VERY FAN (SON ENCHÈRE) (4min45)
B .L : Jacques Séguéla vous avez choisi un objet que vous allez offrir, offrir à nos internautes, quel est-il ?
J.S : c’est une montre
B.L : ho original (rire)
J.S : vous allez être déçu ce n’est pas une Rolex
B.L : ha
J.S : mais c’est lié à l’histoire de la Rolex, euh deux jours après ce sinistre à un moment de télévision, euh je signe mon livre au Drugstore et euh arrive une dizaine de jeunes en blouse blanche qui disent, euh nous sommes la pour soigner les riches. Nous sommes le collectif qui soignent les riches et ils arrivent avec un brancard et ils me disent mettez-vous sur le brancard, on va vous soigner. Moi j’ai pensé que c’était les créatifs de publi6 qui me faisait une blague, j’ai joué le jeu, je me suis mis dans le brancard. Bon ils ont prit des photos dans tout les sens, les télés et tout. Et puis à un moment donné, il y en a un qui s’est levé et qui a commencé un discours très politisé, d’extrême gauche, euh en disant euh, en citant le salaire de Maurice Levy, le miens ceci, le cela, je me suis dis qu’est ce que c’est se truc la.je leur ai dis mais c’est quoi c’est une manif, mais vous êtes nul de faire une manif soyez un peu créatif, il dit mais tu verras notre manif sera créative. Il y en a un qui s’est approché et qui m’a dit voilà de la part de José Bové. Voilà, de la part de José Bové, j’ai dis mais qu’est se que c’est que cela, ben José Bové qui est l’animateur de ce collectif a décidé de t’offrir la montre la moins cher du marché, pour t’apprendre l’humilité. Voilà la montre la moins cher du marché pour m’apprendre l’humilité. C’est une casio c’est une très belle montre quand même et je remercie José Bové qui m’a fait un très beau cadeau. Et d’ailleurs deux jours après j’étais sur un plateau de la trois je crois, en face à face avec José Bové et il n’a pas raté de me dire : « euh j’espère que tu ne porte pas ta Rolex et que tu porte ma montre » et j’avais ma montre et j’ai donc pu montrer la montre comme je la montre aujourd’hui. Voilà c’est la suite de l’histoire de la Rolex. C’est se qu’on appel du Story telling en publicité.
B.L : l’histoire ne fini jamais, on raconte toujours l’histoire
J.S : d’abord je vais vous faire l’article
B.L : ha oui
J.S : c’est une montre très exceptionnel parce qu’elle se met à l’heure euh dans tout les pays du monde, elle est mise à l’heure électroniquement par satellite, deuxièmement elle a toute les fonctions, elle est euh non seulement chrono, elle est l’heure dans plusieurs pays du monde à la fois, elle est euh évidement chronomètre, elle est euh je sais plus comment tu appel ca, on passe une heure et on redescend vers les minutes, euh elle a toute les qualités du monde. Alors voilà elle est mise en vente pour me punir encore une fois de plus 5 euros
B.L : (rire) ca c’est le prix de base, après l’enchère peut augmenter.
J.S : alors je la garde elle est la et euh j’irais la donner personnellement à celui qui la gagnera.
B.L : Ha vous, vous engagez à la remettre personnellement,
J.S : absolument
B.L : en main propre, que vous aurez bien lavé avant
J.S : non pas en main propre, en poignet propre
B.L : (rire) ouai voilà ! Et on va parler de l’association bien évidement, parce qu’il y a une association
J.S : alors pour quel association, pour l’enfant bleu. L’enfant bleu, c’est une association qui protège les enfants maltraités, qui s’occupe des enfants maltraités après la maltraitance. Quand il y a maltraitance, découvert de la maltraitance toutes les discussions sont la pour en faire des scandales et c’est la moindre des choses, il n’y a pas pire au monde, que de maltraiter un enfant. Euh mais après on les laisse seuls, il n’y a pas de psychologues qui s’en occupent, de psychiatres, on ne reconstitue pas vie, on ne reconstruit pas leur vie. Et cette association dont la nouvelle marraine est Marlène Joubert euh est la pour ca et donc je trouve que c’est un très beau combat, moi qui veut rester un enfant toute ma vie euh j’ai tellement de mal pour ces enfants maltraités, je comprends tellement peut ces parents, ces adultes qui peuvent se permettre ce crime que je suis ravi d’aider cette association, qui va plus loin que la maltraitance … qui reconstruit la vie. Et c’est cet acte de reconstruction que j’aime. On peut vivre des drames, on peut vivre des tragédies mais on doit avoir le droit à la reconstruction. La vie c’est ca, la vie c’est toujours savoir qu’il y a un espoir.
B.L : le message est bien passé, on espère que grâce aux dons de cette montre, on va pouvoir aider des enfants.
J.S : elle est belle !
B.L : (rire) merci beaucoup.
J.S : au revoir
VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (14min29)
B.L : Jacques Séguéla bonjour
J.S : bonjour,
B.L : merci d’avoir accepté notre invitation. Alors je vais vous remettre un cadeau, c’est notre partenaire info naissance. C’est tout se qui s’est passé l’année de votre naissance.
J.S : ola
B.L : est ce que j’ai le droit déjà de donner votre date de naissance avec l’année ?
J.S : absolument, absolument. 23 février 1934, si vous comptez bien ca fait trois quarts de siècle, un bail hein. Ce n’est que le début moi j’ai fixé ma retraite à 100 ans.
B.L : ha oui
J.S : j’ai encore 25 ans devant moi. La vieillesse commence quand les rêves sont gâchés par les regrets. Que les regrets l’emporte sur les rêves donc je n’ai que des rêves !
B.L : mais si vous allez vivre plus longtemps que 100 ans vous faites comment ?
J.S : ha ben j’arrête
B.L : à 100 ans il se passe un truc
J.S : ce n’est pas prévu au programme euh donc liquidation total, on ferme il n’y a plus de travaux.
B.L : je vous ai donné et offert cette info naissance, parce que pour la petite histoire vous avez déjà croisé le créateur du journal info naissance sur différent plateaux télés. Sur RTL télévision et télé suisse romande à Genève, c’était en 88 et 89. Pour preuve voici la photo de vous et de lui, vous vous souvenez de lui ?
J.S : ha, non je suis désolé
B.L : (rire) mais vous, vous souvenez de vous à cette période ?
J.S : euh ben oui, fin je ne me souviens pas, je vois à la chute des cheveux à peut prêt ou j’en suis.
B.L : et la vous en êtes à quelle année ?
J.S : Ho la, ca doit être 60 ans non ?
B.L : en 88, 89 ca doit être à peut prêt ca
J.S : ha ben oui ca fait ca, un peu plus 65, mais voilà
B.L : (rire) à quelques chiffres prêt
J.S : mais bon voilà je suis la premier à trouver que je suis jeune (rire) c’est ma mégalo habituelle
B.L : alors en feuilletant votre journal de naissance, j’ai découvert que l’année de votre naissance a été un excellent cru de personnalité. Vous savez approximativement qui est né la même année que vous
J.S : non
B.L : alors, si je vous dis Jacques Anktil, vous me dite ha ouai je le connais
J.S : qui ?
B.L : Jacques Anktil
J.S : ha oui, je le pensais plus jeune que moi
B.L : non la même année. Sydney Pollack
J.S : Sydney Pollack je préfère.
B.L : Claude Berri ?
J.S : j’adore, hélas il vient de partir, j’adore, j’ai étais proche de lui. J’ai était proche de sa passion pour Ray man, ce peintre fou qui ne peint que des tableaux blanc. Euh il m’a emmené en Suisse dans une gigantesque expo, ou il y avait 100 tableaux blancs. Et il était en extase sur un des 100 tableaux Blancs.
B.L : il l’a acheté d’ailleurs, qui l’a exposé chez lui
J.S : il a dit ca, c’est le tableau de ma vie, mais pourquoi pas à gauche, pourquoi pas à droite. Mais si celui-là regarde il y a un rien, qui est un peu plus blanc que le reste. Il l’a acheté une fortune et ca a été la dernière passion de sa vie, à part être avec sa femme bien sur. Et il les a collectionnés et euh j’aime les gens de passion.
B.L : on en parlera aussi. Youri Gagarine est né en 1934
J.S: ca j’adore !
B.L: Pierre Perret ?
J.S: j’adore, mais, mais je vois euh, euh Joe Louis ! Joe Louis est né à ce moment là, alors lui je le pensais beaucoup plus vieux que moi. La boxe ca conserve moins que la publicité
B.L : (rire) Sophia Lauren ou encore Brigitte Bardot sont aussi nées ces années là
J.S : Brigitte Bardot j’adore, évidemment la star de ma vie, fin pas vraiment la star de ma vie, la deuxième star de ma vie c’est Marilyn. C’est Marilyn qui a inventé le rôle, qui a, qui franchie les frontières, qui a eu la chance si on peut l’exprimer ainsi de mourir jeune, les stars ne doivent pas vieillir. Les stars vieillissent fatalement mal, parce qu’elles sont accrochés à la première image qu’elles ont donnés d’elles. Euh mais après tout vaut mieux vivre vieux, que de mourir immortel, je crois parce que se qui est prit et prit mais se qui est dans l’immortalité je ne suis pas sur que ce soit à prendre.
B.L : toujours en 1934, savez vous qui était champion du monde de football, l’année de votre naissance ?
J.S : euh Coppa ?
B.L : non. FC7 est ce que l’on doit sous entendre,
J.S : je ne regardais pas encore les matchs à la télé.
B.L : savez vous qui gouvernait la France en 1934 ?
J.S : euh qui gouvernait la France en 1934, absolument pas
B.L : sous la troisième République c’était Albert le Brun. Ca ne vous dit rien ?
J.S : non
B.L : de centre droit il était. Et aux États-Unis ? Je pense qu’au États-Unis vous savez quand même
J.S : Roosevelt
B.L : ouai, c’est le 32ème président des États-Unis exactement.
J.S : ce n’est pas bien de connaitre l’américain et pas le Français, m’enfin il y en a un qui a plus marqué l’histoire que l’autre.
B.L : deux célèbres criminels tombent dans un guétapan le 23 mai 1934 savez-vous de qui s’agit-il ?
J.S : euh non, ha oui zaké et Valzeti
B.L : non beaucoup plus célèbre, Gainsbourg d’ailleurs que vous avez côtoyé a chanté
J.S : Bonnie & Clyde
B.L : exactement
J.S : Bonnie & Clyde
B.L : en 1934 ! Alors dans le journal de votre naissance, vous découvrirez aussi se qui c’est passé l’année de vos 20 ans. Alors la vous allez plus vous en souvenir je pense. Qui gouvernait quand vous aviez 20 ans en France.
J.S : euh De Gaulle
B.L : sous la quatrième république, non
J.S : il n’était pas encore là ?
B.L: non pas encore
J.S : mais si
B.L : René Coty
J.S : vous êtes sur de vous ?
B.L : à oui certaine, j’ai vérifié l’information, je vérifie toujours l’information
J.S : 20 ans, 20 ans c’était en 1954, à oui d’accord
B.L : 23 décembre 1953, il a été élu, quatrième, donc c’était la quatrième république. Ensuite on a également, vous qui aimez le cinéma, parce que j’ai lu dans votre autobiographie non autorisée édité chez Plon, que finalement votre carrière a débuté lorsque vous avez fait l’école buissonnière. Donc vous avez décidé de quitter l’école et d’aller justement dans les salles obscures à Perpignan.
J.S : absolument, absolument
B.L : et alors la …
J.S : j’étais très mauvais élève et finalement mon université ca a été Hollywood euh c’était l’arrivé des grands films américain, les films noirs avec « James Canier », Alfred Bogart, Lauren Bacall avec tout ce cinéma, fabuleux, qui a marqué bien évidement l’imaginaire collectif de cette époque. Et euh je rentrais par la sortie des cinémas, comme tous ceux qui carottent, mais tout le monde le savait puisqu’on était deux ou trois dans la salle et euh les ouvreuses me laissaient faire et euh j’allais au cinéma tout les jours. Ca veut dire que je changeais de cinéma tout les jours mais il n’y en avait que 5 à Perpignan. Donc euh il y avait un jour le samedi ou je revoyais un des films, pendant la semaine je faisais ma sélection, c’était un peu mon festival de cannes à moi. Je notais mentalement les films et puis je me réservais pour la deuxième vision celui que j’avais préféré.
B.L : et celui que vous avez préféré vous, vous en souvenez ? Celui qui a marqué votre jeunesse ?
J.S : Oh il y a tellement de film. Non au dessus de tout Autant en emporte le vent !
B.L : Et alors le journal quand vous avez 20 ans, il ne coûte plus 25 centimes, il coûte 15 francs.
J.S : Ca veut dire qu’il coûte, ah non je comprends ! Ca veut dire qu’il coûte 10 fois plus.
B.L : Oui
J.S : Normal, 20 ans.
B.L : Pourquoi ?
J.S : Mais parce que le Monde n’a été qu’une longue série de dévaluation et d’inflation ! Donc c’est tout à fait normal ! On peut dire qu’économiquement c’est quand même ce qui aussi a permit de faire des fortunes mais, ce temps où le franc or durait un siècle, et puis les saisons, les choses allaient trop vite, les marchés s’emballent, les crises se succèdent ! Au 20ème siècle il y a eu deux guerres mondiales, 50 crises économiques ! On se plaint là mais nos parents ont connus ça
B.L : Rassurez les internautes, dites que c’est juste normal qu’il y ait une crise cette année, que ce n’est pas grave que ca va passer, que vous vous en avez connu tellement que de toute façon !
J.S : Oui mais on est en train d’en sortir.
B.L: vous croyez ?
J.S : Ah je suis sûr ! Je suis sûr que l’on est en train d’en sortir et que cette crise sera très bénéfique parce que finalement c’est une crise de tout ce qu’on hait, c’est une crise de l’argent, de l’argent sale, de l’argent étalé, du trop d’argent c’est une crise de la démesure, c’est une crise du QI c'est-à-dire des quotients intellectuels et ce quotient émotionnel qu’a cette intelligence de demain, l’intelligence de l’affect.
B.L: Vous avez écrit un ouvrage génération QE
J.S : oui j’ai écris un ouvrage, le voilà, le voilà, le voilà
B.L : avec Christophe Haag
J.S : avec Christophe Haag qui est un jeune chercheur de géni, on a mit 7 ans à écrire le livre.
B.L : Vous avez questionné plus de 42 patrons, notamment du CAC 40
J.S : absolument, du CAC 40 qui tous disent, et moi j’ai été finalement engagé pour mon QI mais je manage avec mon QE, et qui tous avouent leurs émotions, il y en a qui disent, mais moi je pleure alors au début j’avais honte je pleurais dans mon conseil d’administration, et puis finalement mes collaborateurs, mes coadministrateurs ont dit mais lâche tes émotions et pourquoi pas, c’est tellement beau un président qui pleure quand il est soulevé d’émotion parce qu’il s’est passé quelque chose de grave ou de fantastique dans son entreprise. Et je pense que l’on va rentrer dans ce siècle de l’affect, notre société médiatique qui est une société d’image ou l’image hélas l’emporte sur les mots est une société d’émotion, tout se fait à partir d’émotions, le net n’est que la manipulation permanente de l’émotion, à la télé aussi, la presse de plus en plus people de même. Et donc nous sommes de plus en plus managés par l’émotion, hors depuis l’âge de 5 ans, nous nous cultivons que notre intellect, on nous met à l’école
B.L : sauf vous parce que
J.S : on vous fait gravir des échelons. Et puis ça se termine dans les grandes écoles qui est l’usine à QI par excellence et on ouvre pas notre affect.
B.L: Mais quand vous dites on, c’est qui c’est les français ? Le monde les gens ?
J.S : Ceux qui nous forment, moi le premier avec mes enfants ! Tous ceux qui nous forment qui nous éduquent. Et plus que tout, les facultés les grandes écoles. Il n’y a aucune, mais même, prise de conscience que nous avons deux cerveaux. Le cerveau droit qui est le cerveau de l’imagination, de la création, et le cerveau gauche qui est le cerveau de la raison. Nous ne cultivons que la moitié de notre cerveau. Et d’ailleurs à un moment donné il est figé, c’est ce que j’explique dans notre livre, c’est que les scientifiques voient bien dans leurs expériences, que ce cerveau là a été tellement sur développé pendant 20 ans de pratiques, qu’il est hypertrophié qu’il ne peux pas aller plus loin, tandis que notre cerveau droit, ce cerveau de l’affect il a encore de vrais grandes marges de manœuvre. D’où ce livre qui donne les conseils de développement de cette intelligence nouvelle, un test qui permet exactement de mesurer son quotient émotionnel. Et le monde va de plus en plus s’ouvrir à ce quotient là, c’est le QI qui nous a mis dans la merde avec cette crise, c’est au QE de nous en sortir voilà !
B.L : Vous avez mis 7 ans pour l’écrire, vous l’avez dit avec Christophe Haag, est ce que ca veut dire qu’il faut 7 ans pour bien comprendre qu’est ce que le QE ou est ce qu’il faut 7 ans pour bien conditionner le français pour pouvoir éditer un livre comme ça, parce qu’enfin ils sont près à accueillir cet ouvrage ?
J.S : Les deux, c’est un concept neuf, ça a 15 ans, le quotient émotionnel le QI a 150 ans donc c’est déjà référencé partout, tout DRH avant de vous embaucher peut faire un test de QI, donc fait partie des mœurs.
B.L : Ca a été votre cas à vous ?
J.S : Non heureusement ! J’ai un QI déplorable ! J’ai un QI en dessous de la moyenne, le plus minable des QI mais j’ai 23 sur 25 de QE. Alors je suis un peu favorisé parce que j’ai pas triché sur le test ! C’est Christophe que me l’a fait faire, mais j’avais déjà lu le livre donc je connaissais déjà un peu le…
B.L : On peut tester d’ailleurs avec votre ouvrage
J.S : absolument il y a un test et j’engage tout le monde à le faire et surtout ceux qui comme moi ont une sorte de complexe du QI. Parce que s’ils ont un complexe du QI ils sont QE et ils vont voir que finalement demain leur appartient.
B.L : Ceux qui n’ont pas de complexe du QI alors ne sont pas intéressés par le QE ?
J.S : Euh oui parce que le QE n’est pas là pour chasser le QI, le bon équilibre c’est d’avoir, de maîtriser à la fois ses émotions et son intellectualisme, et donc de faire agir les deux mais si on a hypertrophié l’un, et hypertrophié l’autre et bien on est déséquilibré. Hors notre société est déséquilibrée. Déséquilibrée jusqu’à l’excès et jusqu’à la crise.
B.L : Pour revenir et on va terminer avec le journal des naissances, il est indiqué également que vous êtes poisson, votre signe astrologique. On parle complètement d’autre chose. On reviendra sur votre ouvrage en fin d’interview. Mais vous avez une sensibilité particulière par rapport à votre signe, vous y croyez vous pensez justement
J.S : ah j’y crois
B.L : Oui ?
J.S : Moi d’abord j’adore être un poisson parce que je n’aime que la mer. Je n’aime pas beaucoup la terre. Le bonheur de ma vie c’est d’être sur mon petit bateau que je conduis, si je peux avec ma femme bien sûr et mes enfants, et de regarder cet infinie changeante qu’est la mer. Paul Valéry a dit une phrase magnifique, il a dit « il y a les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer ». Et moi je veux être de ceux qui vont sur la mer. La mer c’est la liberté absolue, c’est l’imagination absolue. C’est une sorte de douceur et de violence mêlée, parce que tout d’un coup l’orage né, la mer monte et on passe du calme plat à la pire des tempêtes en quelque minute.
B.L : C’est votre vie ca !
J.S : Absolument ! Et moi j’aime ces accès de violence mais aussi ces moments de tendresse. Et puis on est seul au monde. C’est le seul endroit sur terre, si je puis m’exprimer où l’on est encore seul au monde.
B.L : Vous analysez beaucoup rapidement les caractères et les intuitions du coup on retombe sur votre livre Génération QE.
J.S : Les poissons sont QE ! Les poissons sont QE, ils sont imaginatifs, ils sont créatifs
B.L : Infidèles en amour !
J.S : Infidèles en amour ! L’acte sexuel est un acte QE.
B.L : Vous confirmez ! Est un acte comment ?
J.S : est un acte QE, et ceux qui le font avec QI, faut surtout pas les mettre dans votre lit !
B.L : Le conseil qu’on suivra !
J.S : Et Jésus Christ était poisson !
B.L : Ah si Jésus Christ est poisson on est tous sauvés (rires).