VERY FAN (SON ENCHÈRE) (3mn54)
B.L: Corbier vous allez vous prêter maintenant au jeu des enchères
F.C : Oui
B.L : Quel objet avez-vous décidé d’offrir aux internautes
F.C : Alors c’est un objet qui existe à des milliers d’exemplaire sauf que le mien c’est le miens et que celui la et bennnn vous l’avez pas, je vais vous montrer ce que s’est, voila c’est ma carte de membre du club Dorothée regardez bien elle porte le numéro 4 il y a mon nom François Corbier 4 la carte numéro 1 c’était bien sur Dorothée je crois que le numéro deux c’était Jacky le numéro 3 ou Ariane ou Patrick et je suis le numéro 4 au dos il y a ma signature et l’nt voit Dorothée. Alors cette carte je l’ai toujours eu avec moi je l’ai toujours gardé jusqu’ a maintenant voila elle est dans mon porte carte et et...
B.L : C’est intéressant que vous l’ayez gardé parce que vous n’êtes pas un grand collectionneur, vous nous disiez
F.C : J’ai gardé cette carte parce que c’est beaucoup de souvenir c’est quand même 10 ans de ma vie donc j’ai gardé cette carte parce que ca m’amusais quelque fois dans les restaurant je suis entrain de manger et le patron du restaurant vient me dire Ho Corbier comment va Ariane et Dorothée qu’est ce quelle devient et lord Jacky alors et moi je mange et je parle et ca refroidit alors la fin du repas euuh je sortait et je vous paye avec ma carte de crédit voila ca les faisait rire quelque fois et d’autre fois moins. M’enfin voila donc si vous voulez ma carte alors on va faire une mise aux enchères
B.L : Ouai c’est vous qui déterminez le montant de bas de l’enchère
F.C : Alors cette carte étant tout à fait unique et tout à fait exceptionnel, on va la mettre aux enchères un petit peu cher on va la mettre à 50euros c’est pas énorme mais enfin c’est quand même une somme puis j’espère que c ava monter très haut car je voudrais que la somme qui qui sera récolté serve à une association qui s’appel Salam qui lutte pour défendre les droits des travailleur émigré des personne qui sont refugiés en France qui essayaient de passer en Angleterre qui sont étaient coincé un bon moment à calais alors cet argent ira a ces gens la pour les aider pour qui vivent plus dignement qu’on les respect qu’ils ai des droits enfin respecté voila alors je compte sur vous pour faire monter les enchères mais haut hein
B.L : Vous connaissait cette association Salam ?
F.C : Alors je ne connais pas personnellement ces gens j’ai leur de téléphone j’ai le nom de la dame qui s’occupe de cette organisation euuh je le les appels pas j’ai de leur nouvelle mais si je peux les aider ben je le fais. Mais je ne m’implique jamais totalement je ne sais pas pourquoi ni dans le militantisme politique ni dans les œuvres social mais si je peux aider je le fais mais en général je n’aime pas parler de ca mais mais la c’est un jeu on est entre nous
B.L : Vous avez remis votre carte du club dans votre porte feuille est ce que ca sous entendent que vous voulez remettre la carte au gagnant en main propre ou bien vous nous …
F.C : Ha oui ouii je veux bien oui oui absolument
B.L : Alors la pour le coup il va falloir soit vous vous déplaciez parce que la on est chez vous je le rappel
F.C : Je le ferrai
B.L : Oui vous viendrai à paris remettre en main propre votre carte, on pourra boire un verre avec vous
F.C :Oui fin un verre d’eau pour moi
VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (17min54)
B.L : Cordier bonjour
F.C : Bonjour bonne année
B.L : Bonne année pourquoi nous somme le combien aujourd’hui ?
F.C : Parce que c’est le nouvel an basque
B.L : Pourtant nous ne somme pas du tout dans le sud ouest de la France
F.C : Oui
B.L : Nous somme chez vous exceptionnellement aujourd’hui
F.C : Oui oui
B.L : On fait vraiment une exception parce qu’habituellement nous ne somme pas dans ce lieu
F.C : Non mais enfaite je serais bien venu vous voir au bistrot rue des grands marche mais il se trouve que j’ai vecu tout mon enfance pratiquement à la bastille à paris j’avais pas envi d’y retourner je suis mieux dans ma campagne je suis bien
B.L : Elle est où cette campagne ?
F.C : C’est en Normandie, enfin c’est dans l’eur à une heure de voiture de paris ca roule bien
B.L : Oui ca roule bien puis ca dépend d’où l’on part de paris c’est toujours pareil, je vais commencer cette interview déjà en vous remerciant de nous avoir accueillis chez vous et en vous offrant votre info naissance.
F.C : Allons bon
B.L : Votre info naissance, c’est votre journal de naissance
F.C : Ha bon
B.L : C’est tout se qui c’est passé l’année de votre naissance et également l’année de vos vingt ans et alors la particularité de ce journal par rapport a tout les autres journaux que vous avez put déjà avoir sur vous c’est que il s’agit d’une vrai base de donner qui a était faite donc on sait exactement se qui s’est passé le jour de votre naissance et pas la veille parce que vous savez si vous vous estes né je peux dire votre date de naissance ?
F.C : Oui oui 17 octobre 1944
B.L : A paris vous êtes nait le 17 octobre si votre maman avait gardé le journal du 17 octobre vous aurez eu l’information du 16
F.C : Oui forcement
B.L : La en l’occurrence vous avez l’info du 17
F.C : Je vous remercie du tres fond de l’âme
B.L : On a écrit Corbier sur votre info naissance mais en réalité il n’en est rien votre vrai nom est Alain roux
F.C : Exact. Qu’est ce qui s’est passé quand j’ai changé de nom en 68, fin 67 exactement (toux) j’étais produit par Alain barrière qui chantait et qui chante encore d’ailleurs maintenant et il trouvait que Alain barrière qui produit Alain roux c’était un peu… ca lui plaisait pas trop, alors un jour il m’a demandé de changer de nom. Puis un jour je lui racontais une bêtise je ne sais plus quoi et il m’a dit si tu continu comme ca tu va finir pendu et pendu Hop c a fait image pour moi j’ai pensé à François Villon qui à écrit la ballade des pendus et j’ai dis à Alain barrière et ben écoute je vais m’appeler François Villon et il m’a dit c’est un peu prétention je lui est dis ben alors je vais prendre le vrai nom de François Villon qui est François de mont Corbier et on a rétrécie le nom et c’est devenu François cordier à la suite du bêtise à table
B.L : Mais là chez vous sur votre boite aux lettres qu’est ce qui est inscrit ?
F.C : Il y a marqué Mr roux
B.L : Tout le monde vous connait sous le nom de Corbier
F.C : Oui
B.L : Et François on la oublié pourquoi ?
F.C : Euuuuh alors ca aussi c’est parce que j’ai travaillé pendant des années sous le nom de François Corbier j’ai fais beaucoup beaucoup de cabaret tout ca et puis un jour je suis rentré à la télévision et tout le monde autour de moi n’avais qu’un prénom Dorothée Ariane Jacky Patrick William et euh et moi je ne voulais pas qu’on appel François parce qu’il y avait sur un autre chaine une émission pour enfant ou il y avait un autre François alors euh mais je voulais pas non plus changer de nom j’allais pas encore changer de nom passer de Alain roux à François Corbier à encore un troisième nom alors j’ai dis à Mme Joubert qui m’avait fait rentré je lui ai dits jacqueline qu’on m’appel Corbier ca ira bien comme ca, ca veut rien dire Corbier allons-y et voila ca c’est fait comme ca et on a oublié mon prénom
B.L : Vous êtes né comme on l’a dit le 17 octobre 44 dans le 14ème arrondissement de paris
F.C : Ouai… et le même jour m’a maman accouchée d’ailleurs
B.L : Plutôt logique
F.C : J’espère que dans le journal c’est marqué
B.L : (Rire) tant qu’a faire oui c’est écrit, on parle aussi de la maman qui dit oulala se fut très dure mais on est très heureux
F.C : (Rire)
B.L : Vous avez des souvenirs précis de votre enfance ?
F.C : Ha oui beaucoup beaucoup parce que j’ai perdu mon papa quand j’avais deux ans et ma maman ne pouvait pas, ma maman n’était pas française et euuuh elle venait de fleurendrug en Belgique et elle ne parlait pas très bien français elle ne savait pas très bien écrire non plus et donc elle avait des difficulté à s’occupé de ses deux enfants parce que j’ai un frère ainé et elle m’a placé en pension chez mon parrain dans la somme euh donc là j’ai connu toute ma famille flamande qui vivait en France donc ca j’en ai, j’en gade des souvenirs absolument précis
B.L : Mais de quel âge à quel âge vous étiez dans la somme ?
F.C : Je suis resté dans la somme de l’âge de 2 ans et demi de l’âge jusqu'à l’âge de 7 ans ; 7, 8 ans et puis après je suis revenu à paris revivre chez ma maman en partie et en partie chez mon grand père et ma grand mère qui étaient les parents de mon papa et on vivait rue du maille à paris dans l 2ème arrondissement et j’allais à l’école rue de la jussienne et j’ai appris il y a pas longtemps que Sylvie Vartan allait dans la même école qui moi alors si ca se trouve on était peut être pas dans la même classe parce qu’elle est peut être plus jeune que moi euh je ne sais pas mais en tout cas on a fréquenté la même école, ca ne fait que des intellos
B.L : (Rire) c’est une pointe d’humour, c’est un petit message à Sylvie Vartan c’est quoi l’idée ?
F.C : Je la connais pas Sylvie je l’ai jamais rencontré je le regrette bien c’est une femme intéressante qui a vécu des choses incroyables
B.L : Et dans la somme vous avez des souvenir précis, est ce que le fait de plus avoir de papa c’était un manque vous le viviez comment tout ca ?
F.C : Je vivais mal très très mal ma petite enfance, même si mon parrain était très agréable, ca maman était beaucoup plus dure ca maman ne parlait pas français du tout elle ne parlait que flamand et moi je ne comprenais pas, je ne comprenais pas se qui se passait et c’était une vie rude une vie de campagnard il faisait froid j’ai des souvenir de ca de grand froid de grande solitude j’avais pas ni mon frère ni ma maman je m’ennuyais. Et lorsque ma maman m’a récupéré c’et à la suite d’une visite médical chez un médecin parisien qui m’a qui m’a fait parlé un peu qui m’a ausculté et qui a dit à maman euh madame roux il faut que vous récupériez cet enfant très vite, jetais entrain de me renfermer complètement de devenir un peu autiste.
B.L : Votre grand frère était plus grand que vous ?
F.C : Oui j’ai un frère ainé qui à 4 ans et demi de plus que moi
B.L : Et pourquoi lui est resté avec maman ?
F.C : Parce que lorsque que notre père est mort il avait 7 ans donc il pouvait aller à l’école tout seul, se faire à manger mais moi à 2 ans et demi ce n’était pas possible
B.L : Du coup le médecin vous aide puisque vous rentrez à paris et la sa se passe comment avec elle ?
F.C : Ca se passe bien je m’entends bien avec ma maman avec mon frère mais je suis encore trop petit je suis et puis manifestement je dois avec des problèmes parce qu’elle n’ose pas me laisser seul donc elle me confit beaucoup à mes grands parents qui vivent rue du maille dans le 2ème
B.L : A l’école vous êtes plutôt assidu ?
F.C : Oui oui je suis très présent à l’école mais je dors beaucoup ca ne m’intéresse pas du tout je n’aime pas l’école je n’en garde pas un bon souvenir euh je ce qui m’intéresse à l’école c’est les cours d’histoire pour pouvoir ensuite à la récré jouer le héro de l’histoire qu’on vient d’étudier, je suis-je sais pas moi
B.L : Bonaparte ?
F.C : Oui oui je peux être Bonaparte et le coup d’après je peux très un corsaire mais je me souviens de ca qu’on jouait l’épée avec les copains et on étaient les héros dont on venait de parler dans le cours d’histoire ca je m’en souviens très très bien de ca et puis jetais très maigre très très très maigre et en même temps extrêmement nerveux, si bien que lorsqu’on venait m’ennuyer j’avais même des gas beaucoup plus fort que moi beaucoup plus costaud que moi dans les bagarre c’était plutôt moi qui m’en sortais bien. Quelque fois me des gens me demande si j’ai toujours voulu faire ce métier et j’ai pour coutume de dire que euh pour échapper au milieu dans lequel je suis né, on était vraiment extrêmement pauvre renvidera tu si vous voulez mais c’était vraiment très très pauvre et euh pour m’échapper de ce milieu j’avais le choix entre la boxe et le music hall et taillé comme j’étais je suis allé au plus simple (rire)
B.L : Parce que vous étiez mince mais vous l’avez dit aussi
F.C : J’étais maigre je n’étais pas mince jetais maigre,
B.L : Mais vous étiez assez fort en même temps
F.C : Jetais très nerveux très nerveux c'est-à-dire qu’un type venait et voulais me foutre part terre parce que j’avais l’air d’une allumette j’avais une résistance terrible
B.L : Ben alors pour ne pas avoir choisis la boxe ?
F.C : Ben non parce que la boxe c’est à coup de poing sur le nez on tombe et ca fait très mal
B.L : Quand votre frère pendant son service militaire abandonne la guitare ce dit ouai la guitare c’est pas trop pour moi et la vous vous dites c’est peut être pour moi ca ?
F.C : Ouai ouai c'est-à-dire qu’il s’était acheté parce que la mode était aux chateurs à guitare à l’époque il faut depuis ca n’a pas beaucoup changé c’était George Bassein, c’était Félix Leclerc, c’était Guy Béart c’était jaque Brel tout ces gens la jouaient de la guitare sèche donc mon frère c’est dit ben moi je vais m’acheter une guitare et je vais apprendre à jouer de la guitare et il pensait faire ca en faisant son service militaire en Algérie et puis ben on lui a vite fait comprendre que c’était pas l’endroit pour faire de la musique donc il a laissé sa guitare à la maison et puis moi comme je m’ennuyer de mon frère parce que c’était mon meilleur copain mon frère donc ben je lui ai piqué ca guitare et c’est comme ca que j’ai commencé à faire des chansons.
B.L : Mais ca vous a servis parce qu’à son retour vous avez déjà écrit une vingtaine de chansons
F.C : Ouai c’est vrai ouai ouai ouai ce n’était pas des chefs d’œuvre hein
B.L : C’était des chansons flash c’est quoi une chanson flash ?
F .C : Ce sont des chansons, des chansons les plus courte possible c'est-à-dire qu’une chanson ‘est un il faut comprendre ca aussi une chanson ‘est un mélange de parole et de musique ce n’est pas que de la musique ni que de la poésie c’est un mélange des deux donc faire des chansons extrêmement courte mais qui raconte quand même quelque chose alors quelque fois ca peut être garce au titre qu’on comprend de quoi il s’agit on ne sait pas
B.L : Par exemple par exemple
F.C : Par exemple par exemple voila une chanson flash si les profs des écoles sont pédophiles mon bébé c’est pour que le monopole reste pas chez les curés voila cette chanson est terminée
B.L : C’est 4 vers qui résume une idée de façon rigolote
F.C : De préférence parce qu’on pourrait faire des des quatrains comme ca triste mais ce n’est pas le but
B.L : En 64 vous avez 20 ans et la vous rencontrez aussi votre maitre
F.C : Brassens
B.L : George Brassens ouai
F.C : Ouai je l’ai même rencontré un petit peu avant ça mais effectivement j’avais 17 ou 18 ans quand j’ai rencontré George Brassens et ca aussi c’est encore sur une idée de mon frère parce que lorsque mon frère es revenu d’Algérie je lui ai poussé la chansonnette et je lui ai demandé se qu’il en passait et il m’a dit moi j’y connais rien, je sais pas, il faudrait demander à un professionnel alors on connait pas de professionnel ho y a Brassens qui passe à bobino on va aller lui demander ca c’est fait comme ca on a déboulé à bobino avec la guitare on lui a demandé s’il voulait bien écouter les chansons il a dit venaient dimanche parce que la je peux pas mais venaient dimanche à 16 heures
B.L : Il en était ou là Brassens dans sa vie ?
F.C : Ben il était il était une énorme vedette
B.L : Donc accessible
F.C : Ha oui oui il était très très ouvert il recevait plein de jeune gens, maxime le forestier a été reçu comme ca et une quantité d’autre et il a écouté mes chansons et il m’a demandé se que je voulais en faire. Je lui ai dis je ne sais pas on est venu vous demander si c’était bien ou pas bien et alors il a dit mais c’est bien il faut continuer à écrire des chansons c’est très très très bien et est ce que vous voulez faire un disque et je me souviens j’ai encore ca en mémoire je me souviens très bien je l’ai dans l’oreille. Je lui ai dis HA maman ne voudra jamais (rire)
B.L : C’était important ça se que maman voudrait, maman voulait ?
F.C : Ha ben Ouai, ha bien sure
B.L : Pourquoi ?
F.C : On n’était pas nombreux alors la famille c’était les parents de mon père, ma mère, mon frère et moi et c’est tout quoi
B.L : Et maman elle a voulu ?
F.C : On lui a pas demandé, on n’a pas fait de disque on lui en a pas parlé, ha non ha non j’aurais. Ha non parce que pour maman faire le chanteur, faire le saltimbanque, c’était des métiers de crève la faim d’une part et c’était surtout que son mari était mort sur scène et ca c’était pour elle très douloureux. Mon père était policier mais il chantait le le dimanche le samedi avec des copains dans des bals et il espérait devenir professionnel c’était le rêve de son existence et puis un jour il s’est senti mal sur scène il a fait un signe à l’orchestre de continuer à jouer, il est sorti en coulisse et il est tombé et il s’est pas relevé
B.L : Est-ce que c’était une manière inconsciente pour vous de dire j’ai envi de prendre une revanche et de faire la relève de se que papa faisait ?
F.C : Oui oui je suis sur !
B.L : C’est pour ca alors que vous n’avait pas choisi la boxe
F.C : (Rire) oui oui c’est bien de revenir la dessus, oui oui c’est sur et mon frère c’était pareil il aura fait du spectacle tout sa vie. C’est sur qu’on voulait montrer à notre maman qu’on était capable de faire se que papa avait fait oui oui, je pense qu’il y a du vrai la dedans
B.L : Et donc vous rencontrez Brassens vous avez 17, 18 ans deux ans après vous créez le mouvement biche beaux chiens
F.C : Ouai
B.L : C’est quoi ça ?
F.C : Alors c’est un mouvement poétique réservé aux analphabètes c'est-à-dire qu’on n’a pas besoin d’avoir une licence de littérature moderne pour écrire des poèmes, il suffit de connaitre un mot et avec ce mot en faire un deuxième en changeant une lettre, par exemple ( à tes souhait mon grand)
B.L : (Il est un peu malade vous savez c’est la campagne, ca nous réussit pas nous on aime la pollution, la ville)
F.C : (rire) alors voila par exemple on prend un mot comme biche, on enlève le « i » on met une autre voyelle, on peut mettre un « o » ca fait « boche » on peut mettre un « a » ca fait « bâche » on peut mettre un « u » « buche » on peut mettre un « ê » « bêche » et hop on a pleins de mots différents et avec tout ces mots récoltés, on fait un poème, comme par exemple : une biche et un boche sous une bâche , bêche et mâche une buche : c’est noël ! et voila c’est un poème biche bochien
B.L : C’est encore des chansons flash ?
F.C : C’est encore un moyen de rigoler oui
B.L : Vous écrivez ne nous flashons pas
F.C : Ne nous flashons pas c’est un, c’est un recueil de chansons flash absurde. J’ai j’ai du en écrire une centaine et je ne gagnais pas ma vie avec ça.
B.L : Et vous gagnez votre vie comment ?
F.C : Ben j’allais de cabaret en cabaret et j’avais un tour qui durait une vingtaine de minutes. 20, 25 minutes ou je ne chantais que des chansons extrêmement courte comme ça euh et je gagnais très très bien ma vie parce que j’étais estimé les patrons de cabaret m’aimaient bien, ca marchait bien, j’avais un tour qui était efficace qui m’a amené de Lécluse jusqu'à l’Olympia donc donc ca marché bien mais c’était invendable (rire) évidement on ne pouvait pas danser dessus, on ne pouvait pas les retenir les chansons mais ca fonctionnait bien les gens se marraient bien donc voila. J’ai fais ca jusqu'en 1982 c’était à dire de 1966 euh mettons jusqu'à 1982 je n’ai fais que ça c’est à dire du cabaret des chansons stupide euh pour gagner ma croute mais mon but c’était pas ca mon but c’était d’arriver à chanter des des vrai chansons, des jolie chansons, des chansons qui avaient des choses à dire et je n’osais pas les chanter j’avais peur, ‘avais peur j’étais pas sur de moi et puis quand on a commencé à faire rire, c’est tellement agréable d’entendre les gens euh exploser de joie et tout ca c’est tellement fort ça euh que revenir à des chansons plus sérieuse, plus calme ou le public écoute religieusement et ce mêle à se qu’on est entrain de raconter euh c’est difficile de passer de l’un à l’autre alors j’osais pas alors ca à prit des année
B.L : Et c’est un regret pour vous ?
F.C : Oui et non, oui et non c’est un regret parce que maintenant c’est se que je fais et je sais que ca marche bien je sais que le publique m’accepte comme je suis réellement c'est-à-dire un peu clown et un peu philosophe on m’accepte sous c’est deux angles mais pendant des années j’étais persuadé que je n’étais qu’un pitre et être pitre c’est amusant si on dirige soit même l’image de pitre qu’on veut donner et il y a eu des périodes ou je n’ai pas dirigé l’image de pitre et ça m’a, ça m’a ennuyé.
VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (4min48)
B.L : Corbier on connait vos talents de farceur, on connait aussi vos talents de chansonnier, est ce que vous savez dessiner ?
F.C : Pas bien, pas bien mais j’aime bien dessiner et quand on faisait des tournages à l’étranger après le tournage souvent je prenais un papier je racontais la journée en faisant des petits dessins, ca amusait beaucoup Dorothée et les copains. Mais je sais pas dessiner non
B.L : Il y avait un dessinateur chez vous !
F.C : Oui Cabut, cabut j’ai beaucoup d’admiration pour jean. C’est un homme formidable, qui a un œil et puis une vivacité de trait c’est incroyable ça, comment il repère les choses et comment il les faits vite, euh ca c’est étonnant
B.L : En 1967, euh vous devez, vous devenez gentil organisateur au club Med
F.C : Ouai
B.L : C’est à ce moment là d’ailleurs que vous rencontrez Jean-Pierre Elkabbach
F.C : Ouai
B.L : Qui vous fait rentrer à France inter
F.C : Oui, oui c'est-à-dire qu’euh il m’a pas fait rentrer à France inter, il a fait une interview qui passe à France inter et puis il me propose aussi de de d’animer une émission et mais je ne m’en sens pas capable… je décline ouai ouai
B.L : Vous déclinez l’offre
F.C : Mais je regrette maintenant
B.L : A bon ?
F.C : Oui, parce que peut être que si j’avais fais un peu de radio à cette époque là, peut être que ca m’aurais aidé différemment à faire mon métier peut être, bon je sais pas bon
B.L : Je vous ai parlé du gentil organisateur, parce qu’en gentil organisateur au club Med on vous demande d’être multi taches et vous devez savoir tout faire.
F.C : Ha oui oui oui
B.L : Moi je vais vous demandez maintenant de vous dessinez tels que vous vous voyez !
F.C : Ouai, bon ben, euh alors allons y. le stylo la permet de voir se que je fais
B.L : Exactement
F.C : Ha d’accord
B.L : Nous allons très bien voir se que vous allez dessiner
F.C : Ha d’accord, bon alors on va faire comme ça. Voilà, puis euh là. Voilà ça c’est moi
B.L : Alors si vous vous écartez un petit peu, on va voir votre dessin. Alors vous êtes de profil
F.C : Oui
B.L : Vous avez un nez crochu
F.C : Oui, j’ai un nez crochu, oui c’est vrai
B.L : Vous avez des sourcils tombant
F.C : Oui euh enfaite j’ai j’ai pas de sourcils, j’ai très très peu de sourcils. Mais euh par contre j’ai l’œil un peu triste. Voilà euh j’ai quelque chose de similaire avec les chiens de chasse, avec les teckels (rire)
B.L : Ca veut dire quoi avoir l’œil triste ?
F.C : (Rire) ben c’est ca, ben voilà, j’ai les yeux bordés de reconnaissance, euh j’ai les yeux un peu rapproché du nez, c’est euh voilà c’est comme ça.
B.L : Quand vous vous dessinez de profil, ca veut dire que vous ne vous aimez pas de face ?
F.C : Non, non ca veut dire que s’est plus facile, s’est plus facile à faire (rire) de face ca m’aurais fait un visage aplatie, écrasé, je n’aurais pas su le faire, je ne suis pas assez bon dessinateur pour le faire
B.L : Est-ce que vous pouvez nous signer votre dessin ?
F.C : Oui, et je vais me rajouter une oreille parce que je l’ai pas fais. Alors l’oreille est coincée entre le nez. Alors voyons voir elle est la, c’est ça, donc euh je vais faire une oreille prêt...Voilà. Euh oui je peux signer le dessin, absolument oui oui, je peux le signer ici, voilà.
B.L : Ca c’est la signature de Corbier artiste ou de Corbier dans la vie ?
F.C : C’est euh, Corbier est marqué sur ma carte d’identité donc euh je signe partout comme ca.
B.L : Ha vous avez fait changer votre carte d’identité ?
F.C : C'est-à-dire que dans les années, à la fin des années 60, au début des années 70, quand j’ai commencé à travailler, il y avait, je recevais des chèques, je recevais des lettres en recommandé, des trucs comme ça, au nom de Corbier et je ne pouvais pas les toucher, parce que je m’appelais pas Corbier, je sortais ma carte d’identité et on me disait Ha non vous êtes monsieur Roux. Alors euh au bout d’un moment les, les postiers on finit par me connaitre, donc je recevais des lettres recommandées avec marqué Corbier dessus, ils acceptaient de me donner le truc, le courrier. Et quand j’ai eu assez de courrier comme ça, je suis allé à la maire, en leur disant voilà vous voyez j’ai deux noms, j’ai mon vrai nom et j’ai mon pseudonyme, et est ce que vous pouvez me marquer mon pseudonyme sur mon, sur mon truc. Alors ils m’ont dit, sur ma carte d’identité, alors ils m’ont dit ben oui voilà. Ils l’ont rajoutés et depuis s’est rajouté à chaque fois
VERY PROMO (15min19)
B.L : Corbier vous êtes face au miroir
F.C : Oui
B.L : Est-ce que vous vous regardez souvent
F.C : Non je ne crois pas non, mais il y a beaucoup de miroir chez moi, mais je ne pense pas me regarder très souvent.
B.L : Qu’est ce que vous voyez là ?
F.C : Je vois un grand type euh avec un peu de bidon, avec le poil grisonnant, euh sans doute un peu chauve puisqu’il y a un chapeau sur la tête en permanence, des cheveux trop long et euh habillé tout en gris, donc pas, pas très gaie (rire) mais quand même il y a un peu de bleu dans ce gros là quand même
B.L : Et ca vous plait se que vous voyez ?
F.C : Le personnage n’est pas déplaisant, je pense que euh s’est un brave gars, je sais pas, il me semble que s’est pas un sal type
B.L : Vous ne vous regardez pas très très souvent donc votre image finalement ce n’est pas si important que ça ?
F.C : C'est-à-dire que je, je ne, je ne domine pas mon image, mon image elle est se que les gens reçoivent de moi, sans que j’intervienne beaucoup la dedans. Les, les gens s’imaginent que je suis un hippie, euh pour d’autre euh je suis peut être un gauchiste, euh pour d’autre je suis peut être euh je sais pas un, un alcoolique parce que je me souviens il y a quelques années on représentait facilement des clodos avec une barbe comme ça, alors voilà bon peut être qu’il y a ca comme image. Je sais pas, je m’en fou un peut, je suis pas, ca me semble pas si important que ça, alors voilà. Moi je sais qui je suis et je donne se que je suis, en espérant que les gens le reçoivent.
B.L : Et qui êtes vous alors ?
F.C : Je suis un gars qui écrit des chansons et qui essaye de, de partager son bonheur de raconter des histoires avec sa guitare, voilà.
B.L : En 67 vous devenez gentil organisateur au club Med vous rencontrez Jean-Pierre Elkabbach
F.C : Ouai
B.L : En 68, vous sortez votre premier disque
F.C : Ouai
B.L : Produit part Alain Barrière
F.C : Oui
B.L : La vous trouvez alors votre pseudonyme. En 70 vous faites une rencontre déterminante dans votre vie, c’est Jean-Louis Foulquier.
F.C : Ha oui, oui, oui, oui, oui Jean-Louis ca a été un type euh il m’a aidé, il m’a donné un coup de pouce mais terrible, terrible, terrible. Il est venu un soir dans un établissement euh …
B.L : Le cabaret de Montmartre !
F.C : Oui sur la butte de Montmartre exactement oui. Et il m’a vu et m’a proposé de venir le lendemain, ou le sur lendemain euh faire une émission avec lui. Participer à une émission qui s’appelait « studio de nuit » je crois, il me semble je sais plus et euh j’ai donc chanté quelques chansons flash et de la d’un seul coup tout le monde à paris alors que beaucoup de cabaret me boudait, d’un seul coup tout le monde m’ai sauté de dessus, on me, Corbier mais s’est génial, s’est formidable venez chez nous alors le Don Camillo, la Villa d’abbés, le caveau de la république, tout ça s’est grâce à lui et je lui en suis reconnaissant éternellement. Jean-Louis je t’aime !
B.L : Donc c’est vrai qu’a lui suite de ça, vous participez à de nombreuses émissions, radio France euh, RTL, en passant par Europe 1, la télévision aussi. Et ensuite vous devenez animateur, grâce à Jacqueline Joubert, on en a parlé tout à l’heure.
F.C : Oui . C’est vraiment une vie euh qui est faite de rencontre.
B.L : A la suite de ça on connait l’épisode du Club Dorothée.
F.C : Oui
B.L : Et puis vous retournez à la chanson.
F.C : Oui
B.L : Aujourd’hui vous chantez encore, et jusqu’au 8 juin 2010 vous avez plein de dates dans toute la France, mais même à l’étranger.
F.C : Oui (rire)
B.L : Comment ça marche aujourd’hui sur scène, comment vous vous sentez, ca ressemble à quoi ?
F.C : Alors, alors euh il y a plusieurs formules, souvent je chante seul ou avec un guitariste, ou un accordéoniste et de plus en plus souvent maintenant avec mon guitariste, mon accordéoniste et mon copain flutiste euh Gérard Geoffroy. Et euh on va partout dans toute la France, euh on va en Belgique, on va en Suisse, euh il y a quelques temps, je suis allé chanter en Russie euh je vais partout ou on me sollicite et ca me fais très très plaisir. Et puis travailler avec des musiciens aussi formidables que Gérard Geoffroy ou qu’Eric Gombart qui est un guitariste exceptionnel, tout à fait exceptionnel j’insiste tout à fait, vraiment la dessus, ou alors Alain Chapelain qui est un accordéoniste très inventif, très léger, il ne se sert pas d’un accordéon pour faire, pour faire bal musette. Il se sert de son accordéons comme d’un vrai instrument de musique, c’est beau, c’est jazzy, alors travailler dans ces conditions, devant un publique qui, qui vient, qui m’aime, qui ne me réclame plus les chansons pour enfant, mais qui est d’accord pour écouter se que je fais maintenant, c’est une vie épatante.
B.L : Vous arrivez sur scène, vous avez le trac ?
F.C : Oui, oui, oui, je suis traqueur, j’ai le trac, j’ai toujours eu le trac. Je me souviens que les premier concerts que j’ai fais avec mon frère, donc il y a bien longtemps, j’avais été obligé de me faire piquer pour monter sur scène , parce que, ils auraient mieux fait de me piquer pour qu’on en parle plus. Mais on m’a fait une piqure oui, oui pour me calmer tellement j’avais des battements de cœur, tellement j’avais peur. Et je suis resté traqueur, j’ai moins le trac que quand j’avais 17 ans bien sur mais enfin j’ai toujours un peu peur, même si je sais que mes chansons fonctionne bien
B.L : A quoi ca ressemble sur scène, on peut entendre quelque ?
F.C : Ho ouai mais faut que je prenne une guitare oui, oui.
B.L : La, il y en a une sur le sofa
F.C : J’ai le droit de me retourner
B.L : Ha oui bougez vous, faite comme chez vous
F.C : C’est gentille, ha bah attendez je vais prendre un ukulélé, hopla je prends un ukulélé. Bien sur al qaida, l’Irak et l’oncle Sam, de la fièvre, du sang et des prières et des larmes. Pourtant il y a tout pour être heureux, tout pour être heureux. Dans la publicité nos dames, on des règles bleues, hooooooo, hoooo, règles bleues, tout pour être heureux, règles bleues. Bien sur il y a les Russes, les tchétchènes et la Chine, les commandos suicident et l’Israël, la Palestine, pourtant il y a tout pour être heureux, tout pour être heureux. Dans la publicité nos dames ont des règles bleues, hoooo, hoooo, règles bleues, tout pour être heureux, règles bleues. Bien sur les avions tombent, bien sur les trains déraillent, bien sur les bateaux coulent (rire) on a plus de travail, ha ben il y a tout pour être heureux, hein, tout pour être heureux. Dans la publicité nos dames ont des règles bleues, hoooo, hoooo, règles bleues, tout pour être heureux, règles bleues. C’est la faute à Rousseau, c’est la faute à Voltaire, mais on m’y prendra plus à changer de millénaire, pourtant il y a tout pour être heureux, tout pour être heureux. Dans la publicité nos dames ont des règles bleues, hoooo, hoooo, règles bleues, tout pour être heureux, règles bleues.
B.L : Alors là je présume que le publique crie, qu’est ce qu’il dit ? Il applaudit, les filles hurlent Corbier une autre, Corbier une autre
F.C : (Rire) oui c’est une chanson que je fais en rappel enfaite, c’est une chanson qui fonctionne bien
B.L : Ca veut dire quoi finalement ce message là, il y a-t-il des messages dans vos chansons
F.C : Oui s’il on veut, on peut dire qu’il y a un message. D’une part ca veut dire que quand il y a des hommes politiques, que, ou des publicitaires qui viennent nous faire croire que tout va bien, que le monde est parfait, qu’on vit une époque exceptionnel, et, je crois que ces gens se moquent de nous.
B.L : Vous avez contribué à ca un peu à la télévision ?
F.C : Oui, oui, oui absolument, c’est pour ca que je ne suis pas toujours très fière, de, d’avoir participé à ces émissions ? Je l’ai fais, je vous l’ai dis je gagnais très bien ma vie, mais en même temps j’avais des grands moments de doute, des grands moments de solitude. Je me disais mais qu’est ce que tu fais là mon garçons, est ce que s’est pas un peut dangereux tout ça …
B.L : Et aujourd’hui sur scène vous vous sentez vraiment à votre place ?
F.C : Oui je crois que c’est ma place, je, je suis né pour écrire des chansons, pour les chanter, pour les chanter devant un publique qui vient écouter des chansonnettes, oui, oui je crois.
B.L : Est-ce que la boucle est bouclé avec la rencontre de Brassens au départ de votre carrière qui va vous a encouragé à faire ce métier la et aujourd’hui vous qui prenez la guitare et qui avait justement cet air de Brassens aussi avec un texte qui est assez explicite tout en étant euh l’amuseur numéro un, parce que s’est comme ça qu’on vous a connu et s’est comme ça qu’on vous imagine
F.C : Oui ca reste, je reste quand même quelqu’un qui aime faire plutôt rire. Mon spectacle, est un spectacle qui laisse les gens partir avec la banane. Alors je ne vais pas jusqu'à dire que je suis un bien faiseur de l’humanité, mais si les gens partent en étant heureux s’est déjà pas mal quoi. Et si ca dure pendant une demie heure, un quart d’heure après le spectacle, s’est déjà ca. Et puis dire que dans mes chansons il y a un message, non je ne crois pas, il n’y a pas de chose direct en tout cas, le vrai message c’est essayons de résonner de manière à être le plus heureux possible, essayons de ne pas être dupe des marchands et des voyous, voilà.
B.L : Et demain comment vous l’imaginez ?
F.C : J’entends par voyou, homme politique bien évidemment, je ne me permettrais pas d’insulter les gangsters
B.L : Pourquoi ce sont vos amis ?
F.C : Non, mais certain sont respectable.
B.L : Lesquels ?
F.C : Ha mais je ne sais pas, je les connais pas. Mais je suppose que certaines personnes, qui sont, qui font des choses mal honnêtes, peuvent être quelques fois respectables alors qu’un homme politique est toujours un homme qui n’est pas respectable, puisqu’il ment pour être au pouvoir et une fois qu’il est au pouvoir, il continue à mentir, donc bon il n’est pas respectable. Souvent les gens viennent me voir, on parle. Quelques fois il arrive que les gens me disent : moi quand je vous regardais avec vos camarades, je vous percevais pas comme d’autre personne me parle de vous. Et alors je fais parler ces gens et on arrive à la même conclusion, c'est-à-dire que Jacky, Patrick et moi, c'est-à-dire les trois héros, c’est comme ça qu’on était baptisés, on avait des casquettes avec marqués héro. Euh on était extrêmement utiles, à la société en ce sens que nous étions tellement nullissime comme héro, que c’était rassurant. C'est-à-dire que faire un monde en nous disant machin est un vrai héro, bidule est un véritable héro. J’ai peur que cela ne soit que des conneries et montrer des héros qui sont bêtes, qui sont euh peureux, euh, euh qui sont va t’en guerre, mais qui pousse les filles devant en leur disant : aller y les filles on vous protège, aller y les filles. Il me semble que ces trois gars là je les aime bien parce que c’était vraiment des con et ca s’est bien.
B.L : Mais c’était rassurant vous voulez dire ?
F.C : Oui, oui, oui c’est ça, c’est rassurant quoi, parce que le, le monde des adultes est lugubre. Alors dire aux enfants, vous voyez tout les exemples qu’on vous donne s’est des conneries. Non c’est nous en faite les vrais héros, on est mauvais, on est mauvais alors voilà. Alors que tout ceux qui se prennent pour des héros, sont des connards, des salops. Alors souvent des gens, quelques fois des gens me disent, on vous aime mieux comme ça, on vous préfère comme ça, à celui que vous étiez à l’époque des émissions. Mais ca, ca ne me plait pas ca, ca, ca sa me fais de la peine, parce que enfaite, ca s’adressait à des enfants et on essayait de distraire des enfants. On enlève le marchandising, on enlève la violence de certains dessins animés, mais moi se que je faisais c’était de faire l’andouille, je voulais les faire rire, je ne m’adressais pas à un monde d’adulte, je m’adressais à un monde d’enfant. Alors si j’ai réussi à faire rire les enfants, si j’ai réussi à les garder à la maison, plutôt que d’aller dans la rue euh violer leur copine ou dealer du hache, ben euh peut être que j’en ai sauvé plus d’un, alors ben euh ce n’est pas si mal que ça
B.L : Se que vous nous dites c’est que vous ne reniez en aucun cas ?
F.C : Non non je ne renie rien du tout, je ne suis pas toujours très fière, je reconnais qu’on a dit pleins de bêtises qu’on n’aurait pas dut aller, qu’on n’aurait pas dut faire si longtemps et pas toujours comme ça, mais bon dans l’ensemble ce n’était pas si honteux que ça, faut pas exagérer.
B.L : Et le future vous l’imaginez comment ?
F.C : En tant que diabétique, j’ai du mal à me voir dans quelques années, j’aurais sens doute perdu la vue euh peut être que je serais amputé d’une jambe, je ne sais pas
B.L : Hum c’est gai
F.C : Non, non, c’est des maladies normales du diabète. Donc euh je sais que j’ai encore quelques années à vivre et à en profiter, bah je ne sais pas j’espère que je serais un vieux râleur, et que je foutrais la main au cul des infermières, puis je dirais des gros mots, voilà.
B.L : C’est fun ça, c’est bien ça (rire). C’est un beau plan de carrière
VERY PLUS (32min58)
F.C : Dans l’immeuble ou vivent mes grands parents il y, il y a un journal euh de gauche qui s’appel l’avant-garde et les les journalistes qui viennent travailler là euh me voit et me donne tout les journaux communistes, les bd de l’époque pif le chien et tout ça si bien que j’ai grandit avec vaillant, pif le chien
B.L : Plutôt pas mal
F.C : Ouai je connais des enfances pires c’était plutôt très très bien
B.L : Et justement vous aviez des loisirs, des sports préférés que vous aimiez justement ?
F.C : J’aimais l’athlétisme, j’adorais l’athlétisme, j’a...J’adorais la course à pied, le le saut en hauteur, le lancer de poids
B.L : Ce n’est pas un sport collectif
F.C : Je déteste les sports collectifs !
B.L : Pourquoi ?
F.C : Parce que je ne je ne je je par exemple si je regarde un match de foot ca m’arrive, je ne suis pas fan du tout mais euh ca m’arrive ces gens me fatigue, ca n’en fini plus, ca dure 90 minutes, ca n’en fini plus, ils sont tout le temps entrain de pleurer, ils se lamentent sur leur sort, ils se font des croches pattes des que l’arbitre à le dos tournés, ils m’énervent. Alors que le gas qui court, il court tout seul, il court contre lui, ca c’est beaucoup plus intéressant, fin il me semble
B.L : Est-ce que votre vie ressemble à ca, l’envie de vous dépasser, de vous surpasser, pour vous prouver à vous-même que vous êtes capable de le faire
F.C : Moué, oui, oui, oui, oui c’est exactement ça, vous avez mit le doigt dessus, c’est exactement ça. C’est me prouver à moi et c’est prouver aussi à ma famille que que je peux faire des choses que je ne suis pas, que je ne suis pas totalement à jeter
F.C : Mes grands-parents allaient chercher ça pour manger donc c’est dire que étaient dans un milieu très dure très défavorisé donc pour ma maman il était évident que on ne faisaient pas d’étude, on étaient pas doué pour un sport, on étaient pas doué pour… on ne faisaient pas de musique, on ne savaient rien faire donc des qu’on ouvraient la bouche c’était ha bon toi tu connais ça et donc moi ha non je sais pas je disais ca comme ca et ça fait qu’a 20 ans on est un petit peu rentré voilà c’est se qui met arrivé.
B.L : Quand vous faites le point sur justement votre enfance, votre adolescence, il en reste quoi une enfance douloureuse et pauvre ou une enfance mitigé parce qu’heureuse malgré tout et constructive ?
F.C : Alors non non moi je suis persuadé que j’ai eu une très très belle enfance, j’avais une maman extrêmement aimante, qui était un peu inconsciente elle s’avait pas élevé ses enfants mais elle était mère poule elle était tout le temps là, elle était la pour nous protéger, il fallait pas qu’on touche à ses gamins, quoi s’était terrible, mes grands-parents du coté de mon, de mon père était formidable, ils n’avaient pas de sous, mais si ils avaient je sais pas moi ils auraient pffff ils auraient tout donné pour qu’on soit bien quoi, ils étaient formidablement généreux, gentils, agréable, drôle euh drôle malgré la douleur de de la perte de leur fils parce que moi j’ai vu ma grand-mère pleurer toute son enfance , c’est terrible j’ai l’impression de vous faire Zola là …
B.L : Toute son enfance, toute votre enfance
F.C : Toute mon enfance, j’ai eu l’impression que ma grand-mère pleurait tout les jours, tout les jours je l’ai vu pleurer, elle pleurer son fils mort, c’était terrible, je me souviens un jour on étaient allés dans dans …
B.L : Vous avez-vous-même un enfant, j’imagine que vous pouvez comprendre cette douleur là si vous étiez amené à perdre votre fils c’est très douloureux
F.C : Oui je je comprends tout à fait mais euh mon père est mort en 47 euh lorsque que j’avais 16 ans, 17 ans euh ma grand mère pleurait encore son fils tout le temps, tout les jours et lorsqu’elle est morte dans sa 100ème années, je l’ai encore vu pleurer tout les jours jusqu'à sa 100ème années donc c’était une douleur terrible mais à coté de ca elle pouvait être rayonnante, extraordinairement drôle, extrêmement aimante et et c’était formidable donc non je n’ai pas eu une enfance malheureuse, j’ai eu une enfance qui était loin du fric, qui était, on avaient quelque fois envies de quelque chose et on pouvait pas se l’ acheter mais bon se n’était pas dramatique, on vivaient quand même bien , on vivaient heureux parce qu’on s’aimaient et on se respectaient je crois.
B.L : Vous avez déclaré dans la « voix du Nord » le 12 juillet 2005 regretté de ne pas avoir été payé plus à la télévision
F.C : Oui c’est vrai, oui oui c’est tout à fait vrai euh lorsque je suis rentré à la télévision euh dans le service publique euh j’avais deux milles francs par émission, deux milles francs par émission, j’avais 4 émissions par mois, j’avais donc 8 milles francs c’est simple ca marchait très bien comme ca, j’avais le temps de faire du cabaret je continuais ma vie c’était très bien. Lorsque je suis passé dans le privé, mon salaire à doublé c’était formidable j’avais 1500 francs euh non 15 000 francs (rire) voilà c’est ca 15 000 francs par mois
B.L : C’est votre femme que vous regardez ?
F.C : Oui oui c’est ma femme, si jamais je dis une bêtise elle me fouette euh j’avais donc 15 000 milles francs par mois c’était formidable mais je ne pouvais plus faire de cabaret, alors donc enfaite je gagnais pas si bien ma vie, surtout surtout ca a duré pendant un an, deux ans, trois ans on ne m’a pas augmenté, quatre ans on ne m’a pas augmenté puis d’un seul coup on m’a donné un peu plus et puis encore un peu plus et puis à la fin je gagnais quand même très bien m’a vie jusqu’au moment ou on m’a dit ho non ho non là c’est trop et hop ziiuuuut, ils ont baissé du quart mon salaire
B.L : Le votre ou l’ensemble de l’équipe ?
F.C : L’ensemble de l’équipe, mais l’ensemble de l’équipe je m’en fou (rire) moi on m’a pas prévenu c'est-à-dire monsieur B, monsieur A et monsieur B, n’ont pas eu la gentillesse de me téléphoner, Corbier on a de grave soucis avec notre comptabilité parce que la direction de la chaine qui diffuse nous baisse, nous prend moins de chose, on va être obligé de baisser ton salaire, est ce que tu veux bien continuer à jouer le jeu avec nous, bien sure que j’aurai dis oui. On m’a pas dit ça, je me suis réveillé et il y avait euh 12 milles balles de moins sur mon compte en banque tout les mois, ca m’a pas plus, je trouvais ça pas très honnête pas bien voilà
B.L : Et alors vous avez prit qu’elle décision ?
F.C : Et alors c’est pour ça que j’ai déclaré que je regrettais de ne pas avoir été payé que ca à la télévision
B.L : Et pourquoi vous vous êtes pas arrêté à ce moment là ? En disant je vais reprendre euh
F.C : Ha mais ca n’a pas duré longtemps après, ca a duré quelque mois et j’ai arrêté, c'est-à-dire j’ai continué à jouer le jeu en essayant de leur faire comprendre que je faisais un boulot et que ce boulot mérité d’être payé comme ca s’arrangeait pas j’ai préféré partir
B.L : Est-ce que ce n’est pas justement, parce que vous l’avez dit, vous venez de loin, c'est-à-dire que vous avez vécu une enfance assez difficile financièrement j’entends, on s’habitue âpres à recevoir de l’argent et on estime qu’on vaut temps est ce qu’âpres justement vous êtes habitué à ce confort financier du coup vous vous êtes dit je vaux tant ce n’est pas moins
F.C : Oui oui oui oui. C’est sans doute la peur de manquer oui c’est vrai, c'est-à-dire on s’accroche à quelque chose on estime en effet qu’on vaut se prix la, on vous la donné pendant un an ou deux il n’y a pas de raison de baisser les prix et donc… et puis surtout pour faire le même boulot donc euh
B.L : Et après il se passe quoi financièrement une fois que vous arrêtez vous vous dites ben non ca me convient pas je vaux temps sachant que vous aviez une image quand même très télé visuel et tres marqué
F.C : Alors ca j’en étais pas conscient du tout, mais vraiment pas du tout, c'est-à-dire que j’ai découvert que j’étais un personnage de télévision, fin que j’étais un personnage pour pleins de gens je l’ai découvert il y a moins de 10 ans. Ca a été d’un seul coup
B.L : Resituons ou ou ou est ce que vous en êtes il y a 10 ans est ce que vous êtes à la télé
F.C : Lorsque je quitte la television
B.L : On est en quelle année ?
F.C : On est en 1996/97
B.L : Vous êtes revenu pour la dernière hein la dernière émission du club Dorothée
F.C : Oui c'est-à-dire que j’ai quitté volontairement la télé en 96 mais comme j’étais fâché avec personne, ni avec monsieur A, ni avec monsieur B, ni avec mes copains, ils m’ont appelé et ils m’ont dit est ce que tu veux venir faire les dernières émissions, j’ai dis mais bien sur
B.L : Vous dites monsieur A et monsieur B parce qu’il faut expliquer que c’est AB production
F.C : C’est AB production donc c’est un monsieur A et un monsieur B euh donc je suis allé faire les émissions et j’étais ravis de faire encore des émissions avec mes copains, je je ne regrette absolument rien et puis je me suis retrouvé dehors euh voilà et et et j’avais quitté la télévision persuadé qu’on allait me proposer du boulot ou en radio ou sur une chaine de télé faire des petits trucs ou bon comme comédien parce que bon j’avais joué la comédie pendant des années, au cinéma
B. L: Nicolas Sarkozy a dit avant d’être élus : si on n’assume pas ses arrières, ou en tout cas si on ne prévoit pas se qui va se passer après c’est qu’on est un idiot.
F.C : Oui mais Sarkozy a raison, je dois être un idiot, mais lui je suis persuadé qui ne sera jamais dans la merde, il prévoit tout, c’est un type épatant, bref alors euh (rire) non mais je suis content que vous me citiez se philosophe extraordinaire Nicolas Sarkozy parce qu’il y en a quand même des tas d’autre qui sont moi connu euh comme Nietzsche par exemple qu’on ne cite jamais et c’est dommage bref alors euh (rire) ou Karl Marx qui est pas mal non plus comme philosophe qu’on ne cite pas beaucoup, mais c’est bien de citer Sarkozy, c’est bien, c’est bien surtout qu’on ne parle jamais de lui à la télévision, à la radio donc c’est intéressant quand même
B.L : J’ai pensé à lui je vais vous expliquer pourquoi, non pas que je vais me justifier mais je vous explique c’est simplement parce que vous n’étiez pas conscient de votre image
F.C : Non non pas du tout
B.L : Et vous n’aviez pas testé avant ca votre image ?
F.C : Non mais parce que mais c’est tres bizarre se que je vais vous dire peut être peut être mais je vous jure que c’est vrai, je faisais des chansons pour enfant, je les chantais à la télévision mais jamais on ne m’a demandé d’aller chanter ces chansons dans une cours d’école ou sous un chapiteau pour des gosses à noël, jamais
B.L : Donc ca aurait du vous mettre la puce à l’oreille ?
F.C : Ca prouvait que je n’intéressais personne, donc qu’on ne me connaissait pas. Dans la presse Dorothée sortait un disque, on partait tous à l’étranger faire des émissions. Les journalistes nous suivaient, interviewaient Dorothée mais on ne m’interviewé pas moi donc je n’existais ni pour la presse, ni pour le publique, ni pour les organisateurs de concert donc j’avais pas du tout conscience d’être quelque chose d’important et je l’ai découvert longtemps après avoir quitté la télé
B.L : Encore une fois c’est drôle se que vous dites parce que je vais encore revenir sur votre enfance, c’est marrant on a l’impression que dans votre famille, il y avait votre mère qui finalement prenait un rôle tres important, qui occupait une place importante mais en même temps qui vous rabaissez sans …
F.C : Sans le faire méchamment
B.L : Oui voila c’est absolument pas euh euh volontaire, Dorothée à fait pareil finalement non ?
F.C : C’est pas elle, c’est pas elle, je crois que les les gens qui nous employés faisaient un peu la même chose, c'est-à-dire je crois qu’ils m’aimaient bien, ils étaient conscient que je bossais bien, que j’étais drôle, que je faisais bien se qu’ils me demandaient et tout ca mais on n’allait pas me faire chanter dans le même programme que Dorothée. Si Dorothée faisait Bercy, on prenait Jacky, c’est un type que j’adore c’est un ami, je je l’aime beaucoup, donc je vais pas dire du mal de Jacky c’est pas ça mais on prenait Jacky pour chanter à Bercy alors que c’était pas son métier, mais moi dont c’était le métier on me demandait pas de le faire
B.L : Et pourquoi vous vous êtes pas imposé à un moment ou un autre ?
F.C : Parce que ca ne m’intéressais pas, parce que je m’en fou, parce que je suis comme ca voila ! Si vous avez le téléphone qui sonne décrochez
B.L : Ca c’est le cameraman qui travail à Disney
F.C : (Rire)
B.L : Voila se qu’on apprend chez mickey (rire)
F.C : Tu, tu comprend se que je veux dire, je n’ayant pas du tout confiance de se que je pouvais représenter, je n’estimais pas avoir mon mot à dire, je fermais ma gueule, je faisais mon boulot, quand ca n’allait pas j’explosais, j’explosais fort, ca gueulais un grand coup, mais 10 minutes après j’embrassais tous le monde et c’était fini ; j’avais besoin de libérer, il fallait que la sous pape euh serve à quelque chose et puis euh et puis voilà c’était comme ça. Mais jamais j’ai pu penser que je représentais quelque chose pour qui que se soit, jamais
B.L : Mais oui mais du faite de ne pas représenter quelque chose pour qui que se soit, comment on peu se vendre ?
F.C : Ha mais c’est parce que mes patrons mon engagé, mon augmenté régulièrement
B.L : Non mais comment on peut se vendre après je veux dire justement
F.C : Ha ben je ne sais pas, je sais toujours pas, je ne sais pas le faire. Je ne sais pas allais voir des gens, euh par exemple mon frère qui a fait beaucoup de doublage de film euh m’a emmené dans des trucs, euh dans des studios de doublage. Je sais pas le faire, je sais pas arriver dire bonjour voilà c’est moi comment ça va, je sais pas le faire
B.L : Peut être parce qu’on est venu vous chercher aussi
F.C : Peut être, je sais pas peut être, de toute façon j’ai du passer deux auditions dans toute ma vie, je suis allé un jour à Lécluse passer une audition devant mes patrons de Lécluse. A Lécluse il y avait Barbara qui chantait, serge lama tout ca. Trois mois après j’étais engagé avec mes petites bêtises et puis j’ai passé une autre audition un jour je ne sais plus à quel endroit, et c’est pareil on m’a engagé aussi. Et de la tout s’est fait tout doucement, mais tout s’est fait, donc je ne sais pas comment on fait ce métier, je ne sais pas se qu’il faut faire, je ne sais pas ou il faut aller lorsque des jeunes m’écrivent en me demandant des conseils, je suis incapable de leur en donner car je ne sais pas comment ca se passe, je suis tout à fait sincère.
F.C : Moi je me souviens que d’avoir eu plusieurs conversation avec monsieur Azoulay, jean –Luc Azoulay le parolier de Dorothée, l’auteur des sitcoms et tout ça. Régulèrent il me voyait discuter avec des techniciens et tout ça et il passait à coté de moi et puis il me disait arrête de faire le sage, le vieux sage et je lui disais tu as raison je suis plutôt un vieux singe, c’est vrai que j’ai un coté rigolard et quand c’est tres douloureux j’essaye quand même de voir un coté amusant à cette douleur, dans cette douleur mais, mais la vie elle est pour moi comme pour tout les autres. Il y a des moments ou c’est difficile, il y a des moments de larme, des moments chiant et je crois que que je suis comme ça je ne triche pas, je dis les choses comme je les ressens
Se qui veut dire que déjà au club Dorothée vous étiez un vieux sage déjà à l’époque
FC : Et aussi un vieux singe (rire)
F.C : Il y avait, dans une des chansons que j’ai écrite euh à la télévision qui s’appel le nez de Dorothée, ou je je rigole avec le nez de Dorothée. Je dis le franc euh ne vaut plus un liard, on ne parle que de bagarre, notre hymne est poussiéreux, chantons avant qu’il ne soit trop tard, le nez le nez de Dorothée. C’est une phrase de chansonnier, ce n’est pas une phrase de clown pour enfant, je fais de la politique en disant ça, je dis que notre argent est foutu, qu’on vit sur sur notre misère, je je dis euh qu’on chante un hymne qui est poussiéreux ou on parle d’aller tuer euh au nom du pays. Il me semble que c’est grave et pourtant on rigole. Alors quel est votre plus vilaine qualité ?
B.L : Attendez on va revenir sur se que vous venez de dire juste avant ça.
F.C : Oui
B.L : Hum L’idée en faite que vous êtes entrain de développer, c’est qu’on peut rire de tout pas avec n’importe qui.
F.C : Oui ca, ca c’est évident, ca c’est l’évidence même on peut rire de tout entre amis bien sur je n’irai jamais rire avec monsieur Le Pen jamais, cet homme ne m’amuse pas, pourtant avec mes copains on peut dire les même blague, on peut se faire des blagues raciste entre nous, on s’en fou on est entre nous, on est à la maison, ca ne quittera pas le milieu, c’est histoire de rire et quelque fois on a besoin de rire avec des énormités, ca fait du bien, c’est pas méchant c’est entre nous. Mais aller colporter certaine blague en présence de certain homme politique ou d’entendre certain homme politique rire avec certaine choses ca ne m’amuse pas du tout mais pas du tout du tout du tout
B.L : Mais ce que je voulais vous dire par là c’est finalement écrire une chanson au club Dorothée sur le nez de Dorothée et de dire des choses réelles c’est peut être pas la bonne cible non plus pour vous faire entendre
F.C : Ca fait rien, ca fait rien, bien parce que je partais de ce principe la, c’est lorsque Mme jacqueline Joubert m’a engagé à la télévision, elle m’avait vu dans un théâtre de chansonnier, le théâtre de chansonnier ce n’est pas un lieu ou vont vont les enfants, c’est un théâtre pour les adultes, on parle de politique, on se moque de la politique. Il y avait le jour ou elle est venue dans la salle des enfants, elle a vu que les enfants riaient avec les parents et c’est ca qui l’a intéressé. Elle m’a dit euh voilà vous faite rire les enfants et les parents, voulez vous présenter des émissions avec Dorothée. C'est-à-dire qu’elle attendait de moi que je fasse rire les deux, les parents et les enfants
B.L : Oui et en même temps avec des mots d’adulte ca élève le niveau mais dans…si on peut, mais en l’occurrence dans un tels programme, je ne dénigre pas du tout, mon cameraman a été un fan nombreuses d’années du club Dorothée, il en parlait encore hier après avoir vu Jacky, aujourd’hui il était tres content d être là parce que vous vous représentez quand même son enfance. Donc je ne dénigre pas le bien et le message que vous avez pu véhiculer et apporter le bonheur que vous avez put aussi apporter aux enfants. Maintenant l’idée c’est de se dire est ce que finalement noyer des mots d’adultes peut être intéressent à apporter à un programme de jeunesse pour enfant qui percute pas finalement tout ca
F.C : Ouai
B.L : Etait-ce vraiment calculer, j’imagine que non pour vous
F.C : Non alors ce n’était pas calculé je ne cherchais pas à délivrer un message jamais même encore maintenant, je dis simplement les choses comme je les reçois, comme elle me touche. Je me dis que si on emplois un langage perméable à un enfant, un adulte peut le comprendre et inversement. Donc je me suis toujours, j’ai toujours essayé de me laissais aller à essayer de toucher tous le monde mais ça m’est naturel, ce n’est pas dans un but racoleur ou dans le but de faire du fric. J’ai jamais fais de fric avec mes chansons donc voila
B.L : Et autrement dit est ce que pour vous comme vous l’avez dit la télévision sa lise, sa crée une certaine image. Est-ce que vous n’en voulez pas aussi à cette télévision de vous avoir enfermé dans un rôle qui ne vous correspondez pas tant que ca finalement vous chansonnier
F.C : C’est se que j’ai dis tout à l’heure c’est non, c’est oui et non. C'est-à-dire que j’ai un regret, c’est d’être resté aussi longtemps, c’est dire si j’avais euh le courage d’installer ce personne puis de dire au revoir, ca aurait sans doute était bénéfique à ma carrière. Je n’ai pas su faire ca, je suis resté parce que c’était confortable, parce que je gagnais bien ma vie, je faisais de beau voyage, mes collèges n’étaient pas chiants donc je n’allais pas me plaindre. Mais, mais je sentais que je déprimais parce que je ne fessais pas… ce n’était pas ma vie, mais je la gagnais bien ma vie alors bon
B.L : Mis c’est dur ca, de donner l’image d’un double Corbier enfaîte. On donne l’image du rigolo, fun, vous apportez de la joie. Dorothée commencée toujours ses émissions par ca, êtes vous prêt pour 6 heures de folie, et vous au fond de vous, vous disiez ouai folie ca me fatigue, c’est ca ?
F.C : Non je ne pensais pas comme ca non. Non non je pensais quand j’avais fini l’émission (soupir) je suis content, l’émission est fini voilà ca va, voilà c’est bien, j’avais l’angoisse de recommencer le lendemain, la semaine suivant. Mais je pensais pas en faisant le boulot que c’était douloureux, non je le faisais.
B.L : Et aujourd’hui quand vous finissez se que vous faites, quand vous êtes sur scène vous ressentez quoi ?
F.C : Alors c’est amusant se que vous, cette question. Je viens de faire trois jours de concert dans le nord de la France, dans trois villes différentes et dans trois théâtres tout à fait différents
B.L : Et avec un public extrême chaleureux dans le nord plus qu’ailleurs
F.C : Dans le nord, le nord m’aime beaucoup et on me fait beaucoup travailler dans le nord. Euh bon alors j’allais dire une connerie
B.L : Non allez y on coupera si vous voulez
F.C : On me fait beaucoup travailler dans le nord mais je ne suis pas opposé à aller en Bretagne par exemple, les bretons hein je suis vivant, profitez de moi pendant que je suis là. Je suis pas non plus opposé à aller dans le sud, je vais partout ou on me propose d’aller travailler. Alors j’ai travaillé trois jours, dans un théâtre ou il y avait je ne sais pas moi 200 places, 300 places, petit théâtre mais un vrai théâtre. Ou j’ai chanté pendant une heure et demie avec mes copains musiciens et c’était un vrai bonheur. Un vrai bonheur pour moi et et mes copains mais dans le publique aussi parce que je n’aurai pas fait une heure et demi au sinon j’aurai fait une heure dix, un spectacle normal de chanson. La j’ai pu faire une heure et demi de chanson parce que les gens réclamaient. Ca marché formidablement, j’ai vendu des disques à la sortie, ca c’est vraiment très très bien passé. Le lendemain j’étais invité chez un ami, chez lui dans son salon, il met des sièges, il fait à mangé pour ses amis, puis j’ai pris ma guitare et j’ai chanté. Mais je n’étais pas invité vedette j’étais là et j’ai chanté trois quatre chansons, puis il y a eu un groupe qui est venu faire du jazz , formidable. Et puis les gens voilà ils ont mangés et puis vers minuit et demi, comme il restait encore des gens j’ai repris la guitare et j’ai rechanté. Pourquoi j’ai fais ca, parce que j’étais heureux, je sentais bien que les gens qui m’avais applaudie en première partie en voulais encore et ils me regardaient comme ca, est ce qui va rechanter ou pas. Et moi ca me faisais plaisir de leur refaire, donc je l’ai refais naturellement, parce que je suis heureux de chanter. Donc ca fait deux expériences complètement différentes. Et puis le samedi j’étais à Lille ou dimanche j’étais à Lille, dimanche après midi avec mon copain Didier Super. C’est un fou furieux Didier super mais extraordinaire, provocateur en diable et tout et on était dans un établissement qui ressemble un peut au zénith de paris en plus petit. Et euh j’étais pas la vedette du spectacle c’était Didier la vedette, moi j’étais en première partie, on m’avait dit 35 minutes/ 40 pas plus, j’ai dis très bien. Je suis arrivé sur scène je pensais qu’il y aurait 300 personnes / 500 personnes, il y en avait plus de 1000, il y en avait partout, c’était énorme, il y avait des gens qui étaient assit devant la scène par terre. Et et j’ai commencé à chanter et les gens m’ont fait une ovation, un triomphe, ils m’ont pas réclamés les chansons de la télévision, ils connaissaient le gas d’aujourd’hui, ils connaissaient les chansons d’aujourd’hui et à la fin pareil, il m’ont fait une standing ovation, je pouvais pas partir, ils ont hurlés mon nom. Il fallait que je parte donc je suis partie. Se qui est grave c’est que le copain qui est passé après moi, quand il a commencé à faire sa prestation les gens on commencés à faire Corbier, Corbier Corbier et la s’est terrible pour le copain
B .L: Et pour vous ?
F.C : Pour moi c’est amusant mais c’est extrêmement gênant aussi quoi
B.L : Comment ca c’est soldé ?
F.C : Ca s’est soldé que j’y suis pas allé bien évidement, puis les gens se sont calmés et puis bon. Mais se que je veux dire c’est que je fais ce métier aujourd’hui avec bonheur, avec plaisir dans des endroits différents, ca se passe chaque fois très très bien et plus ca va et plus les gens se tiennent au courant de mon travail d’aujourd’hui et ils s’apprécient ce travail d’aujourd’hui. On me pardonne de de de faire un peu Brassens, après tout pourquoi ne pas être un peu Brassens parce qu’il y a plus de gens qui sont un peu Gainsbourg ou plein de gens qui sont un peu Beatles , ben moi je suis plutôt un peu Brassens, un peu bob Dylan. Et je me sens bien la dedans et les gens qui viennent m’écouter accepte ça donc je suis heureux
F.C : Jacky il aime, il aime la télévision, et Dorothée c’est pareil, se sont deux personnes formidable qui aiment ça. Ils aiment voir le petit, le petit machin là, comment on dit l’objectif, ils aiment voir ca. Moi ca m’amuse pas du tout, parce que quand je fais une blague j’aime bien qu’il y ai une réaction, alors si, or une camera ca ne bouge pas, on ne voit pas la camera qui fait (mime)
B.L : Et pourtant vous aviez beaucoup de publique à l’époque ?
F.C : Oui mais j’ai expliqué tout à l’heure, je savais pas, je savais pas je croyais que c’était …
B.L : Non non les enfants, les enfants qui étaient là présent
F.C : Ha non c’était uniquement le dimanche après midi, non c’était uniquement le mercredi après midi, et et oui mais ce n’était pas des choses que j’écrivais moi, c’était des choses que Mr Azoulay me faisait dire. Et euh et puis c’était surtout euh maintenant on retrouve Dragon Ball Z, waouh ce n’était pas très … non franchement ce n’était pas très marrant, le seul truc qui était un peu rigolo c’était quand on allait s’assoir dans les cabines de douche et qu’on tirait la chasse d’eau et qu’on était mouillé, mais enfin c’est pas ca qui qui, ce n’est pas très gratifiant fin voilà
B.L : Vous avez eu pas mal de chance, vous avez rencontré dans votre parcours Elkabbach, vous avez rencontré Brassens, vous avez rencontré Dorothée, vous avez rencontré Azoulay puis d’autres, hum vous avez eu à chaque fois confiance ?
F.C : Toujours, toujours, je je m’offre aux gens comme je les reçois, c'est-à-dire que si un type me ment dans les 5 minutes je m’en aperçois et c’est fini, il m’intéresse plus. Si le type est sincère, je suis comme lui, je lui donne exactement se que je suis. Si ca l’intéresse on bosse ensemble, si sa l’intéresse pas, on bosse pas puis c’est tout.
B.L : Je vous dis ca parce que c’est très connu dans ce milieu là, le milieu artistique ou parfois même de plus en plus ils se signent des contrats, à votre époque c’était vraiment la parole d’honneur
F.C : C’est toujours je n’ai pas de contrat, je n’ai de contrat avec personne je n’en veux pas, sauf lorsque c’est obligé. Lorsque je vais faire un concert euh à Brest par exemple (rire) la mon agent signe un contrat pour moi, c’est normal. Si j’avais pas d’agent je signerai moi-même le contrat, c’est normal parce qu’il y a des choses ponctuelles, moi je demande qu’il y ai ca comme éclairage, ca comme micro euh la on est obligé de se tenir à ce contrat. Mais sinon pour vivre normalement, non je n’ai jamais signé de contrat. J’ai fait 15 ans de télévision sans aucun contrat. C’est d’ailleurs pour ca qu’il y a des gens qui en ont profités malhonnêtement
B.L : Annie Sorel dit qu’elle n’a jamais voulue se marier parce qu’elle ne signe jamais les contrats qu’elle ne peut pas honorer. Vous vous êtes marié maintenant depuis plus de 45 ans
F.C : Oui oui oui
B.L : Et vous avez signé un contrat ?
F.C : Oui oui
B.L : Et quand vous l’avez signé c’était un contrat à vie pour vous ?
F.C : Je ne sais pas, je pense qu’on était tout les deux sincères euh il y avait pas de contrat de mariage en tout cas, mais on a effectivement, on est passé devant le maire euh et on était content de la faire, voilà et ca perdure et euh Agnès Sorel est une bonne copine, Salut Agnès !
B.L : Vous avez on l’a bien comprit depuis tout à l’heure euh non pas des comptes à régler, mais l’envie quand même de dire des vérités. Est-ce que ca ca fait parti de votre personnalité, la droiture est important pour vous, c'est-à-dire il faut être droit dans la vie ?
F.C : Oui, oui, oui, oui mais s’en doute que moi aussi j’ai du trahir faire des bêtises et mais je l’ai jamais fais volontairement, j’ai jamais fais pour faire du mal, pour voler qui que ce soit euh ca je ne comprends pas les gens qui nous engage à faire un boulot et qui savent que la loi les obligent à respecter le le le salaire des choses comme ça et qui ne se tienne pas à ca. J’ai un grand mépris pour ces gens là mais un véritable mépris. Je vais le dire bien droit face à la caméra, parce que c’est des gens qui sont moche, ils sont très moches. C’est gens la ; s’ils ont des enfants, ces enfants vont être élevé par quelqu’un de moche et ca c’est grave pour les gosses, bah je m’en fou moi je suis armé, on me paye pas, on me vole, on s’assoie sur ma tète je m’en fou tant pis, je ne suis pas content mais tant pis
B.L : Ca peut être sympa de s’assoir sur la tête
F.C : Oui oui (rire) ca sent pas bon (rire) bon ben par contre pour leur gosse, c’est dégelasse quoi, être élevé par un qui est un salaud ce n’est pas bien
F.C : J’espère et je pense que ca va péter, mais je le sens comme ça quoi. Je me dis que pressuriser les gens, comme ca se fait actuellement, se moquer d’eux comme ca se fait actuellement, euh laisser entendre que seul les gens qui nous gouverne savent se qu’il faut faire. Je crois que ces gens sont à la merci d’un retour de bâton et qui pourrai bien un jour être très grave ; et puis je voudrai rappeler cette chose qui est une chose antique, qu’on connait de toute éternité, c’est que les gens qui nous gouvernent sont à notre service et pas l’inverse. C'est-à-dire que le roi, est le roi des français pour e service des français et pas l’inverse. Et si on se trompe, on risque le coup de bâton dans la gueule, attention
B.L : En même temps c’est les français qui on votés le président
F.C : Ils votent pour nous représenter, on vote, on met au pouvoir quelqu’un qui doit nous représenter c'est-à-dire le président doit être polie avec nous, que ses ministres doivent être polie avec nous et que nous on peut leur demander tout et pas l’inverse, c’est très important
B.L : Vous trouvez qu’aujourd’hui dans le gouvernement il y a un non respect ?
F.C : Il me semble, il me semble, il me semble parce que lorsqu’un président insulte des gens dans la rue, il me semble que cet homme est en forfaiture, il trahi son rôle de président, il n’a pas a traiter quelqu'un d’imbécile ou de con, c’est pas ca son rôle. Moi je n’ai pas mis cet homme au pouvoir pour qu’il insulte les gens dans la rue, ce n’est pas son rôle.
B.L : Vous l’avez mis au pouvoir ?
F.C : Non mais enfin bon (rire) non mais je respect, je suis démocrate je respect, la majorité des français à mit cet homme au pouvoir, il est donc la pour nous représenter et pas pour dire ou faire n’importe quoi. Dans tout les cas pas pour faire des choses qui pour moi me semble honteuse.
F.C : Il me semble que c’est notre rôle de dire aux gens voilà se que nous somme, voilà se que je suis, voilà comment je vous perçois, voilà comment je vois le monde et j’espère que cette façon de voir le monde et se que je suis et se que vous êtes, vous allez accepter que je vous en parle comme ça. Et si vous acceptez ca, sans doute que vous en serez plus heureux. Je crois que c’est notre rôle à tous, à tous les amuseurs, c’est de ne pas monter sur scène gratuitement ou uniquement que pour faire rire. S’il s’agit pour faire rire de péter, tout le monde peut le faire. Voilà alors il me semble qu’on peut aller plus loin …il y en a qui pettes mieux que d’autre
B.L :Il y en a s’en doute qui pette mieux que d’autre
VERY PUBLIC (CE QUE LA RUE PENSE) (17min24)
B.L : Corbier vous êtes face maintenant à un ordinateur tout petit qui vous fascine parce que …
F.C : Oui c’est un bébé ordinateur
B.L : (Rire) exactement ça. Alors on a questionné la rue, c’est notre moment very net, parce qu’on a été demandé au passent, aux parisiens en l’occurrence se qu’ils pensaient de vous.
F.C : Ha ouai
B.L : Alors vous allez pouvoir cliquer sur n’importe quel onglet et vous allez pouvoir voir apparaitre l’image, et on réagit ensuite et on attend votre réaction à la suite de ça.
F.C : D’accord, alors je clique sur le premier cône, j’ai cliqué deux fois.
(Interview des gens dans la rue)
- Ha oui, je connais Corbier effectivement, il évoque ma jeunesse, euh pas de pitié pour les croissants, le club Dorothée, les mangas, des choses que j’ai beaucoup aimés. Il est musicien aussi, je sais qu’il a un peu évolué dans la musique, c’est quelqu’un d’assez… c’est un peu un baba cool quoi.
- Et qu’est ce que vous ressentez vis-à-vis de cette personne ?
- Ho ben de la sympathie, c’est un personnage assez sympathique.
- Est-ce que vous avez un message à lui adresser directement ?
- Euh ben écoutez, euh je sais pas, j’aimerai bien être invité à un de ses concerts pour voir un petit peut se qu’il fait et se qu’il est devenu. Une question, à lui adresser ? euh est ce qu’il regarde toujours des dessins animés ?
F.C : c’est sympa (rire) c’est sympa, alors d’abord je voudrais rassurer ce jeune homme, je n’ai jamais regardé de dessins animés, je n’aime pas les dessins animés et j’en ai présenté pendant des années mais je m’en fou, ça ne m’intéresse pas du tout. Ensuite plutôt que de l’inviter à un spectacle autant qu’il paye sa place, ce n’est pas plus con, par exemple lui s’il est bouché je ne vais pas chez lui en lui disant ha ben écouté offrez moi un beefsteak et si ça me plait demain je viendrais prendre un plat de côtes, vous voyez ? Donc euh voilà, mais je suis content qu’il m’aime bien.
B.L : oui c’est se que j’allais vous dire, il vous trouvait sympathique, peut être qu’après ça, il va changer d’avis.
F.C : (Rire) non, non je plaisante un peu, je plaisante un peu. En réalité …
B.L : Vous plaisantez un peu mais ca serait bien qu’il paye sa place (rire)
F.C : Non mais il peut venir si jamais je le connais, il sera mon invité, il n’y a pas de soucis. Mais pour les dessins animés, ben je n’aime pas les dessins animés, mais je n’aime vraiment pas ça quoi, ca ne m’amuse pas du tout. Il y a plein, il y a plein de comédiens euh qui n’ont pas de boulot, et on dessine des petits mickeys, moi je préférais voir des comédiens sur l’écran, plutôt que des petits mickeys voilà
B.L : et le fait qui dise que vous êtes un baba cool, ça vous a fait sourire ça.
F.C : oui parce que c’est une image reçut, assez ridicule quoi, pleins de gens sont persuadés que je fume comme un malade, c'est-à-dire que je suis toujours sur une autre planète. Alors que pas du tout, pas du tout, j’ai beaucoup fumé mais pas des cigarettes qui font rire. Je fumais, je fumais des cigarettes brunes, je fumais trois paquets de cigarettes pas jour.
B.L : c’est votre femme, qui vous a incité à arrêter, ou qui vous a aidé à arrêter ?
F.C : ca c’est fait de la manière suivante (rire) euh je ne travaillais pas depuis des mois et je fumais encore mes trois paquets de cigarette par jour. Et un jour mon épouse m’a dit, j’ai fais les comptes et il va falloir faire un choix, c’est ou le beefsteak, ou les cigarettes. Le lendemain j’avais arrêté de fumer, voilà. Et je crois que c’est la seul façon d’arrêter de fumer, de dire stop voilà, c’est fini. Alors pendant 8 jours on n’est pas bien, on a (imitation du manque de souffle) comme ça, et puis les choses se remettent en place et puis voilà, et puis après, puis maintenant j’ai plus envi et c’est tout.
B.L : Pas de cigarette rigolote, plus de cigarette du tout.
F.C : Ouai
B.L : Pas d’alcool.
F.C : Non, non je suis diabétique, alors j’évite tout se qui est sucre, l’alcool je peux en consommer à condition que ce ne soit pas des apéros sucrées. Du whisky je peux en boire, mais je ne peux pas prendre de vin cuit, voilà. Et puis j’ai pas, ça ne me manque pas.
B.L : Pendant votre période du désert, vous nous disiez tout à l’heure que vous aviez consommé plus d’alcool qu’il en fallait
F.C : Ouai, ouai
B.L : Vous avez aussi arrêté radicalement, votre femme avec qui vous partagez votre vie depuis 45 ans, vous a aidé aussi à faire ça ?
F.C : Elle m’a pas empêché d’arrêter de fumer, elle m’a pas empêché d’arrêter de boire, elle ne m’empêche pas de vivre. Elle est là et quelques fois euh, euh, euh elle est patiente, elle est très patiente parce que euh je lui dis aide moi, faut que j’arrête de fumer, aide moi. Et puis un jour je prends une cigarette et elle me fait bon ben ce n’est pas la peine alors, ce n’est pas la peine alors, tu vois tu te remets à fumer. Et moi au lieu d’être gentil, je lui dis : fou moi la paix, si je fume c’est parce que j’ai envi. Et elle est encore là 45 ans après donc elle est gentille, elle est patiente. J’ai arrêté deux fois de fumer enfaite. J’ai arrêté une fois pendant que je travaillais à la télévision, ca a duré trois mois, puis j’ai recommencé à fumer. Et puis après une deuxième dois est ca a été définitif j’ai arrêté. Et puis pour l’alcool c’est pareil, il y a pas eu de… de toute façon pour l’alcool je n’ai pas eu de… j’ai pas eu d’interdiction, je peux ouvrir une bouteille, boire un verre avec vous, c’est simplement que je préfère ne pas le faire.
B.L : Avec nous ? Ce n’est pas sympa (rire)
F.C : Avec vous je serais ravi de le faire, mais avec les copains partout où je vais chanter, il m’arrive de trinquer, mais pas trop je fais gaffe quoi. Parce que je sais que si je bois de la bière je gonfle euh, en plus la bière c’est très mauvais pour le diabète, euh ca déséquilibre le diabète, donc je fais gaffe quoi.
B.L : Oui, bon on va écouter la deuxième personne qu’on a rencontrée dans la rue.
F.C : Alors la deuxième. Je n’ai pas besoin de lunette pour faire ça, je vois assez.
(Interview d’une personne dans la rue)
- Cher Corbier, donc euh ben coucou. Ben ca fait quand même un baille qu’on ta plus revu à la télé toi. Tu t’ai effacé euh je ne sais pas se euh il y a une catastrophe qui s’est abattue sur toi. On voit Jacky qui est sur la TNT, faire son speech avec ses poules, avec son énorme téléphone constamment affiché, mais toi on te voit pas revenir, presque l’ensemble de l’équipe Dorothée est revenu, ben toi on te voit pas, toi et les musclés, bon les musclés non plus. Donc ca serait bien si tu reviens, hum du temps où tu étais à la télé on s’amusait bien. Ho bon c’est vrai, ce n’est pas des blagues, ce n’est pas des trucs très sophistiqué se que vous faits, mais ça reste quand même très rigolos. On y prend goût, on y prend grand plaisir, donc pourquoi pas, pourquoi pas revenir avec tes clics et tes clacs.
F.C : (rire) tes clics et tes clacs. J’ai, j’ai plus envi de faire de la télévision. J’ai donné beaucoup à la télévision, j’ai donné 15 ans de ma vie, c’est énorme, c’est énorme. Ce n’est pas ma vie, raconter des trucs à une caméra, c’est amusant une fois, dix fois, cent fois (soupir) 3650 fois c’est déjà moins drôle. Et j’ai, j’ai plus envi de faire ça euh voilà. Mais je ne regrette pas de l’avoir fait, je me suis amusé c’était bien, qu’est ce que je peux dire moi. Place aux jeunes. Mon garçon tu me regrette à la télévision, mais il y a des places de libre et je sais que beaucoup de gens cherche du travail. Va voir monsieur Azoulay de ma pars je suis sur qu’il va te donner du boulot. Allez en avant !
B.L : Moi je ne suis pas certain, parce que j’avais envoyé un courrier à Azoulay il y a quelques années, il ne m’a jamais répondu.
F.C : Ha ouai
B.L : Alors je ne suis pas certain, qu’il va donner du travail Azoulay.
F.C : Alors je vais m’adresser à Jean-Luc. Jean-Luc soit sympa reçoit les jeunes s’il te plait. Donc je suis content d’avoir fait tout ça, on me payait bien pour recevoir des sauts de flotte sur la gueule, donc je ne vais pas me plaindre, mais j’avais envi d’autre chose, je n’avais plus envi de faire ça. Mais je comprends que ça laisse des regrets, que des gens est encore envi de me revoir faire ça. Cela dit je connais des chaines de télévisions qui rediffusent des « pas de pitié pour les croissants » et tout ça. Et il le rediffuse d’ailleurs très gentiment, en oubliant totalement de me repayer, mais ça ne fait rien, se sont des escrocs, et ils ont raison de le faire, puisque les organismes qui devrait récupérer le fric et me le redonner, ne le font pas (rire) alors hein, c’est que tout va bien
B.L : Revenons sur Jacky sur IDF1
F.C : Oui
B.L : Quand vous le regardez, vous le zappez ? Ca vous arrive des fois de le voir ?
F.C : Non je ne peux pas le voir puisque je vis en province, trop éloigné de paris, pour pouvoir voir la chaine IDF1. Je suis allé chez lui, fin chez lui, je suis allé participer à une émission ou deux avec lui, il est toujours délirant et tout, j’étais ravi de le voir comme ça voilà. Mais moi je ne pourrais pas faire se qu’il fait, j’ai pas envi de faire ça, c’est comme les musclés, dont le jeune homme parlait. Le groupe des musclés a explosé, il n’existe plus, en plus maintenant il y a un des musclés René, qui vient de mourir et euh le groupe ne se refera plus jamais. Ce sont des périodes euh peut être que euh je vais exagérer, peut être bon, on s’est bien amusé, c’était drôle, vous nous aimiez comme ça, gardez cette image de nous. Et puis maintenant on est vieux, on est autrement, on fait autre chose et puis voilà
B.L : Pour euh reparler des musclés, euh la mort de René ca vous a attristé, ca vous a touché ?
F.C : Oui, oui ca m’a, ca m’a fais beaucoup de peine, parce que j’aimais beaucoup René. C’était un… contrairement à se que certaines personnes euh pouvaient dire, c’était un très bon musicien et un très, très bon saxophoniste de blues et de jazz et il a longtemps travaillé avec des chanteurs talentueux, et euh des l’instant ou il a commencé à faire parti du groupe des musclés, tous ces gens avec qui il avait travaillé l’ont laissé tombé, ca l’avait vraiment… ça l’avait rendu malade, il en souffrait de plus pouvoir aller jouer avec Bill de Raimes ou encore Johnny Halliday, ca lui faisait beaucoup de peine. Il avait l’impression qu’on ne lui pardonnait pas de s’être mit à réussir à gagner sa vie, comme si euh un musicien, ou un comédien devait crever la dalle pour être respectable, mais non. On travail, on essaye de vivre et puis un jour, si on a la chance que ça marche un peut mieux et ben il faut en profiter parce qu’on sait très bien que le lendemain ca sera foutu et lui ca l’avait, ca l’avait vraiment meurtrit, c’est cette image que certaine personne avait pu avoir de lui. Je comprends bien ça parce que j’ai la même chose et puis d’autre copain aussi ont la même chose, après avoir travaillé à la télévision.
B.L : Vous voulez dire qu’il y a des catégories, on met les gens dans des cases, il ya des sous artiste, il y a des sous comédiens et lui, il en faisait parti alors qu’il avait un vrai talent.
F.C : C’est ca, c’était un vrai, un vrai vrai musicien, un excellent musicien, en plus il était drôle, il avait toujours, il adorait refaire le monde, il était… c’était vraiment un type épatant. Et moi je l’ai connu avant la télévision, on avait un ami commun qui avait un studio d’enregistrement à Paris dans les Halles et on s’était retrouvés chez ce copain et on avait refait le monde en vidant des bouteilles. Je me souviens que j’étais rentré chez moi je ne sais comment, je crois que lui avait dormi sur place.Mais c’était vraiment… donc d’apprendre qu’il était, qu’il était mort avec un arrêt vasculaire cérébral, ca m’a fait de la peine vraiment, voilà enfin bon, voilà.
(Interview de deux personnes dans la rue).
- Corbier !
- Corbier !
- Corbier !
- Euh non rien du tout connais pas
- Alors Corbier c’était un animateur télé de l’époque du club Dorothée.
- Ha si ben alors, mais je ne regardais pas le club Dorothée
- Ha la menteuse !
- Bon alors c’est un espèce de grand barbu, avec les cheveux longs frisés et une guitare, c’était l’acolyte de Jacky.
- Bon alors Jacky oui, Jacky je me souviens, mais ma maman elle m’interdisait de regarder ça (rire)
- Mais tu n’es qu’une menteuse (rire)
- Corbier on n’avait pas le droit. (rire)
F.C : bon, ben alors elles me connaissent pas c’est pas grave hein, c’est pas honteux.
B.L : La vraie question c’est de se dire, malgré le succès, je dis malgré et s’est vraiment un mot choisit, avec ce grand succès, il y a eu un retournement de situation, la presse n’a pas était très, très sympa avec vous
F.C : Oui, ben surtout avec Dorothée. Moi il parlait pas de moi jamais.
B.L : Et en l’occurrence après on se disait : « ha ben non on regarde pas le club Dorothée, on nous l’a interdit parce que ce n’était pas bien » A ca vous avez envi de dire quoi
F.C : Rien, rien, rien, rien, je comprends tout à fait les parents qui ne voulaient pas que leurs enfants ne regardent pas. Je comprends tout à fait surtout que nous avions un marchandising extrêmement important et euh les enfants nous regardaient, on leur donnait des dessins animés qui valaient se qui valaient. Certains psychologues on trouvés que c’était scandaleux de proposer certains de nos dessins animés, mais bon, ca je ne sais pas ce n’est pas mon boulot, mais je veux bien les croire. J’ai pas trop d’idée la dessus. Euh par contre j’ai des idées sur le marchandising, le fait que les parents sont au boulot, qu’ils travaillent toute la journée, qu’ils ont du mal à gagner leur croute, les enfants étaient devant la télé et les parents rentraient le soir et les gosses disaient : « Ho je voudrais la poupée de machine, je voudrais la guitare de machin, je voudrais le costume de bidule, que j’ai vu à la télé et que je vois tout les jours » je trouve que c’était effectivement un peu dangereux . Ce n’était pas très bien, on faisait quelque chose qui n’était pas bien. Alors je comprends que des parents n’ont pas eu envi, de, de, de, que leur enfants nous regarde. Mais maintenant il faudrait savoir si c’était pour ça, ou pour d’autre raisons, ca je ne connais pas les autres raisons.
B.L : Vous avez un fils,
F.C : Oui
B.L : Aujourd’hui quel âge à t’il ?
F.C : Mon fils est né en 72 donc il a …
B .L: Il a 36 ans (rire) il a 36 ans votre fils, se qui sous entend qu’a l’époque il était jeune. Est-ce qu’il vous regardait à la télévision ?
F.C : Alors je vais vous raconter une anecdote, c’est assez cocasse. Euh il ne regardait pas trop, il est venu une fois ou deux voir comment se passait les mercredis, il s’y enmerdait profondément parce que le pauvre, il était enfermé devant un écran dans une loge, il ne pouvait rien faire, il n’était pas chez lui, il ne pouvait pas boire un verre d’eau, donc ca l’ennuyait un peu. Donc la troisième fois que je lui ai proposé de venir, il ma dit non, non, non, bon ben il est resté à la maison. Mais se qui est amusant, c’est que moi je suis rentré à la télévision par hasard, oui parce que s’est madame Jacqueline Joubert qui est venue me chercher, et euh qui m’a mit à l’antenne. Ca je la remercierai éternellement jusqu'à la fin de mes jours, même si j’ai quitté le service publique pour suivre Dorothée, il n’empêche que je suis rentré à la télévision grâce à elle. Et euh je ne me souviens plus du tout de se que je voulais vous raconter, mais je suis sur que ca devait être super intéressant.
B.L : L’anecdote par rapport à votre fils, vous vous êtes rentré par hasard à la télévision.
F.C : Oui voilà alors mon fils euh je lui avais dis, à l’école si on te demande se que fait ton papa, tu dis mon papa il écrit des chansons, c’est tout. Tu dis pas mon papa est à la télé, tu dis pas mon papa vous le regardez à la télé avec Dorothée, tu dis pas, tu ne parle pas de ca, à personne, jamais, parce que ca va peut être duré trois émissions, peut être une saison, peut être deux mais à mon avis ca ne durera pas et quand ca s’arrêtera tes copains pourrait plutôt se moquer de toi donc pok, pok, tu ne dis rien et le gamin, n’a jamais rien dit. Et puis les années passent, il fait sa vie, il travail et puis un jour il retrouve un de ses copains d’école dans la rue ou il habite maintenant. « Ho comment tu va Willi et toi Jean-Claude, Ho ca va na na » et mon fils Wilfrid lui dit ben viens donc à la maison manger ce soir et le copain vient chez mon fils et le copain voit sur un mur un poster de moi et le copain dit à mon fils : « Ha tu connais Corbier ? » voilà
B.L : Et qu’est ce que le fils a dit ?
F.C : Ben il a éclaté de rire, mais c’est pour dire bon il n’était ni passionné par les émissions et il n’en a jamais tiré gloriole non plus et ca c’est très bien, c’est comme ca que les comédiens et les chanteurs devraient éduquer leur gosses, leur dire je fais mon métier mon garçon tu ne t’en vante pas
VERY INDISCRET (13min12)
B.L : Corbier vous avez devant vous six questions.
F.C : Oui
B.L : Fin 5 à vrai dire
F.C : Oui
B.L : Une invisible
F.C : Bon
B.L : Vous allez pouvoir commencer par la question de votre choix
F.C : Oui
B.L : Et puis, vous pouvez y répondre le plus sincèrement possible. Vous nous avez déjà montré que vous étiez assez sincère.
F.C : Bon ok je prends celle-ci je chausse mes lunettes, parce que je suis pas mal miro. Alors quel est votre plus grand regret ? Mon plus grand regret… j’ai eu, j’ai eu beaucoup de plaisir à faire de la télévision. Je me suis vraiment amusé alors que je ne m’y attendais pas, c’est la télévision qui est venu me chercher. Mon regret concerne ce pendant à la télévision, j’y suis resté trop longtemps, je me suis enfermé dans un truc qui fait que j’ai eu une image de pitre de télévision. Alors que je voulais être pitre partout (rire) pas seulement à la télévision, donc s’est ça sans doute mon regret. Sinon j’ai pas trop de regret euh, j’ai eu des regrets généraux comme tout le monde, si on pouvait supprimer l’armée, si on pouvait supprimer la police, la gendarmerie…
B.L : Chirac l’a fait pour l’armée
F.C : Oui, mais supprimer les militaires je veux dire, dans le monde entier. Si il n’y avait plus de guerre quoi
B.L : Et pour revenir euh sur votre carrière télévisuelle, ou vous regrettez justement d’avoir, d’être resté trop longtemps, pourquoi avoir abandonné le cabaret, puisque vous nous disiez tout à l’heure finalement que vous faisiez, que vous présentez, vous étiez en représentation
F.C : Oui, oui, oui
B.L : Pourquoi on délaisse quelque chose pour la télévision ? En tout cas pourquoi vous l’avez fait ?
F.C : Alors c’est, c’est un de mes copains euh qui s’appel chrasz, qui est humoriste, qui un jour à dit à des gens, qui lui posait des questions comme ça et il leur a dit, vous savez, vous n’étiez pas obligé de regarder Corbier si ca vous ne plaisez pas les émissions, il y a une zapette, on n’est pas au moyen-âge, on change de chaine, et puis c’est tout. Alors euh moi je suis allé à la télévision, euh parce que ca me faisais plaisir qu’on vienne me chercher et qu’on me demande de faire de la télévision, je ne suis pas allé solliciter la télévision. Je faisais du cabaret, la télévision est venue à moi, on m’a dit vous, vous allez faire de la télévision, ho ben oui. J’aurais été bien saut de refuser. Je gagnais ma vie très correctement, mais euh je n’étais pas connu et on m’offrait d’un seul coup d’échanger mon salaire d’intermittent, contre un salaire de ministre, refuser ca aurait été ridicule. Regardez Gainsbourg quand il s’est aperçut que sa veste était doublé en vison, il l’a retournée, c’est se qu’il a dit. Moi c’est pareil, c'est-à-dire que j’ai dis que je ne changerais rien à mes idées, que je serais toujours quelqu’un de gauche. Mais je vais à la télévision parce qu’on me propose différents métiers.
B.L : Et la question c’est : pourquoi on délaisse malgré tout la scène.
F.C : Ben parce que j’avais plus de temps
B.L : Ha oui c’est une question de temps !
F.C : J’avais plus le temps, à partir du moment où l’on fait 8 heures de télévision par jour, au bout d’un moment, on a envi de rentrer à la maison s’assoir. C’est ca quand j’arrête la télé je suis persuadé que l’on va me demander de faire des trucs (rire) et l’on me demande rien.
B.L : Et ca ne se passe pas comme ca.
F.C : Et on ne me demande rien et la je tombe des nues. Ha bon j’ai une bonne cave je la vide, faut bien passer le temps. Et puis un jour…
B.L : Non mais quand vous dites que vous le videz, vous la vendez ? Ou vous la videz ?
F.C : Non je la vide, je vide ma cave.
B.L : Et là on, on tombe dans quoi, dans l’alcoolisme ? Dans l’ennui ? Dans quoi ?
F.C : Ouai c’est plus dans l’ennui, un ennui alcoolique, je ne suis pas, je ne suis pas alcoolo, je me suicide pas, je ne suis pas bourré tout les jours, m’enfin je bois quand même pas mal. Je suis capable de boire 4 ou 5 whisky euh par jour, se qui est trop avec du vin à table et tout ca, c’est trop et donc je ne suis pas bien, je ne suis pas bien dans ma tête, je ne suis pas bien dans vie, ca va pas du tout. Heureusement j’ai une bonne famille, une femme formidable qui me soutient, mon fils qui me soutient, mon frère qui est toujours là et euh, et puis un jour on va se balader avec ma femme et mon fils, dans Paris, dans le Marais et la il y a Maxime Le forestier qui passe et qui me voit. J’ai travaillé avec Maxime Le Forestier quand on avait 20 ans tout les deux, il me voit, il vient vers moi il me dit tu va bien, il voit bien que je ne vais pas bien et je lui dis non ca va pas bien, je m’emmerde. Il me dit mais tu n’as pas le droit de t’emmerder, ce n’est pas vrai tu n’a pas le droit, reprend ta guitare, remet toi à écrire. Et c’est le flash, ma femme me le disait depuis des mois, mon fils, mon frère, j’osais ne pas me remettre à écrire, et il faut que ce soit quelqu’un de l’extérieur comme ca, Maxime Le forestier qui me dit remet toi à écrire. Alors je rentre chez moi, je prends une masse, un marteau et je me mets à casser des mûrs et quand je casse les mûrs, j’ai des idées qui me viennent, je m’arrête et j’écris ces idées, et je me remets à écrire
B.L : On revient à la chanson flash finalement ?
F.C : Alors, alors voilà c’est vrai, ce sont des petits couplés et puis j’assemble ces petits couplés et ca fini par faire une véritable chanson longue. Voilà c’est comme ça que les choses se remettent en, en place. Alors bon j’ai bossé à droite, à gauche, j’ai fais un peu de doublage, de temps en temps un concert par si, un concert pas là. Et puis un jour il y a un type qui m’a dit, je veux bien essayer de vous faire travailler. Alors je lui ai dis et bien allez y on verra bien et il s’est révélé très efficace, on recommencé tout à zéro, c'est-à-dire que j’ai repris le travail, au tarif de cabaret (rire)
B.L : En l’occurrence c'est-à-dire qu’il fallait refaire une nouvelle image ?
F.C : Voilà il fallait tout refaire, tout reprendre à zéro et euh j’ai avalé des couleuvres à nouveau et euh j’ai appris à nouveau me taire, à sourire pendant que les gens parles euh pendant que je chantais mes bêtises. Et puis tout doucement, ca a fini par intéresser des gens, puis des gens et maintenant ca y est on me fait bosser partout. Donc on peut dire que je suis quasiment revenu au niveau que j’espéré.
B.L : Vous avez parlé du soutient familiale pendant la période du désert
F.C : Ouai
B.L : Euh vous connaissiez votre femme avant, vous étiez déjà marrie avec elle
F.C : Oui, oui
B.L : C’était important ca d’avoir une personne qui n’était pas du milieu, parce que Jacky le dit très bien, il fait la part des choses entre cette vie de saltimbanque et puis la vie familial avec des vrais bases et notamment des gens qui on un regard neutre et plus sain parce qu’ils ne font pas partit du milieu. Vous partagez son avis ?
F.C : oui, oui tout à fait, je ne connais pas d’artiste, fin de gens qui veulent faire se métier. Les gens, si vous vous avez envie de faire ce métier.
B.L : Vous voyez que vous allez nous donner des conseilles.
F.C : Si vous n’avez pas une bonne famille, si vous n’avez pas une fortune personnelle, oubliez, ce n’est pas possible, on ne peut pas.
B.L : Vous n’aviez pas de fortune personnelle au départ ?
F.C : Non mais il faut l’un ou l’autre mais les deux c’est encore mieux (rire). Donc si vous n’avez pas de bonne famille, si vous n’avez pas de, de fortune ca va être terrible, parce qu’on se retrouve pendant des mois, quelques fois des années sans un coup de fil, sans bosser, c’est épouvantable, on ne sait pas quoi faire.
B.L : Donc il faut être riche ?
F.C : Il faut être riche ou avoir une famille formidable et moi j’ai la chance d’avoir une famille formidable. Ma femme est extrêmement courageuse, elle m’a soutenue tout le temps, tout le temps. Quand j’avais 20 ans, si elle n’avait pas été là je serais peut être mort de faim, parce que je n’avais pas de boulot, et puis quand j’ai quitté la télévision, ca a duré 10 ans ou personne ne m’avais appelé, fin si Jacky. Jacky m’appelait de temps en temps parce qu’il savait très bien que je n’étais pas bien alors il m’appelait. Ariane aussi.
B.L : Dorothée ?
F.C : Peut, peut, mais je comprends aussi, c'est-à-dire que Dorothée avait aussi ses soucis. Elle avait ses soucis de santé, elle avait des soucis avec sa maman, elle avait des soucis de boulot, elle avait des soucis qui devaient la submerger, donc de temps en temps elle appelait, mais c’est moi qui ne l’appelais pas beaucoup, mais elle ca lui est arrivée. Et puis elle est venue me voir, quand j’ai recommencé à chanter et elle m’a filé du fric pour que je m’achète un micro. Donc c’est très gentil.
B.L : Elle était là au bon moment, quand vous aviez besoin d’elle en tout cas. Avant que vous n’écorniez toutes nos fiches (rire) je vais vous demander d’en choisir une autre ou de choisir la question invisible.
F.C : Je prends la question invisible, alors c’est à moi de vous poser une question ?
B.L : Non c’est à vous de vous poser une question.
F.C : Ha c’est à moi que je pose une question.
B.L : Oui
F.C : Mon petit Corbier régulièrement tu as des gens qui viennent te voir et qui te pose des questions ou qui te font des entrevues et est ce que ca t’amuse ? Faut voir, faut voir (rire) certain jour ca me les brises, d’autre fois ça m’amuse, aujourd’hui je suis de bonne humeur, c’est plutôt bien, c’est sympa.
B.L : On peut passer à la question suivante.
F.C : Allez dans l’ordre.
B.L : C’est comme vous voulez
F.C : Je remets mes vélos, à qu’est ce que j’ai fabriqué. Je dois avoir un regret qui est celui de ne pas avoir fait de tricot dans ma vie.
B.L : Ca vous aurez aidé pour les lunettes ?
F.C : Oui, oui, oui (rire) Alors, vous êtes élus président de la république, qui est votre ministre de la culture ? Je ne sais pas, pffff d’abord je ne serais jamais élus, c’est un préalable euh qui n’existe pas (rire) je ne me présenterais jamais euh à aucune élection. Ce n’est pas, ce n’est pas mon truc. Euh mais si ca devais m’arriver, si on me mettait de force à la présidence de la république, et qu’il faille choisir un ministre de la culture, je pense que je prendrais un acteur de la vie culturel, c'est-à-dire soit un écrivain, soit un danseur, soit un comédien, soit un musicien. Mais quelqu’un qui a été confronté à la difficulté de son métier
B.L : Pour être encré dans le réalisme, dans la réalité ?
F.C : Oui, oui, oui
B.L : Un nom ?
F.C : Non, parce que je ne sais pas, je ne sais pas mais euh je pense qu’il y a des tas, des tas de types qui sont extrêmement militant et qui sont des comédiens euh très, très bien peut être que j’irai piocher dans ces gens là, à ce moment
B.L : On va piocher une autre question.
F.C : D’accooooord, je vais les garder sur le nez. Alors quel est le proverbe qui vous caractérise le plus ? Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse !
B.L : Je l’attendais
F.C : (Rire) parce que je crois que je vais toujours au maximum des choses, jusqu’au moment ou ca se casse la gueule. Mais j’ai ce gout de l’aventure, de vouloir aller toujours plus loin, allez on en rajoute encore une petite goute, allez encore un petit machin HAAA c’est trop tard, j’ai ce gout pour ca
B.L : Ca revient encore une fois au sport individuel.
F.C : Oui s’en doute.
B.L : C’est se surpasser mais toujours seul
F.C : Oui, toujours seul, oui, oui, mais bizarrement toujours accompagné de la famille
B .L: Vous dites ca parce que votre femme est là et qu’elle à le fouet dans la main (rire)
F.C : Oui, oui, oui bien sur (rire)
B.L : On peut passer à la question suivante
F.C : D’accord, alors c’est une question bleue, alors à quelle question n’avez-vous jamais trouvé de réponse ? Dieu, c’est la question, la aussi c’est la question bateau, je n’ai pas de réponse, c’est la question éternelle que tout le monde peut se poser. Est ce que Dieu existe, est ce que Dieu n’existe pas ? Il y a autant de chance qu’il existe et qu’il n’existe pas.
B.L : Vous n’êtes pas croyant, non je ne suis pas croyant ?
F.C : Non je ne suis pas croyant du tout, je vis très bien sans et mais… c’est vrai que je comprends très que des gens puissent croire et est besoin de croire mais enfin c’est pas parce qu’ils croient, qu’ils ont raison, je … et ce n’est pas parce que je ne crois pas que j’ai raison non plus euh je ne sais pas. Se qui m’ennui chez les croyants c’est … chez certain croyant, c’est le besoin de nous faire croire, qu’ils sont en relation direct avec ciel et qu’ils reçoivent leur ordre directement de la haut et qu’au nom de ca, ils envoient leur enfants tuer les enfants du voisin parce que ceux-ci n’ont pas la bonne couleur de cravate. Et ca, sa m’énerve, et je pense que ces gens qui sont de plus en plus nombreux à penser comme ca, sont de véritable danger pour nos civilisations, ils m’énervent beaucoup et euh je ne les aime pas
VERY PENSÉE (3MIN07)
B .L: Corbier qu’avez-vous pensé de cette interview ?
F.C : Ben je me suis pas enmerdé c’est déjà une bonne chose euh
B.L. : Ca vous arrive parfois de vous ennuyer ?
F.C : Ha oui en interview c’est terrible, parce que souvent on me pause des questions c’est toujours les même questions bateau sans intérêt. La, la non c’était bien parce que j’ai pu parler de ma famille, on me pause rarement des questions sur ma maman euh sur mon défunt papa, sur euh mes grands-parents
B.L : On vous parle de quoi normalement en interview ?
F.C : Alors Corbier vous avez des nouvelles de Dorothée (rire)
B.L : C’est lassant à force
F.C : Mais bien sur que j’ai des nouvelles de Dorothée bien sur, mais c’est que (soupir) qu’est ce que vous voulez que je raconte d’autre sur Dorothée, moi je l’aime beaucoup Dorothée. Mais je, mais si vous voulez avec des nouvelles de Dorothée, ca serai mieux de lui téléphoner à elle et de lui demander comment elle va. Moi j’aime beaucoup Dorothée mais je la vois pas beaucoup parce que elle a sa vie et que j’ai la mienne voilà et comme on n’a pas d’enfant ensemble, on se réunit pas à noël pour… devant la cheminée (rire)
B.L : Pour donner les cadeaux (rire) est ce que l’on vous parle beaucoup d’art et de littérature lors des interviews ?
F.C : Jamais, jamais c’est pour ca d’ailleurs que j’ai pris des bouquins, pour que nous parlions un peu littérature. Ben là j’ai dans la main trois bouquins. J’ai l’agenda d’hara kiri, formidable, y a château brillant, formidable et il y a Bruno Leandri qui est mon pote et qui écrit à flute glaciale euh voila. Alors si vous avez un livre à lire dans l’année, il y en a un des trois qui n’est pas marrant.
B.L : On doit deviner lequel ?
F.C : (Rire) oui, oui il y en a un des trois qui n’est pas drôle du tout, enfin moi celui qui ne m’a pas fait marrer, c’est c’est celui du milieu (rire) celui de château brillant, mais il y a des gens qui aime
B.L : (Rire) pourquoi il vous à pas fait marrer château brillant ?
F.C : Hooooo (soupir) c’est très curé quoi, c’est, c’est pas, ca m’amuse pas quoi
B.L : Hara Kiri c’est pas curé du tout on est d’accord ?
F.C : Non Hara Kiri c’est pas curé du tout, Bruno Leandri il est formidable parce que c’est un type qui a une invention extraordinaire, il a fait la grand encyclopédie du dérisoire, ca déjà c’est c’est bien. Et puis de temps en temps il nous sort un bouquin avec des petites nouvelles, des petites histoires toujours extrêmement drôle, extrêmement fin, extrêmement bien vu, très intelligent et déconnent, j’aime bien. Bruno Leandri j’aime bien, ce n’est pas son dernier livre, parce que son dernier livre je sais pas ou je l’ai rangé alors euh. Mais mais euh achetez les bouquins de Bruno Leandri, ca vaut le coup
B.L : En même temps on vous a pas payé pour faire de la promo de vos potes on est d’accord, vous le faite parce que vous avez envie de la faire
F.C : Ha non, je le fais, attend et je le connais pas Hara kiri, je ne connais pas kavana, sa me fait rire, riseur et tout ca, je les adore mais je les connais pas je… et château brillant il est jamais venu manger à la maison jamais.