme une histoire d’amour, on ne peut pas savoir pourquoi on aime ca, c’est surtout pour moi les Beatles, comme une Madeleine de Proust. C’est mes parents qui écoutaient ca, puis les amis de mes parents, moi j’étais la en pyjama à 8 ans, je voyais mes parents déchainé. Et je voyais que ca leur faisaient remonter pleins de souvenirs à la surface et pour moi voir mes parents et les amis de mes parents déchainés sur les Beatles, pour moi ca fait Madeleine de Proust. Quand je réécoute ces morceaux, pour moi j’ai 8 ans et je suis encore en pyjama et je suis à la campagne.
B.L : on va montrer le CD à cette caméra.
P.S : pochette originale.
B.L : c’est vous qui allez choisir le montant de base de l’enchère.
P.S : tout à fait, alors le montant de base, pour cet album Robert Saoul qui est quand même très important d’avoir dans sa bibliothèque, parce que c’est un classique, des classiques. En plus ce n’est pas une réédition, fin voilà. 5 euros, voilà 5 euros pour cet album, ca me parait cohérant.
B.L : ouai c’est pas mal.
P.S : ca vous parait cohérant aussi.
B.L : on espère que ca va grimper, parce que vous avez choisi une association et en l’occurrence, c’est une fondation. La fondation IFRAD.
P.S : IFRAD exactement, c’est une association qui lutte contre la maladie d’Alzheimer. Et se qui serai très cool, c’est que cet album se vende très cher, pour que l’argent aille à cet association.
B.L : pourquoi avoir cette fondation la ? Est-ce que vous avez peur de perdre la mémoire ?
P.S : non j’ai choisi cette association la, parce que j’aurai pu en choisir une autre. On est plein, on est entouré de pleins de maladies, soit qui arrivent, soit qui sont la depuis longtemps, le cancer, le sida, Alzheimer… fallait faire un choix et euh et voilà ma grand-mère était atteinte de ca, je l’ai vu, fin voilà, voir cette maladie de prêt, voir des gens touchés par cette maladie de prêt, c’était assez impressionnant. Et voilà j’aurai pu en choisir une autre mais voilà j’ai vu cette maladie de prêt, j’ai vu ma grand-mère avec cette maladie, donc je me suis dis que ca pourrait être sympa de …
B.L : je vous demande ca parce que vous êtes auteur, compositeur, interprète aussi avec votre nouvel album, le deuxième solo. Est-ce que vous avais peur de la page blanche et de plus se souvenir et de plus du tout pouvoir dire un seul mot.
P.S : ha ben oui bien sur, de toute façon se sont des métiers ou on a le trac, mais c’est quoi le trac ?, c’est on peur d’oublier les textes, de plus avoir de mémoire, et puis bien sur le manque d’inspiration il y a des moments ou on est très heureux et euh c’est le moment le plus facile, c’est la e moment ou les gens nous voient, c’est quand on est interviewé, quand on est en concert, quand on fait des trucs mais le moment difficile, c’est quand on fait les chansons, qu’on est un peu derrière et euh c’est des moments ou parfois on est un peu plus anxieux, on est démoralisé parfois et après ca revient. Ca fait parti du truc, donc oui j’ai peur de ne plus avoir l’inspiration de faire des chansons, mais je l’ai toujours eu cette peur.
B.L : pour qu’on se souvienne de vous, si on gagne cette enchère, l’idéal se serait qu’il y ai une touche de vous. Qu’est ce qu’on pourrait apporter, un dessin à l’intérieur de ce CD ? Une signature ? , une dédicace ?
P.S : une signature très légère parce que je ne veux pas non plus écorner cet objet, lui donner un petit coup de griffe, parce qu’il est... Mais bon je veux bien mettre un petit mot à l’intérieur en effet par souvenir et par symbole.
B.L : est ce que vous seriez prêt à remettre en main propre au gagnant votre enchère ?
P.S : tout à fait, tout à fait, suivant nos disponibilités. Si je me retrouve par exemple au Canada ce jour la, se qui n’est pas prévu mais on ne sait pas, ca sera beaucoup plus difficile. Mais si on n’est pas très loin, ca serai sympa.
B.L : sauf si c’est une Canadienne qui gagne.
P.S : sauf si c’est une Canadienne effectivement.
B.L : blonde, grande, forte, enfin forte poitrine, c’est ca avec votre (rire)
P.S : non, non pas de casting il faut que je dise qu’il faut que la personne qui gagne ai une grosse poitrine. Euh non écoutez suivant nos disponibilités, avec plaisir je remettrais en main propre, je ferais tout pour remettre en main propre au gagnant, le gagnant sera quelqu’un qui aura du mérite parce qu’il aura mit une somme importante pour ce disque. Donc d’avance je le remercie.
vERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (14min24)
B.L : Pierre Souchon, bonjour,
P.S : bonjour
B.L : alors avant tout propos je vais vous offrir votre journal de naissance, chez nous on commence tout de suite par vous donnant un cadeau qui vous représente et qui vous caractérise, vous allez tout de suite pourquoi, ben déjà qu’est ce que ca vous fait ?
P.S : mais incroyable, je vois qu’il y a énormément de travail autour de ma personne.
B.L : oui
P.S : sans qu’on se connaisse vous êtes allé sur des photos, vous m’avez fait un…
B.L : est ce que déjà les photos vous plaises, parce qu’on les a un peut choisi tout seul.
P.S : euh, je sais pas si on aime, c’est drôle je fais un métier ou on m’attend et ou je me montre alors que j’aime pas me voir et j’aime pas m’écouter, je m’aime jamais je crois. En même temps je ne suis pas désolé, c’est des photos que j’ai sélectionné, appart peut être celle-là, c’est une photo sur scène un peu à l’arrache. On dirait que je viens d’avoir un accident, que j’ai bus beaucoup de Beaujolais, mais euh c’est super.
B.L : alors vous êtes né le 11 octobre 1972 à Paris, en feuilletant votre info naissance j’ai découvert, que de nombreuses personnalités en tout cas que nombreux sont les personnalités à être né en 72’. Je vais vous en donner, je vais vous faire la liste des noms, et vous allez me dire si vous les connaissez ou pas ces personnalités.
P.S: d’accord.
B.L: Judith Godrèche?
P.S: oui je la connais
B.L: bien ou pas bien ?
P.S : mais oui je la connais, fin je la connaissais bien.
B.L : ouai
P.S : ouai je veux dire à un moment on s’est plus vu que maintenant.
B.L : ouai, vous aimez bien se qu’elle fait ?
P.S : bien sur, très professionnel, beaucoup de talent
B.L : Ciara Mastriani ?
P.S : alors je la connais sans la connaitre, on était dans la même école, on était dans a même école.
B.L : c’était où ?
P.S : au collège Sévigné, pas dans la même classe mais euh voilà on se connaissait pas, mais on avait des petits euh… mais moi je me rappel d’elle.
B.L : Zinedine Zidane ?
P.S : je le connais.
B.L : ha ouai ?
P.S : non je le connais pas personnellement, non, non, non, non
B.L : ouai, ouai, ouai, ouai
P.S : je me suis retrouvé une fois avec lui dans une pièce, au Parc des Princes on nous a présentés, il nous m’a dit : Ha j’ai vu ton père au resto du cœur, il est super sympa et tout. En effet c’était sympa.
B.L : l’imitation est peut être à revoir (rire) non ?
P.S : oui elle est peut être à revoir (rire) je ne sais pas qui j’ai fais enfaite
B.L : vous êtes fan de foot ?
P.S : ouai j’aime bien ca, je suis le foot ouai.
B.L : le PSG parce que vous êtes né à Paris ou pas ?
P.S : exactement ouai.
B.L : et si vous étiez né ailleurs vous seriez chauvin aussi ?
P.S : je supporterais l’équipe d’ailleurs.
B.L : (rire) vraiment ?
P.S : non mais c’est vrai.
B.L : ha ouai…
P.S : je serais au ailleurs FC. Non mais je ne sais pas, c’est parce que enfaite, j’aimai bien, j’aimai bien comme beaucoup de garçon euh le sport, donc le foot, le tennis beaucoup. Et puis je suis allé voir des matchs au Parc des Princes, il y a 15 ans à l’époque ou paris s’était dingue, il rencontrait des grosses équipes, puis il gagnait tout, alors ca m’a un peu marqué si tu veux, mon adolescence, ca m’a marqué, donc je suis un petit peut quand même.
B.L : Garou est né aussi en 72’.
P.S : je ne savais je ne savais guère.
B.L : bon, Isabelle Boulet ?
P.S : je ne savais guère aussi.
B.L : Cameron Diaz, Eminem, Ben Affleck et Vanessa Paradis ?
P.S: Vanessa Paradis je savais, euh elle est né deux mois après moi, mais alors Ben Affleck et tout les autres je pensais que j’étais plus jeune qu’eux.
B.L : (rire)
P.S : non mais c’est vrai
B.L : comment vous interprétez ca, vous pensez qu’ils font vraiment plus vieux ?
P.S : non c’est moi qui me prends pour un jeune.
B.L : ca doit être ca. Quel souvenir vous avez-vous de votre enfance, euh de, du, de la culture qu’il y avait à la maison, est ce qu’on regardait beaucoup la télévision ? Est-ce qu’on allait beaucoup au ciné a ? Est-ce qu’il y avait beaucoup de musique à la maison ?
P.S : euh la musique elle était la mais pas d’une manière trop permanente euh elle était surtout dans les voitures avec ma mère, quand je faisais des voyages, ma mère mettait la musique à fond et ca voilà que ce soit anglo-saxon donc euh les Eagles ou Eric Clapton ou alors Véronique Sanson ou France Gall à fond. Euh on allait pas mal au cinéma, j’y allais pas mal avec ma grand-mère, qui faisait du théâtre et donc qui m’emmenais une fois pas semaine au théâtre et au cinéma et j’ai eu une enfance très heureuse, ou j’aimais beaucoup me déguiser, quand je regardais un match de football, fallait que je sois déguisé en footballeur, quand je regardais un western fallait que je sois habillé en cowboy. Je me suis fais soigné depuis mais euh donc, donc c’était heureux pour moi de se déguiser, donc une belle enfance oui.
B.L : coté musique en 71, savez vous qui était au numéro 1, qui était numéro 1 au hit parade ?
P.S : en 72’ euh Mike Brant ou…
B.L: Bravo,
P.S: c’est ca?
B.L: ouai, avec quel titre ?
P.S : ha, non, non je euh … je ne sais pas
B.L : « fait ma prière »
P.S : ha c’est, « fait ma prière »
B.L : euh vous composez aussi pour d’autre personne, fin d’autre, d’autre artiste. Mais j’ai trouvais ca un peu rigolo parce que vous produisiez pour d’autre, fin vous ne composez pas seulement pour des chanteurs, il y a Eli Semoune, on en reparlera tout à l’heure euh il y a également Jane Birkin.
P.S : oui
B.L : et vous avez dit qui ?
P.S : et Sandrine Kiberlain
B.L : et Sandrine Kiberlain, c’est la ou je voulais en venir, c’est que des comédiens, il y a un truc qui se passe entre la comédie euh et les comédiens et les comédiennes qui veulent devenir chanteur et vous peut être qui avez envi d’écrire pour eux parce que… peut être que vous ne faites pas leur métier et que ca vous manque aussi.
P.S : non peut être parce que euh… déjà c’est un peu le hasard, parce que moi je ne vais pas taper aux portes et tout ca, j’ai eu la chance que … j’écris une chanson pour quelqu'un et puis quelqu’un d’autre, ha j’ai bien aimé cette chanson, j’ai un projet, j’aimerai bien que tu la fasses… que l’on travaille ensemble. Donc voilà, ca c’est fait un peu comme ca, parce que quand je fais une chanson pour quelqu’un, c’est un peu comme une carte de visite et le hasard a fait, que ca c’est porté sur des gens, euh que j’ai travaillé pas mal avec des gens qui travaillent dans le cinéma, qui ne sont pas forcement chanteur. C’est que aussi moi inconsciemment je ne me sens pas très professionnel, je me sens un petit peu autodidacte, moi j’ai appris le piano et la guitare en jouant des trucs que j’entendais à la radio, à ma manière très mal, mais c’est une approche très autodidacte. Mais peut être que d’être avec des gens qui viennent d’un cinéma, qui ne baignent pas dans la musique je me sens un peu comme eux, je me sens pareil, on se sent pas trop, il y a quelque chose d’un peu nouveau.
B.L : alors c’est un peu rigolo se que vous dites, parce que ceux qui n’ont pas encore comprit, vous êtes le fils d’Alain Souchon et vous êtes également le frère ainé de Charles Souchon qui est plus connu sous le nom d’Ours euh vous avez fait vos début avec Julien Voulzy qui est le fils de Laurent dans le duo « Les cherches midi » on en reparlera aussi tout à l’heure. Et vous nous dites la maintenant, moi j’ai appris la musique de manière un peu autodidacte, alors que moi je m’imagine dans une famille ou la musique est omniprésente, elle fait parti de votre vie, ou votre papa joue de la guitare et ou il dit fils apprend et regarde et fait, ca ne se passe pas comme ca à la maison ?
P.S : non justement quand on va chez mes parents, ou quand on y va encore même, on ne se dit pas du tout qu’on est chez un musicien. Il n’y a pas de guitare accroché au mur, il n’y a pas de disque d’or, des, des, des micros de RTL, des micros de radio, non il n’y a pas ca du tout, cette notion de musique.
B.L : ben il y a quoi alors ?
P.S : c’est plus des bibliothèques, des tableaux, une ambiance du temps passé, euh mélangé à du moderne on n’est pas non plus en l’an 103 chez mes parents, mais ils aiment bien le temps passé, les vieux tableaux, les vieux tissus et c’est quelque chose qui les rassurent et euh ils ont ca en commun mon père et ma mère. Et donc quand on va chez eux on est, on baigne un peu dans quelque chose du temps passé. Euh, euh mais pas du tout de connotation de musique de maintenant ou d’hier, c’est plus dans la littérature et voilà.
B.L : et quand on grandit avec autant de livre, on n’a pas envi de devenir écrivain, et de dire regarde papa j’ai grandi ou maman regarde aussi j’ai grandi avec vous, vous aimez tant euh la littérature, vous aimez tant les œuvres d’art, je veux vous montrer que moi aussi je peux vous faire rêver.
P.S : mais je pense que justement s’il y avait eu autant de musique et peut être beaucoup de guitare et tout le temps, tout le temps ca peut être que je n’aurais pas voulu en faire.
B.L : ha oui, vous pensez ca vous.
P.S : ben oui parce que c’était quelque chose d’un peu caché, ca faisait parti … se qui m’a attiré un peu dans la musique, j’étais petit, j’allais au spectacle, c’était l’envers du décor, j’avais 5 ans j’étais à l’Olympia ; c’était magique, je voyais les répétitions. Alors c’est tout ca qui est un petit peu grisant, c’est de…c’est de voir un peu derrière et c’est de ne pas le vivre au quotidien, alors euh, je, je , c’est vrai que chez mes parents il y a beaucoup de bouquins, beaucoup de bibliothèque, des trucs de l’ancien temps et tout ca, mais puis moi je ne lis pas beaucoup, j’ai l’impression de ne pas lire assez.
B.L : ca veut dire quoi j’ai l’impression de ne pas lire assez ?
P.S : non mais parce que j’aimerai plus aller au théâtre, j’aimerai lire plus euh je me sens un petit peu parfois limité sur plein de euh, voilà en littérature j’ai envi de, de …
B.L : mais c’est un manque de temps, c’est …
P.S : c’est un manque, que quand on est adolescent, on n’a pas envi, les jeunes ne lisent plus, les jeunes de maintenant. Mais il y a un moment ou ca arrive, on a envi de ca. Voilà à 35 ans j’ai des envies que je n’avais pas à 25, presque comme tout le monde enfaite.
B.L : ce n’est pas faux, en même temps est ce que vous, vous dites aujourd’hui tout est possible, peut être que demain j’aurai envie de changer de métier de faire autre chose ?
P.S : c’est drôle que vous me dite ca, parce que quand j’étais petit, j’avais peur d’être pilote de F1. Non c’est fou de dire ca, on dirait un fou, mais, mais je me suis dis pourvu que je ne change pas littéralement et que je ne me mette pas à aimer ca et que ca devienne une passion. Parce que c’est dangereux et que ca serait idiot mais on ne sait jamais, on peut se mettre à aimer … je pensais à ca.
B.L : et il y a-t-il d’autre rêve, d’autre chose auquel vous aspirez maintenant, mais vous vous dites j’aimerai bien mais en même temps je ne sais pas encore.
P.S : alors comme je vous disais, j’ai fais un petit peu de théâtre euh plus jeune, mais il y a toujours un petit gout quand même. J’étais assez heureux parfois quand je faisais du théâtre et euh et voilà de temps en temps on m’en parle on me dit est ce que tu voudrais avoir une expérience dans le cinéma et je me dis pourquoi pas, c’est à la fois ca m’attire et en même temps je suis un peu …
B.L : vous trouvez que ca serait plus dur que de la musique
P.S : en même temps je ne sais pas si je serai très heureux de le faire.
B.L : oui et pourquoi ?
P.S : parce que, parce que peut être que je serai trop traqueur, parce qu’on me dit, tu devrais faire du cinéma, tu es rigolo, tu racontes des histoires et tout ca et je pense que c’est vive d’esprit comme ca lors d’un repas quand ce n’est pas calculé on peut être vraiment rigolo mais lorsque c’est tourné et tout ca, on est plus du tout drôle, on arrive plus à jouer, je pense que…
B.L : oui mais sur scène c’est bien pareil quand vous montez, quand vous faites un concert, vous avez l’habitude en plus des scènes. Vous devez quand même tout donner des le départ, c’est un jeu, on rentre dans un personnage, on peut être fatigué 10 min avant
P.S : oui, oui, non c’est vrai, c’est vrai, mais je ne sais pas si au niveau dans le cinéma je serais heureux, peut être que j’y arriverais, mal, mais j’y arriverais. Mais je ne sais pas si je serai très heureux, s’est aussi important de, de pas trop être malheureux quand on fait les choses, parce que ca se ressent beaucoup. Moi j’ai eu tendance à être un peu traqueur donc bon il y a pas mal d’année quand je faisais des concerts j’était un peu traqueur, donc ca enlevais un manque de plaisir, mais maintenant je relativise un peu je me dis que tout est de la chance et puis quand on est content des chansons qu’on interprète et tout ca, c’est du baume au cœur et je fais un travail la dessus ou je prend du plaisir à être sur scène.
B.L : c’est ca la question que j’allais vous poser, est ce que vous êtes heureux maintenant dans la musique ?
P.S : dans la musique je l’ai toujours été et, et moi se qui me grise vraiment c’est de faire des chansons, ce qui me plait c’est de faire des chansons, j’entends beaucoup d’artiste et c’est à juste titre, c’est l’extase suprême, le bonheur suprême, la cerise sur le gâteau c’est d’être sur scène, que l’aboutissement de notre métier, c’est sur scène.
B.L : vous non ?
P.S : moi, moi être sur scène, c’est un truc après, ca fait partit du truc, mais ce n’est pas l’aboutissement total. L’aboutissement total s’est quand les chansons sont faites, c’est de réussir une chanson, c’est d’être content par les musiques. Après la scène c’est agréable mais moi la chose qui me grise, qui me rend heureux ce n’est pas d’être sur scène, mais c’est de sentir que la chanson que j’ai fait, les paroles et la musique colle ensemble bien et que les gens l’aime bien. Seul c’est surtout très difficile, il faut surtout quelqu’un, donc quand on voit dans les yeux de quelqu’un dans un sourire dans un visage, que la chanson voilà lui parle et quelle aime beaucoup, moi c’est ca qui me rend heureux.
B.L : c’est important le re…
P.S : moi quand je trouve une mélodie super avec une phrase, un angle, un truc, ou on peu s’y retrouver, on qui parle, c’est la ou je suis vraiment très heureux. Alors après le travail n’est pas fait, mais c’est ca ; et plus j’en ai des chansons comme ca plus je suis content des chansons plus ca va être agréable la scène après. Mais le vrai travail pour moi c’est de faire les chansons.
B.L : mais c’est paradoxal, le regard des autres compte quand même beaucoup pour vous, c'est-à-dire si la personne aime la chanson, le retour de tout ca. Mais par contre sur scène pour moi s’est pareil, en plus vous l’avez en direct les gens vous rendent se que vous leur donnez.
P.S : oui, oui mais je suis très heureux sur scène, c’est le travail que je fais. Maintenant voilà, c’est vrai qu’il y a une notion de trac qui parfois prend le dessus et on occulte du coup ca nous voile sur plein d’autre chose. Le coté plaisir, des fois on peut même oublier ses paroles, on pense à des choses très secondaire, parce qu’on est un petit peu traqueur.
B.L : et pour évacuer tout ca, est ce que vous avez des passions, vous avez des loisirs, des choses que vous faites, en plus que de composer ?
P.S : oui, oui, oui euh bien sur moi je, moi se que j’aimais plus jeune, bon je peux moi en faire, je faisais de la batterie en musique et au sport je faisais du tennis, donc je tapais sans arrêt, se que j’aimais c’était taper donc ca me défoulais hum moi pour me déstresser se que j’aime bien, c’est partir à la campagne avec des amis, faire du sport, des choses très simple en faite.
B.L : c’est marrant cette phrase, « des choses très simple » quel sont les choses très compliqués ?
P.S : non mais quand je dis des choses simples, c’est des choses que les gens ressentent aussi, être avec des amis dans un contexte hors du travail, en dehors des bureaux, donc à la campagne. Je dis des choses simple parce que ce n’est pas très… voilà, heureux ce n’est pas d’être en haut d’une montagne à un endroit précis, ou devant tel vu en Italie, même si tout est bien, non c’est des choses simple, c’est d’être avec des amis à la campagne.
VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (6min16)
B.L : Pierre Souchon vous êtes auteur, compositeur, interprète, on peut découvrir et on va très prochainement découvrir votre nouvel album solo. On imagine que vous savez écrire, mais on ne sait pas si vous savez dessiner, vous savez ou pas ?
P.S : moi non, non je ne sais pas. Fin je ne sais pas si je sais.
B.L : ha, ben on va voir ca tout de suite.
P.S : moi aussi je vais voir si je sais.
B.L : est ce que vous pouvez, vous dessiner de la manière dont vous, vous imaginez, la manière dont vous vous voyez. Vous pouvez parler entre temps.
P.S : voilà, des grands cheveux, beaucoup, beaucoup de cheveux, pleins, long et voilà.
B.L : faite voir, reculez vous encore, encore, encore qu’on ne vous voit plus mais qu’on ne voit que votre dessin. A c’est comme ca que vous, vous voyez. Mais ca vous plait ou pas.
P.S : euh ben les gens (soupir)
B .L: (rire) dites nous.
P.S : non mais en faite se qui se passe c’est que j’ai été un peu comme ca avant.
B.L : si vous avancez un tout petit peu, encore un petit peu, la, la c’est parfait, l’image est superbe.
P.S : j’étais comme ca avant.
B.L : c'est-à-dire vous étiez comme ca avant ?
P.S : j’avais des grands cheveux comme ca.
B.L : et qu’est ce qui s’est passé ?
P.S : les aléas de la vie vous savez, la vie nous propose des choses que parfois on ne peut refuser.
B.L : (rire) et la en l’occurrence ?
P.S : en l’occurrence, j’ai les cheveux plus court et puis j’ai pris… j’ai un petit peu plus vieilli, j’ai des petites cernes la et puis j’ai les cheveux plus comme ca maintenant, voilà quoi.
B.L : mais vous êtes un vrai dessinateur vous le savez ou pas (rire)
P.S : le sarcasme hein on sent que, je vais bien le prendre se que vous me dites.
B.L : si vous, vous éloignez on verra bien votre œuvre tel que vous l’avez modifié. Vous pouvez nous faire une petite signature, ou, ou, un petit mot, ou une petite signature comme vous voulez de votre œuvre.
P.S : alors euh je vais vous mettre un petit mot à vous Bérengère, je mes pour Bérengère ?
B.L : non ou simplement signé alors si vous préférez.
P.S : alors je signe, voilà.
B.L : ca c’est la signature que vous avez toujours eu ?
P.S : non ce n’est pas, je ne signe pas comme ca.
B.L : Ha enfaite il y a deux mondes, le monde privé et le monde publique. A votre banquier vous ne signez pas comme ca.
P.S : je viens sans guitare avec mon banquier …
B.L : la aussi vous êtes venu sans guitare, faite nous la signature du banquier. Faite voir si vous vous éloignez on verra super bien. Ha ouai donc il y a deux mondes.
P.S : oui
B.L : il y a la vraie vie et la vie musicale.
P.S : exactement.
B.L : vous pensez ca ?
P.S : oui bien sur.
B.L : et alors comment vous êtes dans la vrai vie ?
P.S : mais, non, mais quand on fait un métier comme ca quand on passe à la télé ou quand on est sur scène, il faut forcement quelque chose, on n’est pas les même, on est les mêmes mais je veux dire il faut faire la part des choses, ce n’est pas vraiment la vraie vie. La télé ce n’est pas la vraie vie, c’est faux. Euh ma mère elle a toujours vue mon père sur scène avec des filles qui criaient « Alain, Alain » euh elle sait bien que ce n’est pas le même que quand on est à la campagne, la il est en représentation, c’est… fin voilà
B.L : ou qu’à la campagne, elle dit Alain va mettre la table (rire)
P.S : ouai voilà, c’est ca
B.L : mais c’est plus pareil
P.S : la moutarde et tout, c’est exactement ca. Alors ce n’est pas la vraie vie.
B.L : et ca vous l’avez comprit rapidement ?
P.S : certainement oui, par le fait d’avoir un père connu, d’être proche de quelqu’un de connu comme ca, ou l’on voit un petit peu comme je vous l’ai dit l’envers de tout, les réactions, les se que ca fait et moi c’est comme ca depuis que je suis né donc oui forcement on voit des choses, on s’aperçoit bien que c’est des métiers qui peuvent être facilement, qui peuvent facilement rendre fou.
B.L : et vous, vous savez à quel moment il faut jouer et à quel moment il faut être soit même et ne pas tomber justement dans la folie.
P.S : non mais ce n’est pas ca mais ce n’est pas être soit même ou n’être pas soit même, mais c’est de savoir faire la part des choses, un petit peu voilà quoi. Moi je suis tout le temps moi, quand je fais des chansons je suis moi, mais c’est vrai qu’il y a des situations euh qui ne sont pas naturel, qui ne sont pas, qui sont particulières quoi. Je dis plus qu’il fait faire la part des choses, je ne dis pas qu’on n’est pas soit, qu’on ment et qu’on triche, ce n’est pas ca. Mais c’est que, il y a un petit peu deux personnalités, vous voyez, ca c’est moi, ca c’est moi, en aucun cas je triche, mais c’est suivant les situations.
B.L : en aucun cas vous trichez, vous être juste schizophrène, bon on refait l’interview depuis le début (rire)
P.S : bon très bien je vais me défenestrer j’arrive tout de suite
B.L : (rire) on a comprit en tout cas.
P.S : non mais voilà ce n’était pas pour dire que c’était de la tricherie du leurre ou de l’artifice, c’est juste qu’il faut faire la part des choses. Se qui est terrible, c’est l’artifice, c’est de jouer à quelque chose, c’est de jouer au chanteur ou de … faut être un peu habité quoi c’est des trucs … si on le fait pour l’argent, pour briller ca ne va pas. Alors bien sur il y a une démarche un petit peu de séduction pour faire des choses comme ca, on préfère que ca plaise, même un peintre, même un bouquin ou une sculpture on a envie que ca plaise on est un peu habité. Moi si je voulais vraiment gagner de l’argent je ne ferais pas de la musique, ca serait… ce n’est pas le bon choix.
B.L : ca serait quoi le bon choix pour gagner de l’argent ?
P.S : euh trader (rire)
B.L : (rire) pas en ce moment
P.S : c’est vrai, c’est vrai
VERY OFF (1min34)
B .L: moi je veux bien vous garder toute une nuit (rire) pendant des heures ici
P.S : moi aussi, c’est très gentil.
B.L : (rire) on va passer par là. Voilà on va déjà voir si on vous voit bien la. Donc vous, vous ne vous verrez pas, vous verrez les questions.
P.S : ce n’est pas moi ca ?
B.L : si, vous êtes très bien coiffé en plus. Vous allez sur internet parfois ?
P.S : oui
B.L : Wikipédia vous voyez se que s’est ?
P.S : oui, oui, non, non je suis un être humain
B.L : euh non, non, non il y a beaucoup, beaucoup (rire)
P.S : non mais je sais, je sais, je fais le prétentieux alors que je m’y suis mit il n’y a que trois ans, non c’est vrai.
B.L : mais vous y allez souvent ?
P.S : oui, maintenant oui je suis un peu esclave, on m’a mit sur facebook, on m’a mit un profil facebook alors je reçois des messages.
B.L : moi je ne suis pas trop facebook, vous aimez bien vous ?
P.S : je n’ai pas le choix, je suis pris dans la drogue euh dans une secte.
B.L : non mais vous dites…
P.S : les gens me disent que je ressemble à Barbe Olivier, enfin une dame à la charcuterie, qui vend de la charcuterie en Bretagne, qui m’a dit HA vous s’avez, je lui ai dit oui je sais j’en souffre d’ailleurs.
B.L : pour dire le temps on l’a dépassé
(Autre personne) : c’est pas mal oui, c’est un pistolet pour réhydrater
P.S : vous avez un pistolet, ce n’est pas une caméra, c’est un pistolet.
VERY PROMO (4min48)
B.L : Pierre Souchon, votre deuxième album solo s’appel « Peteur’s Friend » alors i faut comprendre le jeu de mot et l’on va voir en dessous de l’écran, peteur’s écrit comme il va apparaitre sur votre album. Vous avez signé votre album sous le label Naïve, vous avez décidé de travailler en famille, en l’occurrence pour une chanson peteur’s friend.
P.S : pour la chanson euh qui s’appel Peteur’s Friend donc qui a donné son titre à l’album. On l’a écrit ensemble, avec mon frère on habite dans le même immeuble, à deux trois étage d’écart et puis on aime bien vers minuit frapper chez l’un chez l’autre avec une guitare, regarde j’ai un début j’ai ca, est ce que ca te plait, est ce que ce n’est pas ridicule, est ce que ca va. Donc parfois on se retrouve dans des situations, que ce soit dans son travail ou dans le miens euh à être deux heures ensemble et à chercher des petites phrases comme ca. Et puis la chanson peteur’s friend de fil en aiguille a été coécrite à force de passer des après midi ensemble et a… ca devenait comme un jeu. Alors voilà je l’ai fait avec mon frère Charles, alias Ours en effet.
B.L : vous avez composé pour de nombreux artistes, qu’on a évoqué tout à l’heure, il y a Sandrine Kimberlain, Eli Semoune, Jane Birkin, Hélène Segara, également votre papa. Euh la vous avez eu envi de ne pas simplement composer, vous avez décidé de vous investir complètement dans ce deuxième album solo
P.S : depuis que je fais de la musique, que se soit dans mes groupes, euh dans le passé euh ou pour les autres gens, je suis plutôt compositeur euh se que j’aime, c’est trouver des mélodies, des musiques, si ca se retient c’est super et euh se qui m’a inspiré euh dans le travail avec les autres gens c’est leur texte, c’est de rentrer dans leur univers, c’est d’avoir un texte configuration chanson, qui me donne envi de trouver une mélodie dessus. Et c’est vrai que pour moi après avoir fait pleins d’essaies, pleins de rencontres pour essayer de coécrire avec quelqu’un euh je ne trouvais personne et je me suis dis que je serais le mieux servit que par moi-même et euh même si je me sens un petit peu mal habile et tout ca je me suis dis au moins ca me ressemblera et ca sera avec mes mots et puis il y avait deux/ trois chansons ou je manquais un petit peu d’inspiration et là ca a été une rencontre super artistique, c’était un peu comme un cadavre exquis, j’avais l’angle de la chanson et il l’a continué. C’est Pierre-Dominique Burgaud qui a …
B.L : qui a signé « soldat rose » aussi
P.S : oui voilà qui a signé aussi le texte du soldat rose et euh pour c’était un exercice très difficile à faire le soldat rose, pour pas que ca soit nian nian ou trop pour les enfants. C’est à la fois pour les enfants et pour les adultes, c’est tout il y a quelque chose de profond, de poétique vachement bien et euh ca aurait pu ne pas marcher et j lui ai montré des débuts de chansons avec une idée avec euh quoi dire, il a continué et ca me ressemblait beaucoup. Et euh pour moi ca a été une superbe rencontre Pierre-Dominique Burgaud.
B.L : et si vous deviez résumer votre album en trois notes, ce serait lesquels ?
P.S : en trois notes, c'est-à-dire un 20/20, un mi
B .L: un mi (rire) voilà, autrement vous pouvez mettre une moyenne, mais c’est plus joli en musique
P.S : en musique bien sur. Alors euh je prendrais des notes euh ben le mi. Mon frère Ours a fait un album qui s’appel « mi »
B.L : il a écrit « mi » ou « me »
P.S : « mi » la note mi, hum un La, hein je me permets de vous donner des notes. Le Mi, le La et le Re.
B .L: on peut penser que c’est la douceur et ce ne sera pas rock n roll cet album là, je me trompe ou pas ?
P.S : non, c’est vrai que l’on ne peut pas dire que ce soit un album rock n roll mais euh il est un peu plus électrique que celui d’avant. C'est-à-dire enfaite, il est plus basé sur l’énergie ; euh sur mon album d’avant il y a eu beaucoup de musicien qui sont venu et c’était super, la je suis dans un cas ou nous somme que l’ingénieur du son, Régis sécaréli avec qui j’ai coréalisé l’album et moi. On joue de tout à trois. Donc un peu avec les moyens du bord, sans trop de technique, mais moi je voulais que ce soit ca, pour que ca me ressemble, que ce soit bien artisanal et qu’on soit basés sur de l’énergie parce que plus on rajoute d’instrument plus l’energie est la, alors qu’avec le minimum d’instrument, il faut la créer et c’est ca que je voulais, mais ce n’est pas un album rock du tout, c’est vrai que c’est assez doux mais j’aime bien quand ca swing un petit peu mais ca reste délicat
VERY PLUS (4min08)
B.L : vous en avez assez que dans l’interview on vous parle, vous avez vu nous on l’a pas fait. Qu’on vous parle plus de votre père que de vous ?
P.S : on m’en parle toujours, fin ca fait parti du truc, je fais le même métier que lui, mon père est connu donc c’est normal qu’on m’en parle.
B.L : parce que vous trouvez que vous n’êtes pas connu ?
P.S : non moi je suis inconnu moi, mais …
B.L : vous, vous considérez comme inconnu ?
P.S : oui, oui, oui du grand public oui, ce qui est la vérité d’ailleurs. Je veux dire par la notoriété de mon père on va à Laval ou à Grenoble, les gens connaissent mon père. Fin voilà, depuis que je suis petit c’est comme ca, donc j’ai vécu avec ce truc de notoriété.
B.L : Mathieu Chedid lui est presque plus connu que son père maintenant, c’est votre objectif à vous ?
P.S : mais je ne pense pas que c’était son objectif à Mathieu.
B.L : il le dit d’ailleurs, il ne s’en cache pas et des fois il est mal alaise face à ca.
P.S : ha oui, oui mais on ne fait pas ce métier pour être plus connu que quelqu’un, moi de tout façon je vous dis… à non, non pas du tout, c’est pas du tout mon but, moi j’ai beaucoup d’admiration pour le travail de mon père, je ne sais pas si, on a chacun.
B.L : votre deuxième album solo s’appel « Peteur’s Friend » on va en parler tout à l’heure devant le miroir, vous l’avez signé sous le label Naïve, apparemment vous êtes assez content de ce label la, parce qu’ils vous ont signé pour des vrais, se que vous considérez comme des vraies raisons artistiques.
P.S : c’est se qui m’avais manqué sur mon album d’avant, c’est pour ca que pour moi il n’a pas été mit assez en lumière, ce sont les aléas de la vie, du marché financier, des grosses structures comme ca, il y a des restructurations donc moi j’ai signé dans une maison de disque à l’époque, qui a été racheté par une autre, donc fusionné et donc tout les gens qui avaient signés pour mon projet et qui étaient excités sont partit. Et euh j’ai travaillé avec des gens qui ne m’avaient pas signé, un peu en porte à faux, j’étais malheureux, un peu comme un chien dans un jeu de quille. Ils me voyaient et ils disaient Ha tu étais là, puis moi je disais faut faire un clip, faut qu’on se batte un peu, puis ils étaient un peu désemparés. Personne n’était heureux, alors moi après je me suis dis mon prochain disque, j’ai envi de le faire avec des gens motivés par mes chansons, excités, peu importe que ce soit tel label ou tel label qui a tel image ou quoique ce soit de toute façon les choses changent tellement, ce n’est plus une question d’image, c’est une question des gens, on travail avec des gens pas avec des labels, on travail avec des gens, donc si les gens sont excités, c’est vers eux qu’il faudra aller et naïve a eu ce comportement, cette réaction et euh je suis très heureux que ce soit le cas, en plus c’est Naïve une boite un peu indépendante, donc qui n’est pas sujet à être racheté et en plus qui est comme canal + était il y a 15 ans, c'est-à-dire que c’est encore un truc un peu appart Naïve, c’est chic.
B.L : et créatif moi je dirai.
P.S : et créatif, exactement donc je suis très heureux d’être chez eux, j’espère que ca se passera bien
B.L : ben avec se que vous venez de dire, je pense que ca ne peut que bien se passer (rire)
P.S : oui mais peut être justement j’en fais trop, je les caresses trop.
B.L : seul l’avenir nous le dira.
P.S : on me demande de jouer, on me demande de faire des clips voilà, d’être acteur, on me demande de monter des escaliers en regardant à droite et tout ca, ce n’est pas la vraie vie, tout ca, donc euh je, donc voilà.
B.L : ca veut dire qu’on a eu une interview d’une heure et demi, deux heure et ce n’était pas vous ?
P.S : si, mais si, à mais si comme je vous disais…
B.L : on veut venir manger chez vous, on vient quand ? (rire)
P.S : écoute venez tout de suite, j’ai du confit de canard qui vous attend
B.L : on arrive (rire)
P.S : et euh mais bien sur.
B.L : et si vous deviez résumer votre album en trois notes, ce serait lesquels ?
P.S : ha non, ha oui je ne les entends pas (il chante) non ca ne fait pas ca (il chante à nouveau) voilà ca ferai ca.
VERY NET (VOS QUESTIONS - SES RÉPONSES) (10min07)
BL : Pierre Souchon vous êtes en face des questions des internautes, ils vous ont posé des questions, vous n’avez pas de joker, parce qu’autant quand c’est mon questionnaire vous pouvez me zapper, eux ils ont vraiment envie de connaître vos réponses.
P.S : D’accord, d’accord, d’accord. Alors donc j’ai une question à te poser, d’Aimé de Valence et qui me demande qu’elle est la critique qui m’a le plus blessée.
B.L : oui ?
P.S : Alors la critique qui m’a le plus blessée… bah enfaite tout est un peu excessif, c'est-à-dire que quand on fait une chanson, quant on fait de la musique c’est un petit peu soi, donc quand on n’aime pas une chanson, quand quelqu’un dit ce n’est pas mon style musical, on a l’impression qu’il nous aime pas un petit peu. Et quand quelqu’un dit, quand quelqu’un nous dit j’adore cette chanson ca nous fait énormément de bien, on est très très heureux, donc tout est un peu excessif on est trop heureux ou trop malheureux. Et moi la moindre critique un peu négative me blesse un peu. Même si j’oublie au bout de 10min, mais c’est vrai il y a par exemple quatre choses écrites, il y en a une qui est négative bah on va se souvenir de la négative quoi.
BL : Je dirais que vous êtes à fleur de peau pour tout, vous ne trouvez pas ?
P.S : Mais je ne me rends pas compte, certainement oui oui ! A fleur de peau je ne me rends pas compte mais j’essaye d’être… j’ai un côté un petit peu spectateur de la vie, mais c’est comme ça que l’on fait des chansons, mais j’aime bien participer un petit peu mais sans être vraiment dans le truc, aussi bien d’être dans des soirées très mondaines, un peu à la Saint Trop et tout, j’y vais jamais, mais gouté une fois comme ça c’est rigolo et après se retrouver à la campagne, un petit fleuve comme ça avec une barquette à ramer avec un sandwich et du saucisson, j’aime les deux moi. Et ce qui est sympa c’est de gouter un peu à tout et puis après j’en fais des chansons de ce que j’ai ressenti et… de ce que j’ai rencontré ou découvert. Elodie 83, je ne sais pas si c’est son nom ou quoi
B.L : à mon avis elle vient du Var.
P.S : tout à fait. Avez-vous été influencé par la musique de votre père ? Je pense que le fait que mon père fasse de la musique m’a amené à être musicien en effet. Voilà de le savoir en studio, de partir en tournée comme je vous disais tout à l’heure, de connaitre, de vivre un petit peu l’envers du décor, d’être dans les coulisses, sur les plateaux des émissions et tout ca, c’est une ambiance, des atmosphères qui m’ont donné envie d’être, de faire de la musique. Par contre sur la musique propre de mon père non, parce que petit j’aimais les trucs plus guitare, plus… un peu plus rock peut être. Quand on est petit oui c’était ma raquette de tennis qui… guitare électrique quoi ! je n’écoutais pas vraiment les textes des chansons, alors que mon père c’est basé sur ses textes.
BL : on peut passer à la question suivante.
P.S : Tout à fait c’est Margue de Peau : quel est le proverbe, le dicton ou la citation qui vous ressemble le plus ? On est mieux là que la gueule pleine de guêpes.
b.L : D’accord !
P.S : Ludovic de Cherbourg : être le fil de, peut être que c’est le fils de
BL : oui
P.S : est un avantage ou un inconvénient ? Et bien c’est un petit peu les deux, euh c'est-à-dire que c’est un avantage, parce que moi en l’occurrence mon père, soit on s’en fout complètement soit on est plutôt fan mais on a pas envie d’aller lui casser la gueule ou quoi que ce soit, ce n’est pas quelqu’un qui énerve tout le monde et on se dit on ne peut plus le supporter. Il est plutôt discret tout ça, donc je bénéficie d’une sympathie générale vis-à-vis de mon père. Soit les gens disent c’est un géni tout ça, soit c’est oh il est marrant ton père sympa, il est cool. Donc c’est plutôt gentil. Donc en ça c’est un avantage, les gens me sourient ah tu es le fils d’Alain, voila. Et puis ça peut être un inconvénient aussi parce que dans la mesure où j’ai décidé donc c’est de ma faute de faire le même métier, c’est sûr on m’en parle et parfois même des maisons de disque ça leur a fait peur de me signer, en se disant tient, soit ça leur fait peur parce que ca peut être un frein c’est un fils de c’est une image, soit c’est au contraire ils veulent me signer parce que c’est une raison.
B.L : Ca ça vous énerve !
P.S : ah bah c’est terrible, ce n’est pas que ça m’énerve c’est que c’est incompréhensible, on ne signe pas des gens pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils font, enfin pour leurs résultats artistiques quoi ! pas parce que c’est le neveu du petit fils de Napoléon ou je ne sais pas quoi !
BL : On passe à la question suivante ?
P.S : oui ! Ludovic de Cherbourg : Vous êtes élu président de la république, qui est votre ministre de la culture ? Bah euh… Matthieu Chedid ! Mon pote M !
B.L : (rires) alors on va où là avec lui ? on se transforme
P.S : On est dans la créativité, dans l’invention dans la recherche permanant de quelque chose de différent !
BL : Vous mettez un homme moi ça me gène, mettez une femme !
P.S : Mais c’est une femme (rires) Non mais justement M il est un petit peu ambigu il met du rouge à lèvres et tout ça, avec une voix un petit peu haut perché , à la Catherine Ringis, c’est pour ça
B.L : C’est bon on peut passer à la question suivante !
P.S : Louise de Bordeaux, pour qui avez-vous préféré écrire ?
BL : Oui parce que vous avez écrit, comme on le disait tout à l’heure pour Jeanne Birkin, pour Sandrine Kiberlain , vous avez écrit pour votre Papa, vous avez écrit pour Eli Semoun, moi j’ai adoré cet album qui est passé complètement inaperçu, les gens, les critiques n’ont juste été pas du tout agréable avec Eli Semoun
P.S : C’est terrible, c’est terrible ! Le pauvre !
B.L : Parce qu’il était humoriste et les gens aiment bien les étiquettes, notamment les médias et moi je l’ai trouvé très intimiste, très intéressant cet univers là.
P.S : alors déjà je voudrais mettre, dire une précision sur, préciser quelque chose, c'est-à-dire pour qui avez-vous écrit, avez-vous préféré écrire, enfaite je compose pour les autres, donc l’écriture, c’est de l’écriture musicale, pas des textes, c’est ça qui m’a donné envie de travailler avec ces gens là c’est que quand ils m’ont proposés leurs textes, donc un peu leurs univers, ça m’a parlé, ça m’a un peu inspiré. Tout est super parce que tout est une rencontre tout est enrichissant, c’est ça qui me plait mais avec… bon je travaille depuis très longtemps avec mon père sur ses albums, je fais des musiques et tout ça, ca nous a rapproché, ça nous a mit sur un terrain d’amis. Il vient chez moi on est excité, on est comme deux ados alors ce n’est plus trop le rapport père fils, même si depuis qu’on fait le même métier on échange sur d’autres terrains, mais ca nous a mis un peu dans un truc de complicité d’ados quoi. Alors c’est un rendez vous que j’ai avec mon père tous les cinq ans pour faire deux trois chansons sur son albums qui sont superbes mais, je pense que l’expérience que j’ai préféré, c’est certainement sur le premier album de Sandrine, c’était nouveau, c’était frais, de Sandrine Kimberlain et puis souvent je fais deux trois chansons, là j’ai pu faire la moitié du disque même un peu plus, donc c’était un gros projet et puis tout coulait et puis c’était frais, léger c’était très agréable, je pense que c’était une expérience, ouai peut être ma préférée !
B.L : L’album de Sandrine Kimberlain c’est Manquait plus que ça ! C’était en 2005 vous avez signé 5 chansons.
P.S : Voilà, voilà, peut être d’autre aussi mais qui ne sont pas sortis, mais la moitié de l’album exactement. Donc c’était un travail intéressant, ce n’était pas un gros boulot, ce n’était pas juste une chanson sur un disque, c’était la moitié, mais je mettais beaucoup de ma couleur artistique
B.L : Vous mettez comme premier ministre un homme, et vous aimez bosser avec les femmes… c’est ça l’idée ? On gardera ça !
P.S : exactement !
B.L : Et blonde et jolie et comédienne
P.S : bah oui écoutez, c’est vrai que le hasard nous a amené à travailler avec des gens
B.L : vous trouvez que c’est le hasard ?
P.S : Bah oui !
B.L : La rencontre s’est passée comment ?
P.S : Par hasard
B.L : Dans un café, dans la rue ?
P.S : Sandrine je l’ai rencontré il y a très longtemps dans un diner, il y a une quinzaine d’années avec que des comédiens justement et puis j’étais assis à côté d’elle et puis tout le monde se parlait de connivence tout ça très… et moi j’étais un peu en dehors et c’était la seule un peu qui m’a parlé qui s’intéressait à moi qui me posait des questions, j’étais un peu timide moi au milieu de tous ces acteurs qui étaient très complices entre eux qui parlaient de gens que je ne connaissais pas, elle elle m’a un peu rassurée et j’ai trouvé ça sympa et 7, 8 ans après je la revois dans un café ,elle me dit comment tu vas Pierre, elle se rappelait de mon prénom, je me suis dit c’est sympa ce n’était pas du vent, ce n’était pas quelqu’un qui était juste poli comme ça, c’était quelqu’un qui écoutait, qui était à l’écoute. Voilà et puis voilà après c’est le hasard par des agents communs…
B.L : On peut passer à la question d’après.
P.S : Jean-Yves de Lafesse
B.L : ca c’est un petit bonus, vous devez la lire !
P.S : Mais vous le connaissez ?
B.L : Lisez la question !
P.S : a quelle heure on se retrouve au Whisky Club ?
B.L : Je l’ai vu il n’y a pas très longtemps et il me dit, surtout à Pierre tu lui demandes quand est ce qu’il y retourne ! C’est à Carnac je crois.
P.S : Jean-Yves Lafesse, à Carnac, Bretagne sud dans le Morbihan bah écoutez, c’est tout à fait juste ça, c’est quelqu’un qui sans qu’on se harcelle de coups de fils, sans qu’on se voit tous les matins c’est loin d’être le cas, on se croise en Bretagne ,c’est notre endroit où l’on va depuis toujours et on se croise comme ça et en effet on se voit dans cet endroit qui s’appelle le Whisky Club, on a un jeu de jambe un petit peu différent que le matin, parce qu’il est deux heures du matin et donc voilà, je suis allé chez lui on a beaucoup rigolé il est très sympa il me fait beaucoup rire et voilà, on a ce point en commun. Alors à quelle heure on se retrouve au Whisky club, bah comme d’hab vers deux heures !
VERY INDISCRET (11min52)
B.L : Pierre Souchon je rappel au passage que vous êtes auteur, compositeur, interprète, vous vous prêtez au jeu de l’interview aujourd’hui avec nous je vais vous laissez piochez les questions qui sont devant vous, alors c’est des petites étiquettes, vous avez 6 questions, alors elles sont soit disant indiscrètes, je ne sais pas trop si elles le sont véritablement, si vous les trouvaient trop indiscrètes vous avez le droit d’en zapper trois. Vous avez le droit de répondre à trois, vous êtes même obligé de répondre à trois, sinon vous faites comme vous voulez.
P.S : trois jokers en gros.
B.L : voilà
P.S : super, super.
B.L : mais moi personnellement je les trouve pas trop, trop indiscrètes.
P.S : trop indiscrètes, je me permets la facétie d’en tirer une.
B.L : allez
P.S : alors, si vous étiez à ma place, ce n’est pas possible, quelles questions poseriez-vous ?
B.L : elle est trop indiscrète ou pas cette question ?
P.S : non ce n’est pas de l’indiscrétion, si vous étiez à ma place, quelle question poseriez-vous…
B.L : si vous, vous étiez moi qu’est ce que vous, vous poseriez comme question
P.S : euh c’est …
B.L : en faite la question n’est pas indiscrète, elle est incompréhensible (rire)
P.S : non, non, non elle est assez étonnante, vous me l’avez déjà posé en faite cette question, c’est comme je vais ?
B.L : et alors la réponse.
P.S : bien
B.L : mais bien combien sur une échelle de 1 à 10
P.S : sur une échelle de 1 à 10, on peut mettre un beau 8,5 je pense
B.L : ha ouai, à la chance, qu’est se qui fait qu’on est à 8,5 ?
P.S : parce que j’ai étais contrarié par un coup de fil ce matin, sinon je pense que ca aurait été 10.
B.L : mais vraiment, mais, mais c’est la vie en général qui fait, c’est un moment de vie qu’on se sent bien ?
P.S : c’est un moment de vie, c’est un rendez-vous avez-vous, j’étais très heureux de vous retrouver et puis il fait un petit rayon de soleil, pleins de choses sont venues s’additionner se qui fait que je mets un 8/10 pour cette journée.
B.L : alors pour le rendez-vous avec moi j’ai du mal à vous croire, mais pour le reste je veux bien vous croire, il va falloir vous justifier (rire) et développer. Qu’est ce qui faisait que vous étiez content de venir ici ?
P.S : et ben écouté j’aime bien venir vers bastille et puis ce petit rayon de soleil, et puis cet endroit et puis vous savez parfois on est atteint d’euphorie, parfois on est un peu bougon, c’est un peu inexplicable. La j’étais plutôt atteint d’euphorie et de bien être alors vous devez y être pour quelque chose certainement.
B.L : je prends ca bien, on va même piocher une deuxième question et on va répondre à toutes les questions.
P.S : alors je vais prendre la grosse hum comme ca, alors A quel moment vous vous dites ca y est c’est certain, ca c’est se que je veux faire dans la vie ?
B.L : enfin c’est la musique que je veux faire dans la vie, c’est ca que je veux faire dans la vie, c’est de la musique.
P.S : A quel moment je me suis dis ca ?
B.L : est ce que vous vous réveillez un matin et vous vous dites c’est ca que je veux faire.
P.S : ben enfaite depuis, depuis adolescent, depuis l’âge de 10 / 12 ans euh je prenais des rackettes de tennis, puis que je jouais au tennis et j’en faisais de la guitare. Et puis vers 12 ans, 13 ans, 14 ans j’ai commencé à faire des groupes de musique Julien Voulzy avec Mathieu Chedid (M) avec pleins de… avec Mathieu Boogaerts on faisait des groupes. Et on aimait faire de la musique ensemble, voilà puis avec Mathieu, avec Julien on a le même point commun qui est d’avoir un père qui fait de la musique, donc inconsciemment on avait une complicité un truc, sans trop se le dire et on avait baignés un peu la dedans. Et puis de voir qu’on avait la même passion et de se retrouver, ca, ca attisait cette excitation, voilà cette passion quoi. Et donc ca c’est fait de plus en plus. Ca c’est affirmé de plus en plus.
B.L : est ce qu’on peut dire que c’est venu naturellement, on, on se dit un moment, on se réveil et on se dit c’est ca que je veux faire, pourquoi je cherche à faire autre chose.
P.S : enfaite il y a un truc un peu assez drôle, c’est ca qui a rassuré un peu les gens de ma famille c’est que … quand on a 12, 13, 15 ans on rêve soit de travailler dans un magasin de jouets ou alors d’être … euh footballeur, pompier et puis moi c’était faire de la musique et puis aussi bien à 12 ans mais à 20 ans ca continuait, donc ca, sa les a rassurés parce que à l’adolescence on passe par tout les métiers, on a envi d’être accordéoniste, ensuite d’être kiné, d’être pompier, d’être dermato, d’être père Noël, moi je suis resté sur la musique donc ca les a un peu rassurés, donc ils ne se sont pas dit que c’était une envie passagère comme ca et puis… et moi voilà de retrouver des gens de mon âge qui aimaient ca et puis qu’on se retrouvent pour faire des groupes, j’adorais et euh, et puis d’être dans un groupe on est pas trop exposé, moi j’ai toujours vécu euh pensé la musique de manière collective et être dans un groupe c’est un peu comme avoir un masque, on est pas trop devant, ca aide. Alors si je me retrouve tout seul c’est un peu à cause des aléas de la vie.
B.L : oui j’allais justement vous en parler. Vous avez quitté le groupe justement pour faire un album solo, le premier album solo qui s’appel « pareil jamais » c’était en 2004 à ce moment là, vous vous dite quoi, j’ai envi de vaquer seul dans votre passion ?
P.S : ouai, ouai j’ai fait mon premier disque, mais j’ai fait deux disques avec « les cherches midi », mon groupe « les cherches midi » on avait 20 ans et 24 ans. Et puis c’est sur qu’entre 20 ans et 30 ans on change, on a envie de dire autre chose, on a peu être envi de d’investir dans les textes, se qui n’était pas le cas avant, on travaillait avec des auteurs, moi je suis plutôt compositeur à la base et se que j’aime c’est trouver des airs et tout alors pour moi chanter, j’avais peu être envi de dire certaines choses avec mes mots, alors je me suis retrouvé un peu seul par accident, mais un accident doux hein.
B.L : de 35 à 40 vous pouvez encore changer, nous surprendre, refaire un groupe, monter d’autre groupe, ou la vous vous dite non la j’ai vraiment envi de faire une carrière solo parce que c’est sympa quand même de faire une carrière solo.
P.S : j’espère que il va se passer plein de chose que ce n’est pas terminer, que ca ne va pas rester figé comme ca. J’aimerai m’apercevoir que j’ai écris un bouquin, même si j’en ai pas du tout l’envie, ca se trouve je vais faire un roman, ca se trouve je vais avoir une expérience au cinéma ou rien de tout ca, ca se trouve je vais remonter un groupe je…
B.L : ca veut dire que tout est possible.
P.S : oui, ben j’espère, j’espère. Moi j’ai envi que ca se passe comme ca. C’est pour ca que moi les étés je ne prévois rien, je ne prévois pas des voyages du 14 au 28, j’ai un peu peur de tout ca, j’aime bien un peu me laisser un peu au jour le jour suivant mes envies, un peu improviser.
B.L : et parfois un peu dans ce métier, on a besoin d’avoir des plans de carrière, sans pour autant tomber dans le je dois écrire, je dois composer, je dois absolument tourner. Mais il faut se fixer des objectifs, vous vous en fixez ?
P.S : je me fixe de objectifs, mais qui ne sont pas toujours les mêmes selon les périodes et donc certainement que j’aurai d’autre objectif que je me lancerai plus tard ; pour l’instant, je, je et puis il est pas question que je change je fais de la musique mais après voilà, il y a 6, 7 ans on m’aurait dit tu va faire deux albums pour Sandrine Kimberlain, je ne l’aurais jamais cru et puis on s’est croisé ca c’est fait. Alors peut être et j’espère faire d’autre rencontre plus tard et peut être que ca m’amènera à faire d’autre situation complètement imprévisible.
B.L : on va en piocher une autre.
P.S : poisson rouge, bébé fou, cherche midi whoua, mais d’où vient cette inspiration ?
B.L : (rire) alors la je ne sais pas comment vous allez le prendre, mais moi je l’ai fais avec un ton un peu moqueur je vous l’avoue, parce que je suis très honnête.
P.S : c’est des noms de groupes consternant vous trouvez ?
B.L : (rire) consternant se n’est pas l’adjectif que j’utiliserai.
P.S : mais en même temps vous savez il y avait les chaussettes noires, les chats sauvages. Alors on avait une chanson qui s’appelait les poissons rouges, alors on a appelé notre groupe les poissons rouges ; les bébés fous on trouvait ca sympa, parce que c’était un micro, euh un biberon en forme de micro avec pour graduation les titres des chansons et puis le graphique nous plaisait et ca s’appelait les bébés fous, je trouvais ca sympa, on trouvait ca sympa. Puis enfaite tout nos nom de groupe venait d’une chanson, donc les noms sont un peu grotesque : poissons rouges, les bébés fous, il y avait aussi les rhinocéros mais c’était les mêmes…
B.L : et les cherches midi vous avez lu beaucoup de livre, les éditeurs vous ont accrochés un moment, qu’est ce qui c’est passé ? (rire)
P.S : alors les cherches midi, c’est juste mon groupe avec julien Voulzy, euh voilà un groupe avec lequel on a sortit deux albums et la enfaite, la première fois qu’on s’est vu c’était à l’âge de 3 ans, on ne s’en rappelle pas mais c’est se que nos parents nous on dit que c’était assez rigolo notre confrontation comme ca tout les deux et c’était rue du cherche midi, j’habitais là-bas à l’époque. Donc la première fois qu’on s’est vu avec Julien, c’était rue du cherche midi, quand on a monté notre groupe on s’est dit on s’appel les cherche midi.
B.L : alors on sait que vous parents respectif sont très amis, alors on se dit ils sont super pote eux aussi c’est vrai ou pas ?
P.S : euh non pas forcement, julien lui euh quand il était petit, il vivait en banlieue très loin de moi qui vivait dans Paris. Donc on ne se voyait pas autant que nos parents se voyaient.
B.L : et après quand vous avez commencé à vous côtoyer à faire de la musique ensemble, ca l’a fait tout de suite, vous vous êtes dit il y a un truc ?
P.S : ouai on s’est connu à l’âge de 3 ans donc c’est un peu comme si on était des cousins, on ne se rappel pas de ne pas se connaitre. Donc euh voilà, c’est un peu comme une fraternité, on est un peu cousin comme je vous dis, donc voilà, on aimait faire de la musique ensemble.
B.L : on va piocher une autre question.
P.S : quel est la vanne que vous n’avez jamais osé dire à une femme ?
B.L : allez et vous ne faites pas de retenue, vous ne faites pas de la rétention d’information et vous ne la zappez pas.
P.S : j’ai le droit à 3 jokers, on change les réglés.
B.L : (rire) en court de route.
P.S : je ne sais pas, la vanne que vous n’avez jamais osé dire à une femme ? Mais je ne connais pas de vanne c’est terrible, j’adore les blagues, fin les vannes, les histoires drôle et je, je, je …. Je ne les retiens jamais, alors osez dire à une femme ca serait certainement quelque chose d’un peu graveleux, ou je ne sais pas un peu scato, je n’en connais pas, ca serait peu être un truc comme ca.
B.L : c’était pour connaitre un peu votre coté don juan et dragueur, on voulait en savoir un peu plus.
P.S : alors, alors mon coté un peu lourd de blague je l’ai,
B.L : ouai, c’est ca qu’on veut savoir
P.S : et la dernière que je connais, c’est quelle est la différence, quel est le point commun ou non la différence, déjà elle commence très bien, entre un rappeur et un campeur ?
B.L : un rappeur et un campeur… le piquet
P.S : non, non enfaite le rappeur il nique sa mère et le campeur il démonte sa tente !
B.L : (rire) c’est nul !
P.S : oui, oui mais c’était pour pas jokeriser, je me suis lancé.
B.L : (rire) c’est nullement drôle.
P.S : voilà, voilà
B.L : je vous laisse piocher une autre question.
P.S : quel est le mot que vous adorez entendre à votre sujet ?
B.L : tu es l’homme le plus drôle du monde (rire)
P.S : ben oui très bien.
B.L : non, non dites nous
P.S : non mais je n’ai pas, poufff quel est le mot euh, très difficile…
B.L : la on peut mettre un joker
P.S : ha vous acceptez là
B.L : ouai, ouai parce que la vanne ca allait être drôle on le savait
P.S : c’est gentil vous m’autorisez un joker
B.L : la dernière question
P.S : non mais parce que si ca ne me vient pas, je, je vous … Quel est votre plus vilaine qualité ? Ben l’impatience. Euh ouai je vais dire l’impatience.
B.L : allez c’est vendu
P.S : on garde ?
B.L : aller on garde, je ne sais pas si je garde au montage, mais je garde celle-là en tout cas.
P.S : ha non mais on ne garde rien au montage, d’ailleurs on coupe tout