VERY FAN (SON ENCHÈRE) (8min12)
B.L : Elodie qu’avez-vous décidez d’offrir aux enchères à nos internautes
E.G : alors j’ai décidé d’offrir, mon écharpe de Miss Europe. Parce qu’enfaite c’est vraiment celle que j’ai obtenu au Liban, à Beyrouth le soir de mon élection. Voilà le titre que j’ai obtenu à Beyrouth. Je vais la mettre, hop.
B.L : voilà, montrez la, à cette caméra. Vous en êtes fière de cette écharpe ?
E.G : mais j’en suis super fière, parce que c’est une reconnaissance d’obtenir un titre comme Miss Europe, qui est aussi prestigieux que celui de Miss France. C’est vrai on ne va pas se mentir, c’est qu’on reconnait votre beauté, votre présence sur scène et c’est un honneur qui vous est accordé. En plus ca implique que derrière vous allez avoir des propositions, du travail, de la présence dans la presse, dans les médias en général. Et que surtout c’est un rêve de petite fille, ca implique aussi pendant un an, ce n’est pas que un soir, ca implique pendant un an que ta vie va encore changer, qu’on va te proposer des choses encore magique, que tu va voir des choses, faire des choses extraordinaire, unique, c’est juste un conte de fée encore qui continu. Tu as un an de Miss France, derrière tu es élu Miss Europe, bon ben c’est encore un an qui s’offre à toi de choses féeriques. C’est sur en plus j’ai été élu au Liban et j’ai adoré ce pays, en y allant vraiment je me suis sentie comme à la maison, et j’étais encore plus fière d’être élu par les Libanais, j’ai adoré, c’est que des souvenirs, mais ce sont des souvenirs fabuleux.
B.L : vous êtes conseillère régional de Picardie aujourd’hui, vous êtes animatrice aussi pour différent médias, différent supports, vous présentez encore et faite valoir la beauté en France par différent biais grâce à la communication entre autre et vous êtes très investie aussi dans les associations. Vous avez répondu présente à cette enchère parce que vous, vous êtes ouai je vais faire du bien à une association !
E.G : c’est pour ca que j’ai accepté de mettre aux enchères cette belle écharpe, parce que c’est vrai que quand on propose de donner un objet, j’aurais pu donner un objet qui a moins de valeur à mes yeux mais ca, sa a beaucoup de valeur à mes yeux mais je me suis surtout projeté en me disant que ca pouvait rapporter de l’argent quand même. Parce que ca a une certaine valeur aussi aux yeux de certaine personne, que de pouvoir obtenir une écharpe comme celle-ci. C'est-à-dire que ce n’est pas une écharpe qu’on se fait faire, pour se dire : j’ai une écharpe de Miss Europe chez moi. C’est vraiment celle que j’ai eu …
B.L : c’est l’officiel
E.G : voilà, le soir de l’élection et tout ca, donc euh …
B.L : vous avez choisi une association
E.G : donc voilà, j’ai choisi une des associations qui est cher à mon cœur. Je crois que c’est celle qui est la plus cher à mon cœur en ce moment, parce que c’est la fédération des jumeaux et plus. Donc je me sens pleinement investie parce que ayant moi-même des jumeaux. Enfaite l’histoire à la base est assez drôle, parce que j’ai adhéré à la fédération quand j’ai appris que j’étais enceinte de jumeaux, comme toute personne peut adhérer à la fédération. Et c’est quand ils ont vu mon nom, qu’en échangent ils m’ont dit, qu’en retour pardon, ils m’ont dit merci d’être adhérente. Je leur ai dis que j’étais adhérente comme n’importe qui, c’est juste que j’avais besoin de conseil, besoin de sentir une présence, même si j’ai besoin d’une aide psychologique et que si j’ai des questions, j’ai besoin de réponse. Et du coup après ils m’ont dit, est ce que vous aussi vous pouvez nous aider en terme de communication, par votre présence et à faire un appel et aux dons et aux bénévoles et relayer les cause qu’on défend, donc c’est assez drôle parce qu’a la base je suis une simple adhérente. C’est vrai qu’aujourd’hui on s’investi beaucoup pour la fédération parce qu’ils mènent à bien beaucoup de projet et beaucoup de lutte, euh à savoir ….
B.L : quel genre de projet ?
E.G : à savoir que c’est une très grosse fédération, parce qu’il y a des antennes dans tout les départements, qu’il y a énormément de bénévoles après les projets ou les causes qui sont défendu ou en tout cas les luttes qu’ils tentent de mener, c’est notamment la lutte contre la prématurité. Parce que l’on dit jumeaux mais il y a aussi triplé, quadruplé. Et notamment à partir de jumeaux les grossesses sont plus à risque et il y a beaucoup plus de maturité chez les jumeaux, les triplés voir plus. Donc c’est aussi d’inciter les mamans à se reposer d’avantage, à inciter à se tourner d’avantage vers les hôpitaux et les maternités de niveau 3, c'est-à-dire la ou il y a une néonatalogie, la réanimation et tout se qu’il faut pour pouvoir gérer les problèmes qu’il peut y avoir lors de l’accouchement, qui peuvent être plus important avec des jumeaux car il y a la prématurité et tout ca.
B.L : c’est une grossesse à risque, rappelons le.
E.G : la grossesse de jumeaux est une grossesse à risque ; c’est vrai que moi j’ai eu la chance de pouvoir arrêter de travailler pour passer un maximum de temps allongé, me reposer, ne plus faire de déplacement en voiture, c’est une chance de pouvoir s’accorder ca, ce n’est pas le cas de toutes les femmes qui travaillent. Et c’est justement le fait d’être à leur coté, de les guider et de les conseiller, après c’est vrai qu’il y a des inégalités en France, notamment avec toute les CAF, les caisses d’allocation familiale, qui sont indépendantes les unes des autres. Alors vous avez des inégalités au niveau du budget social donc on se bat aussi pour l’harmonisation des budgets social des CAF, parce que dans certain département …
B.L : quand vous dites on se bat, c’est la fédération
E.G : oui, la fédération bien sur se bat, pour l’harmonisation des budgets social des CAF parce que dans certain département, vous allez avoir le droit à des travailleuses social et à 200 heures de travailleuses social par moi, dans d’autre département à rien et encore d’en d’autre ca sera en fonction de votre feuille d’imposition. Donc voilà, c’est un peu inégale en fonction du département ou vous résidez alors que vous avez des jumeaux, et que le congé parental n’est pas l’équivalant d’un congé parental quand vous avez deux enfants l’un après l’autre. Donc c’est de prendre en considération, en plus le nombre croissant aujourd’hui de grossesses gémellaire ou de triplé parce qu’il y a beaucoup plus de procréation au médicament assisté, beaucoup plus d’aide pour avoir un enfant, parce qu’il y a beaucoup plus de problèmes de stérilités malheureusement aujourd’hui.
B.L : et cette fédération à un site internet
E.G : oui pardon, cette fédération a aussi été reconnue d’utilité publique, c'est-à-dire que pour ceux qui souhaitent faire un don, ils sont sur de la bonne destination des dons. Et il y a une déduction fiscale de 60%, donc voilà c’est important aussi de le dire, ce n’est pas … vous avez l’assurance de la destination de vos dons et de l’utilisation fondé et bienveillante de vos dons. Et donc le site internet de la fédération c’est donc www.jumeaux-et-plus.fr.
B.L : c’est vous qui allez déterminer le montant de base de l’enchère
E.G : ha je n’avais pas du tout pensé à ca, je ne sais pas se que je peux me permettre de dire, je pense juste que ce n’est pas pour la valeur matériel de cette écharpe, c’est vrai que ca a une valeur sentimental à mes yeux, donc j’espère juste que le futur propriétaire de l’écharpe, ca sera pour l’apprécier à sa juste valeur et pas pour en détourner l’utilisation. Après bien évidement j’aimerais bien qu’il y ai une somme considérable de réinjecté à la fédération les jumeaux et plus.
B.L : alors le montant de base ?
E.G : alors le montant de base, je n’en sais rien, on peut dire 150 euros. Je peux me permettre ?
B.L : vous pouvez
E.G : bon ben alors voilà. On va dire 150 euros pour être assuré d’avoir 150 euros pour la fédération
B.L : est ce que vous seriez prête à remettre en main propre, votre écharpe Miss Europe 2001, au gagnant ou à la gagnante de l’enchère.
E.G : Ha mais au contraire je serais ravi, comme ca je serais sur du propriétaire de mon écharpe. Parce que c’est quand même l’inquiétude que j’avais aussi c'est-à-dire que ca peut être acquis par quelqu’un qui n’a pas forcement de bonne attention, donc tant mieux, tant mieux
B.L : donc vous gardez votre écharpe
E.G : pour pouvoir discuter avec cette personne. Donc je la garde et je la remettrais en main propre, au prochain propriétaire, pas de soucis. Et peu être que ce sera une petite fille qui plus tard sera véritablement Miss Europe.
VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (8min41)
B.L : Elodie Gossuin, bonjour,
E.G : bonjour,
B.L : je vais commencer cette interview en vous remettant, votre info naissance. C’est tout se qui s’est passé …
E.G : c’est trop mignon ! Le jour de ma naissance
B.L : exactement
E.G : c’est la photo de moi que je préfère quand j’étais petite, la photo avec le téléphone. C’est très révélateur de se que je suis aujourd’hui, j’adore discuter une vraie petite fille, la vraie pipelette de service toujours bavarde à l’école …
B.L : l’autre photo vous plait aussi ?
E.G : oui photo Miss France, Miss Europe, je ne me souviens plus du lieu exact ou elle a été prise. Mais c’est vrai que c’est forcement en représentation, ca devait en séance de dédiasse en tant que Miss Europe, ouai c’est forcement que des bon souvenirs. Et alors qu’est ce qui c’est passé
B.L : alors il s’est passé plein de chose vous allez pouvoir le découvrir, alors aussi bien le jour de votre naissance, les années après et puis ca va jusqu'à vos 20 ans. Donc vous découvrirez qui était numéro 1 en France, en Europe, que ce soit dans la musique, que se soit les grands acteurs, les grands films qui ont marqués ces années là. Les représentants politiques les plus influents.
E.G : déjà en musique « woman in Love » de Barbara Streisand, numéro 1 au Hit parade Français, j’adore cette chanson, elle est magnifique.
B.L : vous êtes né le 15 décembre 1980.
E.G : exactement
B.L : d’autre personnalité on vu le jour cette année, vous savez qui ?
E.G : aucune idée précise. C’est vrai que de mon âge, il y a quand même pas mal de personnalité
B.L : Diam’s
E.G : Diam’s d’accord
B.L : vous aimez bien ?
E.G : j’aime beaucoup certaines de ses chansons, j’adore « Marine » comme chanson. Ca correspond à mes convictions.
B.L : Eve Angeli !
E.G : je la connais bien aussi, parce qu’on à fait la ferme célébrité ensemble. Et je sais en plus qu’elle est du 25 Aout, parce que c’est la date d’anniversaire de ma petite sœur et de mon petit frère. C’est une date que je n’oubli pas son anniversaire, je lui souhaite tout les ans
B.L : et Christina Aguilera !
E.G : Ha plutôt sympa aussi. Ben c’est une star, une star à l’américaine une vraie
B.L : plus que Diam’s et Eve Angeli ?
E.G : ce n’est pas dans la même mesure, c’est vrai qu’aux États-Unis beaucoup on une carrière international et Christine Aguilera, la preuve on en parle en France, c’est à l’international. Je me reconnais certainement plus dans des jeunes filles comme Diam’s ou Eve Angeli, peut être parce que je me situe entre les deux.
B.L : vous êtes né et vous avez grandi en Picardie, à Trosly Breuil.
E.G : alors pas exactement, je suis né à Reims. J’ai grandi en région rémoise jusqu'à l’âge de trois ans. Et par la suite j’ai emménagé avec mes parents à Compiègne, on a fait beaucoup de maison et après dans la banlieue de Compiègne, à Varanval, à vieux moulin et après à Trosly Breuil, ou mes parents on emménager j’avais 14 ans. Et donc j’ai vécu à Trosly Breuil de mes 14 à mes 17 ans, ou je suis parti en faculté de médecine, donc je suis parti à Amiens.
B.L : parce que vous rêviez à l’époque d’être infirmière ?
E.G : je rêvais d’être infirmière mais avant à l’époque j’ai fais une faculté de médecine, parce que le rêve absolue depuis petite fille, c’était d’être pédiatre, voilà précisément. Donc après voilà c’était d’être infirmière en pédiatrie, en service pédiatrique ouai.
B.L : parce que l’idée c’était quoi de faire du bien au autre ?
E.G : ca a toujours été ca, alors après justement c’est parce que en donnant on reçoit énormément, et c’était aussi de pouvoir… ben que ma vie elle est un sens. Parce que quand ta vie elle est tournée que sur toi-même et sur se quelle t’apporte à toi, ca peut être enrichissant, mais c’est très limité donc c’était… ouai de me sentir utile. C’est de se sentir utile et de pouvoir apporter, et c’est vrai que j’adore le contact avec les enfants, que c’est …
B.L : c’est parce que à la maison, vous aviez l’impression de ne pas être utile ?
E.G : ben à la maison tu es utile, mais utile au sein de ta famille, mais voilà c’est parce qu’on a un esprit famille très fort, au sein de ma famille. Mais c’est restreint, on a un cocon très fermé, très lié. C’était d’être utile en dehors du cocon familial.
B.L : ca se passait bien, vous avez des souvenirs précis de votre enfance ?
E.G : j’ai des souvenirs très précis de mon enfance et de très loin. C'est-à-dire que j’ai des souvenirs très précis à l’âge de trois ans. J’ai énormément d’images et de souvenirs.
B.L : qui ressemble à quoi ?
E.G : mais souvenirs c’est vrai, c’est notamment d’avoir était à l’école toujours première ou deuxième de la classe, petite fille modèle, c’est euh toujours besoin de beaucoup d’amour et donc faire en sorte d’être aimé et que mes proches soient fière de moi, ca a toujours été euh…
B.L : vous avez des frères et des sœurs ?
E.G : j’ai un petit frère et une petite sœur, jumeaux
B.L : c'est-à-dire que vous êtes l’ainé
E.G : je suis l’ainé de jumeaux oui ; et euh ouai mais souvenirs d’enfance c’est ca. Pour moi ca a été très douloureux d’être seul, jusqu'à la naissance de mon frère et de ma sœur.
B.L : et la vous avez quel âge ?
E.G : 5 ans et demi et très épanouie en ayant une petite sœur et un petit frère, c’est se que j’attendais. Et le grand souvenir c’est quand ma maman m’a annoncé qu’elle était enceinte de jumeaux, c’est de lui dire génial il y en a un pour moi. Voilà c’était ca la phrase petite, c’est mon grand souvenir.
B.L : papa fait quoi à la maison ?
E.G : euh il travail beaucoup, et à la maison tout c'est-à-dire qu’on est dans une famille encore à l’heure actuelle ou les taches sont vraiment réparties et c’est comme ca avec mon mari. C’est avec un papa très impliqué et euh pas macho pour un sous quoi, c’est tout le monde se réparti, tout le monde cède.
B.L : et dans la vie, il faisait quoi comme travail ?
E.G : euh ingénieur en électronique
B.L : et maman ?
E.G : comptable
B.L : ca sert aujourd’hui que maman soit comptable ?
E.G : ca sert puisqu’elle fait ma compta. Ca c’est cool d’avoir une maman comptable aussi pour ca, c’est que s’est l’esprit carré qu’on peut avoir besoin très souvent, euh le sens de l’organisation et c’est très utile pour avoir des repères et se sentir bien encadré aussi, c’est utile pour avancer.
B.L : vous avez tout à l’heure que vous étier une petite fille modèle qui travaillait bien à l’école, c’est l’image que vous voulez donner ou c’est réellement vous ?
E.G : c’est réellement moi ouai, après j’ai fais plein de bêtise, petite et plus grande. Mais j’ai toujours été bonne élève. Toujours parce que j’ai toujours aimé l’école, parce que j’ai toujours eu un soif d’apprendre, j’ai jamais trainé des pieds pour aller à l’école, parce que j’ai toujours aimé avoir des amies, des copines, les cours de récrée, j’ai toujours aimé me sociabiliser et être entouré. Parce que c’est vrai que se que je déteste le plus au monde, c’est le retrouver seul, d’une manière ou du autre, c’est vrai qu’on a besoin d’être seul parfois pour faire le point et se retrouver et justement continuait à avancer. Mais je déteste la solitude depuis toute petite. Alors même l’école, j’ai toujours adoré, parce que j’ai toujours adoré évoluer avoir des copines, jouer. Et puis c’est vrai que j’ai toujours eu cette envie de réussir et déjà à l’école. C'est-à-dire que je supportais mal les échecs, ca c’est vrai, c’est un trait de caractère chez moi, qui n’est pas forcement une qualité, mais c’est vrai que je suis une éternel insatisfaite permanente. Je suis trop perfectionniste et ce n’est pas facile non plus, parce que ce n’est pas facile de ne jamais pouvoir se contenter.
B.L : et le but c’est quoi, quand vous dites de réussir toujours, d’aller ou ?
E.G : ben d’atteindre, d’atteindre ses objectifs, ouai c’est ca toujours pleins de rêves et il faut rêver grand pour au moins réaliser petit quoi. Donc j’ai toujours réalisé grand, très, très grand. C’est ca, viser la lune, pour au moins atteindre les étoiles, c’est exactement ca.
VERY LIFE PARTIE 2 (10min14)
B.L : déjà petite les garçons vous regardez, vous sentiez un vrai atout charme ?
E.G : franchement, ca dépend les époques de la scolarité, ca dépend les époques de ma jeunesse. Parce que toute petite je crois que je plaisais au garçon, et arrivée au collège il y a eu une période ou nous, parce que j’étais la plus grande de la classe et que ma taille ma beaucoup complexé. Parce que le fait d’être plus grande que tout le monde, on ne se voit pas sortir avec un garçon plus petit. Et c’est qu’en étant la plus grande de la classe, ca n’a pas était facile à gérer, parce que des qu’on se sent différent, on ne se sent plus dans la normalité. Et même s’il n’existe pas une normalité mais une normativité, c’est toi qui te fixe une normalité, mais jeune c’est difficile. On a besoin d’être dans le cadre qui est délimité et si tu ne te sens pas dans ce cadre la, tu te sens exclus et en général, il y a une période ou je me suis senti différente des autres et ou je l’ai mal vécu. Après je pense avoir séduit quelques garçons et je pense plus avant miss France qu’après.
B.L : à bon pourquoi ?
E.G : parce qu’on parait plus accessible en étant pas Miss France. Et que Miss France impose le respect un peu et ca, on va dire ca effraye aussi une petit peu. C’est comme si, il y avait une barrière et que le rôle que tu endosse de Miss France te rend inaccessible quelque part aussi. Alors que justement le trait de caractère principal de Miss France c’est qu’elle soit populaire et proche des gens. Mais le fait d’être Miss France, ca effraye aussi en même temps.
B.L : plus de 15 millions de téléspectateurs, on regardait votre élection
E.G : mon sacre de Miss France
B.L : quand vous étiez petite vous rêviez de ca ?
E.G : oui Miss France, ca a toujours été un rêve de petite fille, parce que ca fait parti des images. J’ai toujours regardé l’élection de Miss France, chez ma grand-mère, fin chez mes grands parents mais avec ma grand-mère et on été toutes les deux fans des Miss France. On regardait ca me faisait rêver, je me souviens des élections de Miss France notamment de Melody Vilbert et Laure Belleville, donc c’était 95 et 96. C’est les deux élections vraiment qui m’ont marqué, et en disant que c’est un rêve, c’est la ou tu deviens une princesse, ca me faisais rêver.
B.L : et le rêve devient vraiment réalité, ou pendant une année de Miss on se dit hum finalement, ce n’est pas aussi rose que ca ?
E.G : Miss France pour moi, j’ai vraiment été considéré comme une princesse et c’est un conte de fée. C’est un conte de fée mai sil y a aussi des moments difficile à gérer, parce que quand tu deviens princesse, ca te fais peur de ne plus avoir tes repère d’avant, de ne plus vivre chez tes parents, d’avoir un autre quotidien, de devoir arrêter tes études. Les autres, quand tu te regarde dans les yeux des autres tu vois qu’eux te voit comme une princesse et qu’ils te considèrent différemment, comme la petite fiancée des français. Donc ouai c’est ce rôle la et c’est se que tu deviens, tu deviens une princesse pendant un an. Et moi c’est vraiment se que j’ai vécu, mais je pense que l’image Miss France à changé aujourd’hui mais moi j’ai vécu un an de petite princesse
B.L : vous pensez que l’image a changé depuis que Geneviève à vendu ses droit à endemol et pas seulement ?
E.G : ouai je pense, je pense que l’image a changé, parce que tout simplement c’est dernière année on a parlé de Miss France via des scandales. Et que le scandale ne va pas avec une image de princesse qui est méga glamour, c’est pour moi, assez incompatible. Pour moi c’est toujours Miss France, mais on a parlé de Miss France parce qu’il y a eu des photos osées, ou parce qu’on conteste le vote de l’élection. Et c’est dommage parce que ca enlève la naïveté et se qu’on pouvait traiter de ringard avant, ca enlève le coté sur année vieille France, mais qui faisait le succès de Miss France.
B.L : vous avez eu, une année tumultueuse, on va en parler après
E.G : j’allais dire on parle de scandale, pour le coup pour un transsexuel …
B.L : que vous êtes (rire) On va en reparler évidemment mais avant ca j’aimerais revenir sur votre enfance, est ce que vous étiez une enfant sportive ?
E.G : très peu sportive, j’ai toujours été très peu sportive. Disons que j’ai toujours fais du sport, mais il a fallu que je me motive énormément pour faire du sport de manière général. J’ai fait de la danse classique pendant plusieurs années petite, après j’ai fait du tennis deux ou trois ans, et depuis l’âge de 13 ans je crois, oui 13 ans je fais de l’équitation. Mais malheureusement, je n’ai pas beaucoup de temps pour en faire
B.L : vous m’avait pratiquement cité que des sports individuels contrairement à toutes attentes. je m’attendais à Handballeuse, Footballeuse ….
E.G : j’ai fait du volley un petit peu au lycée et c’est vrai, mais c’est l’opportunité, petite j’ai fait de la danse parce que c’est sympa pour une petite fille, pour l’aspect gracieux, pour apprendre aussi un certain maintien etc. … Et j’ai toujours regretté de ne pas avoir fais de sport collectif, pour connaitre cet esprit d’équipe, euh de victoire ensemble, de partage, de manière général. Ouai, ouai c’est vrai que c’est un regret, surtout qu’autour de moi, tout le monde fait des sports collectifs, mon mari du volley, ma sœur joue au foot. Et j’adore l’état d’esprit et se que ca développe chez eux et se que ca a développé chez eux comme qualité.
B.L : ce n’est pas trop tard !
E.G : ce n’est pas trop tard, j’ai toujours la même taille, donc c’est vrai que c’est un atout pour le basket ou le volley. Pour le coup, il va falloir m’y mettre à fond, parce que la au niveau de la tonicité et de l’endurance hum …
B.L : est ce que vous étiez une adolescente rebelle, parce que vous l’avez dit, vous avez eu une enfance sage et l’adolescence est ce qu’il y a une cassure quelque chose
E.G : ouai, ouai j’ai fait ma crise d’adolescente. Une crise d’adolescence simple et dure à la fois
B.L : pour qui ?
E.G : pour moi et pour mes parents. Je pense que c’est toujours plus difficile, surtout quand il y a une cassure, c'est-à-dire qu’il y a un moment donné quand on passe du stade de la jeune … du jeune enfant à vraiment jeune fille, il y a besoin de se cherche une certaine autonomie et de se séparer de ses parents. Et je pense que cette séparation là, elle est toujours douloureuse. Elle est plus ou moins violente mais elle est toujours difficile à vivre psychologiquement. Et moi il y a eu ouai, ouai un peu une cassure, alors ce n’est pas une cassure, mais un besoin d’indépendance et donc voilà, il y a une sorte de volonté d’autonomie, j’avais envie de devenir un peu plus autonome. C’est vrai que je suis partie très tôt de la maison, j’avais 17 ans, pour faire mes études. Et heureusement qu’il y a cette période ou l’on prend de l’autonomie. Parce que partir faire ses études à 17 ans parce que moi je trouve ca super jeune. Et ce n’est pas facile de … au début on se dit c’est génial, mais c’est tellement bon d’être chez maman et papa. Et finalement j’ai fini par revenir chez eux voilà.
B.L : quand ca ?
E.G : pour faire mon école d’infirmière, finalement j’ai fait le choix de rentrer en concours d’infirmière et en ayant obtenu le concours à Compiègne j’étais super contente parce que ca me permettais de revenir vivre chez mes parents. J’avais eu le concours aussi ailleurs, mais je préféré retourner chez maman et papa.
B.L : il y a avait ce besoin de dépendance ou parce que vous aviez l’impression que vous aviez encore des choses à vivre la bas ?
E.G : non, à vivre même encore aujourd’hui, on est encore ensemble, parce qu’on sait que ce sont des moments unique. La c’est vraiment plus par rapport à mes propres enfants, pour me dire qu’ils grandissent vraiment avec leur grands parents, qu’ils soient toujours à coté d’eux, ca leur permet vraiment de s’épanouir, c’est unique… oui j’ai deux enfants. C’est unique pour eux, et pour moi aussi aujourd’hui de voir qu’on est un clan. Et c’est vrai que moi j’avais du mal avec la société individualiste d’aujourd’hui et j’adore la hiérarchie familiale qui existait avant. Ce partage de la même maison, chacun un étage et tout ca. Après il faut que ca puisse se faire, après je comprends aussi, en fonction des caractères de chacun, j’ai la chance d’avoir une famille vraiment formidable et on pourrait vivre tous ensemble. D’ailleurs on l’a encore fait la pendant un an, mais euh …
B.L : vous n’avait pas coupé le cordon ?
E.G : non, mais c’est vrai que c’est pour revenir à ca. Moi c’est vrai que je n’ai pas coupé le cordon, parce que pour moi la présence de ma petite sœur, de mon petit frère de mes parents, elle est indispensable, quasi quotidiennement quoi, parce que je sais que ca m’équilibre et qui fait que je reste comme je suis. Et je sais que si j’étais venu m’installer à Paris après Miss France en coupant les liens, je pense que je serais devenu une autre, dont je ne serai pas fière…
B.L : ca ressemblerait à quoi ? Drogue, sexe, alcool et dépendance
E.G : ouai un truc qui ressemble à drogue, sexe et rock & roll et ca ressemblerait peut être bien à une fille égoïste, qui a du mal à se regarder dans le miroir le matin quoi. Tout se que je ne voulais pas devenir !
VERY LIFE PARTIE 3 (5min20)
B.L : quand vous étiez petite, vous rêviez de devenir célèbre ?
E.G : ouai, petite oui, j’ai forcement rêvé de célébrité
B.L : c’est l’heure du petit streep tease (rire)
E.G : mais il fait super chaud ! Oui parce que j’ai grandi notamment ado avec premier baisé, Hélène et les garçons et pleins de repères de célébrité pour moi positive, qui peuvent paraitre fleur bleu aujourd’hui, à l’eau de rose etc. … Mais j’ai grandi en me disant que c’était possible quoi, que justement avec certains chanteurs des boys bands etcetera qui du jour au lendemain devenait connu, de se dire que la célébrité était à la porté de tout le monde. Et sans avoir envie de célébrité, j’ai toujours été admirative, j’ai toujours été plus ou moins fan, notamment pour le coup ado, j’étais fan de Mickael Jackson. Alors la c’est encore, une autre dimension, mais se que je veux dire, c’est que j’ai toujours été admiratif du milieu artistique.
B.L : et quand vous imaginiez être célèbre vous pensez être qui ou quoi ?
E.G : ce n’était certainement pas dans la chanson ou la comédie. Parce que j’ai toujours eu conscience de mon incapacité à chanter juste, déjà, donc de mon manque de talent artistique. Et pareil pour la comédie, c'est-à-dire que j’ai toujours été admirative des acteurs, mais se n’est pas un milieu qui m’attire, et ca ne m’a jamais attiré plus que ca. Donc se n’est pas le truc qui me faisait rêver. Ca a toujours été pour moi … on m’a toujours dit que j’étais très grande etc.… Se qui me faisais rêver c’était de défiler par exemple, c’était plus les podiums, le mannequina, d’être dans une grande agence de mannequin, de voyager, ca a plus été ca. Les voyages et le mannequina en général, ca m’a plus fais rêver petite fille. En plus petite fille c’était l’époque des tops modèles, donc moi j’ai connu l’époque idyllique vraiment des Naomi Campbell, des Claudia Schiffer, Cindy Crawford, des Albert Delegue, de tout ces mecs la, mec et nana. Mais aussi Alain Gossuin notamment qui portait en plus le même non de famille que moi, qui était connu et l’époque des tops modèles, ouai j’ai été bercé par ca, j’ai baigné dedans. Ouai j’ai nourri mes rêves de cette époque là.
B.L : et quand le rêve devient réalité, on est fière ?
E.G : alors ca peut paraitre paradoxal, mais quand le rêve est vraiment devenu réalité, c'est-à-dire notamment juste après l’élection de Miss France, euh pas du tout. Je n’ai pas été fière, ni complètement épanouie, ni complètement heureuse, euh parce que j’ai eu peur enfaite. J’ai eu extrêmement peur de se qui m’arrivais. C'est-à-dire que tout un coup on est propulsé dans un autre milieu, j’ai vu ma petite sœur pleurer, mes parents étaient là, j’ai cru qu’on allait m’enlever à mes parents, que je n’allais pas les revoir pendant un an. Et la tout un coup je me suis dis, ben enfaite j’ai plus trop envie, ca a été ca plutôt.
B.L : et comment on fait ?
E.G : et comment on fait, c’est en fait on a besoin d’être rassuré, donc j’ai demandé comment ca allait se passer. J’avais besoin d’avoir des détails… des détails en quoi consisté le rôle de Miss France, parce que finalement je ne le savais pas. J’avais beaucoup d’idée reçut, pour moi c’était effectivement une prison dorée pendant un an, alors que se n’est absolument pas le cas. Mais j’avais peur ouai, qu’on m’enlève à ma famille, de ne pas pouvoir les voir, d’être loin de tout le monde.
B.L : ca veut dire que vous n’avais pas mesuré avant de vous présenter à l’élection les conséquences, parce que inconsciemment ca voulait dire que vous y alliez, sans imaginez que vous alliez gagnez la couronne.
E.G : exactement, pour moi je vis trop au jour le jour, trop à 100% au présent. Se qui veut dire que pour moi je participais à ma première élection parce que j’accompagné une copine à moi, je me retrouve élu. Les élections s’enchainent parce que si tu veux quand tu es élu auprès d’une municipalité, à l’époque c’était reine du muguet à Compiègne, j’ai participé à Miss Oise donc à la départemental, pour représenter la commune à l’élection départemental. Et élue à la départemental, je suis partie à la régional, pour représenter le département. Elus Miss Picardie, ben je me retrouve à Miss France, et pour moi c’est super, je me dis je vais aller au Québec et au Canada, je vais y vivre trois semaines de vie de princesse. Et chaque jour je me dis que se que je vie je m’en souviendrais toute ma vie c’est unique et voilà. Et la finalité c’est quoi Ha oui de participer à Miss France, tu vois j’étais juste dans le moment présent. Je vis ca, on me prête des grandes robes, je suis maquillé, je suis bien reçu, j’ai une écharpe, quoi qu’il arrive mon rêve de petite fille est déjà réalisée et bien sur à un moment donné tu y crois quand même ou bien tu espère. Mais j’ai toujours eu ce problème de me projeter, mais je me suis jamais projeté en tant que Miss France et plus loin que ca je me suis jamais demandé en quoi ca consistais et se que ca représentait d’être Miss France au quotidien.
VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (6min07)
B.L : Elodie Gossuin, vous êtes conseillère régional en Picardie, également animatrice, vous avez plusieurs casquettes, on va vous demander maintenant…
E.G : cordes à mon arc (rire)
B.L : On va vous demandez maintenant de vous dessiner tel que vous, vous imaginez ou tel que vous vous voyez
E.G : (rire) je ferais bien un petit cochon, non mais je ne sais pas dessiner
B.L : ca, sa va plaire à Geneviève de Fontenay, elle ne va pas l’entendre comme cochon mais comme cochonne, ca va juste faire le tour de la terre, fait un cochon allez y, on attend, on veut voir !
E.G : Ho non, je ne sais pas quoi dessiner, alors comme je me vois.
B.L : vous avez le droit de parler en même temps
E.G : enfaite je dessine se qui me viens à l’esprit en pensant à moi. Donc il y a un petit nuage mais c’est toujours ensoleillé, comme en Picardie d’ailleurs.
B.L : oui donc la vous mentez …
E.G : c’est un peu ironique, mais c’est vrai que j’ai l’impression qu’il y a toujours le soleil qui brille. En même temps c’est paradoxal je vais dessiner des étoiles, même les étoiles je ne sais pas dessiner c’est catastrophique.
B.L : donc enfaite vous êtes conseillère régional de Provence Alpes côte d’Azur.
E.G : exactement, non mais d’un monde qui n’existe pas… non mais c’est juste parce que j’ai l’impression d’avoir toujours une ou deux étoiles au dessus de la tête. Donc je me dessinerai bien en dessous, mais je me dessinerais bien comme une petite fille encore, je dessine bien.
B.L : faite voir, si vous vous décalez sur le coté. HA oui vous, vous voyez comme ca ?
E.G : c’est vraiment un dessin d’enfant, ce que j’ai dessiné on dirait vraiment un dessin de petite fille. Mais parce que vraiment au fond je suis encore une enfant. Et que je suis né en même temps que mes enfants, en tout cas c’était une véritable renaissance et que finalement on a beaucoup parlé de Miss France et d’un tas de choses qui m’on fait grandir, mais que finalement j’ai l’impression de grandir maintenant. C'est-à-dire que ce sont mes enfants qui m’aide à grandir, alors que ca devrait être le contraire, ca devrait être moi qui les aides à grandir. Je fais du mieux que je peux, mais j’ai vraiment l’impression que ce sont eux qui m’apportent et me fond grandir aujourd’hui. Je me vois comme une petite fille, pas comme un bébé non plus mais dans mon état d’esprit c’est sa, je muris beaucoup en ce moment, donc voilà.
B.L : est ce que vous pouvez signer votre chef d’œuvre ?
E.G : Ho non, j’ai honte, mais bon c’est tel que je me vois en ce moment
B.L : donc ca c’est vos enfants, c’est ca ?
E.G : oui
B.L : alors maintenant il faut dessiner la grand-mère le père …
E.G : et voilà, je ne peux pas, ca peut paraitre bête mais me dessiner aujourd’hui j’ai l’impression, ce n’est pas qu’une impression mais aujourd’hui je fais parti d’une entité et de la famille que j’ai fondé. Ca peut paraitre bête mais c’est à 4 ou rien.
B.L : faite voir, reculez, mettez vous un petit peu de ce coté. Reculez encore un peu, encore un peu, voilà on vous voit bien. Ca c’est votre vie ?
E.G : ca peut paraitre bête, il manque la maison, mais c’est de se dire ouai je fais parti d’une entité qui est ma famille, c’est à 4 et puis c’est à 4 ou rien, aujourd’hui c’est comme ca. C’est la ou je me sens bien, ou je suis moi-même. C’est vrai que c’est drôle parce que je vois mon dessin, et c’est vraiment un dessin de petite fille, et c’est pareil ca peut paraitre un dessin totalement bête mais c’est aussi foncièrement fidèle à mon état d’esprit.
B.L : c’est important le regard des autres pour vous ?
E.G : ouai c’est important, parce que c’est dans le regard des autres qu’on se sent plus ou moins bien. Et c’est vrai que dans ce milieu la ou on dit qu’il faut prendre du recule, les attaques font mal, comme les compliments vous permettes de vous sentir mieux. Et moi le recule j’ai du mal à le prendre parce que je suis trop entière.
B.L : c’est votre signature chez le banquier ?
E.G : euh non, c’est Elo, c’est la signature pour les intimes.
B.L : on est intime maintenant,
E.G : ben ouai je me suis confié, ca vaut une bonne thérapie chez le psy (rire).
VERY OFF (11min02)
E.G : ha ben en 80 j’allais dire que c’est le mariage de Johnny et Sylvie, à non c’est leur divorce merde. Je ne savais pas qu’il avait dit, oui je divorce mais Sylvie restera toujours la femme de ma vie. Je divorce, il dit ca c’est classe quand même.
B.L : pour les autres aussi
E.G : ouai mais avant de rencontrer les autres, tu as l’excuse du avant de rencontrer les autres.
B.L : après voilà se qui avait à la télévision Santa Barbara et le Club Dorothée, Beverly hills, ca m’étonne Beverly Hills
E.G : moi aussi parce que j’ai suivi tout beverly Hills.
E.G : c’est très drôle, selon la légende, tout individu né sous le signe du singe, possède un éventail de talent, qui bien exploités le conduirait directement au succès voir à la célébrité.
E.G : mais c’est super gentil en tout cas !
B.L : mais c’est un vrai plaisir. Alors pour les photos celle-ci elle vous plaisait bien. On a pensé qu’il fallait montrer avant et après. On vous appel comment maintenant, on vous dit Madame la conseillère ?
E.H : Ha vraiment en extérieur, franchement les gens dans la rue ou quoi ils me disent Elodie. Ca arrive qu’ils me disent Miss France, ca m’arrive aussi de dire, c’est sympa comme prénom mais moi c’est Elodie. Mais après officiellement pour une manifestation ou quoi on va dire Madame la conseillère Régionale et après mon surnom c’est Elo, tout le monde m’appel comme ca. Il y a que ninouche qui m’appel sa princesse, c’est trop mignon.
B.L : vous vous êtes rencontré après l’élection ?
E.G : à l’élection enfaite, ca fait 9 ans et à la base elle était attachée de presse de Geneviève. C’est rigolo parce que finalement c’est toujours le lien qu’on a part rapport à Miss France. C’est qu’elle était à la base dedans Miss France.
B.L : c’est bizarre, parce qu’on a interviewé Geneviève il y a 10 jours et on est tombé amoureux.
E.G : ouai elle est cool !
Ca fait mal ?
E.G : non ca va, juste ici, j’ai eu besoin de faire des retouches parce que ca ne tiens pas très bien, parce que l’encre tiens très mal à cet endroit la.
E.G : mais justement, tu vois c’est se qui est fou c’est que je me dis que j’ai besoin, d’avoir plein de rêve encore en tête. Il faut forcement que je sache se que je veux faire dans l’avenir et que j’ai encore pleins de rêve à réaliser. Par exemple tu vois ca peut paraitre des rêves ou des ambitions, mais qu’il va falloir que j’apprenne à parler italien, je voulais absolument nager avec les dauphins en pleine mer c’est à dire pas à Marineland, nager avec les dauphins je l’ai fait. Aussi que je passe mon brevet de pilote, c’est un rêve, parce que j’ai tellement peur de l’avion, que j’aimerai bien passer mon brevet tu vois. Mais il y a pleins de choses comme ca parce que je me dis, il faut que j’ai ces ambitions la, parce que à un moment donné le fait d’en avoir je sais qu’il faudra que je les réalise certaines de ces choses là. Et que si j’arrête d’avoir de l’ambition pour l’avenir, ca va arrêter de me faire vivre pleinement et je ne vais faire que me laisser vivre.
E.G : Après à quoi je rêve secrètement, c’est sur c’est d’avoir une famille nombreuse. Sauf que je vais être aussi, quand je vois se que représente le quotidien avec deux enfants en bas âges,
B.L : oui mais parce que ce sont des jumeaux !
E.G : oui mais je me dis que si j’en avais un troisième maintenant ca ne serai pas raisonnable, parce que je ne gérais pas tout, et qu’on sera beaucoup moins épanouie et que si c’est le cas on attendra encore un peu. Il faut savoir s’écouter, et avoir confiance de tout, parce que faire des enfants en se disant la grossesse c’est avoir des enfants, c’est merveilleux oui, mais il faut avoir conscience de se que cela représente. Il faut pouvoir les accueillir et moi je me dis qu’il faut pouvoir leur offrir tout se dont ils ont besoins. Que je ne calcule pas qu’ils puissent avec à manger tout se qu’ils veulent, qu’ils puissent avoir tout le confort. Et je me dis que si je ne peux pas être sur de tout ca, non ca ne serait pas raisonnable. Faut que je puisse être présente, j’adore haleter, donc il faut que je puisse prendre plusieurs mois sabbatique pour être avec mes enfants comme je l’ai fait la, donc si je ne peux pas le faire maintenant, ce ne serait pas raisonnable. Je veux dire, je ne vais pas faire un enfant pour accoucher et le donner à une nourrisse, ce n’est pas envisageable.
E.G : si je projette, j’ai déjà pensé au fait que tes enfant c’est une projection de toi et c’est de faire en sorte aussi qu’ils puissent honorer ce qu’était leur parents, leur grands parents, comme moi j’essaye de ne jamais oublier les miens et ceux qui ne sont plus la notamment… et au moins c’est vrai que je me dis qu’ils seront toujours deux et jamais seul, parce que pour moi, l’expérience que j’ai autour de moi des enfants uniques, j’avais absolument pas envie de ca pour moi et mes enfants. Et puis au contraire je veux peut être une famille nombreuse parce que ma mère était fille unique. Elle ne voulait absolument pas avoir unique mais trois enfant c’était le minimum, et tu vois c’est aussi ca parce que quand tu es dans un clan familiale, pour moi c’est tellement magique que j’espère pouvoir perpétuer ca. Tu vois je n’ai jamais analysé mais c’est vraiment ca, ca va avec c’est sur, tout se qui me fais peur pour l’avenir c’est peut être de me retrouver personne âgé, seul au monde comme certaine personne âgé. Et ca c’est horrible de voir des personnes âgés seul au monde, sans plus personne qui viennent leur rendre visite, tu vois c’est un truc de fou. Des fois il y a des personnes âgés qui meurent et on les retrouve une semaine après parce que personne ne les appelaient ou venaient les voir. Ca pour moi c’est se qu’il y a de pire, de finir comme ca.
E.G : c’est que Valérie Bègue comme je disais l’interview dans le Parisien était très long, et j’avais l’impression que ce qu’ils voulaient obtenir c’est un soutient à Valérie bègue, alors que dans les interviews très longue c’est comme je t’ai dit la, à titre personnel je l’ai rencontré et je ne peux pas lui dire je te déteste. Ca n’a rien avoir avec ca mais je la rencontre cette fille, elle est super sympa, elle est super belle, c’est juste après le point de vu extérieur par rapport à Miss France, machin et tout ca, je suis d’accord avec Geneviève, tu ne peux pas dire que Miss France ca fait rêver les petites filles et que tu es une princesse, quand la Miss France c’est Valérie Bègue avec les photos qu’elle a fait, c’est tout. C’est juste que pour moi c’est paradoxal.
E.G : tu sais quand tu me relis et que tu me dis ca, c’est vrai que Geneviève à dut lire ca et se dire ben encore une pro Valérie Bègue, qui est contre moi. D’ailleurs Geneviève on en a parlé plusieurs fois à titre perso, mais c’est vrai on en parlerait pas ensemble, elle lit que ca, elle se dit à ben Valérie Bègue elle est gentille, on fait tous des erreurs de jeunesse, je devrais être compréhensive et lui pardonner. Mais en revanche c’est encore une chose de pardonner et de pas pardonner, pour moi le pardon il faut l’accorder assez facilement, après ca c’est Geneviève qui a sa ligne de conduite et je respect aussi pour ca. C’est juste moi le point de vu par rapport à Miss France, c’est vrai que je déplore l’image de Miss France qui existe aujourd’hui, pour moi ce n’est pas celle d’avant et que l’image d’avant c’est se qu’il faisait le succès de Miss France et que la on est sur la pente descendante. Et qu’avec une image comme ca, on rejoint d’autre chose qui peuvent marcher, mais on est plus unique sue le concept de la Miss France un peu ringarde mais princesse qui fait rêver les petites filles. On est sur la Miss France, un peu plus mannequin, un peu plus moderne, mais qui rejoint la télé réalité, tu vois.
B.L : et c’est marrant que tu dises ca, parce que tu as accepté de rentrer dans une émission de télé réalité.
E.G : oui, parce que après ca c’est ma vie à moi et c’est se que j’ai fait moi, c’est en dehors des Miss France et même si Geneviève à l’époque l’analyse était contre et tout ca. Et puis finalement aujourd’hui elle va me dire, dans la ferme vous êtes rentré comme vous êtes ressorti et l’émission il y a télé réalité et télé réalité, je veux dire il y a Koh lanta et l’île de la tentation, ben aujourd’hui elle, elle compare et elle dit il y a la ferme célébrité et secret story, pourtant ce n’est pas la même chose non plus. Après c’est une télé réalité c’est sur, mais moi j’avais besoin de ca à ce moment là, pour diverse raisons et même privé, j’avais besoin de me barrer d’une façon ou d’une autre, ben je me suis barré en allant dans une télé réalité. J’aurais pu me barrer à l’autre bout du monde, c’était pareil.
B.L : non ce n’est pas pareil parce que la tu as remporté 150 milles euros aussi !
E.G : voilà, bon après ce n’est pas pareil parce que ouai mais la j’ai fait un truc ou j’étais médiatisé. J’aurais pu faire un truc ou je restais dans mon coin et ca aurait pu me faire encore plus de bien. Je me dis juste que c’était mon choix et ca m’a fait beaucoup de bien de faire ca. Je ne sais pas, ca m’a appris beaucoup, moi je ne regrette absolument pas la ferme célébrité au contraire, après je comprends que Geneviève quand elle a apprit ca, elle n’ai pas accepté et n’ai pas cautionné le fait que je sois dedans. En même temps ca m’a énervé et je lui ai dit, elle critique mon entrée dans la ferme célébrité mais un an après il y a Laetitia Bléger, qui fait je suis une célébrité sortez moi de la, et la elle fait une interview, un sujet pour la présence de Laetitia en disant je cautionne et je valide. Ca m’a énervé tu vois.
B.L : et qu’est ce qu’elle dit de ca ?
E.G : ha ben justement qu’avec la ferme célébrité, elle a prit un recule et dire que ce n’est pas trash, et c’est vrai. A la base elle était anti télé réalité et elle se dit aujourd’hui que Koh Lanta ou même d’autre télé réalité, ou même quand c’est un docu réalité, que tu suis des gens et que ce n’est pas forcement pour obtenir des infos sur la trahison, la vulgarité, le sexe, fin quand je dis le sexe c’est le cul pur et dur … on peut faire ca aussi pour voir une nature humaine dans ses aspects positifs, tu vois.
VERY PROMO (12min52)
B.L : Elodie, ca vous plait se que vous voyez, quand vous vous regardez dans le miroir ?
E.G : ca me… enfaite me regarder pour regarder au fond, ca m’arrive, par exemple me regarder pour penser à se que je suis et à ce que je fais, mais pour regarder autre chose que le physique. Mais après quand je me regarde c’est comme pour le reste, je suis toujours insatisfaite. Je sais pas mais je ne vais pas me dire juste tu as l’air en forme, je vais dire au mince tu as des petites rides qui commence à apparaître, ca ne va pas tu as l’air trop fatigué, je suis très fatigué j’ai des bonnes cernes aujourd’hui.
B.L : pourquoi vous êtes fatigué ?
E.G : je suis fatigué parce que c’est un métier qui impose un rythme d’adaptation je trouve très difficile quand même.
B.L : de quel métier on parle ?
E.G : Ha oui de quel métier on parle, euh du métier plutôt artistique, c’est vrai qu’il n’y a pas d’horaire très défini, ca peut être des horaires très changeante les unes des autres et fatigué parce que dernièrement je suis rentré très tard et je me suis levé très tôt. Mais il y a des périodes en revanche ou je peux très bien dormir, mais j’ai beaucoup plus de mal aujourd’hui à m’adapter à ce rythme aléatoire qu’avant quoi.
B.L : mais qu’est ce que vous faites en ce moment ?
E.G : en ce moment, j’ai fait beaucoup de tournage en télévision. Donc notamment de nuit dans Paris, donc on termine très tard … voilà.
B.L : il y a des émissions prévu pour bientôt ?
E.G : oui il y a deux émissions prévu bientôt sur TF6
B.L : la première fois ?
E.G : oui pour le premier semestre 2010 et pour le 26 décembre les 50 clips les plus nazes, en prime sur TF6. Alors le titre on a envi de rire mais enfaite on fait toute une émission sur les clips d’hier, qui était très à la mode hier et sur lesquels on a un œil nouveau aujourd’hui. Comme les clips de Benibi ou encore les clips es Boys band de l’époque notamment des G squad, sur les clips sur lesquels on porte un regard, que l’on juge aujourd’hui kitch enfaite. Mais de qui par leur aspect kitch on cartonné à l’époque, donc c’est vraiment le titre mais c’est paradoxalement une mise en avant de la musique des années 80, et c’est pareil il y a un décalage assez pertinent dans l’émission et c’est très drôle, c’est bien, je me suis bien marré.
B.L : comment vous arrivez à concilier vos deux vies professionnelles, vos plusieurs vies professionnelles ? Puisqu’il y a d’une part la vie artistique, vous l’avez dit, d’animatrice, de conférencière, d’animatrice également pour certain gala, que vous faites parfois encore aujourd’hui et votre rôle de conseillère Régional de Picardie ?
E.G : alors c’est vrai que je dis toujours que c’est assez simple mais se n’est pas vrai, ce n’est pas assez simple enfaite. Mais ca dépend des périodes, il y a des périodes ou c’est assez simple à gérer, mais après c’est parce que j’évolue au fil du temps, j’étais comment dire très présente à la maison c’est dernier mois, pour rester uniquement avec mes enfants. Et puis j’ai aussi besoin de m’épanouir à nouveau professionnellement, donc il faut trouver le juste milieu entre la vie de famille et le milieu professionnel. Mais ca de toute façon se n’est pas dévolu qu’à moi, c’est le problème de toutes les femmes aujourd’hui qui essayent de gérer toutes les vies.
B.L : mais vous en l’occurrence comment vous faites ?
E.G : après aujourd’hui il y a mon mandat de conseillère Régional, enfaite qui est vraiment prioritaire, c'est-à-dire que j’ai les dates et c’est la priorité que je donne à ca, quoi que j’ai en parallèle. Et à ca vienne se greffer, en dehors de ces dates du conseille Régional, tout se que j’ai en parallèle, en sachant que c’est gérable puisqu’on peut trouver d’autre date, on peut changer les rendez-vous. Et après c’est de me dire qu’il faut au moins deux journées complètes mais complètes avec mes enfants et d’être le plus souvent la pour leur réveil le matin, comme on en a parlé tout à l’heure. Et puis si je ne suis pas la le matin, que je sois la le soir pour les jours ou je travail tu vois. C’est d’abord mes enfants et après je me dis qu’il vraiment que je m’épanouisse en dehors pour que je sois encore plus épanouie à la maison. Mais c’est comme tout, c’est le juste milieu, et je ne sais pas s’il existe un juste milieu. C’est mon juste milieu à moi et même moi j’ai du mal à trouver le juste très souvent.
B.L : vous êtes une femme, vous êtes jolie, vous avez été Miss France, c’est …
E.G : mais j’ai été Miss France il y a 9 ans
B.L : oui, mais vous restez jolie quand même.
E.G : ca date (rire)
B.L : est ce que vous avez quand même aujourd’hui encore des épreuves, parce qu’on le sait la politique ce n’est pas toujours évident, c’est même parfois très rude
E.G : c’est très dur psychologiquement, c’est très dur de se blindé, parce qu’il y a des attaques et que c’est une façon de faire aussi ou on peut avoir à répondre, ou on peut avoir besoin en permanence de se justifier …
B.L : et en terme de crédibilité, ca fonctionne comment encore aujourd’hui, parce que c’était en 2004 pareil. Votre entré au conseil Régional de Picardie ne date pas d’hier.
E.G : non, ben ca fait 6 ans quand même, je vais arriver à 6 ans de mandat, parce que les élections on lieux en Mars prochain. C’est vrai que ca dépend parce que entre il y a 6 ans et maintenant, euh la crédibilité elle s’acquière je dirais sur le terrain, donc au conseil régional à savoir c’est par le travail qui est fourni, pour moi il y a juste ca. Et il y a des préjugés et un manque de crédibilité aux yeux de certains qui perdure, mais pour moi je fais se que j’ai à faire, donc on n’a pas à juger la légitimité de ma place ou pas à partir du moment je fais tout, en tout cas j’essaye avec assiduité, je fais tout avec mes convictions et que j’avance en tout cas dans l’intérêt de ma région vraiment.
B.L : et vous êtes confiantes pour les prochaines élections de Mars ?
E.G : je suis confiante, pour les élections je n’en sais rien parce que les listes pour être honnête pour les prochaines régional ne sont pas dévoilé. Donc je ne sais pas si j’y suis présente et à quelle place, officiellement je ne sais pas du tout. Après j’ai bonne espoir parce que j’ai d’une part confiance en l’avenir mais j’ai surtout confiance dans le travail que j’ai fourni. Et que c’est sur ces bases la et se que je peux apporter demain, je crois sans prétention aucune, que je peux encore apporter à ma région et surtout parce que je travail avec des gens vraiment pertinent, et qui sont pleins de projets et pas seulement en terme de programme pour se faire élire, mais avec des projets concret pour l’avenir de la région et surtout que je suis dernière une femme qui est formidable. Et ce n’est pas pour faire bien, mais j’aimerais vraiment travailler à ses côtés demain pour la Picardie.
B.L : justement, le futur vous l’imaginez comment ?
E.G : le futur proche où je ne sais pas
B.L : on va commencer par le proche et on va s’éloigner
E.G : le proche je dirais vraiment pourvu que ca dure et d’ailleurs le lointain aussi, c’est juste pour vu que ca dure. Que je puisse être présente au max pour mes enfants, pouvoir être à la maison un maximum dans cette mesure la, parce que par rapport au temps que je travail, à la rentré d’argent que j’ai … c’est juste parfais aujourd’hui, ca me permet quand même d’avoir du temps de libre pour mes enfants, donc pourvu que ca dure. Et avec d’autre découverte professionnel, tant qu’a faire j’ai encore beaucoup à apprendre …
B.L : lesquels par exemple ?
E.G : ouai en télé j’aimerais beaucoup, ouai
B.L : mais qu’est se que vous aimeriez faire à la télévision ?
E.G : j’aimerais bien plus travailler en amont sur un projet, pour ne pas être animatrice d’un programme déjà écrit, j’aimerais bien avoir plus de possibilité d’évoluer en termes de concept général.
B.L : vous avez des touches déjà, des contacts ?
E.G : oui, il y a des choses, et déjà ca avance dans le bon sens, c’est vrai qu’il y a toujours des émissions en court pour le moment, avec des choses qui me correspondent de plus en plus.
B.L : qu’est se qui fait vibrer Elodie Gossuin ?
E.G : (rire) je viens de penser à un truc mais que je ne peux pas dire !
B.L : pourquoi ?
E.G : non je ne peux pas le dire
B.L : c’est un god ceinture (rire)
E.G : non, non l’amour, et non c’est un canard que j’ai (rire)
B.L : qu’est se qui agasse Elodie Gossuin ?
E.G : euh ca peut paraitre complètement général …
B.L : le canard quand il ne marche pas (rire)
E.G : (rire) quand je trouve plus de pile à la maison
B.L : qu’est ce qui ferra toujours rire Elodie Gossuin ?
E.G : faut que je reparte dans un autre registre parce que la je suis foutu. Qu’est ce qui me ferra toujours rire, ben mon mari, il a un humour extraordinaire.
B.L : qu’est ce qui ferra toujours fantasmer Elodie Gossuin ?
E.G : ben mon mari !
B.L : c’est un peu facile !
E.G : ouai, mais non mais c’est vrai !
B.L : qu’est ce qui ferra toujours réagir Elodie Gossuin ?
E.G : l’intolérance de manière générale !
B.L : et vous avez peur, dans un tout autre registre mais vous avez peur de vieillir ?
E.G : j’ai plus peur de vieillir parce que je m’imagine très bien avec mon mari dans une dizaine, vingtaines, trentaines d’années. C’est vrai parce que je me dis qu’on sera bien comme deux petits vieux ensembles. Je nous imagine bien comme deux petits vieux tranquille chez eux.
B.L : moi j’ai remarqué que vous avez beaucoup d’auto dérision, c’est quelque chose que vous assumez pleinement ?
E.G : je pense moins que dans la vraie vie entre guillemet je me freine, mais sinon
B.L : dans la vraie vie vous, vous freinez ou la vous vous freinez ?
E.G : la, la
B.L : dans la vraie vie vous vous moquez encore plus de vous
E.G : ouai beaucoup plus. Non mais c’est vrai que je suis beaucoup dans l’auto dérision mais c’est peut être pour rendre la vie plus légère, parce que j’ai besoin de beaucoup de légèreté. Et ca c’est pareil ca va avec les enfants, c’est que j’ai eu l’impression pendant un petit lapse de temps, qu’en ayant des enfants, on s’enfermait aussi et qu’on avait moins de liberté, parce que j’ai toujours entendu ca avant d’avoir des enfants. De la part de l’entourage qui n’en avait pas et qui n’en voulait pas, de dire qu’il n’en voulait pas parce qu’il voulait profiter de la vie. Et de me dire qu’avoir des enfants, ca t’enferme dans une vie organisé de cocon, les dodos, les mangers, ne plus sortir et enfaite j’ai tellement besoin de légèreté que je crois être encore plus libre avec des enfants que sans. Parce qu’au contraire on se permet de faire plein de chose avec eux, parce qu’on a envi de leur faire découvrir plein de chose et c’est vrai que c’est important, parce que j’ai découvert que j’étais libre en ayant des enfants, ca c’est bizarre aussi mais c’est comme ca.
B.L : et les spectateurs, les téléspectateurs, le public vous connait d’une certaine manière, vous avez fait la ferme célébrité, c’est de la télé réalité
E.G : je sais traire une vache !
B.L : vous avez apprit ca, grâce à la ferme célébrité ?
E.G : oui et surtout le plus beau que j’ai vécu franchement c’est la mise bas d’un veau et d’un chevreau et ca c’était magnifique. Parce que ca c’est mon rêve, c’est mon rêve aujourd’hui, c’est le milieu médical et en ayant accouché et je crois que le plus beau des métiers que j’ai vu pratiquer je crois que c’est le métier de sage femme. Et je crois que j’adorais dans ma vie pouvoir au moins une fois aider une femme à accoucher, c’est un truc je rêve, je rêve de ca.
B.L : c’est possible avec votre notoriété, vous allez voir un médecin …
E.G : ben je passe un message, si vous avez besoin d’une assistante, même pour je ne sais pas être à coté observé, si j’ai le droit, n’ importe où je me déplace. Et je serai ravi de pouvoir apporter mon aide, bien sur qui n’est pas purement médicale mais si ca peut être d’une aide quelconque j’adorais
VERY PLUS (8min44)
E.G : Eve Angeli, on a beaucoup de point commun c’est une fille que j’apprécie particulièrement, parce que à l’écoute des autres et j’aime bien sa façon d’être, pas forcement celle qu’on connait dans les médias. Mais ca façon d’être, c’est une jeune fille vrai au fond, qui est sincère et qui par cette sincérité est parfois naïve et trop spontané, c’est pour ca qu’on lui prête certain défaut, certaine caractéristique. Mais j’aime beaucoup Eve Angeli, que je connais bien contrairement à Diam’s. Mais Diam’s c’est rigolo parce que, après c’est à titre privé mais j’ai assisté à un de ses concert avec ma meilleure amie et ma petite sœur et on était toutes les trois dans notre période Diam’s, à ne mettre que ca en voiture, à chanter à fond, donc « ma France à moi » « marine » et pleins d’autre chanson de Diam’s je connais les paroles par cœur, enfaite voilà.
B.L : l’image de Miss France a changé ?
E.G : je pense que c’est moins princesse qu’avant.
B.L : vous étiez la dernière à vivre …
E.G : non je ne pense pas avoir été la dernière. Je pense qu’il y a eu une évolution au fil des années. Mais c’est vrai que dernièrement je pense que l’image est moins celle d’un conte de fée des temps moderne. Même s’il y a toujours cet aspect la, parce que d’une minute à l’autre il y a la vie d’une jeune fille qui bascule et qui change, mais c’est moins une princesse. Moi combien de fois ca m’a marqué, d’être dans la rue et d’être en représentation avec une belle robe, la couronne et tout ca ; et d’ailleurs avec Geneviève c’était ca, c’était toujours faire attention à ton apparence, être toujours en robe ou en tout cas en tenu qui fasse rêver les enfants. Et combien il y a de petites filles, qui sont venues me voir en me disant j’aimerais tellement que tu sois ma grande sœur, parce que j’aimerai tellement avoir une grande sœur qui soit une princesse comme toi et ca c’est génial quoi, c’est trop, trop mignon.
B.L : et vous aimez ca, être regardé, être vu ?
E.G : alors ca c’est pareil, c’est très étrange, ce n’est pas le fait de ne pas assumer, parce que je n’ai pas envie de paraitre prétentieuse ou quoi, mais c’est que j’adore le milieu de la télévision en général, mais je ne me regarde jamais. Et j’interdis chez moi qu’on me regarde.
E.G : et j’interdis que l’on mette la chaine le soir même, ou l’émission qui est diffusé, si j’apparais, j’interdis, vous pouvez demander à mon mari je lui interdis de me regarder à la télé.
B.L : pourquoi ?
E.G : parce que je n’ai pas assez de recule sur moi et que je suis totalement toujours insatisfaite, déjà je ne m’aime pas. C'est-à-dire que je vais dire à mais la je parais totalement l’air bête, je n’aurais pas du dire ca et j’aurais du faire si, et ce n’est pas bien. Et je ne me reconnais pas et après c’est parce que j’ai un besoin de mettre une limite entre ma vie professionnel et ma vie privé.
E.G : tout vient de Miss France, ca ma permis de vivre des trucs, mais voilà, je me dis que j’ai déjà vécu plusieurs vies et ca c’est … ce qui est prit, n’est plus à prendre. Et grâce à Geneviève notamment, j’ai pu vivre des trucs de fou ; et puis dernièrement je n’en sais rien, mais dans la cadre d’une émission de télévision à la base, j’ai pu faire un vol parabolique, c'est-à-dire être en apesanteur, j’ai pu connaitre la sensation d’apesanteur. Tu vois faire un vol parabolique, c’est le vol 0G, ou un moment tu n’as plus de gravité et tu flotte, mais c’est des trucs comme ca ou tu vis des sensations, c’est juste magique.
B.L : on va passer à la question suivante.
E.G : Ludo, c’est Ludo de Caen !
B.L : qu’est ce qui vous dit ?
E.G : Ludo, Ludo ! Il faut que je fasse très attention parce que sinon je suis un bourrin. Ludo alors vous êtes élu président. Euh présidente oui s’il vous plait je ne suis pas transsexuel. Vous êtes élu présidente de la république, quel est votre ministre de la culture ? Alors déjà je créerais un ministère particulier, le ministère de la beauté, à laquelle duquel je mettrais Geneviève De Fontenay (rire)
B.L : et vous votre grossesse c’est bien passé ?
E.G : Ha ma grossesse c’était un pure bonheur. J’ai eu la chance comme je te disais de pouvoir beaucoup me reposer, mais même les trois premiers mois je n’ai pas été malade, j’ai été très épanouie, je disais que je ne m’étais jamais senti aussi belle. Et c’est certainement pour ca que j’ai envie de d’autre enfant, parce que tout à été magique.
B.L : l’accouchement aussi c’est bien passé ?
E.G : l’accouchement aussi c’est bien passé !
B.L : vous avez une fille et un garçon, le choix du roi
E.G : le choix du roi comme on dit !
B.L : c’est marrant je parle de vous et de votre vie privé et hop vous croisez les bras, qu’est se qui se passe, non on ne va pas parler de ca (rire)
E.G : non mais forcement quand vous me parlez d’accouchement j’ai forcement pleins d’images qui viennent en tête et c’est vrai que c’est le plus beau jour de ma vie. J’ai eu quelques complication par la suite et c’est vrai que ca aurait pu très mal se finir, très mal se finir pour moi pas pour mes enfants. C’est juste que c’était magique, et c’est juste quand je pense à la chance d’avoir les équipes médicale qu’on a en France, d’avoir été encadré comme ca , mais comme la plus part des femmes aujourd’hui, ce n’est pas parce que j’ai accouché aux hôpitaux de Paris, assistance publique. Je ne suis pas non plus allé en clinique privé avec le premier étage dévoué à Elodie Gossuin, tu vois j’ai accouché comme tout le monde. Mais on a des sages femmes et des équipes médicale, vraiment incroyable en France et je pense que les infermières et en plus c’est le métier que j’aurais du exercer, c’est vraiment un apostolat et une vocation parce que ce n’est pas pour se qu’elles sont rémunérés par rapport au travail qu’elles fournissent. Et c’est forcement le métier que j’admire le plus, et c’est vrai que quand je pense à ce qu’elles font tout les jours…
B.L : moi je vous imagine très bien écouter des chansons comme rire et chanson, écouter des blagues
E.G : c’est déjà fait, on écoute rire et chanson avec mon mari (rire)
B.L : donc maintenant c’est le mot de la fin et je vais vous demander de nous raconter une blague.
E.G : Bon d’accord ok, alors : pourquoi les blondes prennent-elles la pilule ? Pour savoir quel jour on est !
B.L : une autre ! Vous avez regardé si ca l’avait fait rire
E.G : euh non j’ai entendu qu’elle rigolait
B.L : ca vous rassure ?
B.L : ca vous affole
E.G : euh non, je me dis que c’est parce qu’elle doit être nul (rire)
B.L : votre blague (rire)
E.G : Ho oui bien sur ma blague !
E.G : ha je peux être assez susceptible, mais par exemple … non mais si j’essaye vraiment de faire quelque chose de bien. Par exemple je suis vachement susceptible avec la cuisine, parce qu’à la base je suis archi nul en cuisine. Fin tu vois c’est un gros défaut, je fais très mal à manger et c’est pas ca, mais c’est qu’avant je détestais faire à manger, pour moi c’était une perte de temps. Et passer dans fast food comme Mc Do ou commander une pizza, c’était très bien pour manger, au mieux c’était un paquet de pate et un œuf dur, vraiment. Et j’apprends parce que j’essaye de faire à manger équilibré à mes enfants, des légumes et tout et je me dis aussi que ca fait partie de la bonne petite épouse et que ca fait plaisir à mon chéri de temps en temps ; et je fais des fois des gros effort et qu’on me dise ce n’est pas terrible, ben la je suis très vexé, parce que quand je fais des efforts considérable alors que je vais à l’encontre de se que je suis au fond pour essayer de faire des concessions et des efforts, tu vois ca je suis susceptible pour ca.
B.L : ca reste encore sympa !
E.G : ouai, mais je peux faire la gueule assez longtemps, je suis du genre miss boudin quand même. Même petite je ne faisais pas de crise de nerfs ou de colère mais je fais du boudin, beaucoup de boudin, je me mets dans un coin et je fais du boudin, je te parle plus je fais du boudin.
B.L : Merci pour ce tendre moment Elodie.
VERY NET (VOS QUESTIONS - SES RÉPONSES) (7min44)
B.L : Elodie vous êtes maintenant face aux questions des internautes.
E.G : j’ai peur
B.L : je vous laisse lire les questions, leur prénom, leur nom, les présenter.
E.G : alors Victor, 83, bon alors, A quoi ressemble vraiment une année de Miss France, avez-vous appréciez cette expérience ? Alors Victor on ne se connait pas mais c’est vrai que c’est une question assez générale, mais beaucoup de gens se demande finalement au fond si c’est tel qu’on en parle et à quoi ressemble le quotidien enfaite. Et pour le coup c’est une vraie vie de petite princesse, c’est vrai qu’on est souvent maquillé et coiffé et habillé avec des belles robes de soirées, beaucoup de plateaux de télévision, d’interview, beaucoup de séance photo, des voyages, on vous fait des cadeaux tout le temps. C’est assez magique, c’est certain, c’est vraiment magique même, euh c’est aussi beaucoup de déplacement en province, c'est-à-dire que tu fais vraiment le tour de France avec Geneviève, tu fais toute les élections régional, tu va au contact des gens et c’est assez magique parce que tu reçois beaucoup et se qui a c’est que en un an tu prends une maturité incroyable. Parce que tu fais tellement de chose, que tu t’adaptes, tu apprends beaucoup et tu évolue d’une manière considérable en un an et pour le coup moi j’ai vraiment apprécié et adoré même et c’est la que je me suis découverte.
B.L : d’être avec Geneviève au quotidien, c’est bien ?
E.G : Geneviève au quotidien et ben forcement on apprend à la connaitre, on a forcement une image d’elle qui est celle des médias et qui n’est pas tronqué, mais qui n’est pas entièrement se qu’elle est dans la vie privée, ou la manière dont elle te parle. Elle prend vraiment ses Miss France sous son aile, c’est vrai qu’elle m’a protégé et en même temps elle t’inculque les valeurs Miss France. C'est-à-dire qu’elle t’apprend que tu dois être digne de se titre la pendant un an, et que Miss France se doit d’être élégante, se doit de véhiculer une image de petite fiancé des français. Et que ce n’est pas… qu’il ne faut pas s’habiller n’importe comment, qu’il y ai des photos vulgaire.
B.L : ca vous n’étiez pas d’accord sur le débat de la dernière Miss
E.G : de Valérie Bègue ? Pour être honnête je suis allé dans le sens de Geneviève, j’étais d’accord avec Geneviève. Tout simplement parce que je prends du recul par rapport à Miss France aujourd’hui, et que je suis d’accord avec Geneviève et que j’analyse le succès de Miss France depuis plusieurs années, c’est vraiment un succès qui a été construit par Geneviève et Xavier De Fontenay. Donc c’est vraiment une entreprise familiale à la base et ils ont mit tout leur cœur à l’ouvrage, mais pour que Miss France se respect et pour que Miss France on se doit de la respecter à l’extérieur et que Miss France véhicule les valeurs justement qu’elle se doit d’être élégante, qu’elle se doit d’être une petite princesse aux yeux des français, qu’il y ai un charisme … et qu’effectivement Miss France, ne doit pas être dans le trash, ca ne va pas avec Miss France, et qu’il y a pleins de jeunes filles qui mériterait d’être Miss France, mais il y a des critères de taille … et comme il y a des critères, on pourrait dire dit de vieille France, mais c’est se qui fait le succès de Miss France.
B.L : en 2004, vous déclarez au Parisien, moi aussi j’ai eu une année difficile avec Geneviève, on ne va pas dire que les photos de Valérie c’est classe et élégant mais on fait tous des erreurs de jeunesse. Valérie est magnifique, j’ai été ravie de la rencontrer, moi j’avais été la victime de l’année 2001 et à l’élection de Miss Univers à Porto Rico on avait dit que j’étais transsexuel, j’avais à peine 20 ans, j’étais vraiment mal.
E.G : c’est vrai
B.L : mais en l’occurrence vous dites que vous êtes d’accord avec Geneviève de Fontenay, c’est vrai on ne fait pas n’importe quoi avec Miss France, mais en même temps vous pardonnez
E.G : mais c’est parce que tout n’a pas été … l’interview a été en parti tronquer, parce que se que j’ai dit c’était que à titre personnel, j’avais rencontré Valérie et qu’elle était très jolie et vraiment gentille comme jeune fille, à titre personnel. Et c’est se que je viens de dire, je prends le recule par rapport à Miss France et que pour autant j’ai dit qu’on fait tous des erreurs de jeunesse et j’ai fait pleins d’erreurs dans ma jeunesse. Et que ces photos, on était faites avant Miss France, mais qu’on ne peut pas tout avoir et qu’en fonction des erreurs, il faut savoir en payé le prix. Et quand pour moi on fait ce genre de photo, on ne peut pas prétendre être Miss France, c’est tout. C’est que pour moi ca ne va pas avec, ca va dans l’extrême, ce n’est pas l’extrême mais la comparaison se fait aussi, regardez par exemple Clara Morgan, qui est une fille que je trouve magnifique mais elle ne pourrait pas être Miss France. C’est extrême, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.
B.L : en 2001, à l’élection à Porto rico de Miss Univers, on a donc dit que vous étiez transsexuel, c’est vrai que ca ne doit pas faire rire.
E.G : si finalement ca fait rire (rire). Non sérieusement ca ne m’a pas fait rire du tout. Si la première réaction, j’ai éclaté de rire et après j’ai fondu en sanglot quoi. Parce que ca a été très difficile à vivre psychologiquement, j’étais à l’autre bout du monde, on me dit que je suis transsexuel. Mais en me disant puisque tu es transsexuel, tu es disqualifié, tu n’a pas le droit de présenter à l’élection de Miss univers ; on me dit si tu veux participer au concours de Miss Univers, il faudra subir un examen gynécologique devant caméra, donc voilà ce genre de demande, ce genre de propos, quand on a à peine 20 ans. C’est assez terrible, c’est assez terrible parce que la rumeur peut être assez insidieuse et la rumeur peut être assez violente et à quelque niveau que ce soit. Il y a en a ca leur bouffe la vie. Là, ca a prit des proportions tellement considérable …
B.L : mais c’est parti d’où ?
E.G : c’est parti de Miss Univers, parce que j’étais participante à Miss Univers et le quotidien Portoricain, parce que c’était à Porto rico, le El nuevozia, était sponsor de Miss Univers et c’est ce journal la qui a lancé l’info, fin la pseudo info.
B.L : mais c’était quoi l’intérêt ?
E.G : de créer le buzz médiatique
B.L : mais ce n’est pas mal pour vous finalement ?
E.G : pour moi pour le coup, j’aurais préféré concourir dans d’autre circonstance, et qu’on arrête de me regarder comme si j’avais quelque chose entre les jambes, tu vois quoi. Non c’était assez difficile à vivre sur place, et pour le coup comme tout le monde m’a soutenu en France et que l’histoire n’a pas perduré, il n’y a jamais eu de sous entendu quelconque ici, ca n’a pas été difficile à vivre. Parce que ca n’a pas été quelque chose qui est resté insidieusement, comme si on se posait encore la question. Mais pour le coup quand on a, à peine 20 ans euh la pour le coup si j’étais encore jeune fille, la je suis rentré vraiment jeune femme, et ca m’a donné de la force.
VERY NET PARTIE 2 (10min18)
B.L : on va passer à la question suivante !
E.G : alors c’est Marcelle, ma chère Marcelle de Pau, alors de Peau je ne connais pas
B.L : c’est un morceau du sexe que vous ne voulez pas nous montrer, qui est masculin chez vous (rire)
E.G : alors ma chère Marcelle, anciennement mon ancien pénis (rire) Qu’avez-vous fait en tant que conseillère régional depuis votre élection ? Ben voilà ca je trouve que c’est bien, elle n’est pas de la région Picarde, ma chère Marcelle. Mais c’est vrai que c’est un souci et puis déjà ca me permet d’en parler, alors moi en tant que conseillère Régional, je siège dans une commission qui à, a sa charge la santé, l’économie sociale et solidaire, la culture, le sport, les loisirs également, les traditions populaire. Et c’est sur que moi je suis plus accès sur les dossiers de santés et notamment toutes les actions préventions santés qui sont mises en place dans les lycées. Et sur les manifestations culturelles, la culture et d’autre domaine de la santé.
B.L : et alors concrètement ?
E.G : alors concrètement, comment ca se passe, c’est que régulièrement je reçois les dossiers, des subventionnements qui sont en cours et que j’étudie ces dossiers de demande de subventionnement. Que je siège dans l’opposition, c'est-à-dire que je ne suis pas à l’origine des politiques qui sont mené, mais que je suis la pour faire des remarques et apporter des demandes, demander des modifications, faire preuve d’un autre point de vu et apporter une point de vu différent. Et le souci c’est vrai qu’en France, la politique politicienne, je trouve est un frein à la construction et à l’avancé des dossiers. C'est-à-dire que puisque vous siégez dans l’opposition, se que souvent, vous apportez n’est pas prit en compte, voilà. Parce qu’il y a un clivage, droite gauche en France, qui est installé comme ca et que même si vos idées peuvent être pertinentes et que vos points de vu pourrait être prit en compte pour un dossier plus complet et que ce soit plus constructif ;
B.L : vous n’avez pas l’impression justement de faire un travail inutile ?
E.G : voilà c’est à ca que je voulais en venir, c’est que s’est assez frustrant, parce que se que vous dites ou faites est entendu, mais très rarement prit en compte. Et quand justement c’est prit en compte et que ca sert, vous êtes super contente.
B.L : donc en 2004 vous êtes devenu conseillère régional sur la liste UDF/ UMP conduite par Gilles de Robien et vous êtes rentré au conseil régional de Picardie à ce moment là
E.G : exactement
B.L : Geneviève De Fontenay ne s’en cache pas elle est de gauche
E.G : oui
B.L : vous finalement vous êtes de droite !
E.G : oui
B.L : comment ca marche entre vous aujourd’hui ?
E.G : euh alors comme ca marche, c’est qu’avec Geneviève on a instauré une relation basé sur l’affectif, au fil des années et que aujourd’hui on est à même d’avoir une dialogue et un échange constructif justement. C'est-à-dire qu’on partage nos idées, et qu’il n’y a pas, comme il y a pu y avoir un blocage parce que nos idées sont différentes. C’est vrai qu’à la base elle s’est dit pourquoi elle est conseillère régional plutôt que d’être fière qu’une Miss France arrive à se reconvertir mais surtout avant tout chose à réaliser ses rêves et à s’investir, puisque se n’était pas dans ses idées politiques et avec ses convictions personnelles, elle a eu du mal. Aujourd’hui après discussion au contraire elle est fière que je sois juste investi et que j’assume parfaitement les idées que j’ai, et que j’aille de l’avant voilà, elle est fière de ca. Non Geneviève, et je respect pertinemment ses convictions aussi, parce qu’elle a ses arguments et que moi je suis quelqu’un de tolèrent. Et j’aime discuter, j’aime être ouvert aux autres, et j’aime que les autres m’apportent leur idée aussi, parce que c’est comme ca qu’on avance dans la vie, je ne suis pas du tout réfractaire aux autres et à se qui est différent de moi, au contraire.
B.L : on va passer à la question suivante !
E.G : Ludo, vous êtes élu président, alors président non, présidente oui s’il vous plait je ne suis pas un transsexuel, de la république, qui est votre ministre de la culture ? Alors présidente de la république olala t’imagine ! Ministre de la culture, alors moi pour le coup je suis très admirative de la culture, de l’intelligence de tout se qu’apporte au ministère de la culture Frédérique Mitterrand. Parce que je trouve que comme ministre de la culture, par rapport à se qu’il a fait pour la culture et sa connaissance du domaine en général, il est particulièrement brillant. Après s’il faut que je réponde à la question de manière drôle ou décalé …
B.L : non ou la manière ou vous l’imaginez-vous !
E.G : c’est vrai que c’est varié parce que pour moi la culture, ca représente tellement de domaine différent et ca dépend la culture aujourd’hui elle a évolué aussi. Il y a la culture via internet et la culture telle qu’on la connait, la culture traditionnelle, mais il y a pleins de forme de culture et ca se développe de nos jours, donc on devrait avoir confiance de cette diversité la, peut être… et encore plus pour les années à venir, parce que s’il me pose la question, c’est en se projetant et c’est vrai qu’a l’avenir il y aura une prise de conscience et une prise de position, qui va avec l’évolution de la société et qui est déjà amorcé aujourd’hui.
B.L : faut arrêter la langue de bois !
E.G : la ? Moi c’est bon
B.L : vous êtes politicienne c’est sur vous avez votre diplôme (rire) tu m’étonne, on a rien comprit, vous nous avez endormit
E.G : ca marche !
B.L : ca marche oui, mais alors concrètement la réponse c’est quoi nous on veut un nom. On veut juste un nom, on ne veut pas savoir se que vous avez mangé ce matin, à quelle heure, on veut juste un nom !
E.G : (rire) Ha non je ne voulais pas devenir comme ca !
B.L : c’est trop tard !
E.G : euh ben c’est parce que justement je n’ai pas de réponse, donc ca marche bien, c’était la langue de bois, parce que je n’ai pas de réponse !
B.L : pourquoi avoir choisit le camp de droite, est ce que c’est de famille ?
E.G : pas du tout, fin faut dire j’ai jamais été baigné dans la politique, dans des discussions politique en famille ou à table, juste des notions de base, c'est-à-dire que mes parents se sont toujours intéressé, de part une sorte de conscience, de besoin de savoir se qui se passait en France et dans le Monde. C'est-à-dire voilà, sans être dans un milieu d’homme ou de femme politique, et de gens… dans ma famille qui soit investit au conseil municipal ou ailleurs, pas du tout. Alors moi c’est simplement parce que j’ai eu la chance de rencontrer monsieur De Robien, bien avant qu’il me propose d’être sur la liste au régional et que j’ai toujours admiré ses convictions, mais aussi sa façon d’être, son approche humaine avec les gens … voir comme il était avec les Picards. Et donc moi je l’ai rencontré avec l’écharpe Miss France et je lui avais dis que je trouvais ca formidable de s’investir comme ca avec les autres. Et c’est que je lui avais dit que moi c’était d’une autre manière mais des qu’il y avait une demande pour la Picardie, je répondais présente en priorité par rapport à une autre demande, si je pouvais aider ma région et c’est vrai que je pense qu’il a retenu les propos que j’avais eu. Parce que quand il a monté la liste régionale il m’a appelé pour me demander si j’étais partante, pour partir pour les régionales.
B.L : vous ne pensez pas qu’il vous a aussi utilisé médiatiquement ?
E.G : Ha mais si mais bien sur, mais oui, mais il a fait appel à moi, parce qu’il y avait une image derrière, justement c’était le Miss France Picarde. C’est de se dire qu’elle apporte aussi, comme les peoples apportent au monde politique aujourd’hui, voir même les politiques pour certain se peopolise. Donc aujourd’hui il y a un mélange des genres.
B.L : vous, vous avez inversé la tendance
E.G : oui j’ai fait ca dans l’autre sens, mais regardait aujourd’hui David Douillé est député. Donc comme quoi les cases, on arrive à ouvrir sa petite case et les gens sont moins réfractaire et plus ouvert et tolèrent, et ce n’est pas parce que tu viens d’un certain milieu que tu es inapte et incapable de faire autre chose que ta Miss France qui fait coucou quoi. Tu vois, je ne prétends pas non plus, je n’ai pas la prétention de dire j’ai beaucoup à apprendre, mais si je le fait c’est aussi parce que justement j’apprends. Et que j’apporte de manière, on va dire de manière optimal pour se que je peux apporter, mais j’ai beaucoup à apprendre et j’ai eu cette chance la de pouvoir apprendre, je demande que ca d’apprendre.
B.L : et si Nicolas Sarkozy vous appel, vous y allez ?
E.G : oui bien sur !
B.L : pour faire quoi ?
E.G : Ha ben ca dépend se qui me demande. Non mais bien évidement pour une mission dans laquelle j’ai des compétences, à savoir se que j’ai apprit au sein sur conseil régional, donc dans les missions que j’ai à charge et les dossiers j’étudie, c'est-à-dire on en a parlé tout à l’heure, la communication en général. Je pense que déjà c’est mon cheval principal de bataille, parce qu’il ne faut pas se leurrer, comparé à d’autre c’est un avantage que j’ai, c'est-à-dire pour les associations, comme c’est le cas pour les associations, pour le conseil régional quand j’ai besoin de relayer des informations ou qu’il y a des dossiers sur lequel il y a besoin …
B.L : c’est plus simple ?
E.G : c’est plus facile pour moi, parce qu’il faut être honnête on me relaye plus facilement médiatiquement, qu’un conseillé régional qui n’a pas de présence médiatique en amont. Et ca je pense que c’est un atout, et je pense aussi que c’est pour cela que je gène certain, et ca c’est un autre problème aussi.
B.L : s’il vous demande de remplacer Carla Bruni vous faites quoi ?
E.G : je suis marié madame, marié fidèle et pour moi le mariage c’est pour la vie.
VERY INDISCRET (8min57)
B.L : on a l’habitude de recevoir ici, des comédiens, des chanteurs, des hommes politiques, des humoristes ; c’est très simple pour moi, je les présentes, voilà tel personne, vous êtes humoriste, je précise leur fonction, avec vous qu’est ce qu’on doit dire. Parce que vous êtes une personnalité publique de toute façon, ca c’est indéniable.
E.G : oui c’est sur que depuis Miss France, il y a une médiatisation tel avec Miss France, que Miss France vous propulse dans les médias et la communication en général et que j’ai eu cette chance de pouvoir continuer à cultiver ca et de rester dans ce milieu la et de continuer à travailler mes aspirations et mes envies dans ce milieu la. C’est vrai qu’aujourd’hui mon activité principal et forcement celle dont je me sens le plus responsable c’est mon statue de conseillère régional, le mandat qui m’a été confié de conseillère régional, après c’est vrai qu’on dit artiste en général, parce qu’il y a de la télévisons mais pas que, il y a du mannequinat mais pas que et il y a beaucoup de chose associative. Et c’est vrai que ca ne se définit pas précisément et que ca en France en plus c’est un souci, que de ne pas avoir une étiquette bien précise et que de ne pas être dans une case. Et des lors que vous sortez d’une case, qu’on n’arrive pas à vous définir vous êtes hors norme, mais pas hors norme genre je me la pète, juste hors norme et c’est dérangent, c'est-à-dire que vous n’êtes pas bien dans votre petite case.
B.L : mais vous, ca vous dérange ?
E.G : non moi j’adore, moi j’adore, ne pas être étiqueté, et j’adore me surprendre et surprendre, j’adore aussi apprendre. Donc faire des choses extrêmes, découvrir et aller de l’avant et vivre des expériences uniques, donc voilà
B.L : par exemple ?
E.G : exemple, ben voilà de présenter une émission de télévision c’est une chance extraordinaire, donc j’adore la télévision et je saisie les chances qui me sont donné, après faire des photos, travailler dans le mannequinat en général, c’est génial. Mais par exemple être pilot sur un trophée, comme le trophée Androse, pilote sur glace c’est génial, et d’ailleurs normalement je recommence pour cette saison.
B.L : vous avez été marraine en 2004 / 2005 !
E.G : oui !
B.L : mais qu’est ce qui vous plaisez la dedans ?
E.G : parce que j’ai toujours aimé la course automobile et que comme d’autre milieu pour moi c’était totalement inaccessible. Pour moi la course automobile, c’était élitiste et assez fermé. Et puis j’ai eu cette chance que l’on fasse appel à moi, pour de la communication à la base, pour qu’il y ai un échange en terme de média et d’apporter mon image. Et donc j’ai pu découvrir et piloter un petit peu cette année là et j’ai fait part de mon envie de continuer et j’ai été engagé comme pilote d’un prototype électrique. Donc en plus j’étais super fière de participer à une aventure pour mettre en avant une voiture propre et les voitures de demain, donc ca c’était une aventure inouïe. Et j’ai pu continuer et c’est vrai que c’est génial, c’est des moments unique, notamment trois mois après avoir accouché, donc c’était Mars 2008, j’ai fait la final au stade de France
B.L : pour remporter l’épreuve !
E.G : oui donc voilà j’ai gagné la finale au stade de France avec Franck Lagorce, c’est un truc de fou quoi, de gagner une course automobile, au stade de France.
B.L : mais quel est votre moteur aujourd’hui dans la vie ?
E.G : mon moteur, ben c’est de vivre et de ne pas me laisser vivre. De ne pas survivre, de vivre, de vivre tout à fond, de vivre c’est juste ca. C’est de profiter de tout et ca peut paraitre des choses complètement banales, mais c’est de savoir profiter de tout. De profiter d’une minute de rire avec mes enfants, de profiter d’un bain tous ensemble ou tu fous de la flotte partout, de profiter de rencontrer des gens qui te font juste un sourire ou qui te dise bonjour et qui finalement peuvent t’apporter des choses autant que tu leur en donne. C’est de profiter du rayon de soleil et de profiter aussi des choses extraordinaires, qui effectivement j’en ai confiance, ne sont pas offerte à tout le monde et voilà j’en profite. Je n’ai pas honte en disant qu’il y a des privilèges en étant Miss France. En ayant été Miss France, j’ai accès à des privilèges nombreux depuis 9 ans et c’est sur j’en profite voilà.
B.L : et vous êtes consciente que ces privilèges vous on été donnés en effet grâce à Miss France mais surtout et avant tout grâce à votre physique.
E.G : A oui c’est certain, il est clair que Miss France, on défend que ce soit un ensemble mais c’est avant tout un concours de beauté, c’est avant tout basé sur le physique et sur quelque chose qui est dégagé aussi, je ne sais pas comment le définir, c’est … ce n’est pas une présence, Miss France, il y a la prise en compte à un moment précis, tu va dégager plus qu’une autre fille ou pas. Mais juste à ce moment précis la, le lendemain tu aurais pu ne pas avoir dormit et être complètement de mauvaise humeur et ne rien pouvoir dégagé.
B.L : et vous l’avez senti ca pendant l’émission ?
E.G : alors ouai pendant l’émission j’ai senti beaucoup de chose, c’est assez étrange enfaite, parce que à l’élection… j’ai été élu à Monaco et un an jour pour jour avant, j’ai perdu mon grand père qui était Monégasque ; et ce soir la, 10 minutes avant je ne sais pas pourquoi mais je savais que je serais Miss France, je savais… Ce n’est pas du tout prétentieux parce que pendant toute la première partie, pendant tout le séjour je n’ai jamais imaginé être Miss France, et j’espérais arriver dans les 12 finalistes, mais ne jamais être Miss France. Mais ce soir la, j’ai senti qu’un truc se passé, alors après je le dis la, je sais que ca va être entendu et vu par un certain nombre de personne qui ne partage peut être absolument pas cette sensibilité, des choses pas concrète, qu’on ne touche pas, qu’on n’explique pas scientifiquement et pourtant je suis très cartésienne à la base et j’ai un bac scientifique et je suis très cartésienne de nature. Mais j’ai appris à l’être de moins en moins et à développer une sensibilité particulière, parce que ma vie a été faite d’expériences comme celle-là.
B.L : vous avez obtenu votre baccalauréat scientifique option biologie, vous avez étudié à la faculté d’Amiens, puis après vous vous êtes orienté vers une école de soins infirmés. On ne vous disiez pas au départ vous êtes jolie vous devriez faire des concours, vous êtes belle, laissez tomber les autres occupez vous plutôt de vous.
E.G : euh pas dans le milieu dans lequel j’évoluais moi, donc fac de médecine ou école d’infirmière, mais en dehors oui et c’est pour ca que je me suis dit que j’allais quand même tenter le coup. Et à 15 ans j’avais fait un casting pour une agence de mannequin et j’avais été prise enfaite, mais du coup j’avais été accompagné de mon papa et de mon oncle qui ne voulait absolument pas que je sois à Paris dans le milieu du mannequinat et seul et ensuite par la suite je me suis rendu compte qu’il fallait se déplacer tout le temps, il fallait faire des castings… et j’avais plutôt envie d’avoir mon bac. Alors ce n’est pas pour faire bien, mais c’est que c’était ma volonté, de vraiment faire le lycée.
B.L : pourquoi vous vous justifiez toujours, c’est les médias comme ca qui maintenant vous on un peu usé donc du coup vous êtes obligé de tout le temps vous justifier. Elodie vous êtes belle, vous êtes belle, vous l’avez pas volé quoi !
E.G : non mais ce n’est pas de se justifier de ca, mais c’est peut être me justifier à moi-même, c’est me dire que j’ai eu cette opportunité la à 15 ans et je ne l’ai pas saisi, c’est dire au contraire que j’aurais pu.
B.L : non mais vous, vous justifiez en disant non mais j’ai voulu faire mon bac et ca peut paraitre étrange parce que vous êtes jolie et que vous auriez pu prendre la facilité.
E.G : mais pour moi la facilité c’était plus de continuer le lycée, c’était plus facile parce que j’avais commencé, c’était plus facile parce qu’il n’y avait pas de changement radical dans ma vie. C’était bien plus dur que de prendre la décision en disant je continu mais beaucoup moins bien et à coté de ca je m’investie dans les castings et je fais du mannequinat, et je descends pour le coup à Paris, parce que je suis du Nord, et je descends à Paris et tout ca. C’est beaucoup plus difficile de prendre une décision qui change ta vie radicalement tu vois. Et c’est pour ca que je me suis retrouvé perdu quand je me suis retrouvé Miss France, parce que c’était radical et d’une seconde à l’autre et que c’est dur, de faire face de faire à un changement radicale dans la vie, c’est moins facile de continuer dans la voix qu’on a choisi et d’avancer petit à petit, c’est bien plus facile de faire ca.
VERY INDISCRET PARTIE 2 (11min09)
B.L : je vais vous laissez piocher, vous avez en face de vous 6 questions, dont une invisible, vous allez pouvoir la prendre quand vous voulez cette question invisible et c’est vous qui allez vous posez une question à vous-même.
E.G : d’accord !
B.L : vous pouvez commencer !
E.G : alors, qu’est ce que vous n’aimez pas chez vous ? il y a beaucoup de chose, parce qu’il y a beaucoup de chose que je n’aime pas, parce que j’ai conscience que je peux faire beaucoup de mal au autre. C'est-à-dire que je n’aime pas mon perfectionnisme, parce que je suis trop exigeante avec ceux que j’aime et je sais que c’est un défaut parce que je suis très dur avec eux. C'est-à-dire que je suis trop en demande avec ceux que j’aime, c’est un gros défaut, même s’ils ont conscience que c’est parce que je les aime. Mais euh je suis beaucoup trop exigeante et c’est bien dans le professionnel, mais beaucoup moins bien dans la vie personnel. C’est que parfois je peux être très blessante, parce que je vais être très dur. Je peux être très dur au quotidien, demander beaucoup et ne pas faire attention aux petites choses, aux petites attentions … et demander trop, trop par rapport à se que je suis, sans regarder forcement le caractère de l’autre et demander en fonction de l’autre de manière général que se soit dans la famille ou pas. Et certainement aussi ultra protectrice et c’est un défaut parce que j’étouffe ceux que j’aime.
B.L : physiquement vous vous plaisez ?
E.G : physiquement je me plais beaucoup plus depuis que j’ai donné la vie.
B.L : à oui ?
E.G : oui parce que j’ai trouvé un sens à mon corps, mon corps a servi à quelque chose. Et je pense que ca aussi c’est lié à Miss France et au concours de beauté. C’est de se dire on te juge belle, avec un certain glamour, euh c’est bien comment dire, c’est beaucoup de compliment qui vous touche forcement, mais le problème c’est qu’on se sent toujours complexé quand même. Je veux dire à un moment donné dans la vie, par des choses, que ce soit des kilos ou une particularité physique, je n’en sais rien. C’est peut être une particularité physique chez les femmes, c’est vrai que moi je me sens bien physiquement quand je me sens bien dans ma tête et c’est vrai que notamment je ne me suis jamais sentie aussi belle qu’enceinte. Etre enceinte, je me trouvais magnifique enceinte, je me sentais trop bien !
B.L : c’est incroyable, c’est la déformation du corps, c’est à l’opposé de se qu’on imagine.
E.G : et moi je ne me suis jamais senti aussi belle qu’enceinte et même après avoir accouché parce que j’ai haleté mes enfants et que même cette image que ma poitrine serve à nourrir mes enfants, cette continuité avec la grossesse. Voilà pour moi du coup mes seins étaient beaux, mon corps était beau parce qu’il y avait une autre dimension qui était donné à mon physique.
B.L : vous avez deux enfants, vous comptez en faire plus ?
E.G : j’aimerai avoir cette chance d’avoir d’autre enfant, parce qu’il n’y a rien de plus beau dans la vie. Et justement malgré tout se que j’ai pu vivre depuis Miss France, il n’y a rien de plus magique, c’est euh le plus beau jour de ma vie.
B.L : alors ca veut dire oui pour les autres enfants ?
E.D : oui, oui j’aimerais beaucoup, même si après le quotidien peut être lourd à gérer, parce que c’est une organisation et qu’il faut pouvoir financièrement et qu’il faut pouvoir leur apporter tout se qu’ils ont besoin, il n’y a rien de comparable.
B.L : financièrement aujourd’hui ca va ?
E.G : ca va même bien, c’est sur, c’est sur que ca va bien. Grâce à ce milieu artistique en général et à tout se que je fais professionnellement oui c’est une chance. Déjà professionnellement j’ai la chance de pouvoir faire des choix donc de faire que se qui me plait. Et après c’est certain ca m’apporte une aisance financière considérable et que je n’ai pas a me soucier du prix du paquet de gruyère quand je fais mes courses et que je peux acheter tout se qu’il faut à mes enfants et ca c’est une chance inestimable, c’est sur.
B.L : et vous vivez de quoi aujourd’hui ?
E.G : ben je vis euh de la télévision d’une part, je vis du mannequinat toujours, donc de la communication de manière général, des partenariats que j’ai, quelconque, la communication en général, de mes indemnités de conseillère régional. Des contrats que j’ai notamment des collections de prêt à porter, de la communication en général puisque j’ai plusieurs partenariat.
B.L : et ca vous plait ca ?
E.G : c’est génial, ca fait parti des rêves de petite fille. Par exemple c’est vrai d’avoir envie de vêtement, des les dessiner et puis de pouvoir porter des vêtements que tu avais envie de porter et que ce soit commercialiser et que les autres puissent l’avoir aussi. Ca fait parti des jeux de petite fille que tu as et ca fait parti de ma réalité aujourd’hui, ouai c’est génial !
B.L : quand on vous critique aujourd’hui d’avoir fait la ferme et en même temps d’être conseillère, ca vous blesse, ca vous agasse, ca vous révolte ?
E.G : plus rien de tout ca aujourd’hui, mais à l’époque, ca m’a plus qu’énervé, parce que tout le monde c’est servi de moi pour faire parler de lui. En gros c’était quand même de manière assez importante, c'est-à-dire que beaucoup se sont servit de ca, en se basant sur des préjugés. En disant elle a été Miss France, c’est une jeune femme, elle est blonde, euh voilà elle n’est pas apte à être conseillère régional et à assumer cette fonction. On ne mélange pas les genres, si elle vient du milieu artistique et qu’elle a été Miss France, elle n’a pas suivi le chemin traditionnel, sa place n’est pas au conseille régional. Tu vois c’était quand même des gens bourrés de certitude, bourrés de préjugés et de stéréotype et je trouve ca dommage. Mais à l’époque je me suis dis, je vais leur montrer, c’était ca, je vais leur monter ce n’est pas un souci, je vais leur prouver. Et je pense qu’aujourd’hui c’est choses fait, parce que ceux à l’heure actuelle qui essayent de se servir de moi pour qu’il y ai un échange de com et que je fasse leur publicité, je ne leur accorde pas cette importance la et je fais se que j’ai a faire.
B.L : A quel moment vous vous dites j’ai envi de faire de la politique ?
E.G : alors ca c’est pareil, la politique c’est très drôle, quand j’étais petite je disais à tout le monde que je voulais … on va dire que c’était quand j’étais moi à même de savoir se que je voulais faire, c'est-à-dire pas en grandissent quand je disais je veux être pédiatre et tout ca, c’était quand j’étais toute petite je disais que je voulais être ambassadrice de France. Alors c’est très drôle quand je disais ca on me disait ben Miss France finalement c’est un peu ca aussi, c’est un peu ambassadrice c’est rigolo. Mais c’était ca vraiment, c’était mon rêve et je trouais vraiment respectable, respecté, honorable de s’investir pour les autres, de faire de la politique parce que en plus ce n’était pas facile d’entrer dans la vie politique, encore moins pour une femme, encore moins d’assoir sa place et d’être prise au sérieux.
B.L : et encore moins quand on a fait Miss France !
E.G : et encore moins quand on est en dessous de la moyenne d’âge et encore moins quand on est Miss France … donc c’était quelque part un moteur d’aller dans ce milieux la, pour aussi aller à l’encontre des préjugés. En me disant que s’il y avait autant de préjugés c’est qu’ils ne sont pas ouverts à ce genre de personnalités, qui peuvent apporter aussi d’une autre manière et contribuer à l’intérêt général. Et c’est de dire que qui que tu sois, voilà je me suis dis qui que tu sois on a tous quelque chose à apporter et je n’avais pas envi de faire parti de ceux qui passent leur temps à critiquer et qui ne vont jamais s’engager. J’avais envi de faire parti des gens qui apportent d’une manière ou d’une autre mais qui contribues à l’intérêt général. Et après j’ai eu cette chance la au sein du conseil général, mais que ce soit au sein de ton quartier, dans une association, au niveau local, sur le terrain, n’importe quel domaine, c’était de m’engager. Peut être aussi parce que le regret et on y revient, mon regret c’est peut être de ne pas être infirmière aujourd’hui et que c’est une autre façon de s’engager.
B.L : on va passer à la question invisible, c’est question que vous allez vous poser à vous-même. Allez-y !
E.G : alors une question à moi-même… c’est vrai que c’est assez compliqué, mais euh juste de savoir comme je me sens aujourd’hui, alors comment tu te sens Elodie aujourd’hui ? Ben enfaite pour le coup en ce moment, un peu fatigué en ce moment, parce que c’est la période un peu comme tout le monde ; mais euh je me pose cette question la, parce que je crois qu’en ce moment je n’ai jamais était aussi heureuse de toute ma vie. J’ai l’impression que la, le moment présent tout est parfais et que justement ca me fait peur. C’est aussi pour ca que l’état d’esprit il est aussi paradoxal, parce que je me dis que c’est trop parfais et j’ai peur de demain, parce que j’ai peur de se qui pourrait arriver.
B.L : et qu’est ce qui pourrait arriver ?
E.G : ben j’en sais rien… mais je me dis que ca ne peut pas être possible et que ca ne peut pas durer, voilà mais je ne parle pas du professionnel. Je me dis en même temps j’ai tellement de chance, si d’être épanouie professionnellement, mais d’être épanouie aussi à la maison, d’avoir des enfants en bonne santé, d’avoir un mari extraordinaire, d’avoir une famille qui est présente et de me sentir bien, de faire se que j’aime et tout se que je peux vivre au quotidien, tout les soirs en me couchant je me dis mais encore quel belle journée, que je viens de passer et je me dis que peut être demain il va arriver quelque chose de terrible quoi. Et c’est aussi terrible de penser comme ca, mais c’est un peu mes pensées du moment, c’est moi, j’ai beaucoup d’angoisse, je suis quelqu’un de très angoissé et je me dis… j’ai peur de demain, ouai j’ai extrêmement peur de demain, voilà.
VERY PENSÉE (00min17)
B.L : Elodie Gossuin qu’avez-vous pensé de cette interview ?
E.G : c’était très sympa et c’est vrai que ca dure un certain temps mais que du coup je pense que ca veut une bonne thérapie chez le psy, ca fait du bien, j’ai eu l’impression de me confier !