Patrice Drevet

Very Fan (son enchère)

"J'ai joué contre Henri Salvador, que j'ai battu !"

  • Découvrez ce que Patrice Drevet souhaite mettre aux enchères, pourquoi ce cadeau et pour quelle association ?Il a choisi l'association L'Hippocampe. Cette association a pour objectif principal le développement d'actions culturelles et artistiques en faveur des personnes handicapées ou de leur accès aux arts et à la culture.

En bref

Patrice Drevet Patrice Drevet
  • Nom, Prénom : Drevet , Patrice
  • Date de naissance : 04/01/1948
  • Lieu : Paris
  • Signe : Capricorne
  • Profession : Journaliste - Homme Politique
  • Site internet : Accéder à son site

Son enchère

Ses boules de pétanque gravées à son nom.

Au profit de l'association :

Cette enchère s'est terminée à 111€.

Interview scriptée

VERY FAN (SON ENCHÈRE) (9min34)

 

B.L : Patrice Drevet, l’heure est venu de nous présenter l’objet que vous avez choisi, l’objet que vous allez présenter à nos internautes, pour une enchère. Je crois que cet objet vous représente assez bien.

P.D : oui et depuis quelques années, c’est un objet que je n’utilise pas assez souvent, se qui fait que je ne suis pas un très bon joueur, mais c’est aussi une passion, j’adore jouer à la pétanque, je suis d’ailleurs président du club de pétanque de Neuilly sur Seine depuis 7 ans, et je participe à pas mal de compétition, mais de personnalité, donc avec d’autre joueur qui ne sont pas des ...

B.L : Patrice Laffont certainement non ?

P.D : Ha il y a Patrice Laffont bien évidemment, j’ai même joué contre Henri Salvador, que j’ai battu, mais c’était vers la fin, il faiblissait un petit peu, et puis j’avais un très bon joueur avec moi, c’est un jeu d’équipe la pétanque. Donc cet objet que je vais offrir pour les enchères

B.L : on peut le voir ?

P.D : on peut le voir oui, et puis donc, ce sont des boules de pétanque que j’ai gagné. Donc elles sont à moi, elles sont tellement à moi, qu’il y a mon nom gravé dessus, je vais vous les montrer, elles sont magnifique et il y a quand même …

B.L : votre nom et votre prénom, ce n’est pas rien

P.D : et il n’y en a pas qu’une, il y en a deux et il y en a même trois !

B.L : avec un peu de sable de Neuilly !

P.D : oui avec un peu de sable de Neuilly et il y a même la sacoche. Vous entendez un peu se son, le son de la boule de pétanque, le soir sur les allées de Pésenasse  sous les platanes, quand il y a l’orage qui gronde au loin, mais on s’en fou parce qu’il passe loin et que nous on est la avec la chaleur, un petit peu de vent. Et qu’il est une heure du matin et qu’on essaye de pointer au plus prêt. Alors moi le problème que j’ai avec la pétanque c’est que c’est le cochonnet qui n’est pas assez prêt de ma boule, ce n’est pas ma boule qui n’est pas assez prêt du cochonnet, c’est le contraire, il y a une subtilité que les professionnels vont comprendre. C’est boules je vous les offres.

B.L : c’est vous qui allez déterminer le montant de base de l’enchère, c’est vous qui allez déterminer en tout cas, le montant de base

P.D : pour ces boules, qui sont toutes neuves en plus, avec mon nom gravé dessus et il y en a trois. Je ne sais pas le montant, on met symboliquement 100 euros par exemple.

B.L : allez symboliquement !

P.D : symboliquement 100 euros. Tiens 100 euros ca me rappel une anecdote à l’époque ou j’ai crée le mini journal dans les années 80, en 84. J’avais demandé à l’époque un reportage sur un jeune en école de tennis, qui pourrait devenir connu et puis un des DTN, un directeur technique m’avait indiqué un tout petiot, Santoro il s’appelait et on a fait un reportage sur lui, et c’était son premier reportage à la télé, mais le gars ne s’était pas gouré parce qu’effectivement il est devenu champion de tennis. Alors comme moi j’ai essayé de jouer au tennis je n’ai jamais réussi, je me suis rabattu sur la pétanque, la, ca va un peu mieux, je ne suis pas encore professionnel parce qu’il faut jouer tout les jours, pour vraiment très, très, très bien jouer aux boules, à la pétanque.

B.L : c’est comme tout de toute façon !

P.D : exactement, il faut travailler

B.L : quel association avez-vous choisi ?

P.D : alors j’ai choisi Hippocampe qui est une association …

B.L : qui est une association que vous connaissez très bien !

P.D : une association que je connais très bien, parce que je fais parti du conseil d’administration et la présidente c’est Mireille Malo et à l’origine on a crée cette association pour aider et pour récompenser des jeunes handicapés, jeune et moins jeune d’ailleurs, à travers un festival que j’aime beaucoup d’ailleurs, qui est le festival de la bande dessinés d’Angoulême. Et tout les ans, depuis plus de 10 ans, on demande à des CAT, à des établissements qui accueil des jeunes handicapés, de travailler et de faire une BD, et tout handicape, soit handicape mental, handicape moteur peut importe. On leur donne un thème et on leur demande de travailler, de faire une bande dessiné et on se réunit en jury, le président du jury c’est Frank Margerin, qui est quand même une des sommités de la bande dessiné, une des figures emblématique de la BD française. Frank Margerin préside un jury et on remet de nombreux prix aux jeunes qui on fait les plus jolies bande dessiné, sur le thème de l’année. On remet les prix fin janvier lors du festival de la BD à Angoulême.

B.L : vous êtes vous vice président de l’association Hippocampe, donc vous aidez comme vous l’avez dit les jeunes handicapés depuis plus de 10 ans. En 2004 vous avez aussi participé à la création de vivre FM, c’est une radio parisienne dédié aux personnes handicapés, qu’est ce qui vous a mené sur la voix des personnes handicapé ?

P.D : je ne suis pas concerné, dans ma famille, j’ai un petit neveu qui est mal entendant mais je ne suis pas moi-même concerné par le handicape en direct comme le son souvent comme les personnes qui s’investisse dans des associations d’aide aux handicapés, mais c’est bizarrement parce que j’étais alaise, mais vraiment c'est-à-dire que pour moi je n’ai pas de regard différent, se dont se plaignent souvent les personnes handicapé c’est le regard qu’on porte sur eux ; et moi j’ai le même regard sur eux que sur le reste de l’humanité et ca les a touché et j’ai toujours été sollicité c'est-à-dire qu’on m’a toujours demandé pour animer des débats sur le problème du handicape, sur l’incération des handicapés dans le milieu ordinaire par exemple, les applications de la loi de 87, l’action de l’agefiph, tout se qu’il fait … peu à peu je suis devenu un peu le spécialiste en animant tout ces débat, j’étais obligé de me renseigner, de me former, sur tout se qui existe, sur tout se qu’on peut faire et c’est comme ca que c’est venu, on me la demandé, poliment et je suis venu et j’ai répondu présent.

B.L : et concrètement pour l’association Hippocampe qu’est ce que s’est que cette somme, imaginons  que l’enchère fonctionne bien pour vous, qu’on vous remette un chèque, c’est important ou va l’argent, à quoi ca sert, comment à quel heure ?

P.D : on profitera de cette somme pour la remettre comme prix par exemple pour ceux qui on gagnés le concours de BD ou alors donner une somme d’argent en plus pour leur CAT, ca leur servira peut être à payer un autocar avec un accès pour les fauteuils roulants. Ou on donnera cet argent à un CAT, un centre d’aide par le travail, ou à des établissements scolaire qui accueille des handicapés.

B.L : la question, c’est est ce que vous suivez vraiment l’évolution de l’association et est ce que quand une somme arrive vous savez toujours quel est le montant.

P.D : oui, oui, on a des assemblées générales extrêmement rigoureuse et on ne fait pas n’importe quoi avec l’argent de ces associations, nous en tout cas avec notre association on est très rigoureux, on est soutenu par des grandes banques, par la SNCF qui nous aide beaucoup par exemple et dans notre conseil d’administration on a des banques justement, des partenaires financier qui font partit du conseil d’administration pour surveiller ca et nous, nous sommes tous bénévoles bien sur. C’est rien, c’est …

B.L : on veut bien savoir qui c’est ? Alors la je tiens à préciser que rien n’est monté.

P.D : Ha non, non c’est vrai !

B.L : vos boules de pétanque vous comptez les garder et les remettre à la personne qui gagnera l’enchère ou alors vous préférez nous les laissez et on s’en occupe.

P.D : comme vous voulez,

B.L : Ha c’est vous qui décidez, vous pouvez très bien suivre l’enchère et ensuite connaitre le nom de la personne, vous la retrouvez peut importe ou en France et vous lui remettez en main propre.

P.D : non alors, se qu’on va faire pour l’objet que j’offre aux enchères pour mon association, c’est que je vais vous les laisser les boules, parce que c’est lourd à porter que je ne reparte pas avec. Mais si vous le souhaitez je reviendrais les donner à celui ou celle qui a fait la plus grosse enchère. Je viendrais en chair et en os.

 

VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (12min24)

 

B.L : Patrice Drevet bonjour,

P.D : bonjour,

B.L : je vais commencer cette interview en vous remettant votre journal de naissance. Grâce à notre partenaire info naissance, vous connaissez info naissance ?

P.D : non je ne connais pas, je vais faire connaissance avec cette gazette, j’aime bien le mot gazette.

B.L : ca vous rappel des souvenirs ?

P.D : ben oui et je suis très attaché au métier de journaliste, ca me rappel les premiers journalistes, la gazette, les nouvelles aussi je préfère les nouvelles que les news par exemple. C’est bien aussi mais bon … voilà. Aujourd’hui un événement exceptionnel la naissance de Patrice, vous avez oublié Drevet enfin bon. Vous savez des Patrice il y en a pas mal quand même.

B.L : c’est vrai mais en l’occurrence, on a bien travaillé sur votre dossier et est ce que j’ai le droit de donner votre date de naissance ?

P.D : absolument !

B.L : vous êtes né le 4 janvier 1948

P.D : alors je suis né le 4 janvier 1948 à 4 heures du matin dans le 14ème arrondissement.

B.L : il y a quelque chose avec les 4

P.D : il y a que des 4 partout, des 4 et je suis poursuivis par le 4.

B.L : c'est-à-dire ?

P.D : je ne suis pas du tout le charme surnaturel et autre numérologie, mais le 4 me poursuis. Quand je vais dans un hôtel j’ai toujours le chiffre 4 ou 80% des fois le chiffre 4 dans le numéro de ma chambre. J’ai commencé à présenter le numéro de journal en 1984, c’est étonnant, mais tout ca s’arrête à un certain seuil quand je franchis, ce qui est très, très rare une porte de casino et que je joue la 4, la ca sert à rien. Et alors j’ai une petite anecdote que j’aime bien, et c’est vrai que le 4 est un chiffre étonnant, ce n’est pas un bon chiffre en Chine parait-il ; et ma petite anecdote qui me fais bien rire, c’est qu’un jour j’ai joué le numéro 4 au course, dans la quatrième et j’ai même misé 4 millions dessus et vous savez quoi ?

B.L : ben non !

P.D : il est arrivé 4ème. Et j’ai travaillé pendant 44 ans dans l’audiovisuel à la télévision

B.L : mais vous n’avez jamais travaillé pour France 4 ?

P.D : non jamais pour France 4, dommage parce que c’est une chaine que j’apprécie comme France 5 d’ailleurs, comme ces chaines de France télévision plus ou moins thématique et qui sont de qualité.

B.L : mais ce n’est pas fini, vous pourriez encore postuler pour France 4

P.D : je suis à la retraite moi !

B.L : on va en parler mais quand on est à la retraite on peu toujours encore travailler non ?

P.D : oui, mais je travail toujours mais disons que j’ai changé d’orientation, je vais plus vers des activités politique et plus vers des activités comme celle de journaliste dans une autre façon d’agir, dans des activités politique qui permette d’aider les autres, parce que pour moi de se retrouver, se qui est mon cas adjoint au maire de Pésenasse concernant le développement durable par exemple c’est apporter ma petite pierre au bonheur supplémentaire, qu’on peut donner aux gens que vous administrés, aux gens qui vous on élut.

B.L : est ce que tout petit déjà, vous imaginez la carrière que vous alliez avoir et que vous avez eu ?

P.D : pas du tout, j’ai eu une jeunesse bizarre, donc après le 4 janvier 48, à 4 heures du matin dans le 14ème arrondissement, j’ai plutôt passé une jeunesse sans papa d’abord, que je n’ai jamais connu. Du coté de St Ouen, du marché aux puces, mon adolescence que j’ai vécu avec beaucoup d’insouciance, de bonheur aussi, j’ai eu une mère qui a élevé trois enfants seul et qui s’est battu et qui nous a élevé comme il fallait, mais une jeunesse quand même ou bon il fallait allez jusqu'à la fin du mois pour manger, donc ce n’était pas toujours facile.

B.L : mais papa est parti, papa … ?

P.D : papa a dut vivre au coté de maman quelques heures on va dire, les heures qui ont dut être nécessaire à ma conception.

B.L : vous êtes le dernier ?

P.D : je suis le premier, je suis l’ainé

B.L : et vous avez dit que vous avez d’autre frère et sœur

P.D : j’ai une demi-sœur et un demi-frère

B.L : et l’enfance malgré les fins de mois difficile vous la sentiez douce ou dur ?

P.D : non plutôt heureuse, probablement grâce à mon insouciance et à mon inconscience, qui m’a poursuivit un peu tout au long de ma carrière. J’ai plutôt l’habitude de dire d’accord inconscient mais l’inconscience professionnelle. Et quand j’étais gamin c’est vrai que j’ai toujours eu la chance de me retrouver du bon coté de la barrière, c'est-à-dire qu’a Saint Ouen il y avait la mairie avec un parti politique assez intégriste et puis il y avait l’église avec les curés, intégriste aussi d’accord

B.L : d’une autre manière

P.D : d’une autre manière, mais je me suis retrouvé au patronage, ma mère ma mit au patronage tout simplement parce qu’elle a demandé un appartement au curé et un autre au maire et que c’est le curé qu’il lui a trouvé un appartement le premier, donc elle m’a mit au patronage se qui est logique. Et donc j’ai eu cette chance de me retrouver élevé par les curés, dont un qui s’appelait nounours, à l’époque, ils avaient des soutanes noires et qui à chaque fois qu’on faisait des conneries, nous foutait un coup de pied dans le cul et qui jouait un peu le rôle du papa que je n’ai pas eu. Alors que tout mes copains qui ont été élevés du coté de la mairie, ils ont fini plus ou moins, fin pas toujours brillamment quoi, on va dire.

B.L : et la religion est rentré dans votre vie

P.D : la religion est rentrée dans ma vie, j’étais enfant de cœur, j’ai fait ma communion solennelle, j’ai fait… j’ai même redoublé mais j’ai confirmé, j’ai même été scout de France, là ca commencé à ce gâter c’était l’adolescence, je commençais à aller voir du coté des filles, et donc je me suis fait un peu mettre … euh,  en tout cas  je garde de très bon souvenir, quand on parlait de souvenir  de ma jeunesse.  De très bon souvenir, aussi des scouts ou j’ai eu la chance de faire ma promesse de scout à Lourdes et c’était la nuit, la remontée du calvaire de Lourdes au flambeau, c’était sublime pour un gamin ce sont des images qui marque et qui sont toujours resté. Donc j’ai quand même eu cette chance comme je dis, d’être du bon coté de la barrière, parce que je suis persuadé que les valeurs morales on les trouve dans une religion. Mais tout cela est relativisé par le fait que bon, par mon métier de journaliste, tout en voyant tout se que j’ai dans le monde entier, j’ai un petit peu douté sur l’existence d’un dieu, du moins d’un dieu qui serait extérieur, qui aurait existé avant l’homme, parce que c’est l’homme qui l’a crée. Alors maintenant je suis pratiquent non croyant, c'est-à-dire que je continu fréquenter les églises, ou les mosquées enfin bon  tout les lieux de culte, j’en ai besoin, j’ai besoin de me retirer, de me regarder et ce sont des lieux merveilleux pour ca. Maintenant qu’en à l’existence d’un dieu, j’en ai pas eu la preuve encore et tout se que j’ai vu dans le monde ne m’en a pas apporté la preuve et moi je trouve que croire à quelque chose, c’est une force et moi je ne l’ai plus, après tout se que j’ai vu dans ma vie. Vous savez après avoir fait le Rwanda (Ruanda) les charniers et tout on désespère un petit peu qu’il y ai quelqu’un la haut.

B.L : quand vous parlez d’une enfance heureuse, est ce que vous avez des souvenirs précis de cette enfance là ?

P.D : de conneries, de bêtise que j’ai faites ho oui. Me retrouver à poil dans la cours du patronage, après la douche, après le basket, parce que j’avais fait un pari stupide, ho oui, il y a en a moult anecdotes comme ca.

B.L : et maman elle était …

P.D : maman, elle faisait se qu’elle pouvait maman la pauvre, mais enfin bon, je n’ai jamais été convoqué au commissariat de police. Sauf une fois mais pour tapage nocturne, parce que bon je commençais à faire un peu de musique, et j’ai fait de la batterie jusqu'à 1 heure du matin, une batterie dans un appartement, ca dérange les voisins,

B.L : ca fait désordre. J’allais justement parler de la musique, des passions, des autres activités, quand on est jeune comme ca, on a besoin de se trouver, de se chercher, vous faisiez quoi vous pour vous occuper ?

P.D : j’ai fait un peu de basket mais je n’étais pas très grand, donc pas très performant et j’ai fait un peu de batterie, donc effectivement de la musique et il y a eu la période ou je suis rentré à l’école du spectacle parce que c’était la dernière école qui m’acceptait

B.L : parce que vous n’étiez pas un bon élève ?

P.D : j’étais un bon élève mais qui faisait rire tout le reste de la classe, et qui ne pouvait pas à la fois travailler et faire le spectacle, mais j’ai adoré la classe, j’ai fait du latin, j’ai adoré le latin. Et puis j’ai eu deux années de passionnât chez les frères polonais, on était tranquille et tout les soirs ils étaient comme des polonais, avec qui d’ailleurs, autre anecdote marante de mon adolescence, avec qui j’ai participé à un voyage, pour la canonisation de leur saint patron à Rome et j’ai rencontré Jean-Paul III

B.L : vous aviez quel âge là ?

P.D : Ho je ne sais pas j’avais 12, 13 ans, j’étais tout petit. Donc quand même déjà j’ai commencé à fréquenter des stars à l’époque.

B.L : oui entre ca et Lourdes je comprends

P.D : non mais pour moi la religion est très importante, parce que ca m’a permis de me structurer et j’y ai pris, tout se qu’il fallait prendre et puis bon il y a des choses, je ne prends pas la croyance en fait partit, tout en ayant beaucoup de respect pour les catholiques. Quand on a une sorte de liberté contrôlé qui nous laissait aller à la découverte de nouvelle chose, à la fois par ma mère, les profs, le patronage, qui nous donnait certaines limites quand même, qui imposait certaines limites pour ne pas tomber dans le n’importe quoi qu’on peut faire à l’adolescence, en se qui concerne les drogues, le vol et toutes les grosses bêtises qu’on peut faire …

B.L : et ca construit un homme ca pour vous ?

P.D : pour moi ca construit un homme, les scouts ca m’a construit, vous savez se que j’ai appris aux scouts qui me sers encore aujourd’hui ?

B.L : dites nous

P.D : et ben c’est allumer un feu, en toute circonstance

B.L : vous êtes prêt pour faire Koh lanta

P.D : ho non surtout pas, j’ai peur de émission comme ca, ne me dite pas ca, j’en ai la chair de poule, des frisions, c’est la télé que je hais.

B.L : en tout cas, on peut partir avec vous sur une île déserte, sans avoir peur

P.D : vous pouvez partir avec moi sur une île déserte, je pourrais faire du feu, s’il pleut,  je pourrais construire un abri de fortune, aux scouts on apprend tout ca, j’ai appris à faire la cuisine aux scouts, j’avais mon badge de cuisinier, j’adorais ca la cuisine déjà et je continu d’ailleurs. Je continu à adorer faire la cuisine c’est une de mes passions et c’est quelque chose qui me permet de me détendre quand je rentre le soir à la maison, je m’enferme dans la cuisine et je fais un petit plat, ca me …

B.L : vous êtes marié aujourd’hui ?

P.D : je suis marié aujourd’hui, et je suis marié depuis très longtemps et j’ai un fils qui a 39 ans quand même, donc ca laisse présager un mariage précoce. En 68 comme à peut prêt tout mes collègues on a été mit un peu à l’écart de la télévision  et je me suis retrouvé serveur sur les voitures restaurant, parce qu’il fallait bien manger… serveur sur les voitures restaurant de la compagnie des wagons lits. Je servais à la pince et tout et donc je regardais travailler la brigade et à l’époque c’était une brigade entière qui faisait la cuisine, les produits montaient frais dans les cuisines de la voiture restaurant, et j’ai piqué pleins de plats, je regardais comme ils travaillaient, cela m’a passionné.

VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (10min54)

 

B.L : Patrice Drevet vous êtes face maintenant…

P.D : à moi ?

B.L : vous-même, de nouveau encore, presque vous-même et plus face aux internautes. Parce que les internautes, vous pouvoir apprécier votre manière de dessiner, parce que déjà est ce que vous êtes un bon dessinateur ?

P.D : pas du tout !

B.L : sinon vous auriez été un dessinateur

P.D : exactement, sinon j’aurais fait dessin

B.L : parce que vous étiez un bon curieux, vous avez décidé d’être journaliste

P.D : voilà j’étais très, très curieux, donc j’ai décidé d’être journaliste et je regrette, c’est une chose que je ne me pardonnerais jamais de ne pas avoir appris jusqu’au bout un instrument, j’ai joué un peu de batterie mais bon en amateur. Et je regrette aussi, de ne pas savoir, de ne pas avoir appris aussi à chanter, j’aurais bien aimé être chanteur. Souvent un journaliste, c’est un artiste raté !

B.L : à bon ?

P.D : c’est grave

B.L : je trouve que c’est violent en plus

P.D : c’est vrai que c’est assez violent comme déclaration mais c’est souvent ca. Et souvent même les journalistes politique son souvent des hommes politique   qui ne sont pas allés jusqu’au bout de leur démarche et qui se sont dit je vais fréquenter le milieu, pour pouvoir en parler ou je vais vivre dans ce milieu la, grâce au métier de journaliste

B.L : mais alors vous qu’est ce qui vous a poussé vers la voix du journalisme ?

P.D : mais le métier de journaliste, c’est le plus beau métier du monde, vous, vous ne rendez pas compte, vous arrivez vous ne connaissez pas grand-chose, vous repartez à la retraite vous connaissez le monde entier, chaque chose que vous apprenez aux autres, donc tout les jours vous apprenez quelque chose, c’est un métier ou l’on apprend tout les jours, puisqu’on est obligé de l’apprendre aux autres. Il faut bien commencer par l’apprendre soit même et le comprendre pour bien l’expliquer. Donc c’est ca qui est passionnant dans le métier de journaliste, ca peut aller dans tout les secteurs, moi j’ai beaucoup travaillé dans le secteur culturel, mais j’ai été aux informations général aussi j’ai fait des grands reportages, donc j’ai découvert des pays, des géographies, des peuples, des cultures et c’est extraordinaire.

B.L : pour la plus part des français, on vous connait face à un écran et face à une carte de France, parce que vous étiez présentateur météo

P.D : oui mais c’est un quart de ma carrière

B.L: oui mais finalement, vous êtes resté très longtemps présentateur météo

P.D : 11 ans

B.L : mais alors la on peut dire que vous avez raté quoi ?

P.D : ce qui veut dire 33 ans comme non présentateur météo, quand même c’est plus important ma carrière d’avant, surtout que j’ai crée le mini journal dans les années 80, avec lequel j’ai obtenu un 7 d’or et c’est devenu le journal de référence pour les adolescents des années 80.

B.L : ben moi je vais vous demander un geste, c’est de vous dessiner maintenant tel que vous, vous voyez vous

P.D : alors comment moi je me vois, je vais me dessiner moi, comme un soleil, je vais vous expliquer pourquoi. Un soleil qui me sourit, avec des yeux malicieux et ce soleil me sourit parce que ca, sa sera l’énergie de demain. Si l’espèce humaine s’en sort, dans l’avenir, dans le futur, ca sera grâce à lui, grâce au soleil. Que ce soit la fusion nucléaire, qui se ressemble bougrement à se qui se passe dans le noyau du soleil. Ou que ce soit tout simplement la capacité à capter l’énergie du soleil, pour nous faire avancer autour de nous et nous faire avancer dans la vie aussi. Vous savez que si on arrivait à capter 100% de l’énergie que nous envoi le soleil pendant une heure, on arriverait à alimenter toute la France pendant un an

B.L : mais qu’est ce que l’on attend ?

P.D : ben les technologies ! Quand je vous disiez que j’étais pour le progrès en étant pour l’écologie, on attend et ca commence, maintenant il y a des panneaux solaires qui captait un petit peu d’énergie il y a dix ans et maintenant 10 fois plus et puis demain 100 fois plus. De toute façon il n’y a plus de pétrole dans quelques années… et voilà quelque chose qui m’horripile c’est ho voilà on sera bien obligé d’être propre demain parce qu’il n’y aura plus de pétrole, c’est vachement sympa pour son fils, son petit fils, son arrière petit fils, on va lui laisser une planète sans pétrole, alors qu’il y a des bonnes application du pétrole, il y a des choses qui peuvent servir à l’humanité. Donc non, non nous on bouffe tout, on est entrain de tout bouffer, le pétrole, le gaz, l’uranium tout allez on y va, tant pis pour ceux qui nous suivent, mais on continu à faire des enfants, on y va joyeusement, sans penser du tout à se qu’on va leur laisser comme planète. C’est Saint Exupery qui disait l’avenir il ne s’agit pas de le prévoir, il faut le rendre possible. Moi j’ai envi de rendre possible l’avenir de mes enfants, de mes petits enfants, les prévisions ca va j’ai déjà donné, pendant quelques années à la télé.

B.L : j’allais vous le dire, la force que vous avez aujourd’hui, c’est qu’on vous écoute et qu’on ne vous voit pas encore une étiquette politique, on vous voit comme un présentateur investi, qui a sut pendant de nombreuses années de quoi il parlait, vous avez été reporteur, vous avez bourlingué, vous avez fait des reportages à l’étranger, vous avez présenté l’information, vous avez également présenté la météo et à partir de la, vous vous êtes rendu compte que l’écologie jouait un rôle très important dans notre société, et que vous pouviez vous à votre niveau faire quelque chose pour que justement, on puisse s’en sortir. Vous n’avez pas peur de demain de vous dire, l’étiquette de l’homme politique, va prendre le dessus et je vais devoir faire comme les autres, et quand je dis comme les autres, je ne veux pas englober tout le monde mais je veux simplement rappeler l’image que les français on de la politique, c'est-à-dire des accords, des alliances. L’objectif visé c’est le pouvoir, vous vous situez ou vous par rapport à ca ?

P.D : oui, moi l’objectif un par rapport aux autres hommes politiques, l’objectif visé n’est pas de me faire connaitre, ca c’est fait. Ce n’est pas de devenir riche, je ne le serais jamais, je n’ai pas envi, j’ai ma petit retraite, ca me suffi t. l’objectif visé il est tout simple je ne veux pas que mon fils me traite de salop, c’est tout.

B.L : c’est beaucoup !

P.D : je ne dis pas fait, pensez comme moi, faites comme moi, non, non je ne veux rien imposer, je veux continuer un petit peu à jouer mon rôle de journaliste, susciter l’envie de … J’ai vraiment envie de susciter l’envie, et de leur dire vous voyez si vous faites ca, ca sera mieux pour vous, moi je vais acheter le pain en vélo, j’ai 61 ans, ben j’y vais quand même, il y a des matin ou je suis fatigué, ben je prends la bagnole mais ce n’est pas ca non plus qui va changer la face du monde. Mais le petit geste que j’aurais fait, d’abord ca me fera du bien à moi, puis ca fera un tout petit geste pour l planète. Mais surtout le plus important c’est au moment ou l’on va désigner nos représentant, des élus, d’essayer d’élire des gens qui vont avoir un autre regard sur la société qui va évoluer. Je pense que le capitalisme est en fin de parcours, le communisme c’est fini depuis longtemps, il va falloir qu’on invente quelque chose d’autre, est ce que ca va être un écologisme raisonnable, je ne sais pas, en tout cas nous on est en train de réfléchir profondément, de réfléchir sérieusement à changer la société en profondeur, mais en allant de l’avant, en étant pour le progrès et parce que nous pensons. Les écologistes comme moi pensent que si nous continuons à vivre comme aujourd’hui, ben il n’y en a plus pour très longtemps.

B.L : et si vous avez envi d’écrire un petit texte en rapport avec se que vous avez dit, un petit mot, un petit message, vous êtes libre de le faire

P.D : moi j’aime bien, j’aime bien ma phrase, l’avenir il ne s’agit pas de le prévoir, il faut le rendre possible ! St Ex

B.L : j’espère que vos paroles, vos mots, vos actions ne seront pas veine. Est-ce que c’est ca votre moteur dans la vie ?

P.D : mon moteur ? Euh qu’est ce que c’est mon moteur ? Ouai non mon moteur c’est la passion je crois, je suis un passionné, je suis passionné par ma femme, je suis passionné par la cuisine, je suis passionné par la pétanque, je suis passionné par le climat, je suis passionné par le savoir, je suis passionné par l’écologie, je suis passionné par le bonheur des gens. J’ai vraiment envi de faire de la politique pour rendre les gens heureux, je vous l’ai dit moi je n’ai pas, plus besoin de reconnaissance.

B.L : vous n’en avez pas besoin ou vous n’en avez plus besoin ?

P.D : non je n’en ai pas besoin !

B.L : vous n’en avez jamais eu besoin ?

P.D : non je n’en ai jamais eu besoin, je n’ai jamais cherché à présenter des émissions, on me l’a demandé poliment et j’y suis allé. La politique aussi d’ailleurs, paradoxalement d’ailleurs, je vous dis je suis un passionné

B.L : c’est se que j’allais vous demander

P.D : je me suis peut être fait entrainer dans ces voies la, qui sont vraiment des passions pour moi, mais ca a été, je veux dire je suis devenu conseillé adjoint au Maire à Pésenasse, parce que le maire me l’a demandé poliment. En me disant Patrice est ce que tu veux venir … je lui ai dis ouai pourquoi pas, et puis comme ca coïncidé avec le moment ou j’ai voulu quitter la télévision, pouf un mois après j’étais élu.

B.L : je vais vous demander de vous éloigner comme ca on verra vraiment votre œuvre et on verra se que vous avez écrit, encore un peu, encore même un peu beaucoup, comme ca on ne vous verra plus vous  (rire) voilà la c’est parfait.

VERY OFF (3min16)

 

P.D : quoi qu’il reste encore un peu de château dans la star AC. Pour moi la télé ce n’est pas … la télé c’est vraiment une fenêtre ouverte sur le monde, c’est vraiment, c’est un véhicule culturel et de distraction, mais la distraction il ne faut pas quelle soit au raz des pâquerettes. Je ne vais pas mettre tout le monde au niveau du café du commerce, on n’est pas loin de la Bastille là, je préférais les emmener vers l’Opéra quoi, ca peut être un Opéra rock.

P.D : il y a une mobylette qui vient de passer, vous l’avez entendu la mobylette, vivement que les mobylettes soit électrique. Les ingénieurs du son seront bien contents le jour ou les mobylettes seront électriques, moi je peux vous le dire, et les avions et les abeilles, elles reviendront les abeilles, s’il y a moins de bruit.

P.D : Français, Française, Belges, Belges, Bastillé, Bastillése !

P.D : et si on vous pose la question, quel sont les qualités requise pour être journaliste, c’es curieux, curieux

B.L : ouai je crois aussi !

P.D : si vous êtes curieux, vous serez un bon journaliste et c’est le plus beau métier du monde. C’est le seul métier ou vous arrivez, d’abord ou on vous paye pour voyager, quand vous voyagez vous tombez tout de suite sur se qu’il faut voir dans un pays, vous interviewez, celui qu’il faut interviewer, vous rencontrez les hommes politiques, culturels. J’ai fait des reportages mais de rêve, j’ai rencontré Bob Marley et sa femme, à la Jamaïque, dans leur studio, chez eux, les enfants, bon j’ai fait des trucs de ouf.

P.D : ce sont les médias qui on rendu les gens parano, à faire croire que c’était le bordel partout, que c’était le bordel dans les établissements scolaire. Il y a 14 milles établissements scolaires en France, il y en a peu être 200 ou il y a le bordel. C’est vachement sympa pour les 13 800 qui restent, ou ca se passe vraiment très bien.

P.D : bon maintenant je vais vous dire pourquoi je vais de la politique … enfaite non !

B.L : c’est le moment !

P.D : fait voir ce petit engin diabolique, moi j’ai le même avec mon iphone

B.L : fin la qualité n’est pas la même

(Caméraman) : c’est de la haute définition ca !

P.D : c’est génial, mais il n’y a pas le son si ?

B.L : si, il y a le son, vous imaginez vous

P.D : ca coute cher ca, vous me le vendez ?

B.L : je ne sais pas (rire)

 

VERY PROMO (2min15)

 

B.L : vous avez fait d’autres magazines, le magazine de l’emploi, vous avez présenté la météo sur France 2. De 98 à 2008 vous avez été au service météo de la rédaction de France 2, nommé grand reporter. C’est vous qui avez décidé de partir ou la on vous dit, hum monsieur Drevet vous passez l’âge je crois.

P.D : non, non c’est moi qui est décidé de partir, j’ai décidé de partir parce qu’il y avait une conjonction on ne peut pas dire des astres. Une conjonction qui faisait que je pouvais bénéficier d’une mesure exceptionnel de départ à la retraite à taux pleins, dans le cadre des carrières longues durée, parce que j’avais commencé à travailler et à avoir des fiches de payes avant l’âge de 17 ans. J’ai commencé en 64 à la télé et plus de 40 ans de carrière dans le même secteur d’activité c'est-à-dire l’audiovisuel, donc on peut aujourd’hui partir et profiter d’une mesure exceptionnel dans les grandes entreprise et en plus avec une gratification financière, qui n’était pas pour me déplaire et puis bon j’ai tout bouffé, quand même, ca m’a aidé à rembourser mes dettes par exemple. Et puis l’envi de faire autre chose, fondamentalement ca faisait 11 ans que je faisais la météo, j’adore ca, c’est passionnant et puis j’ai découvert l’écologie, j’ai découvert les dérèglements climatique grâce à la météo, euh j’avais envi d’aller plus loin. C’est bien mais faire la météo, je n’allais pas faire ca encore 5 ans, 10 ans, 20 ans, je n’allais pas mourir à la météo.

B.L : en 2006 vous présentez « Ca vous direz » une émission mensuel de 52 minutes

P.D : pour l’AFPA !

B.L : oui pour l’AFPA c’est sur demain TV vous la faites toujours cette émission

P.D : ca continu oui

B.L : ca vous plait ?

P.D : Ha oui j’aime bien

B.L : vous faites quoi ?

P.D : j’anime l’émission et je fais des interviews en profondeur sur les métiers. C’est un secteur d’activité que j’aime aussi. L’emploi, les métiers, la formation professionnel et ou je connais bien le sujet donc c’est important, ca fait parti de la passation des savoirs faire, des savoirs être.

 

VERY PLUS (20min41)

 

P.D : ca me rappel une anecdote parce qu’en 44 ans de télé on en a, et euh vous savez dans le temps, on n’avait pas d’oreillette et quand on présentait les journaux télévisé… je présentais le mini journal puis il y a un sujet qui n’était pas prêt donc on m’appel pendant le lancement, sujet pas prêt rajoute quelques phrases, le temps que ca arrive et tout. Et moi sans me démonter, je réponds à la personne, ho non maman écoute je suis en plein travail, donc excuse moi c’est gentil de me demander de mes nouvelles mais pardonne moi maman je te rappellerais après le mini journal et je raccroche, mais j’avais bien entendu le message de mon chef d’édition en régi et donc je rajoute quelques phrases et le sujet est arrivé. Et le lendemain j’ai des téléspectateurs qui m’ont envoyés ho c’est bien vous avez bien répondu à votre maman, qui vous appel pendant que vous travaillez, c’est vachement sympa et tout.

B.L : ca c’est les joies du métier ?

P.D : Ho j’adore ca, le direct, c’est fait pour le direct la télévision quand même. Enfin pour moi, c’est des poussés d’adrénaline énorme, j’ai fait peut être des centaines, des milliers de direct dans ma vie quand je faisais la météo par exemple, il y a parfois des moments ou on avait des dizaines de passage par jour. Dans le télé matin, il y a 5 passages météo, ce sont 5 passages en direct et au dernier moment tu as  William Leymergie qui vous dit tu as prévu 2 minutes pour la météo et ben tu n’a que 20 secondes, alors dans la tête, on a prévu une petite construction quand même et tout et hop il y a le générique qui part et il faut être prêt et c’est ca

B.L : et vous l’étiez ?

P.D : ouai j’adorais ca, j’adorais le direct !

B.L : et pour la météo justement si on suit cette logique

P.D : la météo c’était d’abord s’amusé parce que c’était un dernier petit bout de lucarne ou on avait encore de la liberté, plus de liberté qu’ailleurs et puis il y avait une sorte de défis et c’était la dernière chose en télé que je n’avais pas encore faite. J’ai tout fait, j’ai été producteur, j’ai été grand reporter j’ai été présentateur du journal télévisé, euh je me suis baladé dans le monde entier, j’ai rencontré les plus grands surtout en musique… euh donc c’est se que je n’avais pas encore fait et en définitif j’ai fini par ca, se qui fait que ca a été très difficile de m’adapter, c’est une gestuelle très particulière, c’est à l’envers, c’est très compliqué à faire la météo. C’est plus difficile de faire la météo en direct que d’aller interviewer David Bowie à Broadway ou que de présenter le journal de 20h. J’ai dit ca une fois au présentateur, il a poussé des hurlements, mais je l’avais fait, j’ai déjà présenté le journal télévisé, il suffit d’écrire un prompteur et de le lire après en y croyant quand même un petit peu, devant une caméra.

B.L : alors pour le coup un présentateur télé est un acteur raté

P.D : et oui pour le coup, oui, oui pour le coup. Regardez Wiliam Leymergie, il rêve d’être vedette au cinéma, il a une culture cinématographique énorme, c’est le plus grand spécialiste du cinéma en France. Je veux dire Leymergie il adore ca, c’est sa passion le cinéma, il est copain avec Lelouch, c’est quelqu’un … Mais bon il lui manquait peut être le petit truc et il a fait présentateur télé, très bien d’ailleurs, journaliste aussi et présentateur télé.

B.L : vous c’est la météo qui vous a emmené sur la voie de l’écologie, parce que vous êtes vraiment investie maintenant, pour vous c’est quelque chose de très important

P.D : c’est météo qui m’a fait me poser des questions concernant le dérèglement climatique en me disant quand même ma tempête de 99, moi je l’ai presque vécu de l’intérieur, je suis rentré chez moi le dimanche matin, j’ai vu des poubelles traverser la rue sans personne qui les poussaient, fin bon c’était l’apocalypse. C’était quelque chez d’ahurissant il y a eu une centaine de mort en France quand même  avec ces deux passages de tempête successive sur la France. Alors bon il y en a déjà eu comme ca dans l’histoire

B.L : mais à l’époque vous n’étiez pas présentateur vidéo

P.D : il y a déjà eu des tempête comme ca, mais la les conséquences étaient dramatique et puis quand on est tout les jours à la météo, qu’on présente la météo tout les jours, on est au courant de tout se qui se passe dans le monde et se qui … au niveau des phénomènes  météo. Et ce qui moi, m’a interpelé réellement ce n’est pas le fait qu’il y ai des phénomènes météo extrême comme ca  de temps en temps, c’est qu’il y en ai de plus en plus et rapprochés. Alors que dans l’histoire de la climatologie, même quand on fait un peu de paléoclimatologie et qu’on regarde quel était les climats avant même que l’homme apparaisse sur terre, bon ben il y a eu des tempêtes, il y a eu quatre fois plus de gaz carbonique d’aujourd’hui, mais je n’étais pas sur terre à l’époque. Il y a eu des réchauffements climatiques, mais quand il y avait des réchauffements climatiques c’était en quelques millions d’années alors que nous on est entrain de faire ca en quelques siècles.

B.L : en même temps c’est un peu à la mode de parler d’écologie et d’essayer …

P.D : j’ai peur que ca devienne une mode

BL : je vous le confirme, c’est une mode

P.D : oui ben c’est dramatique, le fait que tout les publicitaires, ce sont d’un seul coup, jeté sur la manne écologique, tout est vert, tout est propre, même les voitures qui pollue quand même, parce que pour la construire ou pour la détruire même si elle est hybride, ca pollue quand même un petit peu et d’un seul coup elle est verte. Moi j’ai une voiture verte, mais de couleur, j’ai une smart. Donc ca, sa me fait peur, parce que ca va banaliser un phénomène qui met en jeu l’espèce humaine. C'est-à-dire que c’est du sérieux, 99% des scientifiques sont d’accord la dessus, l’homme peut disparaitre dans quelques générations, si on ne fait pas quelque chose.

B.L : alors qu’est ce qu’il faut faire ?

P.D : et on en a la preuve, la banquise est entrain de fondre, ce n’est pas une invention. A l’heure actuelle il y a déjà eu des milliers de réfugier climatique, parce qu’il y a le milieu des mers qui montent et ce qui fait que par exemple ou Tuvalu, l’archipel du Tuvalu une île habité, a été évacué, donc des réfugier climatique.

B.L : oui mais alors c’est quoi la solution, est ce que quelqu’un l’a vraiment ? Parce que encore une fois quand on voit les choses réellement, pas qu’a travers une image, mais quand on se déplace et qu’on s’en rend compte et on se dit, à oui la j’en prends conscience. C’est vraiment ca, comment on fait de Paris, d’Angoulême, de Marseille, du Canada pour réaliser tout ca ?

P.D : ben comment on fait, on change de comportement c’est tout, ce n’est pas très difficile. Non ce n’est pas difficile pour l’être humain, c’est plus difficile pour la société dans laquelle il vit, parce que la société elle est battit sur des emplois, ces emplois sont battit dans des secteurs d’activité, les secteurs d’activité qu’il va falloir faire évoluer, qu’il va falloir changer. On va passer du pétrole à l’hydrogène par exemple, un autre moyen de fabriquer de l’énergie, ca veut dire que tout ces gens qui travaillent, qu’est ce qu’on va en faire du jour eu lendemain, alors il va falloir trouver une autre solution

B.L : oui mais il n’y a pas que les gens qui travail, il y a aussi les grandes sociétés financière qui sont derrière et qui n’ont pas forcement envi d’évoluer

P.D : et bien il faut une volonté politique de vous, vous, vous, vous avez le droit, vous avez des bulletins de vote, il faut voter pour des gens qui on envi de faire évoluer  la société comme moi j’ai envi de la faire. J’ai envi qu’on se retrouve avec une société qui pratique toujours le progrès, toujours plus de progrès, de meilleure santé, de voyager, de voyager plus loin pour découvrir les autres. Mais simplement se que j’ai envi aussi c’est qu’a la place du kérosène on mette un carburant propre  dans les avions

B.L : mais ce n’est pas trop utopique

P.D : comment ca c’est utopique, ca commence à voler les avions électrique, comment ca c’est utopique, les voitures électrique c’est utopique

B.L : non de mettre un billet dans une urne

P.D : en 1906, il y a eu une voiture électrique, mais les Lobis pétroliers on était plus fort que le Lobis électrique à l’époque et voilà se qu’il s’est passé aujourd’hui

B.L : c’est se que je veux dire, est ce que ce n’est pas trop utopique de mettre un petit billet  dans une urne pour dire ben voilà tel ou tel étiquette verte va nous sauver

P.D : ce n’est pas une étiquette verte, c’est une volonté politique, de responsable politique de faire évoluer la société, mais pas de retourner en arrière. Je ne veux pas, je ne veux pas retourner à la bougie à l’âge des cavernes, j’adore les bagnoles, j’adore foncer, mon fils travail à turbo sur M6. Vous voyez on est dans la famille, j’ai fait le Paris – Dakar, j’ai fait des courses de voitures, j’apprends à piloter un avion, je ne veux pas qu’on aille, je suis contre se qu’on appel la décroissance. Je suis pour qu’on fasse attention, qu’on dépense moins d’énergie, parce que ce n’est pas la peine de chauffer l’extérieur d’une maison, l’intérieur suffit, il faut bien l’isoler par exemple. Nous après je vous prends un exemple concret à Pésenasse ou je suis responsable du développement durable à la mairie, on a des sources d’eau chaude en dessous, ben je vais, je suis entrain de travailler sur la géothermie pour qu’on chauffe la ville et il fait froid l’hiver malgré que nous soyons dans le sud. Il fait froid l’hiver et pour qu’on chauffe la ville gratuitement avec la géothermie et ca fera du pétrole qu’on brulera en moins.

B.L : je viens de trouver la solution, Patrice Drevet Président, c’est ca et rien d’autre !

P.D : non, non je n’ai pas envi d’être président, j’ai envi d’agir, j’ai envi d’essayer de faire comprendre aux gens qu’a partir du moment où ils font un geste  pour l’environnement, ils font aussi un geste pour leur santé et pour leur porte feuille et pour la santé de leur économie. A partir du moment ou vous avez un chofo solaire et ben vous dépensez moi d’électricité ou de gaz pour chauffer votre eau et c’est gratuit.

P.D : j’en suis même à me demander jusqu’ou il va falloir aller pour que l’homme comprenne que la planète elle est faite pour nourrir un certains nombres d’hommes mais que bientôt si on continu avec la démographie actuelle, on a toujours la même surface de jardin pour cultiver nos légumes mais on sera 9 milliards en 2050 qu’est ce qu’on fait ? Voilà il y a un moment ou il faudra se dire, comme en chine, il faut peut être faire des enfants oui, j’adore les enfants bien évidemment j’ai passé ma vie à travailler pour les adolescents pour les enfants, mais il ne faut pas en faire des dizaines et des dizaines et puis si vous avez vraiment envie d’enfant, il y en a pleins à adopter, quel beau geste aussi.

B.L : et alors se que vous dites, c’est que vous êtes convaincu que si tout le monde adopte votre façon de penser et surtout d’agir et de réfléchir, on arrivera à sauver la planète

P.D : euh c’est un peu prétentieux se que vous êtes entrain de m’attribuer. Vous êtes entrain de dire que si tout le monde fait comme moi, on va sauver la planète.

B.L : ben oui si chacun fait un geste, on arrivera à s’en sortir, c’est la ou j’allais rebondir encore une fois, c’est la que c’est peu être assez utopique.

P.D : non ce n’est pas si tout le monde… en plus je suis contre l’utopie, je suis contre les intégristes écolos, qui justement veulent arrêter le nucléaire demain matin, si on arrête le nucléaire demain matin qu’est ce qu’on fait, les énergies renouvelables ne sont pas encore au point, l’éolien on se rend compte qu’à chaque fois qu’on plante une éolienne ben je ne sais pas combien de tonne de béton dans le sol, il ne faut pas l’oublier, donc ca va rester, il va falloir le détruire, ce n’est pas si bien que ca et puis ca ne produit presque rien.

P.D : c’est assez bizarre il y a 30 ans en arrière, j’ai toujours voté, mais je crois que je votais vert déjà !

B.L : et pour revenir à cette fierté la d’homme politique, vous vous dites ca y est j’assume complètement maintenant, je m’affirme tel que je suis.

P.D : mais je suis crédible, vous savez je sors du caniveau de St Ouen

B.L : Ha vous aviez besoin d’une crédibilité

P.D : alors non il y a deux choses, quand les gens me dise mais ca ne vous dérange pas trop qu’on vous reconnaisse comme ca dans la rue et je réponds, vous savez mon père ne m’a pas reconnu alors c’est une sorte de compensation quelque part. Se qui est peut être vrai au fond, très fond, fond, fond de ma conscience ou de mon inconscience professionnel … euh il y a ca certainement.

P.D : je place l’homme politique un peu au dessus de celui de la télévision et je parle des hommes politiques respectables et il y en a quand même heureusement. On ne voit pas nous ici de notre microcosme parisien, on ne voit pas tout le travail des 36 milles maires de France font sur le terrain. Quand ils se lèvent la nuit parce qu’il y a un incendie, quand ils restent jusqu’à minuit au conseil municipale pour régler tout les problèmes et il y en a dans une cité, dans une commune. On ne voit pas le travail de tout ceux la qui se dévouent pour 300 euros par mois la plupart du temps et ce sont ceux la à qui je rends hommage et pour qui j’ai beaucoup de respect parce que ce sont les premiers de leur ville. Vous savez il y a Jules César qui disait en passant devant une petite ville avant d’arriver à Rome, je préférais être le premier de cette petite ville que le deuxième à Rome. Ben moi je préférais être le premier à Pésenasse que le deuxième à Montpellier, pourquoi parce qu’en étant premier à Pésenasse je pourrais faire quelque chose et ca va se voir et je pourrais rendre des gens heureux. J’ai déjà pendant la campagne municipale, trouvé du travail à un jeune magrébin qui était vraiment dans la difficulté, je faisais du porte à porte pour dire voter pour la liste de mon maire et je tombe sur une femme en pleure et puis des gamins et un mec qui n’avait pas de travail. Et j’étais avec ma femme on faisait la campagne et on est rentrés on a discuté, j’ai prit ses coordonnés et j’ai tout fait pour lui trouver un emploi et rien que ca, cette chose la, ca me suffit.

B.L : mais en disant ca, à une caméra vous ne vous dites pas, Nicolas Sarkozy qui rêve d’ouverture, il va venir me chercher demain

P.D : moi je suis un politique, génération écologie, c’est ni droite, ni gauche, s’il vient me chercher et qu’il me confit comme il le fait avec Martin Hirsch, comme il le fait avec d’autre qui ne viennent pas forcement de l’UMP, s’il me confit une mission pour laquelle je suis apte, j’irais bien sur

B.L : avec fierté, avec envie, avec motivation

P.D : et puis je vous rappel quand même que je suis président du club de pétanque de Neuilly sur Seine, c’est grâce à lui qu’on a un chalet, merci, non je rigole, c’est vrai mais je rigole. Non mais c’est vrai que s’il y avait une mission à remplir, j’irais bien sur, que ce soit Sarko ou quelqu’un de l’autre bord, si demain c’est, si demain c’est Strauss-Kahn j’irais d’autant plus volontié.

B.L : Ha vous pensez qu’à la prochaine élection Strauss-Kahn a plus de chance que Martine Aubry ?

P.D : ou Ségolène Royal ?

B.L : c’est votre réponse ?

P.D : oui je ne sais pas, je ne fais pas de pronostics, dans ma vie je fais des prévisions, j’ai toujours fait des prévisions mais pas de pronostics.

P.D : j’aimerais bien être président de la république, pour agir sur l’avenir et préparer un monde meilleur pour les générations qui vont nous suivre. Mais j’aimerais bien être maire de ma ville et voir que sur le rond point, on va mettre plutôt un olivier, plutôt qu’une statue plus ou moins belle, que l’on va refaire les trottoirs, que l’on va créer une salle de spectacle, qu’on va créer un pole emploi supplémentaire avec des bénévoles pour aider les gens à trouver un emploi, pour que niveau santé on suivent tout les jeunes dans les écoles, j’irais sur place, voilà les deux métiers que je voudrais faire quand je serais plus grand ou président de la république ou maire d’une ville.

B.L : euh vous avez également présenté Drevet vend la mèche, encore une fois on parle de vous, c’est votre nom, il y a un coté très narcissique la dedans vous ne trouvez pas

P.D : très artistique ?

B.L : narcissique !

P.D : artistique ?

B.L : bien joué alors ?

P.D : non, non je signe, un journaliste signe, c’est le travail qu’il fait j’en suis responsable, donc je le signe s’il y a une bêtise de dite c’est moi le responsable, c’est moi qui doit en prendre plein la tête. Et s’il est réussi c’est moi qui bénéficie ben des fleurs qu’on peut envoyer.

B.L : est ce qu’on passe dans les médias le flambeau plus facilement à ses enfants ou à ses amis qu’a des personnes extérieurs ? C’est vrai ? C’est faux ?

P.D : non moi je n’ai pas passé le flambeau à mon fils, il a commencé dans la presse écrite, ils ont crées un magazine qui s’appel Player one et après c’est une fois qu’il a été formé, qu’il m’a rejoint

B.L : mais ca aide de s’appeler Drevet aujourd’hui ?

P.D : autant que de s’appeler Lenôtre quand on veut être pâtissier

B.L : ca aide donc ?

P.D : oui mais ca aide bien sur. J’ai travaillé comme je vous racontais comment est né le mini journal, ben c’était Antoine de Caune qui m’a demandé de venir sur Canal + en 84, du coup j’ai refusé parce que j’ai accepté de faire le mini journal, mais c’était le fils de Caune, il y a le fils Drevet, il y a le Chapat Turbo. C’est normal, Cyril quand il avait 6 ans, 8 ans il était dans les couloirs de Cognac G, il touchait la pellicule, il parlait avec les monteurs, c’est comme un fils de boulanger, tout petit il sent les odeurs de pain et ca marque

B.L : ca donne envi

P.D : ca donne envi et il y a pleins de jeunes en plus… Il y a que fils de psychiatre, je ne suis pas sur qu’on devienne psychiatre, attendez, il y en a un qui passe, il y en a un qu’on ramène à l’hôpital. Il y a énormément aussi avec le problème du marché de l’emploi, de jeune qui reprenne l’entreprise de papa, parce que papa à commencé une petite entreprise de travaux publiques, ou de maisonnerie ou d’artisanat et puis les enfants reprennent.

B.L : oui mais il fait qu’ils soient bon pour reprendre une entreprise. Parce que si on n’est pas bon, l’entreprise ne va pas tenir la route et forcement l’entreprise s’effondre, est ce que dans les médias

P.D : oui mais ils sont souvent meilleurs que les parents

B.L : c’est ca que je voulais savoir est ce que ca se vérifie aussi chez vous

P.D : si on prend le cas de … parce qu’ils suivent aujourd’hui des formations plus poussées, plus perfectionné, plus pointu. Je vois j’ai un ami Jean-Claude Mas, qui est vigneron à Pésenasse de père en fils depuis 1898, mais lui a fait un master aux Etats-Unis, maintenant il est vigneron, il a des activités, il a racheté des vignes et tout, il fait un malheur. Il a à la fois le savoir faire de son papa, comment faire des assemblages, le sens de la vigne parce qu’il est né dedans  et puis en plus il a un master d’économie et il fait un carton dans le monde entier et c’est un peu pareil dans pas mal de cas.

B.L : si Cyril Drevet est à la télé aujourd’hui, ce n’est pas grâce à papa, il l’a aidé mais c’est aussi parce que Cyril Drevet est compétant dans son domaine.

P.D : absolument est vous regardez les reportages qu’il fait dans l’émission turbo sur M6, vous allez voir c’est extraordinaire, c’est vraiment bien fait et je ne suis pas le seul à le dire.

P.D : j’ai beaucoup de respect pour le mot métier, c’est important, il faut apprendre un métier dans la vie. Avoir un Bac + 2 ce n’est pas un métier, vos mieux avoir un Bac – 2 avec un bon métier qu’un Bac +2 sans métier. Alors Bac+5 avec un bon métier évidemment.

 

VERY NET (VOS QUESTIONS - SES RÉPONSES) (11min26)

 

B.L : Patrice Drevet vous êtes maintenant face aux internautes, ils ont eu envi de vous poser des questions, j’espère que vous allez pouvoir répondre le plus sincèrement possible

P.D : bien sur je le jure

B.L : on y va alors !

P.D : alors Elodie de Lyon me pose la question suivante : quelles émissions TV ne ratez-vous jamais ? La réponse est la météo surtout quand c’est moi qui la présente, sinon ca se voit

B.L : alors il faut préciser qu’en télévision vous en avez fait des émissions, des reportages, votre carrière n’a pas démarré contrairement à se que beaucoup pense devant une carte météorologique

P.D : non, non c’est même je veux dire … ca a été assez long 11 ans mais sur 44 ans de télé vous voyez se que ca peut donner, ca me laisse 33 ans pour faire autre chose

B.L : parce que vous avez commencé comme assistant au départ, monteur ensuite sur France 2

P.D : assistant oui puis après j’ai été monteur, oui sur antenne 2 exacte, c’était 24 heures sur la 2 et je suis passé sur la une, je ne me souviens plus en quelle année mais c’était 24 heures sur la une. Enfaite on n’a pas changé de chaine, on a juste changé d’appellation, c’était énorme ca, toute la rédaction était sur la deux et est passé sur la une, on a changé la connexion de sorti du tuyau.

B.L : et vous avez été pendant une période un vrai globe trotteur, vous vous êtes déplacé et vous avez après présenté successivement le mini journal  de Patrice Drevet, on mettait bien le nom des personnalités au présentateur

P.D : surtout que c’est moi qu’il l’avait créé, c’est moi qu’il ai inventé, ce n’était pas d’un autre. D’ailleurs il n’y en a plus eu après, le générique c’était j’ai rêvé d’un autre monde de téléphone, de mon copain Jean-Louis Aubert et puis alors là, ca a un peu déclenché le phénomène. Et surtout l’histoire c’est que ca c’est passé en Novembre, et c’était au moment de la création de canal + et Antoine de Caune m’appel en me disant viens du canal +, tu verras on va s’éclater, je dis bon d’accord je viens. Je vais voir mon rédacteur en chef à TF1 et je lui dis bon je m’en vais parce qu’il y a canal +  … Il me dit oalala non, tu es le je ne sais combientième à partir, je ne peux pas t’augmenter mais qu’est ce que je peux faire pour que tu reste, parce que c’est l’hémorragie, tout le monde voulait aller sur canal +. Je lui dis bon je reste, il y a 10 min tu me les donnes et je fais un journal qui me plait et comme c’est 10 min seulement, on va l’appeler le mini journal et il me dit ben d’accord. 15 jours après je faisais un mini journal avec ma façon personnel de voir l’info.

B.L : aujourd’hui est ce que vous pensez que c’est possible de faire ca ?

P.D : non !

B.L : pourquoi ?

P.D : parce que à l’époque c’est énorme la liberté qu’on avait, énorme, moi mon rédacteur en chef et mon directeur d’info, je les voyais tout les 6 mois. Vous imaginez il me faisait total confiance et il avait raison parce que j’étais quand même un journaliste avec une carte de presse, quelqu’un de responsable, je n’ai jamais eu des problèmes, ou d’attaquer une minorité ou de dérapage, je n’ai jamais eu aucun problème, je faisais attention à ca, et j’ai formé dans ce mini journal entre 84 et 87 pas mal de jeunes journalistes, la première chose que je leur demandais c’était  d’être responsable, il pouvait dire et faire se qu’il voulait mais il fallait qu’il soit responsable. Chaque mot, chaque geste, chaque image montré ca peut engager une famille, ca peut engendrer des dégâts donc il faut faire attention, tout en faisant se qu’on avait envi, d’être originaux et d’être aussi un peu provocateur, un peu différent, je n’aime pas le mot provocateur, on était différent.  J’avais une mèche blonde mais je présentais un vrai journal téléviser en chemise fin voilà, se qui était à l’époque complètement dingue, mais à l’époque on avait énormément… mais on ne pourrait plus faire ca aujourd’hui, que ce soit par rapport aux pressions des chaines commerciales ou d’autre pression sur d’autre chaine.

B.L : et ca vous le regrettez ?

P.D : Ha oui je regrette, c’est aussi une période ou il y avait aussi des projes, quand Coluche la veille au soir sur TF1 sortait ca, moi le lendemain soir je pouvais sortir ca, ca ne se voyait pas, alors qu’aujourd’hui il n’y a plus Coluche, donc on ne voit plus que ca.

B.L : en 92 vous proposez l’émission, télévisator  2 présenté par votre fils Cyril Drevet

P.D : oui

B.L : on passe le flambeau à ce moment là ?

P.D : on passe le flambeau avec beaucoup de fierté, d’abord parce que Cyril m’a fait découvrir les jeux vidéos, l’informatique, la micro informatique. On était presque précurseur de l’internet d’aujourd’hui, on était les premiers à en parler. Très fière et puis c’est comme dans tous les métiers quand il y a le fils qui reprend le flambeau du père, le papa est content, le papa est fière. Une chose qu’on ne sait pas c’est qu’en France il y a plus de 50% des jeunes font le même métier que leurs parents. Julien de Rouen, c’est un joli nom de Rouen, à non il vient de Rouen. Médaille d’or de la ligue universelle du grand public, médaille d’or du dévouement civile et militaire, vice président de l’association d’Hippocampe pour les jeunes handicapés, votre vie est constamment tourné vers les autres , mais que faites vous pour vous ? Alors je viens de faire un régime, j’ai perdu 7 kilos en 4 semaines, la réponse est rapide.

B.L : c’est ca que vous faites pour vous, vous prenez soin de votre corps parce que vous réalisez que c’est important

P.D : oui, un corps sein dans un esprit sein ou peu être le contraire un esprit sein dans un corps sein. Parce qu’on corps sein dans un esprit sein, ca ne va pas !

B.L : on peut passer à la question suivante !

P.D : Valérie de Nantes, quel est la critique qui vous a le plus blessé ? Alors c’était au début du mini journal, non c’était même avant le mini journal, j’avais présenté une émission qui s’appelait « presse citron » il y avait un générique délirant que j’adorais, et presse citron j’avais une mauvaise critique dans le Figaro, ou on m’avait… parce que je parlais un peu vite, comme Antoine de Caune par exemple, on était comme ca en tant que journaliste, après je me suis calmé d’ailleurs. Et je m’étais fait accuser de diarrhée verbale et ca pour moi je l’ai très mal vécu, parce que mon envi pour moi est de faire comprendre aux autres se que j’ai compris. Et à partir du moment où on me dit ca … Mais le journaliste n’est plus au Figaro et moi je suis toujours à la télé, sur le câble mais bon à la télé. Je continu ?

B.L : allez-y !

P.D : Eli de Toulouse : A quel moment de votre vie vous êtes vous senti le plus honteux ? Ce n’était pas loin d’ici d’ailleurs, c’était à la caserne de la garde républicaine de Paris, parce que je suis très ami avec … je ne sais pas s’il est général, non il est colonel maintenant. Mais à l’époque c’était le lieutenant colonel Salvator. Comandant de la garde républicaine à cheval de Paris, donc un des personnages les plus importants, le 14 juillet c’est lui qui accompagne le président de la république, vraiment un mec de cheval et tout. Et on a sympathisé parce qu’il est de Pésenasse, de la région de Pésenasse, et donc je participe à une journée porte ouverte, il me fait visiter les écuries et il me présente son cheval. Un bête mais magnifique, je ne sais plus comme il s’appelait, mais enfin bon vous voyez ils ont des chevaux magnifiques. Et puis moi comme un imbécile je flatte le nez du cheval et l’autre qui me lâche un glaire le cheval, il me reconnait pas certainement, un gros glaire vert dans la main. Et la juste à ce moment la il y a mon copain lieutenant qui me dit ben voilà je vous présente ma femme Pascale et elle me tend la main. Alors j’avais deux solutions, soit je lui serrais la main gauche, soit je m’essuyais, mais alors j’ai serré une main très creuse à la femme du colonel et j’étais honteux voilà !

B.L : et vous savez que la poignet de main est déterminante pour un premier rendez-vous

P.D : ouai, non mais ca va depuis, je ne lui ai jamais dit d’ailleurs. Je l’ai déjà raconté dans les grosses têtes cette histoire, ca les a fait bien rire.

B.L : la question suivante !

P.D : de Loïc de Valence, 61 ans ce n’est pas trop tard pour commencer une carrière politique ? Oui sauf que je ne commence pas une carrière politique euh… je ne commence pas une carrière enfaite, je fais de la politique,  tant que je peux faire de la politique mais je ne veux pas faire de carrière. Je ne commence pas adjoint au maire de Neuilly pour finir président de la république

B.L : on ne sait pas

P.D : fin on ne sait pas mais je n’ai pas trop le temps quand même, il a raison 61 ans ce n’est pas tout jeune.

B.L : le 16 Mars 2008, vous avez été élu adjoint au conseil municipal Pésenasse, la c’est comme vous l’avez dit tout à l’heure, une vraie fierté ?

P.D : et j’ai été élu vice président de la communauté d’agglomération Héro- Méditerranée

B.L : et alors la pareil, vous le dites, c’est une fierté, c’est super, mais est ce qu’inconsciemment, c’était un plan de carrière, c’était l’issue.

P.D : mais même en télé je n’ai jamais eu de plan de carrière, j’ai fait les choses comme ca venait, j’étais un peu opportuniste mais dans le bon sens. Opportuniste curieux c'est-à-dire tiens, ca peut être marrant de faire ca, quand j’ai fait la météo, quand j’ai été grande reporter, quand j’ai été journaliste, c’est par curiosité. Mais je ne me suis pas dit, tiens pendant 10 ans je vais être rédacteur en chef à la radio, puis après ca me permettra d’être rédacteur en chef pendant 10 ans à la télé, puis je finirais PDG de France télévision. Non, non je n’ai pas de plan de carrière, ni à la télé je n’ai jamais eu de plan de carrière, ca c’est présenté comme ca, j’ai eu beaucoup de chance dans la vie, je le reconnais, j’ai vraiment eu beaucoup de chance. Parti d’où je suis parti pour arriver la ou je suis arrivé, j’ai eu beaucoup de chance

B.L : mais ou vous allez arriver ?

P.D : je ne sais pas c’est pour ca

B.L : en 2007 vous écrivez, enfin paré aux éditions Chêne, la planète se réchauffe, ca c’est quand même vous qui décidez de la faire, ce n’est pas une chance, une opportunité, c’est vous

P.D : pareil j’avais envi de faire comprendre le phénomène à tout le monde. Je me suis dit si j’écris quelque chose en me basant sur des travaux de scientifiques, en interviewant des scientifiques, en analysant en faisant des commentaires par rapport à tout se que j’ai lu, tout se que j’ai vu aussi, tout se que j’ai constaté par mes yeux. Si j’arrive à en tirer un livre, en le remettant dans ma voie avec comme sa serre d’os si moi je comprends tout le monde comprend, c’était ca le but de jeu, avec de très belle photo, avec un éditeur formidable, Chêne c’est Hachette, qui m’a beaucoup aidé et on a fait un très beau livre qui c’est bien vendu.

B.L : mais finalement se que vous dites, c’est que vous avez beaucoup de chance, mais que vous choisissez la voie que vous avez envie d’emprunter. Ca il faut le préciser quand même, vous ne faites pas de la politique parce que c’est tendance

P.D : non mais j’ai toujours envie de me regarder dans la glace le matin !

B.L : et ca se passe bien ?

P.D : ho oui très bien, je me fais des clins d’œil, des grimaces, non, non j’aime bien, tout va très bien.

 

VERY INDISCRET (7min51)

 

B.L : Patrice Drevet vous êtes face à 5 questions bleues et une question invisible. Vous allez piocher la question que vous voulez et toutes ces questions nous allons les entendre de votre bouche et on espéra trouver

P.D : et vous allez y répondre

B.L : allez changeons la formule (rire) vous posez les questions, je réponds. On attend de vous par contre une vraie sincérité, on ne dit pas qu’on n’a pas eu ca depuis le début mais la en l’occurrence

P.D : vous voulez maintenant la vérité vraie

B.L : on aimerait la vérité à partir de maintenant !

P.D : c’est un peu pléonastique, la vérité vraie. Je commence alors, je vais aller de gauche à droite. Alors à quelle question n’avez-vous jamais trouvé de réponse ? Je n’ai jamais trouvé de réponse à la question suivante, qui y a-t-il après l’univers ? Parce qu’on se dit, on vit dans l’univers, un univers soit disant en expansion, mais ca s’arrête bien quelque part un jour, ca s’arrête qu’est ce qu’il y a après !

B.L : c’est intéressant parce que ce n’est pas personnel, ce n’est pas une question sur vous, sur votre propre personne

P.D : Ho je ne m’apitoie pas ou assez peu sur mon sort. Je ne suis pas douillé et je ne suis pas enclin à la mélancolie, aux dépressions, je touche du bois, je touche ma tête. Euh non je ne m’apitoie pas trop sur moi !

B.L : on peut passer à la question suivante

P.D : on peut passer à la question suivante et la question suivante et la question bleue, de monsieur Simon Keselé à Torel dans l’Eure, je vous laisse imaginer si j’avais lu tout ca d’un seul gé. Quel est votre plus grand regret ? Alors il y en a plusieurs, le premier c’est de ne pas savoir chanter, j’aurais bien aimé être chanteur. Deux, de ne pas avoir su jouer d’un instrument correctement, j’aurais bien aimé être musicien, de ne pas avoir pratiqué un sport à fond pour être un champion olympique. J’ai touché à tout, je suis un touche à tout mais je ne suis jamais allé jusqu’au bout de quelque chose, sauf peut être le métier de journaliste à la télévision.

B.L : on peut passer à la question suivante

P.D : la question suivante, sous les applaudissements de la foule en délire, écoutez ! Quel est votre plus joli défaut ? Ha quel est votre plus joli défaut euh la curiosité, peut être un défaut

B.L : mais pour vous c’est le plus jolie

P.D : je suis un peu égoïste aussi mais bon je suis un homme, alors ca va avec , euh qu’est ce que j’ai comme défaut aussi euh je n’aime pas faire du mal aux gens, je ne suis pas menteur mais je ne dis pas toujours toute la vérité, bien souvent pour ne pas embêter les autres, pour ne pas les rendre malheureux … voilà je peux passer à la question suivante

B.L : alors la non parce que je sens que ca vous dérange et pourtant ca devenait très intéressant. Enfaite quand vous parlez de vous, vous avez beaucoup plus de mal, non pas à être précis, mais comme si, il y avait une certaine pudeur

P.D : ouai mais je n’aime pas trop parler de moi

B.L : pourquoi ?

P.D : parce que ca ne regarde

B.L : que vous ?

P.D : non pas que moi, mais ce n’est pas le but … j’aime bien les histoires, les aventures, mais un peu comme mon comportement vis-à-vis du journalisme mais jusqu'à une certaine limite et la limite c’est quand on rentre trop dans l’intimité des gens et que ca peut les rendre mal alaise ou malheureux plus tard ou malheureux leur entourage. Donc il faut savoir s’arrêter. La question invisible !

B.L : oui il y a celle-ci avant, allez-y prenez la question invisible avant, c'est-à-dire que c’est vous qui l’inventez cette question là

P.D : j’invente une question pour moi, à c’est bien. Patrice pourquoi tu n’es pas allé à l’école plus longtemps et puis pourquoi tu n’as pas passé des diplômes ?

B.L : et pourquoi ?

P.D : pourquoi parce que la télévision, la deuxième chaîne en 64, la deuxième chaîne naissance à créée une émission qui s’appelait à l’époque « main dans la main » et que j’étais à l’école du spectacle et que l’assistant est venu pour recruter des jeunes pour faire de la figuration et puis moi j’étais batteur, faire un peu de musique dans cette émission. Et puis ca m’a tellement plus que je suis revenu la semaine d’après puis la semaine d’après, puis la semaine d’après et puis j’ai abandonné mes études pour pouvoir rentrer à la télévision.

B.L : mais finalement avec tout se que vous avez apprit dans votre carrière, ca ne valait pas l’école ?

P.D : Ha si 1000 fois  bien sur, et tout se que j’ai pu apprendre aux autres, parce que ce dont je suis le plus fière, c’est d’avoir formé des dizaines et des dizaines de journaliste que ce soit dans les émissions que j’ai produit ou dans les émissions dont j’étais rédacteur en chef ou présentateur, qu’on retrouve maintenant un peu partout dans les rédactions. Et pour moi ca, c’est l’ultime boulot de l’homme sur terre ou la femme sur terre, c’est de transmettre un savoir pour l’être humain puisse continuer  à être heureux.

B.L : et vous auriez fait quoi de plus si vous aviez continué à aller à l’école ?

P.D : chômiste

B.L : (rire) c’est excellent, on peut passer à la question suivante !

P.D : alors quel est le mot que vous adorez entendre à votre sujet ? Le mot que j’aime entendre à mon sujet, c’est et ca arrive assez souvent Ho il nous faisait bien rire à la météo ou alors Ho tu as vu il ne se prend pas la tête. Voilà, j’aime bien être reconnu par les gens en étant quelqu’un… j’aime bien qu’on m’aime

B.L : c’est important ca ?

P.D : oui important, très important

B.L : le regard des autres est très important pour vous ?

P.D : oui on existe par le regard des autres, il y aurait personne on serait tout seul, on n’existerait pas. Le « je » existe parce qu’il y a le « tu »

B.L : et les miroirs non ?

P.D : je me méfis des miroirs parce qu’il y en a qui font réfléchir mais il y en a qui réfléchissent pas !

B.L : on peut passer à la question suivante.

P.D : cinquième et dernière question, question rouge. Vous êtes élu président de la république qui est votre ministre de la culture ? Alors je ne mettrais pas José Bové, parce que vous l’avez vu des qu’il y a une culture il va l’arracher, en plus c’est un reprit de justesse. Euh qui je mettrais comme ministre de la culture, pour qui j’ai beaucoup d’admiration et de respect, je mettrais une sorte de rebelle qui ne date pas et ne situe pas ses romans dans une ville, dans un pays j’aimerais bien avec Philippe Djian comme ministre de la culture. A travers ses doggybag il est assez feuilletonesque, un peu les feuillton à la Dumas, à l’ancienne et puis d’un autre coté avec 37.2 le matin il a bousculé les tabous, il a bousculé un peu traditionnel. Je le mettrais lui en plus il ne fait pas de fautes d’orthographes

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