Tex

Very Fan (son enchère)

"Je fais la collection de clowns"

  • Découvrez ce que Tex souhaite mettre aux enchères, pourquoi ce cadeau et pour quelle association ?Il a choisi l'association Théodora. En France, l'association Théodora intervient dans une dizaine de service de médecine pédiatrique et chaque année 20 000 enfants reçoivent la visite individuelle d'un docteur Rêves. Les docteurs Rêves, artistes formés pour travailler en milieu hospitalier, sont les artisans de moments magiques qui aident les enfants à retrouver leurs repères, leur monde à eux…

En bref

Tex Tex

Son enchère

Son tableau et ses figurines de clowns

Au profit de l'association :

Cette enchère s'est terminée à 82€.

Interview scriptée

VERY FAN (SON ENCHERE) : 2MIN54

B.L: Tex vous le savez, vous allez maintenant nous remettre, un objet qui vous appartient, qui vous caractérise, quelque chose qui vous ressemble, qui vous appartient. Alors qu’est ce que vous allez nous offrir ? Qu’est ce que vous allez offrir à nos aud.. à nos internautes !

T: Alors puisque vous m’avez parlé d’une association, moi j’ai une association que je soutiens qui s’appelle Théodora qui est une association qui envoie des clowns dans les hôpitaux pour les enfants. Parce que les enfants, vous savez il y a des enfants qui passent un temps incroyable dans les hôpitaux, c'est d’une injustice flagrante mais c’est comme ça. Je suis allé moi un peu dans ces hôpitaux, c’est super touchant, sans faire de misérabilisme, c’est vraiment touchant ces enfants ils sont là ils passent… Donc euh ils ont la télé peut-être etc mais si on leur envoi vraiment de l’animation etc pour faire passer la douleur, ou pour leur faire comprendre des choses, on envoie des clowns parce que les parents sont un peu impuissants. Et cette association qui envoie des clowns, c’est des clowns docteurs plus ou moins quand même ! Ca s’appelle Théodora et c’est du rêve pour les enfants, des clowns pour les enfants. C’est pour ça que j’ai amené des clowns. Alors il y a ce clown en tableau qui est là

B.L: On va le prendre, vous allez le mettre dans votre main qu’on le voit bien !

T: Voilà, alors celui là il est un peu costaud, c’est un petit tableau que j’avais récupéré, parce que moi je fais collection de clowns, je sais pas combien j’en ai à la maison, j’en ai au moins

B.L: Mais c’est vous qui l’avez peint ou pas ?

T: j’en ai au moins 500, non ceux là je l’ai trouvé, il a été un peu à l’arrache, je l’ai fais un peu de bric et de broc et je vous le cède volontiers pour tous ces clowns bariolés dont les enfants ont besoin. Et puis comme un tableau tout seul c’est presque rien, j’ai fais un petit lot que j’ai pris dans ma collection perso de tous ces clowns qui ont tous une histoire. Voilà celui là je pense qu’il vient de la brocante de mon frère, un petit clown qui va aller avec, dans cette collection là. Celui là donc je pense qu’il est arrivé…

(le clown tombe )

B.L: donc il est mort !

T : Mais il ne se casse pas ! C’est un clown qui ne se casse pas celui là, il est arrivé aussi par un de mes amis, quand je faisais une de mes nombreuses fêtes ils m’amènent des clowns  tout ça. Et celui là ! le fameux clown footballeur ! C’est comme notre équipe de France, ils jouent un peu comme des clowns un peu en ce moment ! C’est un hommage à Domenech ! Voilà y a 4 petits clowns et tout. Et voilà c’est pour clown Théodora qui viennent dans les hôpitaux pour les enfants. Vous pouvez trouvez ça sur tout le net, vous tapez Théodora et vous allez voir le concept.

B.L: C’est vous qui allez choisir le montant de base de l’enchère.

T: Roh, les enchêres c’est faire pour être augmenter donc, comme tout ira à l’association, on va commencer à  40 euros, si ça part à 40 euros, 40 euros qui iront là bas et puis si ça monte, tout ça ça sera pour aider les gens qui enfaite sont pas payés très chers, c’est pas remboursé par la sécu ! Il n’y a pas de sécu en Suisse, enfin c’est différent.

B.L: 40 euros l’ensemble ?

T: Oui les 4 !

B.L: Vous les remettez en main propre, ou vous nous les laissez et on s’en occupe ?

T: je vous les laisse, je vous laisse vous en occuper car j’ai un emploi du temps très chargé.

B.L: On vous remercie Tex pour votre générosité !

T: De rien !

VERY LIFE ( SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) : 9MIN57

B.L: Tex, bonjour !

T: Bonjour Bérengère, ça fait 4 fois que l’on se fait le début, il y aura du montage ! oui bonjour !

B.L: Exactement ! Vous vous aurez la version définitive ! Soyez le bienvenu on est ravi de vous accueillir ici !

T: Ne nettoyez jamais trop hein ! A la télévision par exemple on a l’habitude de trop nettoyer les choses, les choses les plus vraies ce sont les choses naturelles, ce qui se dit dans un premier jet ! Voilà !

B.L: Alors là je ne vais pas être sympa avec vous parce que vous venez de dire avant que l’on mette en marche la caméra «  oui si j’ai un petit truc du côté de mon costard vous me le dites ! »

T: Non parce que ca c’est pas joli ! C’est autre chose, c’est de l’esthétisme, mais casser le discours c’est ce que fait beaucoup, souvent la télévision. Et j’ai assez eu à en souffrir ces temps ci donc, ce que l’on dit ce qu’on dit, c’est ce qu’on dit, dès qu’on découpe voyez !

B.L: Dès que l’on découpe c’est plus intéressant ?

T: Bah ce n’est plus la même chose ! j’aime le cheval. J’aime les chevaux blancs, j’aime pas les chevaux alezans. On retire juste le pas, on le met au dessus, c’est le même mec qui dit le contraire de ce qu’il vient de dire.

B.L: C’est ce que vous faites aux z’amours ou pas ?

T: Non pas encore, mais on est en train de… par rapport à il y a deux ans par exemple, euh on fait du montage. Il y a deux ans il n’y avait aucun montage. Maintenant on fait du montage.

B.L: Mais quand vous dites : il n’y avait aucun montage, vous preniez l’intervention de chaque candidat, peu importe si c’était bon, peu –importe si c’était lent, peu-importe et vous gardiez ?

T: Oui, on y allait, c'est la vérité des gens. Moi c’est ça qui m’intéressait énormément  et si ça devait se prolonger et être trop flagrant, c’est peut-être le genre de truc qui me ferait arrêter la télé ouai.

B.L: Alors je voulais commencer cette interview en vous offrant votre journal de naissance

T: C’est génial !

B.L: Vous y verrez tout ce qui s’est passé de votre jour de naissance à non pas aujourd’hui mais au moins à vos 20 ans.

T: A ouai ouai ouai !

B.L:  Alors moi j’ai découvert pleins de choses grâce à ce journal, et notamment que vous êtes né le 16 avril 1960 au Croisic.

T: Que des choses que je ne veux pas dire ! Parce qu’après on va se retrouver dans les pages de Télé 7 jeux

B.L: Oui mais Télé 7 jeux ça va encore !

T: Il est né tel jour, tout ça !

B.L: C’est Voici qui..

T: Oui mais c’est l’âge surtout ! l’âge je laisse un flou là-dessus. Je pense que c’est plus intéressant en tant qu’homme de spectacle, parce qu’on fait juste du spectacle, les gens n’ont pas à savoir certaines choses sur nous, ça n’a pas grand intérêt, ni quel est son vrai prénom. Parce que j’ai vu que vous alliez le dire, ni l’année de…

B.L: J’allais pas dire votre vrai prénom, par contre j’allais juste préciser que c’est n’est pas le prénom, que Tex n’est pas le prénom que vos parents ont choisis pour vous.

T: Voilà, exactement !

B .L: On peut dire ça

T : Mais mon père s’appelait déjà Tex ! Puisque c’est issus du nom de famille.

B .L: D’accord. On en dit pas plus ?

T : Non !

B.L : Oui comme ça c’est bien, les gens iront sur internet, parce que sur wikipédia on a toute l’info !

T: Oui parce que ça c’est pareil wikipédia, c’est… C’est du vol d’information encore, ça par exemple on est pas du tout consulté sur wikipédia. Mais c’est comme ça.

B.L: Vous pouvez modifier l’information ceci dit.

T: Bah oui mais c’est ce qu’on ma dit.

B.L : vous avez le droit de le faire !

T : C’est ce qu’on ma dit, oui mais là ca veut dire qu’il faut être un as en informatique !

B.L : Mais pas du tout vous prenez un assistant que vous sous-payer à France 2, vous lui demandez d’aller regarder !

T : Bien on voit qu’il y a déjà quelques comptes qui se règlent dès la première phrase ! Je n’ai jamais payé aucune personne à France 2 vous vous doutez bien !

B .L: Je ne parlais pas de vous ! Je parlais pour, je parlais de France 2 en règle générale, mais je règle aucun compte simplement

T: Vous parlez de la pieuvre, l’énorme araignée !

B.L: Je ne règle pas de compte, je sais que ça se passe comme ça parce que de toute façon pour faire ses armes, il faut bien une stagiaire pour commencer, vous croyez pas ?  C’est comme ça que vous avez démarré ?

T: Euh non moi j’ai fais tout… moi tout mon chemin je lai fais dans le monde des humoristes. Donc j’ai commencé en dessous de stagiaire.

B.L : Ah vous pensez ?

T : Oh la oui !

B.L : Que commencer sur les planches, c’est être en dessous d’un stagiaire ?

T : Avant d’être sur les planches j’ai… c’est compliqué parce que, mon vrai chemin c’est quand j’ai commencé au club med, je faisais tout ce qu’il fallait faire, je rangeais les chaises. Je peignais toute la nuit la scène de toutes les couleurs, enfin vous voyez… c’est un boulot de stagiaire si on veut, le JO c’est un stagiaire potentiel énorme quoi voilà.

B .L: Pour reprendre votre journal de naissance, en 1960, ça a été un grand cru pour le sport. Est-ce que vous savez quels sportifs ont vu le jour cette année là ? Qui sont aujourd’hui connus.

T: Donc des gens qui auraient le même âge que moi aujourd’hui, et qui sont encore en vie.

B.L: Il y en a un qui a marqué le tennis français

T: Guy Forget ?

B.L : Non

T : Yannick Noah ?

B .L: Oui ! Et puis un autre qui a marqué le football quand même !

T : Michel Platini ?

B.L : Non c’est pas un français celui là. Euh, il a connu la drogue aussi pas mal

T: Ah bah un ami alors !

B.L: et alors parlons en ! Tex, allongez vous on va en parler ! La thérapie commence à quelle heure ? C’est Diégo Maradona !

T: Ah Diégito !

B.L : Le cinéma, quand vous étiez enfant vous étiez un grand sportif ? Vous étiez euh…

T : Très sportif ! J’étais toujours dans la compétition, ca ma toujours plut la compétition. Ma vie entière est dévouée au jeu, est dévolue au jeu, et à la compétition qui en découle. Je joue. Je joue sur scène, je présente un jeu. Tout ce que je fais dans la vie c’est du jeu, les principales activités de loisirs c’est du jeu, et quand je suis derrière l’ordinateur c’est du jeu. Toute ma vie est un jeu. Là on joue !

B.L : j’ai bien compris justement que l’on parlait de tout ça et j’aimerais enfaite retrouver enfin découvrir le vrai Tex, celui qu’on a pas l’habitude de connaître. Est-ce que vous pensez qu’il y a le Tex de la vrai vie, et le Tex qui présente les Z’amours ?

T : Non il n’y a pas beaucoup de différence entre ce que je suis, et… je n’ai rien à cacher !

B.L : Oh bah si déjà vous ne voulez pas que l’on parle de vos parents, vous ne voulez pas que l’on parle de votre enfance, parce que ça fait la deuxième question que j’essaye de poser sur l’enfance !

T: C’est des secrets de famille, c’est autre chose !

B.L: Votre enfance c’est secret de famille ?

T: Ce n’est pas que je veux cacher, c’est que je n’ai pas envie d’étaler ça et que ça soit sur la place publique. C’est un peu différent. Et  je fais pareil pour mes enfants à moi et ma famille. Mais au-delà de ça en terme de personnalité, ce que je suis dans l’interview, ce que je suis dans la télévision, ce que je suis sur scène, tout ça c’est du même tenant.

B.L : Vous trouvez ?

T : Du même tonneau ! Sauf qu’il y a une énorme différence, la différence depuis la télévision, depuis les Zamours, c’est qu’à la télévision on est un peu… Je ne peux pas tout faire à la télévision. Alors que sur scène je peux tout faire et plus.

B .L: Alors moi je vais vous…

T : Il y a une forme de schizophrénie.

B.L : Mais que vous assumez ?

T: Oui parce que je ne peux pas faire autrement.

B.L: Moi la première chose qui ma marqué, qui m’a frappé quand je vous ai vu en vrai par rapport à la télé, et par rapport à ce que vous avez pu dire jusqu’à présent, avant qu’on allume la caméra, c’est votre culture.

T: C’est gentil !

B.L : Oui mais pourquoi on ne le voit pas à la télévision ?

T : Parce que je fais une émission à 11h et demi, je ne fais pas l’émission de Taddei.

B.L : Pourquoi vous ne proposez pas une émission comme Taddei ?

T : Ah parce que la télévision il faut attendre que ça soit eux qui proposent, c’est super compliqué d’essayer de vendre des trucs. Moi je préfère en plus vendre de la déconne, parce que je pense qu’à travers l’humour on peut faire passer beaucoup plus de choses que faire passer des choses à travers la culture et puis la culture c’est tellement… c’est de la confiture ! La culture maintenant elle commence à Platon et elle termine au dernier vainqueur de la Star Academy vous voyez.

B.L : Vous ,vous avez bien une spécialité dans cette culture là, vous avez bien quelque chose qui vous plaît le plus. ?

T: Non tout m’intéresse. L’histoire géo, moi je suis un ancien prof, donc tout m’intéresse histoire, géo, science nat, moins fort en physique chimie, peut mieux faire !AB+ ! Voilà ! Tout m’intéresse ! Je suis déjà gâté, je suis gâté en spectacle, les gens ils viennent me voir à la fin du spectacle ils m’applaudissent, ils m’aiment, le temps entre deux spectacles c’est du remplissage.

B.L: Vous ne pensez pas que si vous présentiez une autre émission qui vous représenterait plus il y aurait , vous auriez un autre public ?

T: Mais j’ai l’impression d’assez me représenter dans les Zamour ! Puis c’est déjà vachement bien de faire les Zamour, vous savez qu’il y en a pleins qui adoreraient faire ça à ma place ! Il y a énormément de gens qui adoreraient faire ça.

B.L : Moi justement je voulais revenir sur cette période d’enfant. Est-ce que c’est pour vous votre enfance parce que même si j’ai bien compris que vous n’aviez pas trop envie que l’on parle de votre famille, de votre passé tout ça, Vous n’êtes pas seul à la maison. Vous avez 6 frères et sœurs.

T : Six frères et sœurs, 5 et un six !

B.L : Et voilà. Comment ça se passe à la maison, vous avez envie de vous faire remarquer ? C’est pour ça que vous décidez d’être humoriste vous vous dites : moi je veux être plus fort que les autres ? Ou… ?

T : Oui il y a une forme de compétition, c’est assez bien vu, dans la famille c’était ça. C’était à celui qui faisait le plus rire à table ! Le boss c’était quand même mon père ! Et puis au fur et à mesure ça a été mes grands frères, et puis après on était vraiment sous le sceau du rire. Et encore maintenant ! Quand on se revoit tout cette famille, c’est encore pour déconner ! On s’envoie des vannes à perpette ! Et après ça a été la même chose à l’école où il fallait être le plus fort ! Je n’étais pas le plus fort physiquement donc il fallait être le plus fort peut-être au niveau de la rigolade ! Je me souviens que le Lundi j’arrivais à l’école, je racontais le film du dimanche soir et tout le monde était autour de moi. Il y avait… Et un jour il y en a un qui me dit : bah tu sais moi je les regarde pas les films du dimanche soir, mais j’aime mieux quand tu les racontes ! Moi j’étais un enfant sans problème qui travaillait bien à l’école. Mais euh j’étais, je suis au fond de moi un anarchiste libertaire, c'est-à-dire que déjà à l’école si il y avait des trucs qui me plaisaient pas, je crois que ça a commencé en sixième ou même en maternelle, je manifestais, je disais : Non non on a pas le droit de dire ça ! 

B.L : Et quelle éducation vous donnez à vos enfants concrètement aujourd’hui ?

T: Là on rentre un peu dans le détail de ça. Moi j’essaye surtout de leur faire comprendre ce qui est la différence entre le bien et le mal. Et ça tout d’un coup c’est fondamental. Et un de mes refuges pour ça, pour faire comprendre ce qu’est le bien et le mal, je suis issu de là, c’est la religion.

B.L: C’est ce que j’allais vous demander.

T: Evidemment !

B.L : Vous on vous a inculqué ca, le bien et le mal.

T : Par la religion oui oui.

B.L : Ah vous êtes croyant ?

T : je suis croyant dans les préceptes de la religion. Je les trouve… Je trouve que c’est fondateur et fondamental dans l’éducation. Tu ne tueras point, tu ne voleras point, toutes ces choses là…

B .L: Vous pensez que si on ne vous avait pas dit ça vous auriez pu tuer ?

T: Si on ne m’avait pas inculqué ça… il y a pleins de gens je pense on leur a pas vraiment inculqué ça comme… De temps en temps on se fait soit même bon on se met au lit et puis on réfléchit : olala lui qu’est ce qu’il fait chier. Bah oui mais non de toute façon, donc il ya des barrières infranchissables tu ne tueras point voilà. Tu n’envieras pas. Si tu es là, c’est que tu as mérité d’être là, après il y a la conscience professionnelle, tout ça qui en dépend, qui sont des vraies valeurs fondamentales, qui sont donc issues d’une réflexion qu’on ne peut avoir que quand on a été bien élevé avec des préceptes.

VERY OFF : 00MIN52

B.L: Tex, bonjour ! 

T: oui bonjour !

B.L: Soyez le bienvenu, on est ravi de vous accueillir ici.

T: Mais il faut que vous me donniez votre prénom, parce que je ne peux pas

B.L: Mon prénom est Bérengère.

T: Bonjour Bérengère ça va bien ?

B.L: bah oui ! Je vais super bien ! Je vais commencer cette interview

T: je peux faire un peu de charme !

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T: Et finalement je m’aperçois qu’il y a des notoriétés qui se font de manière très discrète parce que les mecs étalent pas beaucoup et finalement les gens aiment ça, ils aiment bien certains artistes pour ça. Et moi je le calcule pas du tout, mais comme c’est instinctivement ce qu’il se passe ca me va bien aussi. Tu vois ce que je veux dire ? Ca me va que les gens se disent, bah oui on le voit pas et alors ? Moi ça me manque pas, tu vois ce que je veux dire.



VERY PROMO : 7MIN08

B.L : Tex, vous présentez les Zamours depuis 99, vous êtes en tournée depuis très longtemps. Vous tournez dans toute la France mais pas seulement. Vous allez également en Belgique, en Suisse. Vous essayez aussi le Canada ou pas ?

T : Euh je devais faire le grand rire bleu qui est un festival au Québec. Et puis on a pas trouvé le temps. C’était trop une course effrénée entre deux avions, deux émissions machin, on a pas eu le temps. Donc euh, c’est marrant parce que j’y pensais avant-hier au Québec en me disant, tient j’aimerais bien aller là bas ! Je regardais le planisphère et tout. Donc je pense que je vais y retourner, oui il y a des chances !

B.L : Parce que le public est vraiment différent à l’étranger qu’en France ?

T : Ah oui oui oui ! Il y a un truc très étrange qui se passe par exemple en Suisse et que j’ai vécu plusieurs fois. C’est que j’arrive sur scène et que les gens ils me remercient de ce que j’ai fais à la télé ou dans d’autres spectacles qu’ils ont vu. Donc je monte sur scène, pendant 5 minutes ils applaudissent et après je commence ! Ca me le fait assez rarement en France !

B.L : Et ça c’est bien pour votre égo ou pas ?

T: C’est très étonnant en tout cas ! C’est une des choses qui me fait énormément aimer ce pays la Suisse oui.

B.L: Vous avez également pris le temps de faire un court métrage qui s’appelle Fan Club, réalisé par Eliane Gallet. Vous jouez votre propre rôle.

T: Oui je suis pris en otage dans une famille de cinglé dans laquelle il y a David Salle, euh Lambert qui, qui est ce qu’y joue aussi dans ce… les noms m’échappent des comédiens mais en tout cas il y a toute une pléiade de bons comédiens.

B.L : vous avez tourné ce pilote, non ce pilote, ce court métrage en avril 2009.

T : Voilà

B.L : Vous recherchez toujours à ce jour un diffuseur, en tout cas Eliane Gallet en recherche toujours un. Comment… On vient vous chercher on vous démarche ?  On vous dit est ce que… ?

T : Vous savez on vit de faire ce truc en se disant on va prendre quelqu’un qui va jouer l’animateur télé, et puis on s’est rencontré avec Eliane, et elle me dit : « Tu ne voudrais pas jouer ton propre rôle ? » et euh ça fait parti des choses qui accompagnent mon métier. C'est-à-dire que j’ai envie en ce moment de plus allez vers la fiction etc. Parce que je pense que c’est des choses que je saurais faire.

B.L : Mais si vous jouez votre propre rôle !

T: Oui c’est un peu, c’est un peu se mordre la queue !

B.L: On ne change pas trop de registre !

T: j’ai voulu aller pour voir si je savais faire l’acteur et tout. Et puis c’est pas moi qui jugerais, mais voilà je l’ai fais en tout cas, et c’était assez pro comme tournage, et j’espère que le résultat sera bon. 

B.L : Oui mais du coup pour vous, est ce que c’était différent, est ce que vous aviez vraiment l’impression d’être un acteur ?

T : oui oui ! Parce que c’est jouer la comédie, oui quand même c’est une comédie ! Je suis pris en otage pour de vrai, les mecs me ligotent, me bâillonnent, me mettent au fond d’une cave et puis à la fin je subis même les pires outrages.

B.L : Racontez nous la fin, comme ça elle n’aura jamais de diffuseur !

T : Ah la fin j’arrive à me défaire de mes liens et surtout je me retrouve à faire du stop sur une route et il y a quelqu’un qui me monte à 5h du matin, j’ai le col relevé comme ça, et il y a quelqu’un qui me monte et qui me dit « Oh vous êtes Tex ! Il faut que je vous amène à ma sœur ! » et moi je dis « non non ça va pas recommencer ! non non arrêtez ! ». C’est-à-dire cet espèce d’être esclave de sa notoriété en permanence.

B .L: C’est ce que vous pensez être ou pas vous ?

T: Euh j’arrive assez bien à me débrouiller avec ça je ne suis pas esclave de ma notoriété, je… j’en jouie, j’en profite mais je n’en suis pas esclave non.

B.L: En 2010 on va vous voir dans une série qui s’appelle Equipe médicale d’urgence sur France 2.

T: Oui si jamais ça sort. Alors ça c’est un tournage qu’on a fait. C’est pareil je suis sur le plateau des Zamours et j’attends que ça sorte j’ai jamais vu ce truc là où là c’est vraiment un tournage qui est fait sur les amours et on interview. Enfin pendant le jeu des z’amours, il y a un couple qui se trouve être un couple d’infirmier et on les retrouve dans leur vie de tous les jours en train d’aller sauver des gens. Voilà ça c’était un concept.

B.L : Mais à chaque fois c’est le scénario qui vous plaît, ou c’est de vous montrer qui vous intéresse ?

T : Non là tout d’un coup c’est le concept de venir tourner sur les Z’amours qui, ça ne mange pas de pain ! et puis c’est surtout que moi je suis attiré par la comédie, ca c’est autre chose là c’est la production qui a été contactée après ils m’ont demandé j’ai dis oui volontiers. C’est autre chose.

B.L : Il y a quelque chose que vous affectionnez tout particulièrement et ça vous aimeriez bien, si j’ai bien compris en tout cas en allant sur votre site internet et en lisant quelques sites également qui parlent de vous, c’est vos Blagues à Tex.Ca vous aimez bien !

T : Oui les blagues à Tex, ou les maximes, ou tout, faire des petits programmes courts qui ne se prennent pas au sérieux ou qui sont tout à fait dans l’air du temps en ce moment, ca c’est des trucs qui me plairaient bien mais bon.

B.L : c’est sorti en Dvd.

T: Oui c’est sorti en Dvd, ouai ouai, une blague par jour !

B.L: Et l’idée c’est quoi enfaite ?

T: L’idée c’est une blague par jour, parce que maintenant il y a de moins en moins de tradition orale, de blague à la télé etc. Donc tout d’un coup, ça ca avait été le projet initial, c’est que ça avait été vendu à Orange, et il y avait un clik par jour pour cliquer et avoir une histoire drôle. Ca avait plutôt bien marché au départ et puis maintenant on exploite la suite de ça quoi.

B.L : Alors, qu’on vous aime ou pas, on doit reconnaître malgré tout que vous avez une carrière qui dure. C'est-à-dire dans le spectacle, dans le One man Show

T : Oui c’est vrai, je suis assez fier de ça, ça dure et ça continu à monter tout doucement, alors j’attends le moment où ça va se stabiliser pour peut-être se casser la gueule comme on dit.  Mais pour l’instant ça continu à monter et je suis toujours heureux dans ce métier.

B.L : bah c’est ça la question. Et après ?

T : On me demande toujours.

B.L : Qu’est ce qu’il y a après ?

T: Bah je pense que ce qu’il y a après en tant que comédien, parce que le mec de one man show, c’est quand même le mec de comédien, de comédie. En tant que comédien on peut faire tellement de choses, on peut faire des voix, on peut faire de la radio, on peut faire de la télé, on peut faire des téléfilms, on peut faire de la comédie, on peut faire du cinéma, on peut faire de la pub.

B.L: Mais vous vous voulez faire quoi ?

T: Ah mais moi je suis ouvert à tout ! à tout ! J’ai déjà fait de la pub, j’ai déjà fait un des téléfilms, j’ai déjà fait du théâtre tout m’intéresse !

B.L : j’ai constaté, et ça na rien à voir avec l’interview, mais quand même un peu, que tout à l’heure, quand on était assis autour de la table, vous regardiez les caméras. Là face au miroir c’est moi que vous regardez. Vous ne vous regardez à aucun moment pourquoi ?

T : Ah pff… Parce que le narcissisme ça ne sert pas à grand-chose déjà, et puis moi je suis tourné vers les autres d’une manière générale. Donc il a fallu que j’apprenne à me tourner vers les caméras, parce que je sais que les autres ils sont nombreux derrière les caméras et là derrière vos écrans d’ordinateurs, mais d’une manière générale, moi me regarder, le narcissisme personnel, j’ai pas vraiment besoin ! C’est le regard des autres qui m’intéresse et c’est ça qui va inévitablement me nourrir. Bosso dans son spectacle, Patrick il dit : « vous êtes tous mes patrons, c’est pas moi le patron même si je suis sur scène, vous êtes tous mes patrons et je vous remercie ce soir de m’avoir engagé, parce que vous vous êtes engagé à venir voir votre employé » et il y a cette notion là, c'est-à-dire que nous on est des employés au service du public.

B.L : Et la dernière question c’est, est ce que vous n’êtes pas envieux ?

T : Je lutte, je lutte contre ça, je pense qu’il y a des moments où je suis un peu envieux, mais comme tout de suite derrière l’envie il y a l’aigreur, il faut tout de suite s’en débarrasser. Faut juste se dire bah voilà toi tu en es là parce que tu as dû vraisemblablement mériter d’être là. Il y en a qui sont au dessus par ce qu’ils méritent au dessus et puis il y a aussi se rendre compte que ce métier fait ça. Là on a un énorme exemple avec, enfin moi j’ai deux exemples en tête, c’est celui de Shirley et Dino par exemple où ça a fait ça comme ça, comme ça et ça continu. Il y a celui de Roumanoff en ce moment, aujourd’hui elle est bien au dessus et puis ça… voilà. Il ya des moments où on est choisis et puis il y a des moments où on est évité et puis il faut attendre que son heure vienne et puis il faut continuer à travailler, à être heureux dans ce que l’on fait quoi tout simplement. Mais il ne faut pas, si je commence à envier je vais être aigre et il n’y a rien de pire pour un cornichon que d’être aigre non ?

VERY PLUS : 9MIN49

B .L: En mai 68 vous avez 8 ans, est ce que vous comprenez, vous ressentez ce qui se passe ?

T : Non ! Non non ! je l’ai découvert il n’y a pas très longtemps, la réalité, et la vérité de Mai 68. La vérité de mai 68 elle est dans un truc qu’on est en train de vivre maintenant, c’est-à-dire que les gens étaient enserré de plus en plus, les jeunes ils étaient enserrés, enfermés, il n’y avait qu’une seule, et je le dis dans mon spectacle, il y avait la pensée unique, c’est la télévision avec dedans le Général De Gaulle. Et à un moment donné quand on vous dit il faut marcher là il faut s’habiller comme ça…. A un moment donné ça explose, tout le monde explose « vous commencez maintenant à nous faire chier !!! » Voilà c’est ça mai 68 ! Et les enfants ont explosé les parents, les ouvriers ont explosés leurs  patrons  et tout à… Et après on a tout reconstruit sur des nouvelles bases. Mais le grand responsable c’est le général de Gaulle. C’est lui qui a… On était dans un régime de… militaire quoi !

B.L : Aujourd’hui vous avez l’impression que c’est la même chose avec Sarkozy ?

T : Mais bien sûr ! On a plus aucune liberté on a plus le droit, on nous infantilise ! A l’époque les étudiants étaient infantilisés. Et nous on nous infantilise de plus en plus. On nous dit il faut boire de telle heure à telle heure, il faut arrêter de fumer la drogue, ça devient l’ennemie numéro 1 maintenant ! C’est pas zouzou !

B.L : En même temps la drogue c’est pas non plus ce qui est recommandé pour les enfants, vous qui avez des enfants ! Ce soir on se drogue !

T: Ah mais non non non ! Je discute de ça ! Non je discute parce que mettre ca comme pas zouzou, ou comme mettre ça comme Satan ou grand Satan et faire des émissions en disant : « oh lala la drogue dans les villages » je trouve que diaboliser et infantiliser, c’est que l’on fait en ce moment, ça na plus aucune nuance, et ça c’est redoutable ! Ca peut nous emmener à des retournements de situation inattendus !

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T: Un des plus beaux compliment d’abord c’est Pierre Tchernia qui me la fait, il est venu me voir un jour, il ma regardé comme ça et il ma dit «je ne sais pas du tout ce que vous faites là ( c'est-à-dire dans le paysage audiovisuel) mais finalement vous êtes nécessaire » et donc voilà c’est un très grand compliment.

B.L : et ça ca vous rassure ?

T : Ca ne me rassure pas, c’est que je pense qu’il a raison instinctivement, c’est que je crois qu’il ne faut pas des gens formatés, sans arrêt à la télé.

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T : Moi ça va faire 10 ans que je fais cette émission. Depuis 10 ans, sans être prétentieux nous on fait une moyenne à 25 alors que la moyenne de la chaine elle est à 16. Je pense que depuis 16 ans, depuis 10 ans, on maintient la moyenne de la chaine.

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T: Donc je fais le casting, au mois de mai et je connaissais des gens qui étaient dans la télévision, que je vais rencontrer au mois de juin, je leur dis : « Dis donc le casting des zamours tu en as entendu parler ? » « Oui oui ! Il parait que tu l’as fais et que ça c’est bien passé mais…

B.L: Vous voulez pas me regarder, c’est plus agréable quand vous me regardez moi !

T: C’est vrai ? Désolé Messieurs dames, je vous quitte ! Alors vous me dites ! Question bonus ! Et il y a un mec que je connaissais bien qui me dit « non non de toute façon c’est pas toi » et je dis « comment ça c’est pas moi ? » « Non,  non , non on vient de faire le debrief c’est pas toi qui a été choisis, tu es pas assez connu, ils hésitent entre untel untel et untel » Et moi je passe des supers vacances, juillet août parce que je me dis que je suis débarrassé du fait que voilà. Sinon je passe juillet à me dire est ce que ça va être moi ou pas… Je passe des supers bonnes vacances à Saint-Tropez à bien m’éclater, et je rentre le 15 septembre. Qu’est ce que je dis ?  la dernière semaine des vacances en août, je lis un article dans aujourd’hui comme quoi ils hésitent entre Olivier Minne, Patrice Laffont , Roblès ou Gigot, et Tex. Je vois mon nom. Je dis rien, et puis il y a d’autres potes qui m’appellent et qui me disent « tu as vu dans aujourd’hui machin ». Et je dis oui mais de toute façon c’est pas moi, je sais déjà que ce n’est pas moi ! On me la dit au mois de juin et on m’appelle mi septembre en me disant « vous êtes toujours d’accord pour faire les zamours ? » je dis « oui pourquoi ? » « parce que c’est vous ! ». Je dis : Non c’est quoi cette blague, on ma dit que ce n’était pas moi ! Je dis carrément : arrêtez vos blagues, je sais que ce n’est pas moi ! Et la productrice elle me dit « non c’est sûr ! C’est vous, on commence lundi ! ».

B.L : Et la différence, c’est quoi pour vous à ce moment la ? Qu’est ce qu’y a fait qu’on avait envie que ce soit vous ?

T : Ah bah là il faudrait que vous ayez vu le casting ! j’avais, j’avais déjà… Je vais essayer de me faire mon propre… Mais c’est compliqué de parler de soi à ce niveau là ! Je pense que j’avais déjà une certaine maturité. Et il y a un candidat qui m’a dit je crois à plus ou moins, il y a un candidat pendant le casting qui me dit « ah je suis pas un pd moi ! », je lui ai dis « ah ! attention Monsieur, vous savez il y a des tas de nuance dans la vie, faut pas dire oui, faut pas dire non, tout n’est pas blanc, tout n’est pas gris, il faudrait juste que voila… on ne va pas effacer cette phrase, on la garde mais voila… on est d’accord ? » Et le gars il fait « oui » . C'est-à-dire que le mec je le lâche pas quoi ! Alors que la plupart des mecs qui passent un casting font « oui oui ! » et ils passent à autre chose tellement on est comme ça. Et je crois que c’est, non seulement cette maturité là mais surtout euh… ca c’est le reste de l’histoire c’est assez rigolo finalement ! Ils ne savaient pas qui allait être choisis pour ce casting, ils mettent… Ils hésitaient à la fin entre Minne et moi. Il y a tout un staff de 8 personnes qui regardent le casting. Ils mettent la bande, ils mettent Olivier Minne, et tout le monde fait « oui c’est un bon animateur ! ». Mais je l’aime bien Olivier il le sait ! Et il connait cette histoire là ! Il dit oui c’est un bon animateur il fait ça bien, etc et tout… Ils font : « ouai bah on va le prendre lui ». Et il y a une personne je dis pas les noms là ! Qui dit « non on va quand même regarder une deuxième fois Tex quand même parce que j’ai un petit doute ! ». Ils mettent la cassette et tout le monde éclate de rire sur la table, à la table ! Les 8 éclatent de rire sur une intervention. Là la personne elle arrête le truc et dit « c’est lui ! » Personne ne vous à forcé, là elle dit « personne ne nous a forcé à rire là les 8 ? » « Non, non ! Mais c’est drôle ! ». Elle dit « bah voilà voilà pourquoi ça sera lui ! ».

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T : Quelle est la vanne que vous n’avez jamais osé dire à une femme ? Quelle est la vanne … j’en dis tellement dans le spectacle ! Y en a une qui est super difficile à dire surtout après ce qui s’est passé avec Bertrand Cantat . Je mets déjà les freins avant de mettre la vanne, c’est : Vous savez ce que l’on dit à une femme qui a les deux yeux au beurre noir ? On lui dit plus rien on vient déjà de lui expliquer deux fois ! Ca j’aurais jamais osé la faire en spectacle, c’est pas drôle hein Mademoiselle ?

B.L : C’est vrai ! (rires)

T:  Vous avez raison !

B.L: mais moi je ne suis pas une référence ! (rires)

T: voilà !

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B .L: En 82 vous avez la médaille d’or du conservatoire de Troie.

T : Oui !

B .L: Alors déjà ça c’est incroyable !

T : Oui mais bon c’est… c’est les conservatoires de provinces. Moi je suis arrivé pour donner la réplique à un pote à moi, je faisais la statue du commandeur dans Don Juan de Molière, et la statue elle ne bouge pas, sauf à un moment donné elle lui dit : «  Mais toi qui es-tu pour me parler de la sorte ? » et elle se remet en place. (rires) et mon pote il jouait et le prof il dit « excusez moi, la statue elle joue mieux que le mec ! » Donc c’était ! Ca a fait assez drôle à mon copain ! et moi je me suis dit tient ! et à partir de là je suis rentré dans les cours, et après j’ai pris tous les mecs qu’il y avait dans le cours. On a monté une troupe, et on a été faire les cons dans la ville. A tel point que Jean-Marie il en a entendu parler et il est venu se mettre avec nous, on a continué à faire les cons dans le département et voilà. Voilà comment ça c’est passé.

B.L : Mais alors vous avez en 82 cette médaille d’or, en 83 vous êtes au petit théâtre de Bouvard avec Muriel Robin et Jean-Marie Bigard qui vous ouvre ses portes, enfin le petit théâtre vous ouvre ses portes.

T: non.

B.L: ah ça se passe pas comme ça ?

T: Non.

B.L : Alors ça se passe comment ?

T : non mais allons s’y parce que votre raisonnement doit, doit me mener vers quelque chose, donc le petit théâtre nous ouvre ses portes, et après ? Et après on se dit on est les vedettes ! Seulement il ne s’ouvre pas du tout !

B.L : Ah…

T : il laisse une porte ouverte dans laquelle on rentre, on fait un sketch et tout de suite après tout est fermé. On se dit « mais je ne comprends pas, j’étais rentré la semaine dernière ! on nous avait fait… » « oui mais maintenant montrez nous que vous pouvez encore » « oui mais comment on fait ? », « bah j’en sais rien moi et vous ne m’intéressez pas salut ! ». C’est ce qui a été dit à Jean-Marie, c’est ce qui m’a été dit à moi aussi. C’est un truc assez redoutable et moi quand j’ai été libéré de ça, au bout de six mois à essayer de faire ses preuves, à essayer de passer des sketchs alors qu’on ne pouvait rien faire, je me suis retrouvé avenue de l’Opéra. C’est un des grands moments de ma vie, alors que j’aurais dû souffrir de ça ! j’ai hurlé de joie dans la rue j’ai fais « Ouaiiii ! JE SUIS LIBRE !  », je me suis senti super libre et puis je suis parti bosser au club med pendant 4 ans et parmi les plus belles années de ma vie ! Voilà ! C’est super compliqué ! On avait mis le pied dans le rouage de… des stars et soit on était pas près ou soit on était surtout le parisianiste, ou le parisianisme ambiant n’était pas prêt à accueillir deux provinciaux comme nous quoi !  On est revenu après un peu plus fort !

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B.L : En France il y a une radio qu’on assimile beaucoup au rire, c’est Rire & Chansons. Vous avez pas envie de diffuser vos blagues à Tex sur cette chaine ?

T: Ah mais là vous touchez un point énormément sensible, c’est quoi moi  depuis deux ans on ne me diffuse plus sur rire & chansons et je ne sais pas pourquoi. Donc euh …

B.L: Et vous leur demandez ?

T: Ah je suis allé chercher des explications et on m’a parlé coaching, on m’a parlé modification d’image, on m’a noyé dans des trucs qui n’ont rien à voir avec la réalité et je ne sais pas ce qu’il se passe voilà c’est tout, la vérité c’est tout.

B.L : Donc avant vous étiez diffusé, du jour au lendemain vous ne l’êtes plus.

T : Voilà ! On m’a parlé panel, choix des gens, etc. Tout ce qui, que du baratin tout ça ! Tout ça c’est du baratin !

B .L: Alors donc ca veut dire qu’au fond vous avez

T : Je suis plus ou moins triquard en ce moment sur cette radio et je ne sais pas pourquoi.

B.L : Pourquoi, mais si ! vous savez pourquoi !

T: Ah non non non non non ! Si quelqu’un peut me dire pourquoi , je suis allé chercher des explications, on ne m’en a pas donné, on m’a noyé dans un wagon d’explications, mais il n’y a aucune explication valable à ca.

B.L: Mais c’est peut-être parce qu’ils ne vous trouvent pas au format

T: Mais ça, ça ne me parle pas du tout moi ça au format ! Vous voyez ce que je veux dire ? Ca me rappelle de longues discussions qu’on avait en sachant qu’est ce qu’il rentre dans le groove. Dick Rivers c’est groove ? Non vous voyez moi je m’en fiche du format du machin.

B .L: Vous êtes peut-être le Dick Rivers de Rire & Chansons !

T : C’est peut-être ça ! voilà on vient peut-être de toucher du doigt cette Dick Riversisation de l’humour ! Je suis le Dick Rivers de l’humour ! Bien joué ! (rires).




VERY NET ( VOS QUESTIONS-SES REPONSES ) : 8MIN57

B.L : Tex vous allez être maintenant confronté aux questions des internautes puisque vous savez notre site verylou.com va être interactif, donc les internautes ont des questions à vous soumettre.

T : Ah vous êtes là ! Alors j’ai Anita de Marseille qui me demande quel est mon meilleur moment de télévisions. J’en ai pleins ! J’aime beaucoup comme je disais tout à l’heure toutes les émissions des Zamours, je m’amuse. C'est-à-dire qu’à chaque fois on me dit quel est le moment que vous avez préféré, qui devrait être dans le zapping des Zamours. Tout dans toutes les émissions

B.L : Mais avant les Z’amours, vous avez été élève de Fabrice dans la classe, vous avez fait des apparitions dans les Enfants de la télé sur France 2 à l’époque, et Bon Week-end. Vous êtes intervenu également lors du tour de France cycliste sur France 2 en 97. Je veux dire des moments de télé vous en avez pleins !

T : J’en ai plein plein plein !

B.L : Vous n’avez pas que les z’amours !

T: C’est super difficile de…  Alors en vous écoutant maintenant j’ai un souvenir , tout ceux qui faisaient partie de cette production ont adoré. Il y avait une émission qu’on adorait qui s’appelait euh … je ne sais pas si vous vous souvenez quand il y avait les jeux de 20h il y avait un mec qui répondait à des questions. Ca c’est très très vieux. Et après il y a eu une histoire qui s’appelait la boite à mémoire qui reprenait ce concept où il y avait trois invités. Et on était une fois à Figeac, une fois à Rodez, une fois à Saint-Céré, une fois à Aurillac. On partait faire des weekends de gastro de malade et on délirait comme des fous pendant trois jours, pendant ces weekends là ! C’était animé par Jean-Pierre Descombes, et à chaque fois, parce que maintenant Jean-Pierre Descombes c’est le chauffeur de salle des Z’amours, à chaque fois que l’on reparle de la boite à mémoire on a tous d’immenses souvenirs ! Mais vraiment énormes ! C’était des gros weekends de teuf dans des endroits hallucinants ! Des relais château, on était invité, il y avait à chaque fois le maire qui venait, les députés, tout ! On était les rois du monde ! Dans des endroits de fou !

B.L: Et ca pour vous c’est de phénomène télé ?

T: Ca fait partie de la télé ! Mais surtout c’était la fête quoi ! Moi ce qui m’intéresse le plus c’est la fête ! Et dans mes derniers grands grands moments de fêtes à la télé il y avait les intervilles.  A la télé même ça ne passe pas. Ce qui m’intéresse c’est ce qu’il y a avant ou après entre nous quoi ! Et vraiment les après intervilles c’est fêtes jusqu’à 5, 6heures du matin avec des cadreurs, toute l’équipe…

B.L : Vous l’avez dit à plusieurs reprises, Interville vous avez adoré présenter cette émission !

T : j’adore cette émission !

B.L : Vous venez de nous dévoiler que c’est pour l’après ou l’avant en faite d’interville quoi !

T : Il y avait des teuf énormes ! Enormes teufs ! On était les rois du monde ! C’était vachement bien ! Quel est la critique qui vous a le plus blessé ? euh… Pas drôle. C’est la critique qui me blesse toujours le plus. Pas drôle. A pas drôle il faut réponde « Casse toi pauvre con ! »

B.L : Vous pouvez passez à la question suivante !

T: Pourquoi ne faites vous pas un duo avec votre ami Jean-Marie Bigard ? Parce que Jean-Marie est un homme forcené du One Man Show et qu’il est très difficile à manœuvrer comme garçon et que contrairement à ce que lui a dit sur RTL moi je ne suis pas du tout fâché avec lui !

B.L: Alors il ne l’a pas dit que sur RTL, il la dit aussi sur M6, il y a eu une histoire, est ce que vous auriez dit que le Stade de France il faut le laisser aux footballeurs ou aux groupes de Rock.

T: Oui je le redis encore une fois quoi ça a été démonté. Ma pensée a été complètement démontée. C’est ce que j’ai dis dans une phrase, moi je pense que basiquement euh, le Stade de France est plutôt fait pour les footballeurs et les grands rockeurs. Jean-Marie a voulu le faire, c’est tout à son honneur, c’est tout à son honneur, il la même plutôt bien fait ! Mais il a eu du mal après à redescendre de ça ! Et quand on isole complètement, quand on isole seulement le bout de phrase, et qu’on le met bout à bout dans un reportage à charge on fait parti des gens qui le flinguent. C’est… sinon j’ai fais une interview avec une journaliste, pendant trois quart d’heure j’ai dis du bien de lui et elle a sorti deux phrases, elle a sorti « le succès isole » et « le stade France est fait pour les footballeurs et les rockeurs ».

B.L : Ce qui ne se passera pas là croyez moi ! Mais l’autre chose, c’est que Jean-Marie connaissant les médias, il ne vous a pas téléphoné à la suite de ça ?

T : Non… Non non. Moi j’ai essayé de le joindre un peu, un peu des gens aux alentour de son staff tout ça, à l’heure qu’il est non il ne m’a pas appelé. Non je ne vais pas l’appeler non plus.

B .L: Parce que vous étiez un vrai ami, c’était votre ami !

T : On est des potes, on a été de bons amis au tout début. On était lié par l’essor  du démarrage dans ce métier, puis après il a été tellement haut Jean-Marie, moi je n’ai pas suivis.

B.L : Non mais comment on peut être amis à la base, et après s’oublier, je ne comprends pas ca !

T: On est des, on est des très bonnes relations. Moi j’ai pleins de très bonnes relations dans ce métier là, j’ai pas d’ennemi dans ce métier, j’ai de très très bonnes relations. Non mais Jean-Marie quand il dit : « qu’il aille se faire enculer », c’est presque amical !

B.L: Ca va vous l’avez bien pris alors !

T: Vous comprenez ? Oui et puis en plus tel qui rit jeudi, vendredi pleurera  avant l’arrivée du retour du Jedi ! Donc non ! Je sais comment il est, je sais comment il peut réagir, je dis dommage ! Mal analysé ! C’est tout ! Je dis dommage ! La suite !

B.L : Aller !

T : Votre pire souvenir de scène ? (rires), au tout début de ma carrière j’ai fais une journée tétanisante , je devais être à un an de carrière, c'est-à-dire que ça faisait un an que je jouais mes sketchs dans des cabarets c’est un truc assez…

B.L : on est en quelle année là ?

T : Là on est en 1988, ou 89. J’ai deux galas dans la même journée ce qui est assez quand même exceptionnel, ca fait beaucoup d’argent déjà à l’époque ! bah dis donc ! Ca me faisait plus que presque un mois de travail ! j’avais un gala qui était payé 1000 francs, et un autre qui était payé 3000 francs, dis donc ca faisait 4000 francs dans l’après midi, c’était super bien ouaaa  ! Je vais au premier, je me retrouve c’était le 20 décembre, un samedi 20 décembre, quelque chose comme ça sensiblement, et je me retrouve dans une fête d’entreprise où les mecs mangeaient sur l’outil de travail. C'est-à-dire que c’était une scierie, ils avaient démonté les scies et ils mangeaient sur l’outil de travail quoi ! Ils avaient mis des nappes, et surtout ils picolaient ! Moi je suis passé sur scène il était 17h, ils avaient commencé l’apéro à 11h, ils étaient bourrés, il y en a qui dormaient « et maintenant un comique ! » « oh ta gueule ! » je fais une demi-heure dans un vide intégral, je crois même que je ne sais pas comment je fais pour tenir la demi-heure. Je crois même qu’il y a des mecs qui passe sur scène « ils sont où les toilettes ?! » Le truc de fou complet ! Tu sors de là tu fais « je ne vais pas oser prendre l’argent ! » et je dis « excusez moi monsieur, j’ai certainement pas bien fait mon travail, je ne veux pas d’argent, je ne sais pas ce qui s’est passé », « et il est pas bien notre argent ? prends ton enveloppe ! » et je fous le camps ! Un truc de malade ! Tu te dis, mais c’est pas ça mon métier ! Ca peut pas être ça ce métier ! Et j’avais un autre gala le soir et j’arrive dans un mariage où il n’y a personne ! Il y a un orchestre sur scène qui fait ça, et il n’y a personne. Et je dis « mais ils sont où le mariage, je dois intervenir à minuit et demi », « Ah oui c’est vous le comique ! Euh attendez je vais allez voir dans la salle derrière ». Et ils ouvrent une petite salle derrière tout le monde est entrain de danser  «  ouagadou ouagadou a la queuleleu ! » Et le mec il dit, il parle à l’oreille du marié et il dit : « y a le comique qui est là », il dit « attends je baisse le son, (il crie) Hey vos gueules ! Qui c’est qui veut allez voir le comique ? Nous on veut danser, on veut danser ! voilà bon j’ai prévenu ». Tu te retrouves avec les trois guitaristes qui sont là, bon bah je vais quand même faire mon tour, il y en avait 4 qui étaient au tour de la table. Alors les 4 qui étaient autour de la table, il y en avait un qui dormait, il y en avait deux qui étaient en train de causer, et il y en avait un qui était les yeux dans le vague. Je dis aux musiciens, bon bah c’est à mon tour. « oui oui va-s’y ! Volontiers ! »Hop, les musiciens ils posent les grattes, ils se barrent. Je me dis qu’ils vont rester à regarder, même pas, ils se barrent aussi ! Ils en avaient jusque là ! Et je commence mes sketchs et tout devant un vide intégral, mais c’était mon métier ! Un vide intégral, aucune réaction !

B.L : Mais comment après on continue comme ça ?

T: Mama mia ! Et il y avait un mec celui qui me regardait avec les yeux dans le vide, il se lève à un moment donné et au bout de dix minutes, il vient vers le micro comme ça, et.. Je me dis comme ça c’est bien il y en a au moins un qui est intéressé ! Je lui dis : « oui qu’est ce qu’il ya ? », il me dit « le truc là, comment ça s’éteint ? » Plutôt que de dire Fermes là, il demande comment ça s’éteint le truc là. Oh putain j’ai fais la fin, c’est pareil j’ai pris mon enveloppe et j’ai passé une nuit hallucinante à me dire, est ce que je continue ce métier là ou pas !

B.L: Et alors ?

T: Cette nuit il y a pleins d’humoristes qui l’ont passé, j’en ai parlé à un ami à moi qui s’appelle Roland Marchisio, qui ma dit « moi aussi Tex, j’ai vécu ça, et j’ai dis j’arrête le One man Show ». Il y en a plein qui ont arrêté le One Man Show. Et moi j’ai continué parce que ça me plaisait. Je me suis dit c’est juste un accident de parcours, c’est comme quand Dany il raconte son histoire de monsieur  Decours « ah Claude lâche le chien, lâche le comique » il m’avait raconté Dany cette histoire, c’est des histoires vraies qui nous sont arrivés et là si tu passes cette barre là, bah après tu peux tout faire.
Si vous étiez à ma place, quelle question vous poseriez vous ? Euh… Vous croyez que ça va durer ? j’espère !

VERY INDISCRET : 11MIN33

B .L: Tex, vous avez devant vous 6 questions

T : Allez on va commencer par la six ! Donc comme c’est l’amour ! Quel est le proverbe qui vous caractérise le plus ? Le proverbe ou ma citation… Il y en a pleins. Moi il y en a une que j’aime beaucoup qui est : Dans la vie il faut faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux. A partir du moment où je me prends au sérieux dans ce boulot, c’est là où je fais n’importe quoi.  Faut pas se prendre au sérieux voilà ! Tout à l’heure ce que vous me disiez, c’était plus ou moins se prendre au sérieux, si vous ne présenteriez pas une émission culturelle tout ça… parce que je ne me prends pas au sérieux ! Et je pense qu’il faut faire les choses sérieusement, mais sans se prendre au sérieux !

B.L : Et ça marche ?

T : Oui quand ça revient, quand à un moment donné vous doutez, ou vous vous dites « ohlala qu’est ce que c’est que ce bordel », tu te dis mais holala tout va bien ! Tout ça n’est pas sérieux, souvent je dis aux gens, tout ça n’est pas sérieux. Je fais des fois des réunions avec des politiques ou avec des mecs, je fais des spectacles avec des gens qui sont dans l’économie, ou dans l’économie de marché, où il leur faut des résultats et tout. Moi je leur dis mais tout ça c’est pas sérieux !

B.L : Oui mais c’est leur vie en même temps ! Vous vous pouvez le dire parce que vous faites

T: Oui mais tout ce que tu fais, tu le fais sérieusement sans te prendre au sérieux tu vas avoir des meilleurs résultats !

B.L: Moi j’ai crus savoir que, vous allez me dire si c’est vrai ou pas, avant de faire les Z’amours, vous étiez déjà sur scène, vous faisiez déjà votre One Man

T: Oui dix ans déjà

B .L: Et un jour vous vous êtes dit : bon je recherche, je recherche autre chose pour vraiment pouvoir vivre de ça, parce que c’est dur aujourd’hui, faut le dire, c’est très dur. Là aujourd’hui vous vivez beaucoup par la télévision et par vos one man shows, mais vos one man shows existent aussi parce que vous existez à la télévision.

T : Euh c'est-à-dire qu’à un moment donné euh moi dans les 20 ans de carrière que j’ai fait, j’ai vu passer devant moi des mecs avec qui j’ai débuté qui étaient quand même Elie Kakou, Dany Boon, Laurent Gerra

B.L : Bigard

T : Ceux avec qui j’étais assez proche. Jean-Marie il a fait un chemin différent. Jean-Marie, Palmade, c’est presque une autre génération.  Mais pour parler de Laurent, de Dany et même de Gad, je les ai vu débouler, arriver super vite, tac tac et tout. Alors à chaque fois j’essayais de tirer des ficelles autour de ce qu’ils faisaient, en disant… et je me suis dis moi je ne suis pas dans ceux que l’on a choisis pour être une star du comique ! Je disais comme ça se fait, mais je n’en sais rien, j’ai du rater une marche, j’ai du rater un truc.

B .L: En 96, vous débuter en septembre à la radio dans les matinales d’Europe 2 avec Arthur. C’est là où vous avez dû rencontrer Gad aussi. Enfin vous avez rencontré Gad.

T: oui on a travaillé pendant 2 ans avec Gad, dans les matinales, avec Philippe Lelievre, avec Gustave de Kervern, qui est Gus qui vient de faire son film, et puis qui fait parti de l’équipe de Groland qu’on a rencontré, qu’on s’était rencontré à Cannes tous ! C’est là qu’ils ont choisis de travailler ensemble. Euh, il y avait qui dans cette équipe… Manu Lévy etc etc.

B.L: Et alors là vous vous dites quoi ? Moi aussi je vais décoller c’est super ou là je vais me poser, je vais faire de la télévision, je vais présenter les Z’amours ?

T: En 96 ?  Non je profitais juste du bon moment qu’on vivait. On se marrait tous les matins pour la radio. On avait l’impression d’être un tout petit peu dans l’ombre d’un géant quand même, parce que quand même Arthur il représentait une grosse surface. Mais au-delà de ça…

B.L : Mais ça veut dire quoi développez, c’est quelque chose qui était bien justement  d’être aux côtés d’Arthur à ce moment là ?

T : Il était pas très partageur, c’est la seule chose ! Je pense que si il avait partagé etc, cette équipe aurait pu faire quelque chose de … encore de plus énorme ! On était d’ailleurs à un moment sur un projet de film avec Chouraquie, tout l’équipe et tout pour faire un truc. Tellement c’était, c’était un vrai buzz à l’époque, cette émission de radio qu’on faisait. D’ailleurs le concept il a été repris énormément par tout le monde. C'est-à-dire que nous on faisait les faux personnages qui appelaient etc. On écrivait 4 ou 5 sketchs par matinées. Et c’était un vrai délire quoi. Non on était juste là à se marrer, on a des supers bons souvenirs !

B .L: Vous rentrez à la télé, et vous travaillez pour les amours en 99.

T : Oui

B.L : Donc de 96 à 99 vous travaillez avec Arthur.

T: Voilà oui oui oui.

B.L: Et en plus qu’est ce qu’il se passe justement, qu’est ce qui se fait, qu’est ce qui vous emmène sur le chemin de la télévision et justement la présentation des Z’amours, là où on vous attend pas forcement.

T: J’avais le pressentiment que j’allais finir comme animateur de télé, mais depuis déjà  4 ans avant de commencer, avant de commencer la présentation des z’amours. J’avais fait le casting de la Famille en or, j’avais été choisi. Et contractuellement TF1 n’a pas pu me prendre. J’avais fait le casting du juste prix je crois que c’était en 98.

B.L : Risoli vous a poussé dans les…

T : non non ! je n’ai pas voulu, je n’ai pas voulu, parce que le produit était trop fragilisé, c'est-à-dire que je serais arrivé, et que j’aurais fais partie du caniveau. Mais en 98 quand même je passe le casting pour un remplacement de Risoli, et je suis choisis. Et je dis à Bouvain à l’époque, je dis non je ne veux pas faire ça. C’était rigolo !

B. L: Et là vous faites les Z’amours !

T : Et lui il me dit on ne m’a jamais rien refusé ! (rires), bah je dis si parce que je ne le sens pas ! Et je mélangeais tout aussi à l’époque et c’est ce que je voulais ! Je lui dis : moi j’y vais si jamais vous m’aidez dans mon One man. Et il me dit : non non il ne faut pas tout mélanger. Bah c’est dommage, moi je lui ai dit écoute je n’y suis pas allé à cause de ça aussi beaucoup. Parce que moi j’avais toujours la conscience que la télévision aiderait le One Man show !

B.L : Mais aujourd’hui sachant que ça n’aide pas vraiment vous regrettez votre choix ?

T: Ah non non non ! Parce que là j’ai une double vie extraordinaire, j’adore cette vie d’animateur télé, et très vite… de tout façon non même si ça l’aide ou que ça ne devrait pas l’aider je l’aurais quand même fait parce que c’est très intéressant de connaître… Moi je suis curieux, je suis un curieux de nature, et je voulais connaître le système. Ce système de la télé, qui plus ou moins m’échappait, et maintenant je le connais bien ! Et pour autant il continu un peu à m’échapper, c’est … mais ça m’intéresse voilà ! Et puis j’adore ! Et puis autre part, j’ai découvert aussi un truc énorme. Il y avait aussi un truc dont il ne faut pas nier l’existence, c’est que moi j’avais envie d’être connu quoi ! Bizarrement c’était un truc !

B.L:  Mais pourquoi ?

T: Ah honnêtement je ne saurais pas vous dire pourquoi !

B.L : Mais si ! Ca ça remonte à l’enfance, vous ne nous en avez pas parlé tout à l’heure donc maintenant allez s’y !

T : (rires) Ca remonte à l’enfance !

B.L : Pourquoi ?

T : J’avais un frangin qui me mettait une pression énorme, c’est vrai, qui me disait sans arrêt mon frangin : « quand est-ce que tu es connu ? » Ce qui est un truc de malade ! Ca va moi je travaille bien mes spectacles, je faisais 100, 150 spectacles par an de one man ! il disait : « ouai tu travailles bien mais les gens ne te connaisse pas ! ».  Donc c’est peut être cette phrase « quand est ce que tu es connu » qui m’a poussé à aller vers la télé ! Au-delà de ça, je savais que j’allais devenir animateur télé ! Je sors cette phrase mais il y a pleins de petites choses qui font que… il n’y a pas une idée unique qui fait : je veux être animateur télé. D’ailleurs ça arrive de cette manière là.

B.L : Pour être connu on est pas obligé d’être animateur télé, on peut faire aussi..

T: Non mais c’est vrai, mais ça y participe. Je veux dire qu’il y a le fait que je veux être un peu connu, il y a le fait qu’en one man show les gens ne viennent pas assez, et qu’avec la télé va me faire venir des gens, et il y a aussi le fait que je vais connaître les gens de la télé, donc je vais pouvoir vendre mes sketchs, donc je vais faire partie du Sérail.  J’ai toujours pensé aussi qu’il fallait être dans un système si on voulait l’influer, ca c’est une 4ème arrivée, et puis l’autre c’est que j’ai l’information pour être animateur. Et au moment où il a ce mélange là, il y a deux ou trois personnes, ca c’est comme un espèce de noyaux et il y a deux ou trois électrons qui me disent : ça serait bien que tu sois présentateur de, j’ai entendu parler qu’il y avait le casting des Z’amour, tu devrais faire les Z’amours, et ma femme me dit il y a une émission qui est bien c’est les Z’amours ! Donc tout arrive en même temps. Et par une autre bande, j’apprends que Reichmann s’en va, ils cherchent un animateur, donc tout ça résonne dans ma tête en même temps, je vais me présenter au casting, un casting énorme ! il y a 100 personnes qui font le casting. Mais je suis plus ou moins pareil de ce noyaux, il tourne déjà. Et au moment où j’arrive la première fois, je dis : Bonjour. Oui mais on cherche personne… Bon je m’en vais, je reviens la deuxième fois on me dit : c’est vous Tex ? la même personne hein ! « c’est vous Tex ? On m’a beaucoup parlé de vous ! », je lui dis « je suis déjà venu vous voir ! » « ah bon ? Oui mais là cette fois on va vous garder ! ». c’est très bizarre quoi, c'est-à-dire que 100 fois sur le métier il faut remettre son ouvrage. Et puis là je fais le casting et je suis pris 6 mois plus tard.

B.L: Piochons une troisième question alors !

T: Troisième questions !  Le 4 ! le chiffre du travail ! le travail ! Vous êtes élu président de la République, qui est votre ministre de la culture ? (rires) Déjà là, vous êtes élu président de la République, vous voyez moi je refuse plus ou moins, tous les trucs dit trop difficiles. J’ai pas envie d’avoir le poids de la France sur le dos, j’ai déjà une femme ! Je souhaite à personne d’être ministre moi ! Je pense que c’est une immense galère, ils ont plus de vie privée, ils ne vont plus en vacances… Je ne pense pas que ça soit un métier de rêve ! Moi je pense que c’est le mien le métier de rêve donc bon ! Voyez… La politique et tout ça ! Peut-être que j’y viendrais, donc je dis rien. Mais pour l’instant je ne pense pas que ça soit un métier de rêve.

B.L : Pourquoi vous dites que vous pensez que vous y viendrez ? C’est quelque chose auquel vous aspirez ?

T : non je dis j’y viendrais peut-être, c’est pour ça que je ne veux pas cracher dans la soupe avant, même si je ne suis pas invité à tous les repas ! je… voilà !

B.L : Non mais ça veut dire que vous y pensez !

T : Bah là en ce moment j’en rencontre un peu plus que d’habitude et ça me fait, ça m’intéresse aussi un peu ! Mais c’est une histoire d’âge, je passerais à autre chose.

B.L : à quoi ?

T: le théâtre

B.L: mais vous y êtes tous les soirs !

T: le cinéma...Ah non ! Jouer au théâtre, jouer en troupe ! Peut-être même les films, les téléfilms ! Peut-être le cinéma, je me suis arrêté devant une affiche, juste avant de venir , de cinéma, le film de Jeunet là avec Dany Boon. Je voyais Dany qui était là comme ça ! Il a bien réussi Dany ! Je le voyais tout en place, l’affiche elle est magnifique, je pensais à Bourvil dans les années, les années d’avant, voilà je trouve que ça c’est une belle réussite ! Maintenant le film je ne sais pas ! 

B.L : Mieux que la votre ?

T : Jeunet et Dany… Il a beaucoup travaillé Dany !

B.L : pas vous ?

T : J’ai moins travaillé que lui, voilà il faut beaucoup travailler dans ce milieu là. Faut être un bosseur ! Moi il y a peut-être des moments où j’ai laissé filer ! Quand on était au début avec Bigard je disais toujours, moi je passe des journées entière au flippeur, et lui « faut écrire des sketchs ! ». Voilà moi je profite de la vie, plus que la plupart de mes potes ! enfin c’est dans mes priorités !

B.L : On va vous faire piocher une autre carte

T: 2, 3 ou 5. 5 c’est le voyage !

B.L: Je rappelle que c’est quand même Tex qui décide qui est quoi !

T: Quel est votre plus grand regret ?

B.L : ouai ?

T : j’en ai pas beaucoup, et c’est ma plus grande fierté, de ne pas avoir de regret. C’est une de mes plus grandes fiertés dans ce métier. C’est de ne pas avoir de regret. On en parlait tout à l’heure c’est peut être dans le fait de ne pas être plus reconnu comme humoriste c’est tout.

B.L : Mais vous n’avez pas travaillé ! Vous étiez au flippeur !

T : Voilà ! merci ! Vous avez déjà tout dit avant !

B.L : Qu’est qu’il vous reste après ? (rires) Piochez une autre carte !

T: Allez je ne vais pas terminer par la 3, parce que le 3 c’est le chiffre le plus difficile pour moi, même si c’est le nom de ma ville, A quelle question n’avez-vous jamais trouvé de réponse ? A quelle question n’avez-vous jamais trouvé de réponse… ? Est-ce qu’il y a une question que je me pose. La question c’est pourquoi, pourquoi dans le monde des humoristes, alors que je fais tant rire finalement, je suis à 4500 spectacles, j’ai du faire rire 4500 fois ! Pliés de rire, les gens venaient me voir à la fin, c’est cette question là qu’ils me posaient. C’est les gens qui me la posaient. Ils me disaient « pourquoi vous êtes pas plus connu Monsieur Tex ? ». voilà je crois que c’est juste pour préserver ma vie privée et pour être aussi heureux que je ne suis pas aussi connu voilà.


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