VERY FAN : 5min47
B.L : Elisabeth Buffet, vous êtes sur scène au théâtre de 10 Heures, c’est dans la rue de Pigalle, finalement ça va bien avec votre ambiance, ambiance de ce qu’on peut découvrir de vous sur scène !
E.B : Complètement ! Oh ba oui on ne saurait rêver mieux ! Le boulevard c’est vivant !
B .L: C’était un choix de votre part, vous sous êtes dit c’est là que je veux être !
E.B : Non mais ça tombait bien ! Ceci dit aux alentours des théâtres, y’a souvent des sex-shops t tout ça ; La rue de la gaité c’est pareil, c’est bizarre cette association du loisir ! En fait c’est ça ! On se cultive et on euh se laboure enfin je sais pas ;(rires)
B.L : Du loisir, du plaisir…
E.B : Ah bien, très bien, tout ce qui se termine en ir !
B.L : Voilà c’est ça, exactement ! Vous avez choisi un objet qui vous represente, qui vous carecterise, que vous avez envie de nous offrir !
E.B : Oui j’ai longuement hésité entre une bible (rires)
B.L : Ah j’ai cru que vous alliez dire une B.I.T.E
E.B : Une ?
B.L : J’ai cru que vous alliez dire ça !
E .B: Ah ba non, mais non. Non, non c’est pas le genre de la maison ! (rires)
B.L : Oui on imagine bien !
E.B : Non, non effectivement je propose un, j’ai l’impression de faire le téléachat (rires)
B.L : Allez-y, faites votre Pierrette Bellemare
E.B : Alors un petit pochon, déjà. Un petit pochon élégant, discret, qui peut servir d’ailleurs à plusieurs usages !
B.L : Lesquels ?
E.B : Euh qu’est ce qu’on peut mettre dedans, une culotte ? Non mais sinon euh maquillage
B.L : Quand on fait du 32 !
E.B : oui, oui. 1 socquette pas 2 ! Et c’est marqué le Kit de survie d’Elisabeth Buffet. Et qui y’a-t-il dans ce kit de survie ? Parce que c’est quoi la survie, C’était un petit clin d’œil par rapport à un des sketchs et au thème générale du spectacle.
B.L : Suspens, suspens
E.B : Roulement de tambour et tout ça ! Et en fait voilà ! Ceci n’est pas un rouge à lèvres ! Quoi qu’on puisse en penser !
B.L : Un suppositoire ?
E.B : Un suppo, bien vu ! Euh non, non, c’est un petit vibromasseur de sac, voilà ! Un bijou, hein on peut dire, on peut le laisser hein comme ça !
B.L : J’ai cru que vous avez dit on peut le lécher ! Faites attention parce que
E.B : Alors on peut mais à mon avis ça fait pas grand-chose !
B.L : Si ça vibre !
E.B : Alors oui il vibre ! Il est sensé vibrer hein je viens de le tester tout à l’heure. Non pas sur moi, hein mais dans l’absolu. Euh je pense que, la pile sera fournie ultérieurement pour l’heureuse élu, l’heureux acheteur, l’heureux acquéreur! (rires)
B.L : L’heureux ou l’heureuse !
E.B : oui, oui, tout à fait et donc voilà y’a ça, ça peut servir on sait jamais ! Et donc y’avait aussi dans ce kit évidement voilà un petit, p’tit gel qui peut aider voilà dans certaines circonstances et bien sur de quoi se protéger voilà ! Donc voilà c’est ma vision du kit de survie à Koh Lanta ! (rires) Si on n’a pas ça, on est Dead !
B.L : Vous avez choisi une association !
E.B : oui, tout à fait j’ai choisi (rires)
B.L : pourquoi vous riez ?
E .B: Euh non mais parce que le choix est difficile, y’en a tellement. J’ai choisi les restaus du cœur parce que effectivement l’hiver approchant.
B.L : Parceque les restos du cul n’existent pas encore !
E.B : Les restos du cul ah oui ! Je me vois bien servir la soupe au resto du cul ! L’hiver arrivant euh c’est dans l’actualité quoi voilà. La leucémie c’est tout le temps ba là, les restos du cœur c’est plus maintenant quoi !
B.L : Et c’est vous qui allait déterminer le montant de base de l’enchère.
E.B : Ah mais oui j’ai essayé de penser à ça mais c’est pas facile ça ! Parce que moi j’ai envie de dire 2 euros !
B.L : 2 ?
E.B : Ba oui je sais pas !
B.L : Vous l’avez acheté combien ?
E.B : J’ai pas acheté !
B.L : On vous l’a offert ?
E.B : Euh oui
B.L : Vous avez le droit d’offrir ce qu’on vous a offert parce que ça ne vous plaisait pas ! (rires)
E.B : Non mais c'est-à-dire que j’en ai gardé pour moi ! Ah vous pensez ! J’en ai pleins les tiroirs ! Euh voilà y’a un petit surplus donc je me suis dis ba tiens si ça peut faire une heureuse ! Parce que effectivement c’est plus destiné à la gente féminine. C’est pas très masculin.
(Elle mime le vibro qui rentre dans les fesses)
B.L : Est-ce que vous… Euh ça peut, ça dépend après des désirs qu’on a, les envies et tout ça, libre à chacun ! Est-ce que vous seriez prête à remettre en mains propres que vous auriez bien laver avant vos mains
E.B : À l’acquéreur, l’acquéreuse ?
B.L : Oui
E.B : Euh mais bien sur
B.L : C’est pas, c’est forcé non ?
E.B : Non mais oui, mais je savais pas, euh pourquoi pas mais bien sur !
B.L : oui ?
E .B: Je le garde à la maison et
B.L : Non, vous pouvez nous le laisser et lors de la remise des enchères on vous contactera, vous remettrez l’enchère à la personne qui a gagné, donc euh cet objet et par contre
E.L : J’amènerais une pile !
B.L : C’est ce que j’allais dire
E.B : Ba oui !
B.L : Vous emmenez la pile, vous testez, vous voyez si tout marche
E.B: oui, voilà quand même, ça se fait pas de refiler un truc qui marche pas ! C’est comme à Noel quand on a un jouet sans pile, c’est affreux quoi ! C’est très décevant !
B.L: Vous imaginez que cet objet va grimper, grimper, le montant va grimper à combien ?
E.B : Allez si on atteint les 5 euros on sera content ! (rires)Ah j’en ai strictement aucune idée, euh je ne sais pas pis euh non, non vraiment je suis désolé pour l’association mais je suis pas sure que ça atteigne les milliers d’euros !
B.L : Ca dépend parce qu’on peut vous rencontrer avec la pile, on peut boire un verre avec vous, ça eut être sympa, on peut passer la nuit avec vous !
E .B: Faudra que je m’en serve pour faire monter les enchères ou comment ça se passe ?
B.L : Voilà c’est ça l’idée !
E.B : Ah ba faut donner de sa personne pour les associations ! C’est vrai, j’oubliais (rires) ! J’ai pas l’habitude. Euh mais bien sur, boire un coup, ba tiens avec grand plaisir !
B.L : Ouai ?
E.B : Oui, je m’y engage ! Mince y’a des preuves maintenant ! Sauf si on coupe au montage ! (rires)
B.L : On coupera rien du tout au montage, vous imaginez bien !
E.B : Mais rien du tout qu’on coupe !
VERY LIFE : 10min01
B.L: Elisabeth Buffet bonjour
E.B: Bonjour !
B.L: Je vais commencer cette interview, vous êtes au café ?
E.B: Bah oui parce que j’ai pas eu le temps de manger enfaite encore.
B.L : On a l’habitude de vous voir sur scène avec de la bière, on imagine que vous fumez et que vous buvez de la bière toute la journée !
E.B: alors la bière dans la vie je ne suis pas très fan, je suis plutôt vin blanc ou alcool fort, sur scène c’est plus facile à avaler la bière, c’est moins alcoolisé en faite voilà.
B.L : ah oui ! En faite c’est pas facile parce que c’est un vrai exercice de style !
E.B: c’est une vrai performance physique !
B.L : Vous dégommez…
E.B: 25cl, alors elle est légère celle la, c’est une marque assez légère, mais enfin bon quand même, il y a eu des soirs où c’était des lendemains de fête on va dire, où l’estomac est là… Même 25cl ça ne passera pas ! Quand je buvais une gorgée, du coup le sketch est beaucoup moins impressionnant ! (rires)
B.L : et les rôts après ils sont maîtrisés ?
E.B: Alors oui et ça m’embête ! j’aimerais bien qu’il y en ai un qui m’échappe, mais malheureusement, il y a une espèce de retenue inconsciente, un vestige d’éducation et dès que le rideau se ferme, alors là ça part dans tous les sens… Mais alors pendant le spectacle ça ne m’échappe pas ! Et je ne sais pas les faire sur commande ! On m’a expliqué 50 milliard de fois comment roter sur commande et je n’y arrive pas !
B.L : Et votre metteur en scène alors qu’est ce qu’il fait ?
E.B: Bah oui c’est ça, il faudrait que je prenne un coach en rototo ! Mais je n’ai pas trouvé dans l’annuaire pour l’instant !
B.L : On va commencer cette interview en vous remettant votre journal de naissance.
E.B: Oh la !!! Qu’est ce que c’est ?
B.L: c’est tout ce qui s’est passé l’année de votre naissance ! et jusqu’à vos 20 ans !
E.B: Il y a 20 ans c’est ça !
B.L : C’était en 1932 c’est ça (rires) Est-ce que c’est la bonne date de naissance ?
E.B: Non !
B.L: Ah ?
E.B: C’est ça qui est bien ! La ville non plus !
B.L: c’est vrai ?
E.B: Oui oui ! Mais c’est pas à moi en fait !
B.L : C’est les informations que l’on a trouvé sur internet, parce qu’enfaite votre attachée de presse, je vais la dénoncer doit vous donner votre date de naissance, et votre ville de naissance depuis à peu près 6 mois et demi !
E.B: D’accord ! Elle devait les envoyer à Cosette certainement ! (rires)
B.L: Cosette étant un jeune magazine ! Précisons le ! Quelle est votre vraie date de naissance ?
E.B: C’est en 1965, le 5 juin voila !
B.L : Ah oui donc tout est faux !
E.B: Oui tout est faux
B.L: non mais à l’intérieur tout sera faux forcement !
E.B: bah oui du coup !
B.L : Et bien jetez le !
E.B: Mais c’est ça j’ai envie de le déchiqueter !
B.L : Vous êtes là pour rien !
E.B: Non il faut le garder pour quelqu’un, il faut trouver un artiste, ou une personnalité qui est née le premier janvier 70 !
B.L : Ca ne nous est jamais arrivé, et on a reçu 20 personnes !
E.B: Ca me fait, euh… ah ça me rajeunit j’ai 5 ans de moins, donc j’ai 39 ans !
B.L : en plus j’allais parler de votre signe, vous êtes capricorne, bah pas du tout !
E.B: Ah merde, oui c’est ça tout est faux ! tout va a Volo !
B.L: Tout est faux ! Vous ne voulez pas qu’on fasse une fausse interview ?
E.B: Alors, euh oui oui !
B.L: Vous êtes bien née le premier janvier 1970 !
E.B: Mais absolument !! Ah je me rappelle ! les années 70 ! (rires)
B.L: Vous savez que c’est un vrai drame ! Parce que d’une part ça ne nous est jamais arrivé !
E.B: C’est vrai ?
B.L: En même temps peut être que ça vient de vous, il faut toujours remettre la faute à quelqu’un, ca c’est des spécialistes, les journalistes font ça très bien !
E.B: Sur internet c’est marqué ça ?
B.L: C’est marqué ça d’une part ! Et d’autre part si on a pas eu cette information, c’est de la faute de votre attachée de presse soit, mais d’autre part…
E.B: Considérez là comme virée ! Elle passera à la compta (rires)
B.L : Mais après on arrive pas à vous joindre , mais qu’est ce qu’il se passe Elisabeth Buffet, pourquoi vous n’êtes pas joignable !
E.B: Mais je sélectionne ! (rires) Pourquoi vous avez tenté de me joindre ?
B.L: Pleins de fois !
E.B: Ah bon mais en laissant des messages ?
B.L: ah non on fait pas ça nous.
E.B: Ah oui bah alors ça moi j’ai horreur de ça ! Ah non on ne bipe pas les gens ! Appeler sans laisser de message ça veut dire rappelle moi ! Et ça j’aime pas, non on dit pourquoi, on dit qui on est, parce que ça peut être une erreur, ça peut être un machin, non non, il faut dire un minimum quand même.
B.L: D’accord c’est de notre faute en faite !
E.B: Et bah voilà ! C’est là où je voulais en venir !
B.L : On a trouvé le coupable (rires) !
E.B: La boucle est bouclée !
B.L : Vous êtes née, vous êtes donc née où Elisabeth Buffet, parce que maintenant on ne connait plus rien de vous !
E.B: ah oui donc ce n’est pas très loin de Cassie, donc ça c’était pas mal… C’est à Toulon pour être plus précise !
B.L: D’accord !
E.B: A Toulon parce que mon père était dans la Marine et donc du coup on est trois sœurs et on est né à des ports, dans des ports différents voilà, moi j’ai eu Toulon !
B.L: Et les autres ?
E.B: Il y a eu Brest et Cherbourg.
B.L: Ah oui rien à voir !
E.B: j’ai eu du bol !
B.L: Ah oui !
E.B: ah oui bah il n’y a pas trois milliards de ports militaires en France non plus ! Donc dans le sud voilà c’est Toulon !
B.L : Vous êtes la dernière ?
E.B: Non je suis au milieu, je coincée au milieu
B.L : Donc après vous êtes allée à Cherbourg !
E.B: Non ça c’était avant moi ouf ! Oui oui oui j’ai échappé à Cherbourg ! J’ai fais la Bretagne en long et en large, mais c’est bien moi j’aime bien la Bretagne !
B.L : Oui ?
E.B: oui oui oui j’adore !
B.L : Vous dites ça parce que finalement vous n’avez pas eu le choix non plus ?
E.B: Non mais c’est vachement bien la campagne au bord de la mer, quand on est gamin et que l’on peut courir dans les… toute la journée dans les champs c’est idéal quoi ! Moi je suis ravie de pas être née, enfin de ne pas avoir été élevée totalement à Toulon quoi.
B.L: Combien de temps vous êtes resté à Toulon ?
E.B: On est resté deux fois trois ans je crois vers la naissance, puis vers le CM2 quoi, oui juste avant la 6ème c’est ça.
B.L: Vous étiez bonne élève à l’école ?
E.B: Oula oui !
B.L : Vraiment ?
E.B: ah oui oui !
B.L : Pourquoi, on a du mal à vous croire ?
E.B: Mais je ne sais pas ! De toute façon comme toutes vos informations sont fausses ! Comment voulez vous (rires) vous n’êtes pas fiable ! (rires) alors que moi oui ! Oui oui non non ! J’étais très bonne élève ! parce que très obéissante voilà, sage et obéissante oui oui !
B.L : ah oui ? Parce que vous saviez déjà ce que vous vouliez faire plus tard, donc il fallait aller à l’école et étudier ?
E.B: Euh… C’est parce que c’était comme ça, les parents disaient il faut faire ça , donc moi je faisais ça et puis j’avais peur de me faire engueuler de partout , la maîtresse elle me faisait peur, tout me faisait peur, donc je ne préférais pas avoir d’ennui comme ça j’étais presque fayotte ! Le truc pénible quoi !
B.L : Ca sert aujourd’hui ?
E.B: ca sert … euh … oui certainement oui ! J’ai une culture générale quand même assez imposante.
B.L : Non non, d’être fayotte!
E.B: ah ! Non je le suis moins ! J’allais dire plus !
B.L : Sûre ?
E.B: Non je ne suis pas, je ne pense pas, non non non, je ne suis pas une suce... une suce.. boules. Non. Je cherchais un truc un peu correct à dire !
B.L: non vous pouvez y aller, on est entre nous ! On a des fausses informations ! Allons s’y !
E.B: C’est ça de toute façon l’interview elle est foutue d’avance !!
B.L : La fête est plus folle ! Alors vous avez démarré votre carrière d’humoriste en 2005, ça c’est des informations d’internet vous pouvez démentir aussi, parce que l’on ne sait plus du tout si elles sont vraies ou pas du coup ! Après une orientation quelque peu différente dans le marketing, et c’est là où je me dis, ah oui peut être que pour rentrer dans le marketing il faut faire des bonnes études !
E.B: Euh oui mais c’est pareil, j’avais depuis toute petite des velléités artistiques, mais je voulais danser, je voulais être ballerine à la base ! Je voulais être à l’opéra. Euh et puis je m’y suis prise un peu tard, et mes parents ont dit non. Et donc du coup, je me suis orientée vers le commerce. Ne me demandez pas pourquoi ! Mais c’était comme ça ! Et euh du coup j’ai effectivement fait une école de commerce avec option marketing, ce qui est…
B.L: vous réalisez que vous n’avez plus de café et que vous trempez votre sucre dans…
E.B: Dans le marc ! et après je lis ! Et en plus aprs j’ai les dents noires ! Elle doit être fabuleuse cette interview !
B.L : Vous lisez. Lisez nous un peu la vie d’Elisabeth Buffet à travers le marc !
E.B: Bah il y a, il y a, il n’y a rien ! ca c’est étonnant c’est lisse ! Soit je décède demain, soit il ne se passera rien pendant 50 ans ! Je préfère décéder !
B.L: Vous avez peur de ça ?
E.B: Qu’il ne se passe rien ?
B.L: oui !
E.B: Oh bah comme tout le monde oui, la peur du vide un peu bien sûr.
B.L: Vous préférez décéder plutôt qu’il ne se passe rien ?
E.B: Oh bah oui si c’est 50 ans à s’ennuyer, ceci dit on développe des maladies dans ces cas là ! on est périr un jour ou l’autre !
B.L : Vous croyez ça ?
E.B: Oh oui, par exemple dans le marketing, pour revenir aux a mon travail, au bout d’un moment je me suis dit je vais arrêter de penser à l’artistique, j’en ai marre, je vieilli, je veux des congés payés. Je vivais comme une étudiante un peu, je n’avais pas de sous. Je me suis dis je vais essayer de me développer un peu dans un vrai travail, une vrai structure. Et ce n’était pas inintéressant, c’était la fnac. C’était plutôt sympa en plus comme ambiance ! Mais malheureusement c’était quand même un travail de bureau et c’est vrai qu’il y a une sclérose ambiante, il y a des gens qui vont là parce qu’ils n’ont pas trop le choix voilà, ils n’ont pas de passion donc ils ne vont pas… Du coup c’est contagieux un peu cette routine, cette sclérose, on s’empâte. Du coup je me suis dit si je ne fais rien, je vais finir par développer un cancer.
B.L: Là Aujourd’hui dans le milieu dans lequel vous évoluez, donc vous êtes humoriste
E.B: c’est plutôt des cirrhose, c’est plutôt ça !
B.L: Surtout vous !
E.B: Oui surtout moi ! Oui parce que tous les artistes ne boivent pas ! j’ai découverts ça avec horreur !
B.L : Avec horreur ?
E.B: Non mais en faite j’ai été un peu déçue ! je pensais que les artistes étaient un peu plus fous, mais enfaite pas tant que ça !
B.L : Drogues alcool sexe rock and roll, c’est pour ça que vous avez choisis cette orientation ?
E.B: oui !
B.L : Mais c’est complètement différent du milieu dans lequel vous avez grandi finalement !
E.B: Oui je pense qu’il y a certainement une réaction un peu tardive ! La rébellion ! Ca y est j’ai fais ma crise d’ado !!
B.L:A quel âge ?
E.B: Et bien là !!
B.L : Depuis hier !
E.B: En ce moment !! C’est vrai c’est un peu ça !
B.L : A l’école vous aviez dit que vous étiez très studieuse, à la maison ça se passait bien ? Vous avez des souvenirs précis de votre enfance et de votre adolescence ?
E.B: Oui euh pas très précis, j’ai tendance à effacer beaucoup ce qui ne m’arrange pas, ou ce qui m’embête ou j’ai des souvenirs oui, avec mes sœurs où soit on se foutait sur la gueule ou soit on se marrait bien et puis mon père était un peu par Mont et par vaux sur son bateau militaire, et donc une ambiance très féminine à la maison, la mère et les trois filles bon.
B.L: La place du père du coup, elle est…
E.B: Elle est pas évidente ni pour lui ni pour les autres
B.L : Et du coup ?
E.B: Et du coup ça reste un peu une figure, un peu d’autorité toujours, un peu forte et puis qui ne témoigne pas beaucoup ni d’admiration ni de reconnaissance, ni de machin… Du coup j’ai toujours un peu cette envie de euh… d’avoir de la reconnaissance de la part de mon père.
B.L: Du père ou des hommes en général ?
E.B: Ah bah du coup ! Comme c’est le premier modèle ! Ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre, c’est le premier modèle que l’on a sous les yeux, donc après voilà on le duplique !
VERY LIFE 2 : 9min04
B.L: Vous êtes au théâtre de dix heures tous les soirs, enfin pas tous les soirs, mais du mardi au samedi, vous présentez un spectacle qui s’appelle Seule dans sa culotte.
E.B: Qui s’appelait !
B.L: Qui s’appelait ah ? Il s’appelle comment aujourd’hui ?
E.B: il s’appelle plus.
B.L : Ah il s’appelle plus ?
E.B: Il n’a plus de nom.
B.L : Elisabeth Buffet ?
E.B: Voilà ! Bah oui nan mais c’est relativement récent !
B.L : Combien de temps ? oui tout s’effondre !
E.B: Euh, oui je ne sais plus ça fait un an que l’on a décidé d’enlever le titre parce qu’il était peut-être un peu raide et que…
B.L: Un jeu de mot avec la culotte ?
E.B: Oui voilà oui ! Oui nan mais ça empêchait certainement des gens de venir voir le spectacle,et il était bien temps une fois qu’ils avaient payé leur places et qu’ils s’assoient dans la salle, que ça parlait de cul ! Non mais c’est vrai que c’était affiché trop, c’était presque une revendication alors que ce n’était pas ça le but du truc.
B.L : Mais à la maison quand vous étiez enfant, adolescente, vous parliez de cul ? Il y avait des taboue ou pas ?
E.B: Oh oui olala, c’était un milieu petit bourgeois, c’est vrai que c’est peut-être pire que les bourgeois, puis très militaire, donc c’est vrai que c’est le silence, beaucoup de silence oui.
B.L: Et quand vos parents… Ils vous ont vu vos parents sur scène ?
E : Ma mère est venue, et elle a dit olala ! C’est osé ! C’est un petit peu osé donc ça va choquer ton père ! Et du coup le père est jamais venu voilà !
B.L : Parce que maman…
E.B: Parce que maman avait fait barrage !
B.L : Et vos sœurs ?
E.B: Mes sœurs bien sûr elles sont venues, oui oui oui, elles suivent ça de près ! Et elles bénéficient du coup de la montée de la notoriété ! Elles sont toutes heureuses quand on leur demande si « vous ne seriez pas la sœur de » ! Elles sont toutes contentes !
B.L : Du coup drogue, alcool, sexe, vous avez débauché toute la famille !
E.B: Alors non ! Débaucher c’est un bien grand mot ! Ca reste très calme ! Ceci dit je n’ai pas une vie de débauche non plus ! Pas assez !
B.L : A votre gout ?
E.B: A mon gout, mais eux c’est plus raisonnable !
B.L : pour revenir sur l’absence du père, et en l’occurrence ce que vous racontez dans votre spectacle, parce que vous recherchez l’amoureux, vous l’avez trouvé aujourd’hui ?
E.B: Non ! ah oui non, et puis je crois que j’ai fais une croix dessus !
B.L : ah bon ?
E.B: Oui parce qu’il parait que quand on ne cherche plus on trouve ! Alors je me suis dis je ne cherche plus je ne cherche plus ! je cherche plus !! Oui non donc pour l’instant je n’ai pas encore trouvé. Mais ça prend beaucoup de place mon spectacle ! C’est… Ca me prend toute entière donc du coup je ne laisse aucune place à quoi que soit d’autre, ce n’est vraiment pas la faute de ces messieurs, c’est vraiment la mienne. Je me barricade et je laisse… je me suis laissée totalement envahir par le spectacle !
B.L: Vous avez des passions aujourd’hui autre que jouer sur scène ?
E.B: Oui, je fais des découpages en croute de babybel ! Oh !
B.L : Et vous vous étonnez d’être célibataire !! On a trouvé la raison !
E.B: (rires) non non, c’est pareil, avant je faisais plein de truc et maintenant , non non non non, ça reste aujourd’hui l’écriture et le spectacle et voilà, ça se limite. Et puis avec des amis ! Ah si l’amitié !! L’amitié j’essaye de la cultiver au mieux !
B.L : un sport en particulier ?
E.B: Ah quoi ? Non hélas
B.L : Vous ne pratiquez pas le sport de chambre, ça on a compris !
E.B: Ouai, peu !
B.L : Le vélo ! Ca on vous imagine bien faire du vélo à Paris !
E.B: Ah bon ! A Paris ! ah non moi j’ai peur ! Ah non non non , quand je les vois ! Quand je prends les taxis je vois les pauvres vélos qui sont coincés entre les bus et les taxis ! non non, je m’imagine à leur place ah non non !
B.L : Du roller le dimanche pour chercher un amoureux !
E.B: Ah oui ! Bah en me viandant en me croutant par terre c’est sûr ! au moins j’attirerais la pitié ! Euh non non, il faudrait que je m’y remette un peu, j’avais envie de me remettre au step, parce que ça défoule bien.
B.L : Mais il y a plein de monde au step !
E.B: Oui ca c’est le problème ! (rires) Il faudrait que je me privatise une salle de sport ! Ah ! Vous allez peut-être entendre des grougrous dans le micro, parce que comme je n’ai pas mangé !
B.L : Vous voulez que l’on commande quelque chose ? il y a des bonnes salades ici !
E.B: Oui mais je ne vais pas manger devant la caméra !
B.L: Bah pourquoi ?
E.B: J’ai un bout de carrote rapée qui dépasse !
B.L : C’est comme ça que l’on trouve, c’est quand on ne cherche pas !
E.B: (rires) Il y a quand même des limites !
B.L : Vous n’êtes pas obligée !
E.B: Il ne faut pas que pour le son ça fasse des parasites genre (bruits de parasites), qu’est ce que c’est qu’est ce qu’il se passe ? Un hélicoptère qui passe à l’intérieur!
B.L : Vous êtes fière aujourd’hui de votre parcours ?
E.B: Euh… je suis contente de le faire euh… par moment des fois je me dis bravo ! Ça s’arrête là ! Je n’ai pas été éduquée à ce que l’on se congratule beaucoup ! Non et puis on voit toujours ce qu’il reste encore à parcourir.
B.L : Qu’est ce qu’il reste encore à parcourir ?
E.B: Oh bah dite donc il y a du boulot il y a du chemin ! À plein de points de vue ! Moi j’aurais bien… déjà la suite du spectacle, multiplier les expériences de comédienne, s’améliorer soi en tant que personne aller vers ses peurs, vers plein de chose !
B.L: Mais quelles sont vos peurs aujourd’hui ?
E.B: Alors les araignées ! La peur de vieillir…
B.L: Vous avez peur de vieillir ?
E.B: Oula oui ! Bah oui parce que j’ai beau avoir 39 ans, oui c’est ça 39 ans !
B.L : c’est dans le faux journal de naissance !
E.B: Voila ! Oh c’est bête que l’on ne puisse pas s’appuyer là-dessus ! Enfin bon ce n’est pas grave !
B.L : Vous reviendrez, on la refera !
E.B: Oui voilà ! Je vous donnerais les bonnes informations !
B.L : Oui s’il vous plaît ! on laissera un message !
E.B: Oui et puis alors bien sorti !
B.L: Peur de quoi ?
E.B: Oui voila peur de vieillir je l’ai dit, peur de mourir, de ne pas laisser de traces oui voilà.
B.L : Ah vous voulez laisser une trace ?
E : Oui je pense que c’est pour cela que l’on fait ce métier effectivement .
B.L : Mais une trace comment ?
E.B: Ah bah d’une façon ou d’une autre ! Il y en a qui font des enfants par exemple, bah moi mon enfant c’est un peu mon spectacle !
B.L: Vous pouvez aller place de la Bastille et creuser un trou, vous laisserez une trace !
E.B: ah bah oui ! Une grosse c’est ça que vous voulez dire ? Oui nan mais c’est vrai que c’est un peu laisser une empreinte, ça permet d’aller… c’est un peu comme les religions qui croient qu’après la mort on se réincarne machin ! C’est un peu ça, laisser une trace d’un passage, c’est tellement… Ca passe tellement vite le temps ! On va tous les déprimer dans deux secondes !
B.L : Vous avez choisis ce métier là pour essayer justement d’affronter vos peurs ?
E.B: Oui parce que d’abord effectivement il résout la peur de ne pas être connu, de ne pas être vu, de ne pas exister.
B.L : Faute à Papa ca !
E.B: Certainement oui oui ! Donc du coup ça résout bien ce truc là.
B.L : Regardez la caméra dites à votre père à lui dire !
E.B: Ca m’étonnerais qu’il aille sur votre blog !
B.L: C’est un site ! Pourquoi il n’irait pas ?
E.B: Il irait plus sur les trucs militaires (rires), vous ne faites pas des documentaires sur les bateaux ou les sous-marins nucléaires ?
B.L : On peut pour votre père !
E.B: Bon bah voilà il n’ira pas ! (rires) ou sur la Seconde Guerre mondiale !
B.L: Et ça ca vous gène qu’il ne regarde pas votre travail ?
E.B: Oh bah certainement que… que ça travaille. J’en ai fait une bonne partie de mon deuil mais ca reste une petite… une petite faille oui oui. Mais c’est un moteur… C’est ça qui me fait…
B.L: Dites lui !
E.B: Mais arrêtez maintenant ! déjà j’ai pas mangé, ensuite on fait le psy ! Il y a des divans tout poilus !
B.L: Exactement ! Vous avez choisis ce métier là pour pallier à vos peurs ou vos angoisses.
E.B: Oui oui, je pense que ça joue, après il y a pleins de facon, mais j’ai choisi celui là parce que, il y a une reconnaissance qui est prouvée régulièrement, par les spectateurs, il y a de l’amour qui se dégage, il y a un partage, il y a du don de part et d’autre, donc c’est vrai que ça fait vachement de bien !
B.L: Moi je vous ai vu sur scène l’année dernière, et je me suis dis en sortant, « ouah c’est vraiment la copine que je rêverais d’avoir ! ». Quand vous rentrez à la maison, vous êtes la même ou alors vous êtes sous la couette en dépression et là rien ne va plus ?
E.B: Bah ça dépend des fois comme tout le monde euh… enfin globalement oui je suis quand même euh plutôt…
B.L : dépressive !
E.B: plutôt positive oui oui oui ! Ah non oui ça m’arrive vraiment une fois tous les cinq ans d’avoir un gros coup de blues et alors là, rien ne va machin… Mais sinon j’ai plutôt tendance à analyser pourquoi ça ne va pas ,et si ça ne va pas essayer de résoudre et d’avancer.
B.L : Mais pour aller où ?
E.B: Et bien je ne sais pas, pour aller vers moi, plus vers du mieux, vers du bien être.
B.L : Intérieur ?
E.B: Oui, et extérieur, parce qu’il y a à l’intérieur, se voit à l’extérieur voyez le secret de cette jolie peau ! Devinez c’est quoi !
B.L : C’est quoi ?
E.B: c’est quoi ? c’est la rigolade ! Non c’est vrai ! il y a quand même un enthousiasme, l’amour de la vie, voilà qui est présent et qui fait que je parais 39 ans !
VERY INSPIREE : 6min09
B.L : Elisabeth Buffet vous êtes face à vous-même par ce que je crois que vous pouvez vous voir ?
E.B: Un petit peu.
B.L : Vous aimez ce que vous voyez ?
E.B: Oh ba jamais. J’ai un double menton regardé hop. D’ailleurs faut que je retourne chez le mec qui fait du Cllule L6, il te retend le menton dis dont !
B.L : Ca marche,
E.B: Ah ça marche très bien super bien ! C’est assez drôle. Il m’a dit avant la séance, regardez vous maintenant hop, il met du C lu gna gna gna gna et puis regardez vous maintenant. HA 10 ans de moins ! Alors après si on ne le fait que 1 foi par an, ça se rafesse quelques heures apres, faut le faire regulierement.
B.L : Juste quelques apres ?
E.B: ouai, ouai faut le faire régulièrement, pour que ce soit acquis en fait ; Donc faut que j’y retourne là je crois ! Regardez hey on dirait pas le coup d’ET, vous voyez là le cou tout plissé !
B.L : Vous vous regardez souvent dans le miroir ?
E.B: Ouh la oui !
B.L : et c’est une torture, c’est un plaisir ?
E.B: Oh non une torture ouh la non, ça va !
B.L : Je vais vous demander maintenant de vous dessiner telle que vous vous voyez !
E.B: Maintenant ?
B.L : Maintenant mais quand vous voulez en fait.
E.B: Let’s go ! Mais donc je suis obligé de me pencher un tout petit peu .
B.L : Ah oui allez-y vous pouvez bouger, avancer, reculer comme vous voulez.
E.B: Ah d’accord.
B.L : Alors on a bien préciser au départ qu’il fallait pas monter trop haut mais je crois que vous étiez très discipliné à l’école, les choses ont bien changé !
E.B: Ah ba je vais me faire une tête plate c’est pas grave !
B.L : Non ça ne part pas mademoiselle ! on va le garder à vie.
E.B: C’est pas grave, je vais faire des cheveux là, vous saurez qu’il y a des cheveux. On les voit pas mais c’est pas grave. Donc le double, ça c’est le double menton. Ah oui ça s’efface pas, c’est chiant !
B.L : Mais non c’est pour le revendre on va gagner pleins d’argent Elisabeth Buffet grâce à votre dessin. Appliquez vous donc !
E.B: Comme je suis penché je vois bien les ombres du pif aussi. Je vais arranger un peu quand même ! Ah tiens ! Je vais faire un truc très beau ! C’est pas la condition idéale !
B.L : C’est quoi la condition idéale pour dessiner ?
E.B: Il faut poser un peu.
B.L : Mais vous pouvez bouger !
E.B: C’est vrai ? oh ! je vais me mettre dedans et puis ! Ici il y a une petite rivière !
B.L : Il faut préciser quand même Elisabeth Buffet que vous avez quand même une jolie carrière d’humoriste.
E.B: Heureusement que le dessin j’ai laissé tomber !
B.L : Vous avez commencez en 2005 et puis très rapidement vous avez été révélation comique française au festival Juste pour rire de Montréal.
E.B: Montréal ! Là-bas chez les Caribous !
B.L : Révélation comique française, ça c’est bien non ?
E.B: Euh oui c’était bien, parce que là je me suis dit là je ne me suis pas trop trompée de voie voilà, ça ma rassuré dans mon choix.
B.L : Parce que vous avez eu des doutes à un moment ou un autre ?
E.B: Ah bah on en a tout le temps !
B.L : Encore plus quand on change de voie ou pas ?
E.B: Ah oui pas de voix AHAH, euh, bah oui bien sûr parce qu’il y a un risque donc c’est bien d’être encouragé !
B.L : En 91 déjà vous recevez le Cyrano de la meilleure comédienne.
E.B: Qui s’est qui va me reconnaître la ? (rires) personne, nobody !
B.L : Vous avez une grosse tête hein !
E.B: On dirait plutôt une black ! On dirait Joséphine Backer !
B.L : Si vous vous mettez un peu sur la gauche ou sur la droite on vous verra toujours . Non là c’est au milieu ! Gauche droite
E.B: Ah ! Sur la gauche ou sur la droite !
B.L :Oui mais encore un petit peu plus si vous reculez de deux pas, et là voilà ! là c’est parfait parce que l’on voit votre dessin et vous ! Ah oui c’est très ressemblant dis donc !
E.B: N’est ce pas ? Vous ne trouvez pas qu’on dirait Joséphine Backer en faite ?
B.L : C’est peut être
E.B: Les gros yeux et la lèvre lippu, mais j’ai voulu faire un double menton, mais on ne voit pas que c’est un double menton !
B.L : C’est peut-être ce que vous auriez aimé ressembler non ?
E.B: Euh non plus non ! Non merci madame (rires)
B.L : Et donc je disais que vous aviez reçu le Cyrano de la meilleure comédienne en 91.
E.B: Oui
B.L : Mais enfaite vous êtes fan des prix, votre truc c’est de dire moi je fais un truc, il faut que j’ai une récompense !
E.B: Ah non alors pas du tout ! Moi j’ai justement, je pense que c’est l’inverse qui marche, c’est quand on fait les choses pour le plaisir et en prenant le plus de recul possible que du coup ça se passe bien.
B.L : Pour les hommes Elisabeth !
E.B: Mais là j’ai plus de mal à prendre du recul ! Et puis après comment voulez vous qu’on … ! C’est bien ça le problème ! Donc du coup moi j’étais hyper contente d’aller à Montréal, hyper contente d’aller au festival en 91, et j’avais trois phrases en 91 ! je disais juste « qu’est se qu’on les gèles ! » Mais parce que je m’amusais juste ! Donc du coup ça se voit, ça se sent ça se transmet ! C’est ce que j’essaye de faire le soir au théâtre !
B.L : Mais vous y arrivez quand même non ?
E.B: Oh bah il y a des soirs plus ou moins ! Mais tant qu’il y a du plaisir ! c’est quand même le maître mot de ce métier !
B.L : Le plaisir !
E.B: Le plaisir
B.L : Vous pouvez signer votre œuvre, chef d’œuvre dessin, comment on appelle ça ?
E.B: Alors si je signe Buffet, on va croire que c’est l’autre là Bernard ! Tu sais comment on appelle ça ? Une merde !! Excusez moi, mais je ne vois pas d’autre mot ! ah bah je vais mettre Bubu !
B.L : C’est comme ça que vous signez à vos fans ?
E.B: Euh ouai bah Bubu c’est le surnom que j’ai et qui apparaît dans le spectacle aussi donc si je veux établir une proximité, effectivement je mets Bubu.
B.L : Alors là on va vous demander de vous mettre de l’autre côté parce que l’on verra vraiment bien votre signature. Donc en faite ça c’est vous, et votre signature.
E.B: C’est beau hein ?
B.L : Vous avez besoin de l’approbation des autres ? Et si les autres disent Olalala c’est moche vous dites quoi ?
E.B: Bien vu ! (rires)
VERY OFF : 3min29
B.L : Elisabeth Buffet, vous
E.B: Dessine moi un mouton (rires), ça fait un peu gribouille, excuse moi
B.L : Non, dites moi
E.B: Vous vous rappelez pas de cette émission pour enfant ?
Gribouille ? oui ! (imitation de gribouille) Qu’est ce que tu dessines ? Et il dessinait avec des bruits bizarres et… C’est une maison ! Ah bon ah une caravane ! C’est les années 70 ça !
B.L : C’est ce que j’allais dire ! Le fait est qu’on s’était trompé sur votre date de naissance, on pensait que vous étiez né le 1er janvier 70 mais en vérité vous êtes né en 1932 Elisabeth Buffet pour avois ces souvenirs là !
E.B: C’est ça ! Et encore j’ai mentis (rires) 1832 !
E.B: Faut que j’aille chercher mes courses moi, excusez moi ! (rires)
B.L : Alors on va vous libérer, je crois que ca va être le mot de la fin !
E.B: J’ai plus de PQ ! Sans PQ et bin c’est comme sans amour on n’st rien ! Voilà le mot de la fin ! (rires) Vous l’avez votre mot de la fin ! (rires)
E.B: C’est nouveau ouai !
B.L : Le magazine Cosette ?
E.B: C’est nouveau ouai ! Euh genre on fait la causette quoi !
B.L : Ah !
E.B: Ah oui ba moi aussi au début je croyais que… je me suis dis oh la pauvre ! Oui voilà le truc minable
B.L : Enfin c’est comment s’acheter des fringues en fait il faut pas se les acheter !
E.B: C’est ça ! Quand t’as 3 euros à dépenser dans l’année ! (rires) Ah oui c’est intéressant comme concept !
E.B: Moi j’ai toujours faire chic. Jamais j’y arriverais messieurs, dames, jamais !
B.L : C’est vrai ça vous voulez toujours faire chic ?
E.B: Non c’est vrai que y’a un petit côté, non des fois si je me la pète un peu, je me tiens droite machin, des que je vois des gens avachis ça m’énerve donc je suis là hop ! Mais par contre ça part vite euh le vernis tombe très vite (rires). Et après moi je suis là (elle mange n’importe comment)
B.L : Mais c’est pas du tout ça, ça m’intéressait mais je pense qu’on a fait le tour la dessus.
E.B: Oui, absolument ! Oui, mais quand tu tailles un pipe, Oh ta gueule ! (rires)
B.L : oui voilà c’est ça !
E.B: Avec son brie de Meaux dans la bouche ! (rires) Moi je pense que vous voyez… (Rires) et après on se demande voilà !
E.B: Oh les conversations ! On va changer de place je crois. (Rires) Elle est pas bien cette place !
B.L : C’est le fromage !
E.B: Ouai c’est ça !
B.L : Le fromage nous donne des conversations comme ça ! Non, non mais ce que je veux dire c’est forcément on va s’appliquer des règles et on va en appliquer aux autres. Parce qu’imaginons
E.B: AHHHHHHH oui, ba oui
B.L : Donc l’autre va subir nos règles.
E.B: Oui, ba oui
B.L : Et donc tu coup, il va être enfermé dans
E.B: Du coup on boit, y’a que ça à faire ! (rires)
B.L : C’est évident !
Raph le cameraman : Et puis c’est un bel objet en plus, il est… enfin moi je
E.B: Alors c’est vrai que voilà
R : Ca m’intéresse pas du tout hein !
E.B: Oh eh ça va hein !
B.L : C’est ça on connait !
E.B: ouai, ouai, non je ne mange pas de ce pain là ! (rires) C’est ça ouai !
VERY PLUS : 3min51
B.L : Est-ce que c’est bon ce qu’on vous a servi à manger ?
E.B: Absolument, ce petit fromage tombe à pic, faut bien le dire !
B.L : J’ai pas assortis le vin, c’est celui que vous vouliez ?
E.B: C’est bien !
B.L : Mais du coup normalement on prend du vin rouge.
E.B: Ba non !
B.L : Non ?
E.B: On est en 2009, on fait ce qu’on veut, moi je dis !
B.L : Vous, vous faites ce que vous voulez ?
E.B: Oh bah oui ! J’aime mieux le vin blanc, c’est moins endormissent ! Et puis ça laisse pas de croute ! (rires) Ca laisse pas de races !
B.L : Le vin rouge, ça laisse des croutes ?
E.B: Ah ouai, le lendemain quand on a bu et qu’on a bien le tour comme ça bien violet, bordeaux, là on peut pas dire mais non, non j’ai pas bu ! (rires) Alors qu’avec le vin blanc pff ni vu, ni connu je t’embrouille !
B.L : Juste l’haleine !
E.B: Alors voilà, moi j’ai un spray buccal madame !
B.L : Ca fait toute la différence !
E.B: En plus, il est alcoolisé ! (rires) C’est un truc pour avoir euh l’haleine fraiche mais alors il est costaud, on croirait une espèce de vieille prune ou de… Bon c’est à la menthe, mais c’est comme un get 31 mais encore plus fort, faut pas boire si… et je crois que y’a des gens qui se sont fait arrêter à l’éthylotest à cause d’un truc comme ça !
B.L : Ah ouai ?
E.B: Ah oui, oui
B.L : C’est terriblement injuste !
E.B: Ba oui et il faut pas gicler à coté parce que ca peut faire mal ! Ca pique ! (rires) Alors voilà vous saurez tout sur mon hygiène buccal !
E.B: Le dimanche quand je fais rien, mon grand luxe et mon grand plaisir, c’est de pas me laver ! Je trouve ça, c’est génial ! Je suis toute contente, je me dis ouai c’est dimanche je vais pas me laver !
Ca sert à rien, mais moi ça me ravit ! Comme quoi j’ai des plaisirs bien simples !(rires)
B.L : Mais c’est plutôt bien non ?
E.B: Oui, ba oui, c’est accessible à tous ce genre de plaisir !
B.L : Vous rêvez à des choses inaccessibles ?
E.B: Mmm euh oui ba comme tout le monde je sais pas. J’ai rêvé que je sortais avec Tom Cruise quand j’étais petite voilà !
B.L : Ca peut arriver ça vous savez Elisabeth Buffet !
E.B: Ba oui c’est de moins en moins inaccessibles d’ailleurs ! (rires) Ah oui je suis une grande rêveuse, ah oui ! Oh ba oui ! Mais en plus avec un espoir, vraiment je me dis ça se trouve ça peut arriver donc euh voilà !
B.L : Non, mais c’est vrai il suffit d’un rien, regardez il suffit d’accepter un film.
E.B: Voilà, admettons bon. Hop sur le même film y’a qui, Y’a Jude Law, ba dites dont ! Obliger de lui rouler une pelle parce que c’est dans le scénario, donc évidement avec mon spray buccal, il sera tout content ! (rires)
B.L : Bien évidement c’est à saint Denis que se trouve
E.B: Bien sûr (rires).
B.L : Toute la romance du décor !
E.B: Ah non je vais te l’emballer vite fait le Jude Law !
B.L : Et ça compte ça l’avis des autres ?
E.B: Euh non c’est pas ça, c’est juste que c’est des phrases rigolotes à dire ! Y’a eu un soir ou j’étais un petit peu bourré bon et on était en festival à Nantes, et y’avait Jacky du Jacky Show, vous parliez de Corbier tout à l’heure !
B.L : Ouai. On l’a reçu Jacky aussi.
E.B: Très bien. Et donc au petit matin je ne sais pas ce qui m’a pris, c’étais Jacky, je lui ai roulé une gamelle. Et bin en roulant la gamelle je me disais ce qui va être drôle, ça va être de dire dites donc les gars j’ai roulé une galoche à Jacky du Jacky Show ! c’était juste pour la phrase ! C’est pas pour se vanter ou machin, ça je m’en fou ! C’est juste pour dire, c’est tellement débile comme situation, comme nom de personnalité voilà et l’action que rien ne va ensemble en gros ! Donc j’adore !
B.L : Ce qui est formidable c’est qu’il nous a assuré ici qu’il était fidèle, amoureux.
E.B: Ah ba c’est possible. Oh c ‘était juste une gamelle, c’est pas grave !
B.L : Non ?
E.B: Il a du oublier, il est vieux ! Digidigidigidi ! (rires)
VERY INDISCRET : 14min34
B.L : Elisabeth Buffet, vous aviez faim, vous nous l’aviez dit.
E.B: Il faut nourrir la bête !
B.L : Mais non mais je ne trouve pas du tout ! C’est vrai que j’ai entendu dire à plusieurs interview que vous vous sentiez un peu en surpoids.
E.B: Ah oui !
B.L : Non mais je vous ai vu debout et je vous assure, je ne vous flatte pas !
E.B: Vous ne m’avez pas vu cul nu !
B.L : On veut voir maintenant !
E.B: (rires)
B.L : Il ne faut pas nous dire ça ! non mais on veut vraiment voir !
E.B: Ce n’est pas parce qu’on est dans un truc où il y a plein de poils qu’il faut que je me mette toute nue ! ah non non non trop compliqué !
B.L : Vous êtes complexé ! pas pudique ?
E.B: Si les deux ! Pas sur scène, sur scène je crois que je pourrais faire n’importe quoi ! Mais dans la vie quand même un peu oui !
B.L : Sur scène vous êtes en petite nuisette quand même parfois !
E.B: ah oui ! Oui oui oui, c’est assez osé ! Mais sur scène ou au cours de théâtre je me souviens avoir travaillé une scène avec les seins nus ! J’étais jeune !
B.L : Donc il faut venir vous voir sur scène pour vous voir dénudée ?
E.B: Oui on voit un peu de peau !
B.L : Vous êtes en ce moment au théâtre de Dix heures, vous jouez votre spectacle du mardi au samedi, ça marche bien.
E.B: Ca va.
B.L : On vous voit à peu-près partout, c'est-à-dire à la télévision, sur le net maintenant, on vous voit également dans des papiers enfin dans des papiers !
E.B: Dans des papiers d’emballages ! (rires)
B.L : De Noël (rires) !
E.B: T’imagine la fille egocentrique à souhait qui fait des papiers d’emballages pour ces cadeaux qu’elle va offrir aux gens à son effigie ! Avec l’affiche et tout !
B.L : Vous trouvez que c’est horrible ?
E.B: Ah oui !
B.L : Ca peut être drôle en même temps ! Ca dépend pour qui !
E.B: Oui voilà !
B.L : Et donc je voulais en venir aux différentes interviews que vous avez pu faire, et notamment pour un site internet qui s’appelle ledoigtdansl’œil.com vous avez répondu à des questions au mois de juin dernier, donc c’était en 2009. J’aimerais vous reposer les mêmes questions pour voir si vous donnez les mêmes réponses !
E.B: C’est cohérent ça ! C’est bien ça ! C’est une bonne idée !
B.L : Le questionnaire s’appelait au Doigt et à l’œil. En premier lieu choisissez un doigt, qu’est ce qui vous motive, quel doigt avez-vous choisie ?
E.B: Ah oui merde !
B.L : Et là vous diriez quoi ?
E.B: Je dirais quoi moi j’en sais rien, oh je ne sais pas moi ils sont tous rigolos ! Ils servent tous à quelque chose ! Je suce mon pouce encore à mon âge. Ca pour montrer : Regarde ! Ah non le majeur je crois que je ne m’en sers pas énormément.
B.L : Donc à l’époque vous avez dit le pouce.
E.B: Ah bah voilà !
B.L : et vous avez dit la même chose, « figurez vous je dors, que quand je dors je suce mon pouce, c’est sans doute sexuel ».
E.B: Ah bah vous voyez ! Je suis cohérente ! J’alterne entre les grincements de dents et le sucage de pouce et heureusement que je ne fais pas les deux en même temps sinon j’aurais le pouce écrasé ! Voilà vous pouvez rajouter ce petit truc, cette petite couche.
B.L : ce qui prouve que vous n’êtes pas sortir de l’enfance et qu’en même temps vous êtes angoissée dans cette vie d’adulte. Elle est bien ma psychanalyse.
E.B: Vous avez fait beaucoup d’études !
B.L : Oui oui ! Marketing ! (rires)
E.B: Ca marche pour tout ! Avec du marketing on s’en sort partout !
B.L : A la question : Que feriez-vous volontiers à l’œil ? Vous avez répondu quoi en juin ?
E.B: Oh ça sent le cul ça ! Ce n’est pas un truc sexuel non ?
B.L : Non !
E.B: Ah non ! ouai !
B.L : Ca ma surprise aussi croyez moi !
E.B: Oh ça doit être un gros pipo alors ! Genre jouer pour une association ou un truc comme ça nn ? (rires)
B.L : Vous avez dit « beaucoup de choses, je ne suis pas vénale ! »
E.B: Ca c’est vrai !
B.L : Vous étiez sensée au mois de juin !
E.B: Oh bah oui dite donc ! J’étais bien au mois de juin ! Tu vois quand on vieilli… Six mois, en six mois ce qu’on est, ce que l’on devient ! Ca peut péricliter très vite en faite ! Oui non c’est vrai que je ne suis pas vénale. Enfin je ne suis pas vénale… J’aime bien acheter des trucs. J’aime bien l’argent pour acheter des trucs, mais c’est vrai que par contre ce n’est pas avec de l’argent que l’on me poussera a faire des trucs que je n’aime pas. Voila.
B.L : Comme quoi par exemple ?
E.B: Bah euh … je ne sais pas. Ne serait-ce que par rapport au métier, faire un film que vraiment je trouve complètement con avec un rôle con par un mec con. Alors là on dit non même si c’est un million. Même si c’est 100 mille euros , même si c’est 1000 euros.
B.L : Quel est le dernier projet auquel vous avez réfléchi ?
E.B: Ola… est ce que je n’avais pas parlé de deuxième spectacle ?
B.L : Et là aujourd’hui vous diriez quoi ?
E.B: J’aimerais bien acheter un appartement !
B.L : ah oui ?
E.B: Oh c’est beaucoup plus terre à terre ! oui ! Mais je n’ai pas les moyens ! Non mais j’aimerais bien mettre de … Ouvrir un PEL voila ! à mon âge ! Il faut vraiment que je commence à la crise d’ado maintenant ! Je commence à mettre de côté ! Je vieilli ! C’est ça société artistique à la con !
B.L : Société artistique oui. Vous aviez dit « une pièce de théâtre que l’on ma proposé. Un projet sublime et je croise les doigts pour qu’il se fasse ! »
E.B: Ah oui !Et bien j’ai mal croisé les doigts ! Ca ne s’est pas fait !
B.L : Qu’est ce que c’était ?
E.B: C’était une pièce écrite par Bertrand Blier, avec deux personnages féminins et l’un des deux c’était moi et le personnage j’adore, son passé artistique j’adore. C’est vrai que ça m’aurait bien intéressé ! Et la pièce était, assez fabuleuse. Et apparemment ça ne s’est pas fait pour X raisons. Il avait un film qui a été repoussé aussi, je crois qu’il a du se monopoliser sur son film et…
B.L : Mais ça peut se faire alors ?
E.B: Effectivement je lui ai envoyé un petit texto à la rentrée pour lui dire, si vous voulez revenir me voir je suis à la gaité, genre ça me ferais plaisir de vous retrouver . Donc pas de réponse donc je ne suis pas sûre que ça se fasse !
B.L : Mais pourquoi selon vous ? Pourquoi il avait pensé à vous justement ? (rires)
E.B: Des bouts de brie dans les poils !! Ca ferait un bon titre non ?
B.L : Votre prochain spectacle ! Appelez Bertrand Blier !
E.B: Des bouts de brie dans les poils ! (rires), c’est un peu du bruit ! Je ne vais pas manger pendant que je réponds !
B.L : Qu’est ce que vous cherchez ?
E.B: Euh, c’était quoi la question excusez moi !
B.L : Pourquoi il a pensé à vous selon vous ?
E.B: ah oui ! Je ne sais pas, il en avait entendu parler, alors il est venu voir le spectacle et ce qu’il en a vu, bah il y a un univers assez cru comme il y a pu y avoir dans ses premiers films alors et en tout cas, du coup ça la fait rire. Il a vu une certaine poésie, que j’essaye de mettre et que tout le monde ne voit pas, mais qui est quand même présente et donc du coup…
B.L : La poésie du sexe et du cul !
E.B: Du cul, la poésie de la vie et lui il est toujours un petit peu sur ces trucs là, le mélange de ces ingrédients là et du coup voila. Après la rencontre a été plutôt… Ce qui est drôle c’est que je ne l’ai pas reconnu tout de suite ! On me dit il y a un vieux monsieur qui t’attend dans ce théâtre, alors lui il avait pas du tout capté que c’était lui, alors que je papotais avec lui, tu pouvais pas me le dire avant nanana « euh bonsoir », sa tête me dit quelque chose et puis il grommèle dans sa barbe (grommellements) réalisateur, et là je me dis sa voix me dit quelque chose aussi. « (grommellements) on va boire un verre » « si vous voulez », je me suis dit il doit être réalisateur de trucs à la con sur internet !
B.L : C’est flatteur pour nous ! On est ravis merci !
E.B: Mais non mais on en rencontre pleins des réalisateurs maintenant ! Parce qu’avec une web cam, voilà on peut faire pleins de trucs. Et des trucs bien d’ailleurs, et c’est vrai qu’il y a un accès qui est plus facile. Et donc on va dans un bistrot à Pigalle et puis alors il me parle, il me parle. Mais alors je me dis, cette voix cette voix, c’est pas possible, c’est pas possible. Et j’avais Tavernier en tête, -ier à la fin. Et quand il a dit « oui mon père nanana les valseuses » et là Putain j’ai réalisé, dans mes yeux il y a du y avoir un espèce de (bruit ) parce qu’au début j’étais là « oui, bon qu’est ce que oui ? ah oui ? une pièce super » mais très décontractée parce que du coup il n’y avait pas d’enjeux pour moi , et après j’ai vu gloups…
B.L : Et là vous vous êtes tenue droite et tout…
E.B: Oui je me suis tenue droite , une espèce de minauderie tout d’un coup qui est apparue et du coup apparemment la rencontre s’est bien passée puisqu’il ma envoyé la pièce, il ma relancé, plusieurs fois au téléphone et puis c’est tombé à l’eau. Donc voilà. Donc je vais plutôt mettre de l’argent de côté ! Maintenant je passe aux choses concrètes !
B.L : Vous pensez que c’est un métier bancale ?
E.B: Oui mais c’est ça qui est bien, c’est ça qui est attirant. C’est justement l’inverse du bureau dont je parlais tout à l’heure. C’est l’inverse de la sclérose, parce que si on fait de la sclérose, si on reste sur place on est mort.
B.L : et donc vous vous avez peur de la mort donc vous n’allez pas jouer à ce jeu là !
E.B: Je vais pouvoir l’avaler mon dernier brie de Meaux oui ??
B.L : A la question, vous n’avez encore jamais osé le faire, de quoi s’agit-il ? Qu’avez-vous répondu ?
E.B: Ah ! Peut-être que je l’ai fais depuis !
B.L : peut-être que vous allez le faire aujourd’hui moi je dirais !
E.B: Ah bon ? Partir sans payer d’un restaurant !!! (rires) le resto basket !!
B.L : c’est exactement ça que vous avez dit !
E.B: Mais je n’oserais pas non ! Je respecte trop les gens de la restauration pour ça. J’ai trop besoin d’eux le soir pour sortir !
B.L : Là en l’occurrence on vous invite, et sachez le.
E.B: C’est vrai ? Ah oui parce que j’aurais pu payer aussi et ils auraient eu deux fois le machin
B.L : Exactement !
E.B: Oh bah c’est gentil ! Si j’avais su j’aurais demandé du caviar ! du champagne !
B.L : On vous a demandé aussi dans ce questionnaire, d’écrire un sms à Jean-Marie Bigard.
E.B: Ah oui ! Et c’était au moment de ses ennuis je crois
B.L : non, il y a eu ça en effet, mais c’était aussi parce que beaucoup de gens vous compare, vous savez en France on aime bien mettre des étiquettes. Jean-Marie Bigard parle de fesse, de cul.
E.B: Oui ce matin aussi sur OuïFm c’est direct là-dessus
B.L : Ah vous êtes allez voir Yohann ?
E.B: Tout à Fait !
B.L : Je le trouve très bon animateur Yohann
E.B: Il a des yeux qui tombent ou pas non, Bonjour Yohann j’espère que tu nous regardes !
B.L : Je ne l’ai jamais vu en vrai ! Vous allez dire quoi de moi quitter ce lieu ?
E.B: Ah oui c’est ça !! (rires) non mais il faut dire que c’était le matin en plus alors bon !
B.L : Vous allez dire quoi ? Gros gros problèmes de cheveux ou quoi ?
E.B: gros problèmes capillaire, et ça ne m’étonne pas qu’elle ait choisie le Moumouth pub, j’allais dire ! le Moumouth bar ! des petits soucis !
B.L : Et alors vous êtes tout de suite branchée sur Jean-Marie Bigard parce que vous parlez
E.B: ah bah oui « Vous prenez sa place »
B.L : Vous êtes une Birgadette. Alors vous avez dit quoi à ce sms à Jean-Marie Bigard selon vous ? Moi je dis que vous avez du dire la vérité : vous n’avez pas son numéro.
E.B: Ah oui ! Bah ça c’est vrai !! Mais j’ai été finaude moi sur ce point la ! J’avais pris de la Red Bull je pense ! (rires)
B.L : Quelle vanne n’avez-vous jamais osé dire ?
E.B: une vanne ?
B.L : Oui quelle vanne ?
E.B: Je ne sais pas… je ne sais pas. Qu’est ce que j’ai bien pu dire ? les vannes gratuites ? A la con, méchantes et gratuitement voila.
B.L : Ah, vous avez dit, je ne m’interdis rien désolé. Vous vous excusez de ne rien vous interdire.
E.B: Ah oui c’est ça !
B.L : c’est un peu genre, moi je fais tout ce que je veux ! Et je vous emmerde !
E.B: Et pardon !
B.L : Et pardon après !
E.B: Vachement logique, et vachement cohérent ! C’est vrai que ce n’est pas complètement vrai parce que… Si en privé évidement oui bien sur que je peux balancer, sur des cheveux que je peux voir passer dans la rue, ou des robes , mais sur scène c’est plutôt ça, c’est vraiment… Il faut que ça serve à quelque chose. Parce que justement dans le domaine un peu de cul, on est dans le gras, on est en dessous de la ceinture, si c’est juste pour le plaisir de dire bite 4 fois par lignes… oui mais pourquoi ? donc du coup j’ai écrémé, celui là je le garde, mais vraiment à bon escient quoi.
B.L : Je saisie, et j’aime bien vous entendre parler sérieusement d’humour.
E.B: Ah mais moi j’adore ça ! Ah mais ça c’est génial, avec mon prod des fois on fait ça, on se penche. Même une phrase complètement débile avec couille dedans « ça c’est bien parce que tu as mis couille dedans » et là tout d’un coup ça prend une dimension et on peut effectivement tomber dans des profondeurs de réflexion. Mais c’est bien de parler sérieusement du léger.
B.L : oui complètement. Et alors la dernière question, enfin une des questions, c’est vrai que le questionnaire était extrêmement long. Quelle est votre dernier rêve racontable ? Vous pouvez nous dire celui d’aujourd’hui et celui de…
E.B: Ah bah celui de… l’autre je ne m’en rappelle pas. C’est vrai que je fais souvent des rêves de cul, ah non j’ai pas fais d’allusion, mais là en ce moment, comme je sors d’un tournage pour des petits formats télévision, ou pendant trois semaines, huit heures par jour j’ai joué la comédie je ne fais que des rêves de « place toi là sur la marque, le raccord, le bras il était comment ? » Ca fait une semaine que le tournage s’est arrêté et je suis toujours là dedans. Après ça ma quand même vachement marqué, le tournage, fais ça comme ça fais ça comme ci, je joue toute la nuit.
B.L : Je préférais le rêve du mois de juin !
E.B: Alors c’était quoi au mois de juin ?
B.L : Il était pas mal le votre, enfin celui de maintenant mais vous étiez la maîtresse de Sarkozy
E.B: Oui non mais j’avais un peu menti, c’est un vieux rêve que j’avais ressorti.
B.L : Non mais là on veut des détails surtout.
E.B: Mais non mais il n’y en avait pas et en plus ce qui était surtout agréable dans le rêve c’est que je montais dans la voiture officielle et du coup avec les moteurs qui font « tuuut » et les petits drapeaux sur la bagnole et tout. Et je me la pétais à donf
B.L : Non mais nous ce que l’on veut savoir Elisabeth Buffet
E.B: Non mais il n’y avait rien justement ! je savais que j’étais la maitresse, mais il n’y avait rien, je n’ai pas vu son zizi !
B.L : Mais c’est ça je voulais connaître la taille !
E.B: Non mais j’ai rien vu, pas même son sliboun rien ! il y avait un espece de flouté très cinématographique !
B.L : Mais finalement Elisabeth Buffet dans la vraie vie qui est très pudique et reservée.
E.B: C’est ça voila ! Analyse ? Docteur Lou ? Ca ne fait pas sérieux docteur Lou !
VERY PENSEES : 00min45
E.B: Ce que j’ai pensé de l’interview ? Rarement mais rarement je me suis autant chier ! Mais un truc de fou quoi ! Mais jamais, je comprends pas moi les gens qui choisissent des voix comme… Ah salut Bérengère, écoute vraiment moi j’étais ravie de passer e moment là avec toi, c’était une bel échange entre femmes et j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser parce que c’était très chaleureux, et on a partagé beaucoup de choses, voilà !
B.L : Je pense que c’est le mou mout bar qui rend la chaleur !
E.B: Mais c’est le côté poilue, c’est ça, ça était une interview poilue et poilant ! (rires) Oh putain et partir sur un mauvais calembour ça c’est bien ! (rires) Oui absolument ! Coupez !