Moundir

Very Fan (son enchère)

"20 euros, c'est une somme symbolique pour moi ! "

  • Découvrez ce que Moundir souhaite mettre aux enchères, pourquoi ce cadeau et pour quelle association ?

En bref

Moundir Moundir
  • Nom, Prénom : Moundir
  • Date de naissance : 04/09/1973
  • Lieu : Paris
  • Signe : Vierge
  • Profession : Candidat - Animateur Télé

Son enchère

Son pantacourt de Koh Lanta, remis en mains...

Au profit de l'association :

Cette enchère s'est terminée à 75€.

Interview scriptée

VERY FAN ( SON ENCHERE ) : 4min14

B.L : Moundir, vous vous êtes prêté au jeu de l’interview et vous le savez maintenant, vous allez nous offrir  un objet vous appartenant, vous représentant, vous allez l’offrir aux internautes, et ça sera votre objet que vous mettrez aux enchères sur notre site.

M : Enfaite c’est quelque chose de très simple et le patalon, le patalon ! Le pantalon ! Parce que si j’oubli le n ça ne va pas ! Le pantalon qui m’a, qui a fait toute l’aventure avec moi en Amazonie, avec lequel, voilà il y a même encore le nom de la production qui me l’avait mit. Et voilà donc je m’en sépare pour le plus grand bien.

B.L : Qui est ce qui avait noté, c’est la production qui note le nom ?

M:  Oui, c’est la production qui note le nom parce que l’on check vos affaires, donc ils check vos affaires pour savoir s’il n’y a pas de brosse a dent, voilà ou de tricherie. Donc voila on les check et donc voilà.

B.L: Mais ils les check quand alors ? A l’arrivée ?

M: Ils les check bien avant parce que nous on envoie les vêtements avant.

B.L: J’ai rien compris ! (rires)

M: C’est très simple, on nous envoie une liste, des vêtements qu’il faut apporter on met ça dans un sac, on leur envoie, ils check, ils prennent, les sacs partent avant, et nous une fois qu’on arrive là-bas on a nos sacs.

B .L: Et vous savez à l’avance que vous, qu’ils vont écrire votre prénom dessus, comme en colonie ?

M : Exactement ! Comme en colonie à l’époque, sauf qu’à l’époque c’était des étiquettes.

B.L : oui !

M: Des étiquettes ! Je crois que l’on est de la même époque ! Voilà, parce qu’on a pas le droit de voir les marques. C’est pour ça donc voilà.

B.L: Blanche la petite étiquette qui était cousue par la maman ou la grand-mère avant le départ ! C’est ça ?

M:  Exactement ! Parce qu’à l’époque il paraît que ça chourait pas mal.

B.L: Et là à Koh Lanta, personne n’a volé les affaires des autres.

M: Le truc qui pue dégueulasse qu’est ce que tu veux que le mec il te le vole à l’odeur qu’il sait où il est ! (rires) Tu sais où il est à l’odeur ! Donc non bah voilà ! Donc je m’en sépare.

B.L : Donc ça c’est le pantalon, quelle taille ?

M : Euh alors oui ! Ca c’est très important, c’est un 34, fait en Chine.

B.L : Ca c’est un pantalon

M:  c’est un pantacourt oui

B.L: qui vous a suivit, un pantacourt qui vous a suivit pendant l’aventure.

M: Au retour des héros oui

B.L: Vous l’avez choisis parce que c’était quelque chose, un pantalon court que vous aviez l’habitude de porter ici

M: Bah il me plaisait bien et puis je trouvais qu’il s’apprêtait tout à fait à l’aventure, il y a un côté vert kaki , voilà un style militaire donc euh voilà, j’aimais bien. Il y avait des poches, donc voilà ça séchait vite.

B.L : D’accord.

M : Donc c’était assez, voilà je l’ai pris… J’ai eu le petit coup de cœur.

B.L : Et puis il y a une photo.

M:  Et puis bien sûr la photo, bah qui prouve bien que c’était ce pantalon là, la photo signée, ce que l’on appelle une photo dédicacée, avec moi pendant le shooting en Amazonie. Voilà, et avec le pantalon, qui ne m’a pas lâché. Tout simplement avec.

B.L: Une grande partie des enchères va être versé à une association de votre choix, vous avez choisis qui ?

M:  j’ai choisis l’association, c’était Des médicaments pour Gaza pour les enfants qui ont été victime des bombardements, qui sont coupés de vivres et de soins et voilà. Si la vente aux enchères se fait bien, le montant ira pour eux.

B.L: Vous allez maintenant choisir le montant de base de l’enchère. C’est vous qui déterminez !

M: C’est là où on va s’entendre ! Bah je vais, je vais commencer les enchères à 20 euros.  Voilà, je dis 20 euros parce que c’est une somme symbolique pour moi.

B.L : Pourquoi ?
M : c’est un billet. C’est un billet et puis voilà quoi 20 euros . Voilà quoi.

B.L : vous vous engagez à rendre, à offrir le l’enchère gagnée par l’internaute à le remettre en main propre. Ou vous nous le laisser et on gère ça ?

M : Moi ça serait avec grand plaisir de le remettre en main propre si je suis là et si le temps me le permet. Sinon je vous laisserai le soin de le remettre, mais si je peux me libérer bah vous m’appeler et je viendrais le remettre.

B.L : Chouette, merci pour votre générosité !

M:  C’est moi qui vous remercie.

VERY LIFE ( SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) : 14min30

B.L : Moundir Bonjour, soyez le bienvenu !

M : C’est moi qui vous remercie !

B.L : Ah non vraiment je vous remercie d’être là et d’avoir accepté notre invitation. Je vais commencer cette interview en vous remettant votre info naissance.

M : Quel beau travail dites donc !

B .L: C’est tout ce qui s’est passé l’année de votre naissance !

M : D’accord !

B.L : De 0 donc le jour de votre naissance, à votre 20 ème année.

M : D’accord.

B.L : Alors vous êtes né le 4 septembre 1973.

M : Tout a fait.

B.L : Vous êtes né où ?

M : Je suis né à Paris 11ème juste en face de la mairie, Clinique des Maussins.

B.L : Alors là on a l’adresse précise ! Vous y vivez toujours ou pas ?

M : 2ème étage porte

B.L : porte 4

M : porte 243 !

B.L : Il y a un code en bas c’est écrit Moundir ou pas ?

M : Absolument pas ! A cette époque là, le son n’existait pas encore ! Je vivais en noir et blanc !

B.L :  (rires) Non mais aujourd’hui vous habitez toujours au même endroit ou pas ?

M : Ah non non ! j’habite le 20ème arrondissement, non j’ai voulu quitter l’endroit où je suis né parce que forcement il y avait des gens qui suivaient derrière moi

B.L : Ouai

M : Et que forcement ma mère aussi devait quitter le lit, non non je vis le 20ème.

B .L: Parce que vous n’êtes pas fils unique.

M : Non, je suis issu d’une famille nombreuse de 6 frères.

B.L : Que des garçons !

M : Que des garçons, pas de fille pas de problème !

B.L : Vous êtes le plus grand ?

M : Je suis le deuxième.

B.L : Donc ça veut dire que…

M : Je ne suis pas Averell !

B.L : (rires) que vous aviez quand même quelques responsabilités, vous deviez surveiller les petits derrière.

M : Tout à fait et puis on surveille tous a vrai dire. Donc forcement…

B.L : Encore maintenant ?

M : Bah encore maintenant, encore plus parce que l’on est une famille soudée donc euh même très soudée ! Euh donc forcement on fait toujours attention à l’un ou à l’autre. Donc euh… surtout aux parents !

B.L : Si vous vous projetez un petit peu dans le futur, vous imaginez avoir des enfants, au moins 12 !

M : Ouai j’allais dire 11 !

B.L : Non réellement combien ?

M : Je ne sais pas si aujourd’hui une femme pourrait faire 11 femmes avec l’avenir aujourd’hui qui est très très cher.

B .L: 11 enfants, qu’une femme pourrait faire 11 enfants ?

M :  C’est trop dur ! Aucune femme aujourd’hui n’accepterait de faire 11 enfants ! Enfin moi de ma génération je ne pense pas, c’est fini ce temps là.  Ou alors on voit vraiment des cas exceptionnels aux Etats-unis et encore c’est pas insémination artificielle.

B.L : Moi je crois que si demain vous êtes super milliardaire vous trouverez sans problème une femme qui fera 11 enfants !

M : alors je peux te dire une chose ! C’est que si un jour je deviens milliardaire, peut-être que je l’ai, que je le suis, faire 11 enfants je pense que non. Je pense sincèrement non. J’aimerai avoir 2 enfants moi. Et bien les entretenir et bien les éduquer.

B.L : Votre enfance à vous, elle a été bercée par quoi ? Par de la musique, par du sport, par une envie criante de célébrité ?

M :Alors c’est dur de se souvenir parce qu’honnêtement ça me fait sourire quand les gens arrivent à se souvenir par quoi ils ont été bercés. Moi j’ai été bercé avec la douceur de ma mère et la force de mon père. Toujours dans le code de l’honneur et de l’esprit. C'est-à-dire que j’ai eu une éducation à l’ancienne et que…

B .L: C’est quoi une éducation à l’ancienne ?

M : Une éducation à l’ancienne, c’est qu’une poignée de main vaut mieux qu’une signature. C'est-à-dire qu’à mon époque mon père nous inculquait des valeurs, des valeurs de paroles. C'est-à-dire que quand on donne sa parole, on s’y tient et on le fait quoi qu’il arrive. Et donc, et donc voilà, la jeunesse d’aujourd’hui n’a pas ça.

B.L : C’est drôle parce qu’il y existe un proverbe qui dit les paroles s’envolent les écrits restent. Vous ce que vous dites c’est tout le contraire.

M : Ah bien sûr !

B.L : La parole a un poids beaucoup plus important que l’écrit !

M : Tout à fait parce qu’aujourd’hui l’avenir nous montre que malgré les signatures il y a toujours des conflits et que les gens ne respectent pas leur contrat. Aujourd’hui les choses se faisaient, se faisaient à la main à la main. Les signatures et les contrats ne se faisaient pas. Ca coutait cher un contrat à l’époque.

B.L : Mais en même temps sans vous offusquer les conflits vous connaissez aussi, que vous emmenez avec des mots !

M : Bien sûr, mais ça après on les assume, tout comme la parole. Mais c’est pour ça que justement quelqu’un qui dit des mots et qui ne les assume pas, c’est pas quelqu’un de classe dans sa lignée. Donc quand on dit des mots à des gens que ça blesse et eventuellement qui peuvent donner confusion, et bien il faut être là pour pouvoir s’en défendre et les assumer.

B.L : En 73 l’oscar du meilleur film revient au Parrain. Vous l’avez vu ?

M : Oui Goodfather, j’ai vu le 1, 2, 3.

B .L: Savez vous quel événement a marqué la cérémonie des oscars à ce moment là ?

M : Bougez pas !

B.L : Marlon Brando 

M : Marlon Brando !

B.L : refuse son oscar, du meilleur acteur en signe de protestation contre le traitement réservé aux indiens des Etats-Unis.

M : Mais il a tout a fait raison !

B.L : Vous auriez pu faire ça vous aussi !

M : Euh, oui j’aurais pu le faire pour la simple et bonne raison qu’après tout dépend ce que l’on défend, si on est quelqu’un d’humaniste et qu’on est surtout intéressé par l’ouverture d’esprit du monde c’est très intéressant, comme Marlon Brando qui a été beaucoup impliqué, mais bon c’était un peu un deux poids deux mesures parce qu’il était aussi pour les, pour la légalité des armes aux Etats-Unis. Donc forcement…

B.L : Qu’une partie des américains comprennent et approuve aussi

M : Oui mais a vrai dire il y a deux choses, c’est soit on est contre les meurtres et justement tout ce qui est toute forme de génocide et colonisation, et c’est pareil pour les armes. Si on tolère les armes aux Etats-Unis d’ailleurs Michael Moore avait fait un super film là-dessus. Bon c’est pas évident. En tout cas  c’était super brave de sa part !

B.L : Vous quand vous étiez petit, vous étiez plutôt rebelle plutôt calme ?

M : (rires) Alors à votre avis ? J’étais rebelle moi ! J’étais un peu rebelle !

B .L: Parce qu’on peut devenir rebelle pour la télévision ! Vous vous êtes en train de nous dire : je l’étais déjà.

M : Non moi je l’étais déjà, j’étais déjà rebelle parce que je n’étais pas quelqu’un qui aime rester assis en classe. J’étais qu’est ce qu’on appelle un cancre. Je ne pouvais pas rester assis. J’étais fort en sport, j’aimais bien l’histoire aussi, mais pour tout ce qui était du reste, j’avais horreur de ça donc. Et je pouvais pas rester assis, il fallait que je sorte pour faire une bêtise. Donc bah je me faisais remarquer quoi.  Parce qu’en faite il y a deux éducations, il y a celle de la maison et celle de dehors. Donc celle de dehors justement, enfin celle de la maison pardon, on nous apprenait justement les bêtises à éviter de faire dehors, ensuite c’était libre choix à nous de fréquenter qui on voulait. Alors effectivement on a fait des bêtises, on a tous fait nos petites bêtises, mais jamais très grave et on avait peur de nos parents.  Donc forcement on ne voulait pas les décevoirs. Des bêtises on en a faite, on a cassé des carreaux, mais ca c’est jamais allé à  quelque chose qui pourrait blesser nos parents. C'est-à-dire venir nous chercher au commissariat ou euh voilà quoi des choses qui peuvent blesser des parents dans l’éducation.

B.L : C’est drôle quand vous parlez de votre famille ou de vos parents vous mettez toute la douceur, et tous les mots agréables qui vont avec. On dit bêtise, on dit pas connerie, on dit on faisait attention, vous voyez ce que je veux dire ?

M : Bah ouai parce que si tu veux on représente notre éducation lorsqu’on est dans la rue, si tu te comportes mal dans la rue devant des gens,ils vont dire mais qui t’a éduqué, ou tes parents t’ont pas éduqué. Alors forcement c’est des parents qui…

B.L : Le regard des autres est très important ?

M : Bien sûr ! c’est important, c’est ton comportement. Quand je vais, pour mes démarches personnelles ou quand je dois par exemple parler avec toi aujourd’hui, si j’avais un air hautain, ou imbu de ma personne ou narcissique, je ne pense pas que je laisserais une bonne image de moi. Le but c’est de laisser une place propre, le même système que la plage quoi.

B.L : Mais en criant, en sortant de Koh Lanta, en criant dans une forêt vous pensez que vous laissez une image propre ?

M : Alors dans une forêt non, c’était plutôt la jungle, j’aurais préféré que ça soit dans une forêt, parce que effectivement ce n’était pas le parc de Cergy ou le bois de Vincenne, contrairement à ce que d’autres peuvent écrire, bande d’idiot ! Là si tu veux, on dépasse un peu le summum de la compréhension si tu veux. C’est que je ne comprenais pas pourquoi j’étais sorti, j’avais été trahis…

B .L: Non mais la question c’était est ce que l’on pense que l’on va laisser une bonne image ou là on s’en fiche carrément ?

M : Non mais là je ne pense même pas à avoir une bonne image, je réagis parce que j’ai été blessé. Donc forcement je parle, avec les moyens de survie que j’ai. Donc forcement il y avait une chose qui montait en moi et qu’il fallait que je sorte. Et je l’ai sorti effectivement de manière haussée.

B .L: On sait que vous êtes sportif Moundir.

M : C’est gentil

B.L : Vous vous considérez aussi comme un vrai sportif ?

M : j’ai acheté pas mal de basket dans ma vie ouai, de paire de basket ouai donc oui j’ai évolué à un niveau semi professionnel donc ça ma demandé aussi une pédagogie et une approche de la pratique collective surtout.

B.L : Qu’est ce qui motive dans une famille nombreuse à faire du sport, c’est de se dire je vais me défouler ailleurs parce que je ne peux pas le faire à la maison ?

M : Non c’est bien plus perplexe que ça. Moi j’ai eu la chance d’être dans une école dans le 20ème arrondissement où il y a eu, il y avait une école de sport, on sait très bien qu’en France forcement tout est basé sur les études, contrairement aux Etats-Unis, où le matin c’est les études et l’après-midi le sport.

B.L : Et c’est un reproche ça ? c’est une constatation ? c’est quoi ?

M : Oui c’est plutôt un reproche parce que la France manque de structure et qu’elle est vraiment en retard par rapport à beaucoup de choses. J’ai connu les Etats-Unis à l’âge de 23 ans. Donc c’est pas évident. J’ai fais deux années d’études au lycée Pasteur en Algérie à l’époque où c’était français mais…

B.L : C’était quel moment ça ?

M : Ca c’était en 86.

B.L : Parce que vous êtes rentré en Algérie ?

M : Je devais avoir 14 ans. 14 ou 15 ans.

B.L : Donc vous n’êtes pas resté toute votre scolarité en France ?

M : Non, j’ai fais deux ans en Algérie à Oran, au lycée Pasteur en internat français à l’époque.

B.L : Toute la famille est partie en Algérie ?

M : Tous mes frères  oui à l’époque on était 3

B .L: Les parents en avaient marre !

M : Non non ! Mais mon père travaillait ici, ma mère aussi, mais voilà quoi ils faisaient l’aller retour quoi. Ils faisaient l’aller retour mais on était citoyens français, nous étions des enfants de la république voilà.

B.L : Comment ça se passe ça la double culture, quand je… une fois sur place j’entends, une fois à Oran, vous faites comment ? Vous vous considérez comme étant un français, vous vous considérez comme étant un Algérien ?

M : Alors c’est encore une bonne question, alors, ce qu’il faut savoir c’est qu’en France, on nous donne souvent la connotation de Beur et hors on est pas des beurs parce que on est pas issus d’une colonisation nous, si on est venu ici, si nos parents nous ont emmené ici justement c’est pour qu’on ait pas à subir ce que eux ont subis à l’époque de la colonisation, lorsque l’Algérie était française. Bien sur… Ou a l’époque ils se faisaient appeler indigènes musulmans. Et si tu veux une fois qu’on est ici on a pas, on a pas cette reconnaissance, on a pas besoin de s’intégrer on a pas l’intégration. On est né ici nous, on a pas besoin de s’intégrer.

B.L : Et là bas alors ?

M : Et là bas c’est, quand on va là bas alors justement tout dépent. Pour les personnes qui ont certains soucis, quand une fois qu’ils arrivent là bas ils ne sont pas considérés comme des algériens ou comme des gens du Maghreb, c'est-à-dire qu’on les appelle des immigrés, donc en faite ce que l’on appelle avoir le cul entre deux chaises. Euh encore une fois je parle pour ma paroisse, pas pour celle des autres, ils parleront si ils veulent venir ! Nous, j’ai eu la chance avec mon père paix à son âme, il a eu l’intelligence de nous faire connaître notre pays depuis tout petit. Donc j’ai connu mes grands parents, j’ai connu toute ma famille, et j’ai connu l’évolution de l’Algérie en même temps que les études que j’avais faites là bas ! Donc quand je vais là bas, je suis comme l’enfant du pays parce que je connais bien la culture de mon pays et la vision qu’elle prône aujourd’hui. Mais encore une fois je suis français de confession musulmane mais je ne renie pas mes origines ! 

B.L : Quand vous dites que vous arrivez là bas vous avez 14 ans et que vous connaissiez déjà, c’est que l’été vous passiez vos vacances

M : tout à fait tous les étés !

B.L : D’accord ! Deux mois ?

M : Oui pratiquement trois mois, parce que le scolaire c’était, on finissait à l’époque à mi-juin donc euh voilà trois mois. Donc on partait en voiture forcement, c’est l’image tu vois ! On partait tous en voiture, famille nombreuse ! et puis voilà ! On y allait ! Et puis c’était vraiment de la joie !

B .L: Et puis pourquoi vos parents décident comme ça de vous scolarisez à Oran et de rester eux en France ?

M : Ca été une aventure en faite ! C’est qu’au départ avec nos parents ils nous ont toujours donné le choix de faire ce que l’on voulait et c’est vrai que ça a été une épreuve assez dure pour ma mère parce que être séparée de ses enfants, mais elle a pas pu tenir, donc au bout de deux mois elle est venue en Algérie pour justement nous suivre donc elle pouvait pas. Par contre mon père devait travailler ici, il travaillait dans le bâtiment donc il fallait…

B .L: Donc maman reste avec vous, elle vous élève toujours là bas, vous parlez avec elle arabe ou

M : français, on parlait français arabe, ma mère est d’origine espagnole donc elle parlait espagnol aussi.

B .L: et elle alors comment elle se sent là bas avec vous ?

M : Ah bah elle se sent comme chez nous on est comme chez nous ! Ce qui est important de savoir, c’est qu’à l’époque de la colonisation, lorsque les français étaient en Algérie, ils avaient besoin d’ingénieur en transistor. Voilà, et mon grand père qui était ingénieur en transistor mais qui vivait en Espagne justement on avait fait appel à lui. Donc lorsqu’ils ont fait appel à lui, il est venu émigrer en Algérie avec la famille. Et ce qui c’est passé c’est que après bah voilà ! C’est que j’ai ma grand-mère qui s’est convertie à la religion musulmane par amour, et voilà il y a eu toute cette effervescence à Mostaganem qui s’appelle ville des Mimosas dont l’ancien préfet de police était François Mitterrand. Bien sûr c’est important de connaître son histoire d’où on vient, comment nos parents se sont battus et nos ancêtres à savoir qu’on est ici grâce à eux aujourd’hui et de plus avoir de

B.L : Mais c’est quoi le but aujourd’hui c’est de mieux reproduire, de continuer, de faire perdurer ce moment là ?

M : Une valeur ne se reproduit pas, elle se transmet, on ne reproduit pas quelque chose on nous a transmit quelque chose, reproduire c’est fabriquer, faire fabriquer du faux , donc mes paroles peuvent être fausses donc on nous a inculquer avec l’histoire , l’histoire qui n’a pas commencé dès aujourd’hui mais depuis des décennies. Et puis après il y a l’eveil personnel donc il y a les bouquins. On a de la chance en France que les bibliothèques sont gratuites. Donc

B.L : C’est pas comme ça à Oran ?

M : Euh si si, mais il n’y a pas l’institut du monde arabe, il n’y a pas des grandes bibliothèques où on peut bien s’épanouir. Il y a des bibliothèques mais moins que dans l’Europe. Donc forcement et puis

B.L : Et vous y allez vous dans les bibliothèques aujourd’hui ?

M : oui

B .L: Vous y êtes allé aussi jeune ?

M : pas jeune, à l’époque j’y allais pour voir les bandes dessinées forcement, mais j’ai commencé à vraiment bouquiner à partir, de je crois, ouai je crois à partir de 25 ans.

B.L : Enfant vous réviez déjà d’une certaine notoriété ? Vous en aviez besoin de ça ?

M : Absolument pas ! Absolument pas, je ne rêvais pas de télé, j’ai eu la chance dans ma vie d’être toujours entouré de toute la famille, donc forcement c’était très télévisuel, donc ça courrait de partout et on a eu une enfance très joyeuse. Mais non, ni plus ni moins. Peut-être qu’on a rêvé d’être Goldorak je ne sais pas ! Mais ça c’était pas possible je crois !

VERY INSPIRE ( SON IMAGE EN DESSIN ) :7min08

B .L: Moundir on en sait plus maintenant sur vous, on sait que vous êtes un sportif, ça on ne la pas découvert aujourd’hui, moi je sais que vous êtes un magicien, vous m’avez fait deux ou trois tours de magie hors caméra. Maintenant ce que l’on a envie de savoir c’est si vous êtes un dessinateur. Oui ou non ?

M : Il m’est arrivé de faire quelques gribouillages dans ma vie. On va essayer de faire quelque chose, je suis pas un grand dessinateur justement.

B.L : Alors l’idée aujourd’hui c’est de vous dessiner tel que vous vous voyez.

M : Ah bah tient ! (rires) On va rester dans l’auto critique alors ! Je peux faire deux têtes ?

B.L : Ah mais vous faites comme vous voulez ! c’est votre dessin !

M : D’accord.

B .L: Vous pouvez parler en même temps, vous pouvez …

M :  D’accord, on va commencer avec les cils un petit peu. J’aime beaucoup le stylo que vous m’avez fourni !

B.L : On est ravi ! Ca nous a fait un trou dans le budget croyez nous !

M : C’est vrai ? je parlerais avec Papermat alors !

B .L: Alors on vous voit très concentré

M : Toujours !

B.L : Même, même quand vous vous exercez, même quand vous vous entrainez ? Vous faites du sport souvent ?

M : Ouai

B .L: C’est pareil vous êtes concentré ?

M : Oui il est important de rester concentré dans ce que l’on fait, parce que à ce point là dans le sport on est à l’écoute de notre corps afin qu’il n’y est pas justement de blessure. Il est important de s’écouter, et de se lire. Ok ! Ca c’est quand on est en mode efficacité pugnacité

B.L : Vous m’avez dit que vous crayonnez un peu, je me suis dit bon il va faire deux trois trucs, non mais vous dessinez bien !

M : (rires) C’est gentil ! Va falloir que je parles avec tes parents si tu continue à me flatter comme ça ! Alors là l’autre c’est quand je suis un peu plus joyeux. On essaye de dessiner les gencives ! Parce que ça chasse les bactéries, et mes gencives du béton. J’aime beaucoup le concept de votre émission par contre !

B .L: Donc encore une fois il y a deux personnages, donc on peut imaginer qu’il y a deux Moundir.

M : éventuellement ! Il y a le joyeux dans la vie de tous les jours et le déterminé dans le boulot. Et oui en hommage à mon sport le basket.

B.L : « oui je m’appelle Moundir je sais pas trop bien dessiner ! » il fait tout ! les ongles il les peint aussi ! (rires). Alors maintenant Moundir vous allez vous éloigner qu’on puisse vraiment voir votre œuvre, bien la comprendre, encore un peu, donc ça c’est deux fois vous.

M : Voilà ! Enfaite c’est comme le Actifed si vous voulez, quand tu as un rhume le matin ou le soir, celui là c’est pour le soir, et ça c’est dans la journée de tous les jours, donc le matin.

B.L : Donc en faite il vaut mieux vous avoir au réveil qu’au coucher.

M : ce qui parfois évite les mauvaises surprises ! (rires)

B.L : Qu’est ce que vous en pensez vous ?

M : Qu’est ce que j’en pense ?

B.L : ouai

M : C’est de la grosse merde ! Non non mais…

B.L : Faites voir, décalez vous encore un petit peu.

M : Ah d’accord excusez moi ! Sur la droite ? je préfère la gauche

B.L : Alors dites moi ? Comment ça c’est une vrai merde ?

M : Bah c’est ce qui me représente un peu, décalé… j’en pense, j’en pense euh… j’en pense que du bien ! D’ailleurs je vais me noter sur 10

B.L : Ah ouai ! Allez on met une note ! Très modeste jusqu’au bout !

M : Très modeste ! imbu de ma personne,

B.L : Et on va peut-être signer là dans cet emplacement !

M : Avec plaisir ! Ici là ? Très bien ! Dans le périmètre

B.L : Ca c’est votre vrai signature ?

M : Ouai !

B.L : Celle que vous mettez chez le notaire, l’avocat, votre chérie, partout ?

M : Le notaire j’espère. Pas celle de mon passeport.

B.L : Elle ressemble à quoi celle de votre passeport ?

M : Voilà !

B .L: Pourquoi ?

M : Je signais comme mon père. Voilà, je signais avec… j’aimais bien la signature de mon père qui était une forme de calligraphie. Voilà !

B.L : Parce que vous aviez besoin aussi de… pareil de laisser…

M : Moi, oui c’est oui, mon père était une personne en qui je puisais toute ma force. Et qui était un exemple et voilà, j’essaye… j’essaye de lui ressembler en tout cas.

B.L : C’est un moment… C’est une douleur pour vous cette absence ?

M : Euh, c’est une absence, pas une douleur, parce que il faut accepter la mort, quand elle arrive, elle arrive. Mais effectivement il me manque beaucoup.

B.L : Elle est arrivée par accident, ou elle est arrivée par vieillesse ?

M : Non, maladie.

B.L : D’accord. Et là vous l’avez gérer comment vous ?

M : Euh… Comment je l’ai géré ? Pas évident comme je l’ai géré… Bah quand la mort elle tape chez vous, vous ne pouvez que la regarder et vous pouvez être le plus beau du monde, avoir les plus gros muscles du monde vous ne pouvez rien faire. Bah, c’était l’heure. Voilà. Et si un jour je dois mourir, je veux mourir comme mon père en tout cas. Sans douleur et sans se plaindre.

B.L : Sans douleur ? et sans ?

M : Et sans se plaindre !

B.L : C’est comme ça qu’il est parti ?

M : Sans se plaindre en tout cas.

B.L : Vous êtes rapproché de votre famille par rapport à ça ? est ce que c’était un moment où vous aviez besoin de vous confier, ils étaient là ou… ?

M : Toujours ! Toujours on a toujours été unis là-dessus, et puis vous savez on est pas une famille désunie, nous nos parents… On dit chez nous tu sais, que les parents deviendront des enfants, et que les enfants deviendront des parents. Et que lorsqu’on a, lorsqu’on a des gros bras, ou lorsqu’on a des muscles, c’est pas pour faire le beau. Mais c’est pour porter ses parents le jour où ils tombent par terre, le jour où ils sont malades. Et c’est là où l’on voit si tu as des muscles ou pas.

B .L : En même temps parfois la perte de quelqu’un peut détruire aussi quelque chose.

M : elle détruit si vous n’avez pas tout fait avant pour justement vous construire avec la personne. Justement, notre père nous a toujours à marcher digne et à accepter les rouages de la vie et ce que Dieu nous met sur notre chemin. Il nous donne la vie, on est content. Mais quand il nous rappelle il faut, il faut l’être aussi, c’est pour ça que c’est pas évident qu’il faut pleurer quand les parents ils sont encore vivant. Et ils ne faut pas pleurer quand ils partent.

B.L : Vous ne pleurez plus depuis que vous n’avez plus votre papa ?

M : Euh, oui j’ai arrêté mais j’y pense encore .

VERY OFF : 6min21

B.L : Moundir Bonjour !

M : Bonjour !

B.L : Merci d’avoir accepté notre invitation !

M: C’est moi qui vous remercie !

B.L: On va commencer tout de suite, on la refait ! Ca ça n’a rien à faire ici ! C’est l’autorisation que tu me signera après, l’autorisation

M: pour le chèque effectivement ! (rires)

B.L: On coupera au montage ! Donc on voit bien

M: Attention !

B.L : On voit la Bd déjà c’est bien !

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M : Trois, deux, un, action !

B.L : sachant qu’il va un peu bouger sa serviette !

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B.L: On reste assis ici, ça va ou pas ?

M:  Super ! Super !

B.L: Et Moundir aussi !

M: Allez s’y c’est bon, aller !

voix off : Est-ce que vous voulez peut-être un verre d’eau ou …

M : Ah je veux bien

B.L : Ah mais je ne vous ai pas proposé à boire !

M:  Non mais ce n’est pas grave ! C’est comme une femme je suis perdue. Mais c’est horrible, c’est vrai ! la femme : Quoi mais vous me proposez rien du tout ?! C’est pas normal quoi !

B.L : Mais en plus on peut même faire mieux qu’un verre d’eau ! Vous voulez un autre truc ?

M: Bah écoute ouai, tout à l’heure un petit jus d’orange ça serait sympa ! A mon avis ça doit être sympa ici !

B.L: D’accord ! Sonia quand on reprendra tu pourras aller chercher un jus d’orange s’il te plait, merci

M: La à mon avis tu regardes le Titanic là-dessus

B.L : ouai !

M : Il y a que le hublot du bateau que tu vois ! (rires) Non mais sérieux ! L’ordinateur ! T’as l’heure s’il te plaît ? oui ! tu mets l’ordinateur (rires)

B.L : Mais il fait un One Man Show ! vraiment tu y a pensé ou pas ?

M:  Non ! Absolument pas !

B.L: tu devrais ?

M:  c’est vrai ?

B.L: Non mais attends t’es super drôle !

M: Ah c’est gentil !

B .L: Tu trouves un bon auteur ! Et t’es sauvé ! Enfin t’es sauvé, ça veut pas dire que ça va pas hein ! Mais ça apportera plus de contenu à tes vannes. Non mais dit comme ça sa ressemble encore plus à une vanne ! C’est pas ça que je voulais dire !

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B.L : Et tu pourras bien sûr vérifier sur le… l’envois les données et tout ça, nous on te tient au courant en temps et en heure pour les enchères.

M: D’accord ! Je vais mettre l’enchère très haute !  Et bien on va commencer à 100 000 euros !

Il chante.

M: Bien Mesdames et Mesieurs les sorties à droite et à gauche sont des issues de secours, veillez à ne pas bousculer, nous sommes dans l’incapacité de vous sauver. Priez un bon coup, l’avion va exploser. Merci à très vite ! Merci d’avoir choisi la compagnie Air Carabosse. Un sauvetage à la mer, un sauvetage à la mer première !  Un gay devant le miroir première !

B.L: Avec tes trois scènes on dirait couperet ! On est prêt !
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M: Bonjour, Moundir, le prototype de la télé réalité. Bonjour Moundir, j’ai fais de la téléréalité. Je suis beau garçon, imbu de ma personne narcissique, et rares sont les femmes qui m’ont approché.  Oui je me la raconte, tu vois le genre de truc ! il y en a qui sont comme ça ! Je te jure qu’il y en a qui sont comme ça !

B.L : C’est ce qu’il dit enfaite.

M : Un poulet pour la 4 ! Oui chef !

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M: Est-ce que quelqu’un aurait une pièce d’un euro sur soi ? Ou une pièce de 50 centimes ? Oh génial ! je peux te faire un tour de magie très rapide ?

B.L: Ouai bien sur !

M: Je peux te le faire qu’une fois !

B.L: Attends, attends vient Sonia !

M: Tu veux la  toucher peut-être ?

B.L : Ouai ! C’est deux euros ?

M : C’est deux euros ouai !

B .L: il est généreux mon caméraman hein ?

M: Je vais essayer de la faire disparaitre et de la refaire apparaître soit sur ta manche

B.L: l’escroquerie je sens l’escroquerie arriver ! Je ne sais pas pourquoi !

M: On dit que ceux qui croient à la magie croient en l’amour. Non tu ne crois pas à la magie ? Ca va être très rapide

B.L: Donc faut que ça atterrisse ici simplement ? Sans que je m’en rende compte, dessous ou dessus ?

M: Par-dessus ou par-dessous, par rapport à tes cheveux je vais même pouvoir la sortir par tes cheveux.

B.L : D’accord j’ai hâte de voir ça !

M : Enfaite  voilà c’est très simple : je prends bien, et je la met juste ici

B.L : Moundir est un magicien ! Ne fais plus d’émission Moundir reste avec moi je crois maintenant en la magie !!!

M: On peut en faire un deuxième ?

B.L:  Oui !

M:  Enfaite c’est ce que l’on appelle le coup du Cow-Boy.

B.L: Tu tires une fois et tu revois plus la moeuf !

M: Enfaite quand je descends, je descends, je monte, il faut bien suivre ! Je descends, je monte, attends je peux la cacher, un magicien remonte sa manche. Attention ! Un deux hop ! Un deux hop !

B.L : Ah c’était beau !!! Je viens de comprendre celle d’avant ! Ah c’est beau ! Ah c’est trop beau !

voix off : et encore c’est gentil parce qu’un magicien il ne donne pas ses tours hein ! 

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Il imite Tony.

M : Oh je vous explique ! Mon pote Tony ! Oh Un arbre ! Lionel ! Gagnant ! par toutes situations ! A ranger des bouts de bois ! Car ( incompréhensible) manger du sable, avec comme ça une queue de castor , voilà c’est tout ! (rires)

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B.L : Mais maintenant tu nous le dit, il n’a qu’a enlevé des trucs.

M: Non parce que c’est pas signé, je vais pas te dire un truc que je fais pas quoi. C’est un peu les règles de la téléréalité. Ouai bah là actuellement je suis en actu, le numéro 1 de téléchargement au Guatemala (rires)

VERY PROMO : 10min35

B.L : Moundir qu’est ce  que vous voyez quand vous vous regardez, quand vous êtes face au miroir ?

M : Bah bizarrement j’arrive à me voir et je vous vois aussi et je trouve que le décors est assez sympa.

B.L : Et quand vous vous regardez vous dans les yeux, ça vous arrive souvent déjà ?

M : Non non, j’ai pas trop le temps de me regarder dans les yeux, et puis j’aime pas trop me fixer dans un miroir.

B.L : Au vu de votre activité je peux comprendre que vous n’ayez pas trop le temps de vous regardez dans le miroir, parce que je suis épataté par tout ce que vous avez fait et tout ce que vous allez faire dans les prochains mois. Il ya une bande dessinée qui sort à votre effigie, même plus qu’à votre effigie, c’est Moundir is back, c'est-à-dire que on peut imaginer qu’un dessinateur ait pu s’inspirer de votre personnage, l’histoire elle est encore plus belle pour vous.

M : Et bah oui euh… En gros ça explique que Moundir a foutu sa merde entre parenthèse dans la jungle et là il revient plus fort mais en BD. Et là c’est pour tout éclater ! Donc euh…

B.L : Mais l’histoire en elle-même de cette idée de bande dessinée, elle est arrivée comment ?

M : Elle est arrivée d’une rencontre avec un jeune auteur qui s’appelle Yacine Elghorri, voilà, qui a eu l’idée de mettre mon personnage sous forme de BD. Et en gros, c’est, voilà je suis une grosse tare interplanétaire où tout me réussi. 

B.L : Une grosse star ou une grosse tare ?

M : Une grosse star !

B.L : Ah d’accord parce que j’ai entendu tare et je me suis dit Moundir il a beaucoup d’humour mais de là à …

M : Je suis imbu de ma personne ! (rires)  Et narcissique ! Non non non ! C’est des conneries ça !

B.L : Justement vous faites bien de rectifier parce que vous savez

M : Non c’est des conneries ! Parce qu’en France ils sont un peu … !

B .L: La question c’était l’histoire est jolie, Yacine Elghorri vient vous voir et vous dit : j’ai bien envie de faire une bande dessinée avec vous en personnage principal.

M :  Oui ! Voilà il aimait mon personnage, il aimait les coups de gueule que j’ai eue. Il m’a dit toi c’est vraiment un personnage de BD. J’aimerais faire ce projet avec toi, à une seule condition, que tu participes au projet, et que tu sois le dialoguiste de ton personnage, parce que Yacine est le scénariste et l’auteur.

B.L : Yacine Elghorri n’est pas n’importe qui !

M : Non c’est pas n’importe qui ! Si on pouvait le comparer à un arc, je dirais que Robin des bois l’a tenu. Euh disons qu’il a une belle succès story aux Etats-Unis, où il a bossé pour la Fox, enfin la Fox a demandé à travailler pour lui. Où il a été un story-boarder pour les 4 fantastiques et suite à son super travail Matt Groening l’a appelé pour qu’il s’occupe du projet Futurama. Donc le caractère design de Futurama des Simpsons ! S’il vous plaît ! Voilà !

B .L: Là pareil, encore une fois vous dites : Yes je fascine ! ?

M : Je dis Yes  à ce jeune auteur qui a eu la délicatesse de m’approcher et de me proposer quelque chose de vraiment très bien.

B.L : ca c’est une réalité, la bande dessinée existe, elle est éditée par la maison d’édition Carabasse. Vous avez validé bien évidemment toutes les images. Vous avez dit tout à l’heure que vous avez écrit les dialogues, donc ça veut dire que l’on va retrouver votre univers, et votre façon de penser ?

M : Alors effectivement, il va y avoir l’univers du côté décalé de Moundir, ainsi que certaines phrases cultes qui ont été employées par ma propre bouche et gencives, sur Koh Lanta. Forcement les gens, les gens s’en souviennent encore. Plus d’autre, parce que là bas, dans cette BD justement ça n’arrête pas de tailler ! Et forcement tout le monde en prend pour son grade ! Et donc voilà !

B.L : Il y a Moundir l’aventurier de l’amour, c’est de la téléréalité sur TMC qui est au programme également, dans quelques mois. Ca pareil, c’est venu à vous et vous vous êtes dit : Chouette alors, ca tombe bien parce que ça me correspond ?

M : Honnêtement ?

B.L : Oui ! tant qu’à faire !

M : Je vais tout vous dire ! On ma proposé de faire l’émission, j’ai pesé le pour et le contre. Et je me suis dit ça va être chouette d’entre entouré de 16 filles, moi qui rêvait dans ma vie d’être entouré de 16 filles et d’être aussi un Robinson Crusoé ! Donc euh voilà, mes deux rêves ont été exaucés. J’espère que cette aventure sera en effet propice pour moi !

B.L : Encore une fois on vient vous chercher.

M : Oui ! Encore une fois on est venu me chercher, et on est venu me proposer ce grand projet.

B .L: Au programme si on résume bien il y a une bande dessinée, il y a la télévision. A chaque fois on vient vous chercher mais là ou vous vous aller chercher les affaires, parce que vous ne mélangez pas le business télévisuel et le business que vous mettez en place depuis un certain nombre d’année, c’est votre marque de vêtement. Elle s’appelle comment ?

M : Elle s’appelle C-Moon, C trait d’union Moon, comme la lune en anglais, c’est une marque faite à base de produits organiques mélangés avec une technicité et comme vous le souligniez très bien tout à l’heure chère journaliste, ça a été un travail de 8 ans d’acharnement.

B .L: Avant même de faire de la télévision ?

M : Avant même de faire de la télévision. Avec un parcours en croix de fer et en chemin de fer. Et je suis le plus fier, c’est de ça dont je suis le plus fier enfaite. Et c’est que ça c’est vraiment mon focus, c'est-à-dire que ça je ne lâche pas. C’est vraiment la chose à laquelle je veux vraiment qu’elle voit le jour et…

B.L : On va voir justement votre marque C-Moon quand ?

M : Mi-octobre, donc à partir du 20 octobre, C-Moon sera présent sur un grand site web de vente par correspondance et sur certaines boutiques.

B.L : L’idée c’est de… C’est quoi ?

M : L’idée c’est, c’est justement d’aller concourir le pays de l’oncle Sam, justement l’idée c’est de donner à ma marque de vêtement C-Moon un côté bio-écolo, donc dans le commerce équitable mélangé avec une technicité, comme c’est un produit qui s’apporte au l’actif wear, donc fitness, culte du corps, tout ce qui se rapporte à la séduction, finesse, beauté, soyeux voilà.

B.L : Vous voulez dire ça sera quel genre de fringue ?

M : C’est le genre de forme doux

B.L : Non mais je veux dire par là, c’est un pantalon ?

M : Y a tout ! Y aura pantalon, top, short, veste. Y aura aussi les leggins, il y aura… Voilà il y aura tout ce qui se rapporte à une collection complète.

B.L : Pourquoi ne pas avoir appelé votre marque de vêtement Moundir ?

M : Non parce que je ne pense pas que l’on vend une marque par rapport à son nom, vendre une marque de vêtement, le but c’est de toucher tout le monde. Si je commence à vendre que par Moundir il y a des gens qui m’ont aimé mais il y a aussi des gens qui m’ont détesté et le but de C-Moon, c’est que tout le monde l’aime. Donc euh voilà. Et je veux bien faire la part des choses.

B.L : Il y a une poupée qui va sortir à votre effigie. Vous le savez ? Oui vous le savez !

M : Oui j’ai appris ça !

B.L : Elle parle la poupée !

M : Oui elle va essayer de parler en disant des phrases cultes ! Voilà les phrases cultes que tout le monde connaît voilà.

B.L : Comme ?

M : Comme aucun honneur, aucune dignité, tiens ta femme ou pourriture… voilà !

B.L : Le « tiens ta femme »

M : oui

B.L : Si c’était à refaire, vous le referiez ?

M : Honnêtement ? Oui  parce que j’aurais pu dire tiens ton homme, mais on m’aurait jamais posé de question par rapport à ça. J’ai dis Tiens ta femme, comme j’aurais pu dire tiens ton homme. C’était juste une question de dire que dans un couple il y en a un qui doit montrer l’exemple. Et que tiens ta femme ça veut dire apprends lui à ne pas trahir les engagements que vous avez lorsque vous êtes en équipe.

B.L : Vous avez un droit de regard sur la poupée ou pas ?

M : Euh oui bien sûr.

B .L: C’est une idée de vous ou pareil on est venu vous chercher , on vous a proposé quelque chose ?

M : Ca a été une idée justement de Yacine Elghorri, justement par rapport à la bd et voilà. Forcement j’ai toujours un droit de regard et de validation sur tout ce qui se rapporte à mon nom.

B.L : Vous avez tourné un pilote également : Le monde de Moundir. C’est quoi ça ?

M : C’est Moundir et le monde enfaite, c’est Moundir qui casse les clichés d’un pays que je ne connais pas, que je découvre, où là-bas il m’arrive une aventure.  Voilà, donc ça  a été tourné, ca à été monté donc là c’est en train de peaufiner pour rendre encore le projet encore meilleur.

B .L: Mais vous avez trouvé un diffuseur ?

M : Pour l’instant c’est ALP qui est dessus.

B .L: Pareil toujours la même boite de production qui va produire Moundir, l’aventurier de l’amour votre prochaine émission de téléréalité sur TMC. Aujourd’hui vous vous situez où par rapport à votre plan de carrière si plan de carrière il y a ? Vous vous dites : hmm ça va je me tiens bien, je suis toujours dans l’actu, je me sens bien, j’ai de la thune je suis content ?

M : Bah je me dis que pour l’instant j’arrive à naviguer malgré la tempête.

B.L : Quelle tempête ?

M : Bah la tempête de ne pas savoir ce que sera fait demain, par rapport à tous ces projets la. Et je me dis que pour l’instant ça va bien et qu’on fait tout justement pour que le navire ne coule pas. Au pire des cas si il coule on a quelques bouées pour pouvoir rester à la surface.

B.L : Et la bouée en l’occurrence c’est votre marque de vêtement ?

M : Exactement !

B.L : Enfaite c’est ça, c’est de se dire : je me fiche de la télévision, mais quelque part ça arrondie mes fins de mois et je suis content.

M : Bah c’est un boulot, on me demande de venir et

B.L : Allez Moundir arrêtez la langue de bois, parlez nous un peu d’argent ! Dites nous que ça vous plaît aussi de vous dire que ça vous permet d’avancer votre marque de vêtement aussi !

M : Bien sûr bien sûr ! Mais c’est, l’un ne va pas sans l’autre de toute façon ! Donc moi ça me fait de l’argent pour ma société et puis j’avance, j’avance comme je dois avancer ! Tout simplement.

B .L: L’autre question c’est, est-ce que justement, soyez vraiment sincère avec moi

M : oui ?

B.L : L’argent c’est un moteur dans votre vie ?

M :  L’argent est un élément déterminant pour s’assurer une certaine sécurité, euh… Pour avancer ça a été un élément très très très déterminant, mais en tout cas ça aide !

B.L : Comment vous vous voyez dans quelques années ?

M : Marié avec deux enfants, dans une belle maison.

B.L : Qui ressemble à quoi la maison ? Vous la situez où ?

M : Deux étages, située à Montréal, Los Angeles, Miami , euh Algérie forcement voilà, un petit peu partout dans le monde.

B .L: Dans combien de temps ?

M : j’espère d’ici 10 ans…

B.L : On espère pour vous !

M : Mais comme on dit en anglais Inch’Allah


VERY PLUS : 3min43

B.L : Moundir est votre vrai prénom ou c’est un pseudo que vous avez emprunté pour la télévision ?

M : C’est gentil pour le pseudo ! Non non c’est mon vrai prénom, parce qu’a vrai dire mais m’appeler Jacques c’était pas possible, forcément, le teint ne s’y prête pas ! Euh non non, Moundir est mon vrai prénom, d’ailleurs j’en ai qu’un.

B .L: Vous dites que vous êtes quelqu’un de très timide mais en même temps vous n’hésitez pas à vous montrer à la télévision, à vous inscrire à de nouveaux programmes , on va en parler d’ailleurs des nouveaux programmes, Moundir qui cherche l’amour. Et on a pas l’impression justement de cette timidité là.

M: Alors je ne m’inscris pas à des programmes, on me propose des programmes, celles qui s’inscrivent ce sont les filles.

B.L: Non Koh Lanta ! C’était vous qui vous êtes inscrit.

M:  En 2003 oui ! en 2003 oui, c’était la première fois, la deuxième non, on est venu me chercher. Mais non non, quand je parle de timidité, je parle de timidité, de pudeur. C'est-à-dire que dans aucun cas on ne verra mes parties, ou quelque chose qui pourrait heurter, ou choquer.

B.L: C’est ce que l’on voulait voir aujourd’hui !

M:Bon d’accord je déconne ! Enfaite je déconne je suis un vrai chacal ! Pour moi la télé comme les interview et tout ce que l’on me propose pour moi ca reste de la rigolade. Mon focus à moi c’est ma marque de vêtement. Donc forcement pour gagner beaucoup d’argent il faut être le meilleur. Et il faut assurer, il faut s’assurer derrière, parce que derrière tu as des gens qui veulent prendre ta place. Donc pour qu’ils ne prennent pas ta place justement, c’est à moi de me lever avant eux, de dormir après eux et de justement de faire tout en sorte pour miner un terrain où je serais le seul ainsi que les gens que j’autoriserais à me suivre, autrement dit ma famille. Mais pour tout ce qui est de j’ai peur de la télé non. Moi aujourd’hui je n’attends rien de la télé. Et c’est là la force, justement si j’attendais quelque chose de la télé et que je n’avais rien, je serais très déçu, vraiment très déçu. Alors non, j’ai mon travail, et puis pour ce qui est du reste ça ne reste que de la structure.

B.L : On vous propose vous aussi de faire des publicités ou pas ?

M : Bah non, pour l’instant non. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. La preuve que mon personnage n’est pas intéressant pour le monde de la publicité aussi.

B.L : Ca ne veut rien dire ! Il l’est peut-être pas aujourd’hui il le sera peut-être demain ? Et vous y pensez ou pas ?

M:  Non je n’y pense pas , encore une fois je … pour moi… quand je fais les choses, je fais les choses qui me plaisent et c’est sûr que si demain on me propose une publicité pour les jambons madranges, c’est un peu difficile, je crois ! Vous comprendrez pourquoi ! (rires) Madrange uniquement si il y a un H devant.

B.L: On veut savoir pourquoi !

M: Hallal voilà ! Hallal ! qui veut dire en anglais manger sûrement mais prudemment. (rires) Manger trop de cochon c’est pas bon.

B.L: pour vous !

M: Oui mais si on prend la racine du cochon, le cochon est l’un des animals qui contracte le plus de bactéries et si vous mettez un cadrave, un cadavre pardon, un humain mort à côté de lui il le bouffera. C’est le seul animal qui contracte des bactéries. Si vous le tuez mal ça contracte des bactéries et puis la preuve, le problème de grippe porcine on ne sait pas d’où il vient ! N’est-ce pas ? Donc manger trop de cochon c’est pas bon ! Comme dirait tonton !

B.L : Non mais est ce que vous avez un style en particulier, vous préférez cette question ?

M : Oui exactement, j’ai un style particulier, les femmes qui prennent soin d’elles

B.L : Ah ça c’est important !

M:  Oui c’est important, de toute façon je reconnais la beauté d’une femme à sa salle de bain.

B.L: Non mais c’est drôle ce que vous dites, parce que pour certaines femmes, justement, on a pas l’impression que vous prenez soin de vous.

M: Qui moi ?

B.L: oui !

M: Putain… ! Tu veux toucher ma peau ? Ecoute je vais te dire tu vas être étonnée ! Je mets des crèmes pour visage pour homme, je prends soin de mes cheveux, je prends soin de mon corps. Et vous savez pourquoi ? Parce que tôt ou tard je devrais rendre des comptes à mon corps. Voilà tout simplement, et que c’est aussi mon outil de travail ! Donc je ne bois pas, je ne fume pas et je prends soin de moi. Tout simplement !


VERY NET ( VOS QUESTONS-SES REPONSES) : 5min59

B.L : Moundir, vous allez maintenant être face aux internautes et à leurs questions. Vous avez le droit d’en zapper aussi mais je pense que ça leur ferait plaisir ces internautes, d’avoir la réponse à leur question. 

M : D’accord. Bah chers internautes, chères internautesses, je ferais de mon mieux, afin de vous répondre le plus crédiblement possible, comme le dirait mon cher ami. Lucie de Quimper, donc euh Concarneau, tout ça : « Pour Dominique Rocheteau, la violence est une forme de faiblesse et pour Eric Hoffer, sociologue américain, les faibles ont recours à la violence en pensant force où situez vous ? ». La violence physique est une faiblesse, est une lâcheté, lorsqu’il s’agit d’un homme qui tape sur une femme c’est lâche et faible. Je le maintiens, je le confirme et je le revendique. Tout simplement. La violence verbale et bah ça peut arriver à tout le monde, voilà. Elle peut être poussée et que forcement en France, lorsqu’un homme crie sur une femme c’est qu’il est violent . Quand une femme crie sur un homme c’est qu’elle se défend. Alors il y a un deux points deux mesures. Oui c’est vrai ! Il y a une limite à la violence voilà, c'est-à-dire que lorsqu’il y a un échange qui va apporter une animosité vis-à-vis d’un couple, il faut que l’homme puisse prendre le dessus par rapport à son emportement. Ce qui parfois n’est pas évident. Je peux comprendre qu’un mec puisse peter un plomb, qu’il y ait une gifle qui part ça peut arriver. Une femme peut gifler son mec ca arrive aussi, ou lui balancer des assiettes sur la gueule. Ca arrive, il y a aussi des hommes qui se font battre par leurs femmes. Ca existe. Euh… Et il faut faire attention tout simplement, ne pas aller au-delà des coups et tout ça, parce que les coups n’arrangent rien et c’est très dangereux. Question suivante ! Hugo 24  «  Moundir impulsif devient Moundir gendre idéal , c’est quoi l’idée ? ». Bah l’idée en fait, je sais pas si tu connais le modèle de Smoothies, c’est tu mélanges les deux et ça te donne un autre parfum, donc en gros Moundir gendre idéal, tu enlèves gendre, ça sera Moundir tout court, et Moundir impulsif… Non ! Moundir n’est pas impulsif Moundir réagit à une action donnée, tout simplement. Donc si tu t’attends à ce que je sois impulsif là bas, je ne pourrais pas te dire oui, mais je ne pourrais pas te dire non.  Voilà , mais on passera d’abord par le dialogue, voilà.

B.L : Question suivante ?

M:  Linda de Marseilles : « Que faut il faire pour vous séduire ? » Que faut il faire pour me séduire ? C’est une très bonne question ça ! Que faut il faire pour me séduire… Et bien être le plus simplement possible ouverte, dialoguer, être élégante

B.L: Et est ce que vous êtes toujours justement en train de chercher, quand vous voyez une fille vous vous demandez si c’est la bonne ou pas ?

M: Non, parce qu’on est souvent déçu. Souvent, on est souvent déçu parce que l’on pense que la personne est la bonne, et le fait de le penser c’est de ne pas être sûr. Il y a des gens qui pensent, et il y a des gens qui perdent. Juste pour te donner une anecdote pour ça. A mon premier casting à Koh Lanta, il y avait une question qui s’appelait, enfin qui disait pardon « êtes vous sûr, pensez vous être le candidat idéal pour cette saison 2003 ». J’ai dis je ne pense pas, je suis sûr d’être le candidat idéal. Et c’est ce qui a plût à la directrice de casting. Voilà, et pour en revenir encore à ces mêmes questions pour le casting du retour des héros, on m’avait demandé d’écrire une lettre. Et j’ai écrit trois mots « Bonjour, je m’appelle Moundir, le reste vous connaissez ». Voilà.

B.L: Enfaite c’est le côté rentre dedans qui plaît bien aujourd’hui à la télévision on le sait, maintenant vous c’est votre force et vous revendiquez ça, cet aspect la. Ca marche au quotidien dans la vie ? Ca fonctionne aussi ?

M: Oui ! Parce que ça marche parce que les gens voient sur leur… je sais pas peut-être sur leurs visages ou dans ma façon de parler peut-être une détermination. C'est-à-dire que lorsque quand je suis dans le cadre de mon boulot, je suis déterminé dans tout ce que j’entreprends et les gens se sentent rassurés. Maintenant si j’arrive avec le coquelicot dans mes cheveux avec  un panier de rose et une boîte de Brie délice

B.L : c’est ce que vous allez faire sur TMC  ?

M : mais j’arriverais pas en vélo ! (rires) Ce jeune maghrébin arrive avec son pot de Brie Délice ! et donc voilà quoi les gens sentent qu’il y a une sorte d’assurance et ils se disent avec lui on peut aller à la guerre.

BL : Et c’est bien ça ?

M: Bah en tout cas pour moi aujourd’hui c’est ce qui ma valu de ne pas tomber dans le côté obscur et de ne pas fréquenter des gens pas fréquentables et de pas finir…

B.L: C’est quoi le côté obscur ?

M:  Drogue, Alcools, la descente. La descente aux enfers.

B.L: Et vous êtes content aujourd’hui de votre carrière ? De ce que vous avez fait ? Quand je dis carrière, ce n’est pas forcement une carrière professionnelle, c’est votre vie en générale.

M: Non je ne suis pas satisfait, parce que je ne serais jamais satisfait de toute façon. Je crois que le jour où je serais satisfait, c’est le jour où je quitte ce monde.

B.L : Mais alors c’est une frustration perpetuelle ?

M : Non, non parce que je fais les choses par amour, mais je ne me donne pas de palmarès, ou de pédigré par rapport à, par rapport à ma carrière, ma carrière aujourd’hui je fais un peu de télé, j’ai ma marque de vêtement, peut-être que demain je serais dans une fromagerie, je ne sais pas ! Où va m’amener mon destin mais en tout cas, je fais les choses qui me plaisent sans me donner un objectif, bien précis, bien détaillé non. Ca c’est là où je vais rentrer dans un phénomène de frustration je n’attends rien si tu veux. Je n’attends rien, c'est-à-dire que je fais les choses qui me plaisent, je fais en sorte qu’il marche, il marche c’est bien, il marche pas on change. Puis on a dix doigts peut-être pour dix métiers, forcement je changerais.

VERY INDISCRET :
9min41

B.L : Moundir, vous avez en face de vous 6 questions, je vous propose de répondre aux six questions qui sont en face de vous donc vous pouvez piocher dans l’ordre que vous voulez.

M : D’accord. On dirait que c’est des Mister Freeze nouvelle génération !  Mais on va prendre celle de droite. Alors, y a-t-il quelque chose qui ne vous énerve pas ? Elle est pas mal la question ! Y a-t-il quelque chose qui ne vous énerve pas ?

B.L : L’image que vous donnez aujourd’hui , ou en tout cas que vous avez donné dans les médias, de ce que l’on a pu voir, c’était quelqu’un qui était énervé rapidement. C’est la raison pour laquelle on a posé cette question là, en se disant comment est ce que l’on va le recevoir, est ce qu’il va arriver tout énervé ? Il y a un vrai décalage entre l’image que l’on peut avoir de vous à la télévision et l’image que l’on a aujourd’hui. Ca vient d’où ?

M : Ptain, vous étiez sur le traité de Versailles, c’est vraiment, mon arrivé, c’est le branle bas de combat !

B.L : On avait peur !

M : Non bah écoute, effectivement si on doit se référer à 2003, là où j’ai eu mon altercation avec la fille qui s’appelait Linda à l’époque, euh… Mon énervement était justifié, mais pas ma vulgarité. Je ne m’énerve pas pour rien. Bien avant il faut voir ! Toute action amène une réaction et que forcément à usure j’en peux plus quoi ! Donc au départ je cherche à dialoguer et quand je vois que le dialogue n’est pas possible et que je vois que l’on cherche à aller justement au dessus de moi, pour des raisons qui ne sont pas justifiée justement.

B.L : Mais qui détermine qu’une raison est justifiée ?

M : Bah par exemple lorsque vous vous sentez touché par une explication qu’on ne vient pas vous donner… Je vais prendre au hasard celle que j’ai eu avec mon ami Philippe ! Cette personne là me juge, ne m’approche pas, ne parle pas avec moi, pourquoi ? Je l’approche et je lui dis, quel est ton problème avec moi ? Il me dit, je n’ai pas de problème avec toi. Bon très bien mais tu ne me parles pas. Donc pour pas avoir, pour avoir des affinités avec quelqu’un ou ne pas en avoir, il faut d’abord commencer peut être par en avoir ! Donc voir ce qui nous rapproche avant de voir ce qui nous sépare. C’est comme pour tout, que ca soit les religions, la politique ou les autres. Et cette personne là ne me donne pas d’explications. Donc je me dis, soit il me juge sur une image, soit il me juge d’après ma nationalité, ou mes origines, donc à ce moment là je suis perdu, et effectivement là où il y a eu cette altercation c’est que lorsqu’il a monté le ton, bah effectivement on est deux mecs et c’est une histoire d’homme quoi.

B.L : Ce que je voulais savoir, c’est si ça ne vous énerve pas  finalement que l’on vous pose toujours les mêmes questions sur ce côté, cet aspect énervé. Parce que c’est l’image que vous donnez. Vous n’êtes pas fatigué qu’on vous dises Moundir on a peur de vous recevoir parce qu’on ne sait pas comment… Ou oh Moundir … Ca ne vous agace pas à la fin tout ça ?

M : Au contraire, c’est pas que c’est agaçant, a vrai dire je le prends avec humour parce que finalement pour tout ce qui est les journalistes et les itv que je fais, les gens au contraire, ils ont hâte de me rencontrer, parce que justement ils s’attendent à cette brute, cette brute epaisse comme ils le disent, où à la moindre question un peu délicate ils pensent que je vais m’énerver, ou arriver avec mon sac à dos et mon couteau.

B.L : Vous êtes arrivé presque avec un sac à dos, on a eu peur ! Pas le couteau mais !

M : Ce qu’on appelle un sac de sport ! Faut bien dire les choses, parce qu’en France les mots sont importants !

B .L: En France et ailleurs ! Partout !

M : Ailleurs je ne connais pas mais en tout cas je sais qu’ici les mots sont importants ! Puis au pire des cas ça aurait été dans une autre langue ils ne comprendraient pas ! (rires), mais non mais ça fait parti du personnage voilà ! Ca fait parti du personnage. Ils m’invitent, je m’en explique avec un verbe un sujet un complément, et puis et voilà. Et ensuite

B.L : Quand vous dites ça fait parti d’un personnage, vous avez déposé votre nom à l’INPI ?

M : J’ai déposé mon nom à L’IMPI à l’époque où j’ai déposé ma marque.

B.L : Il y a une marque Moundir.

M : Il y a le nom qui est déposé qui s’appelle Moundir effectivement.

B.L : Et ça représente quoi ça pour vous ? En plus du prénom que vos parents vous ont donné.

M : Ca représente une protection afin que les choses se fassent. Se fassent proprement et que je ne me fasse pas avoir sur pas mal de choses, donc je protège uniquement mes arrières. Mais je n’ai pas de connotation, en disant que je suis imbu de ma personne. Donc je vais déposer mon nom, parce que mon nom est une marque et fait vendre. Non honnêtement non.

B.L : On peut piocher une autre question.

M : D’accord. Donc celle là elle est morte. On va prendre un autre bâton de réglisse. A quelle question refuseriez vous de répondre ? (rires) a celle là !

B.L : J’en étais sûre ! En l’écrivant je savais que vous alliez me dire ça !

M : C’est vrai ? Tu me sers un peu la soupe à la cuillère quoi tu vois  !

B.L : Non ça veut peut-être dire autre chose : arrêtez votre émission, on est peut-être âme sœur, on doit vivre ensemble se marier, avoir des enfants ! Ca veut peut-être dire ça aussi !

M : Ah bon ?

B.L : Bah oui !

M : bah il faudrait que je la relise ! Attends ! A quelle question refuserez vous, a quelle question refuserez vous de répondre ? (rires) A quelle question refuseriez vous de répondre ?

B .L: Euh oui je crois que vous avez eu la vanne ! On a la chute on a tout ce qu’il faut ! (rire) C’est parfait !

M : C’est sympa ! Désolé !

B.L : On peut en piocher une autre !

M : Sympathique ! Humour interview on s’éclate ! Que pensez-vous de votre marionnette aux Guignols ? Honnêtement ça a été une grosse surprise ! Parce que c’était le producteur, enfin le directeur général d’ALP qui m’avait appelé en me disant justement bah voilà maintenant tu as, c’est une consecration tu as ta marionnette aux guignols  de l’info! Et j’ai dit ah bon je n’étais pas au courant ! Effectivement en tapant le lien, j’ai vu ma marionnette aux guignols, j’ai trouvé ça sublimissime ! Avec un vrai humour ! Et là on est carrément dans le personnage quoi ! Le personnage décalé qui fout rien !

B.L : On va passer à la question suivante.

M : D’accord. Non celle là. Comment est Moundir dans l’intimité ?C’est très difficile de parler de l’intimité avec … de son intimité secrète parce que c’est pas des choses que l’on dévoile si facilement. C’est des choses que l’on doit ressentir et qu’on doit prendre. Qu’est ce qui fait la différence entre un Moundir et un autre homme ?

B.L : Là vous venez de dire : moi je n’avais pas de mauvaise pensée.

M : Oui je n’avais pas une idée en tête à savoir que… comme on dit chez nous le bon Dieu ne m’a pas fait un zizi pour aller à droite et à gauche. Donc forcement…

B.L : On dit des trucs super drôles chez vous !

M : Oui non mais c’est moi qui l’ai inventé ! D’ailleurs c’est justement pour me rassurer un petit peu que je dis ouai ça ca vient de chez nous. La différence c’est que ouai parfois j’essaye d’approcher une femme en me mettant dans la peau d’une femme, plutôt que celle d’un homme.

B .L: et ça marche ?

M : Euh jusqu’à aujourd’hui ?

B.L : Non !

M : Grâce à Dieu oui

B.L : jusqu’ aujourd’hui je suis célibataire !

M : grâce à Dieu.. Oui ! je suis célibataire parce que je n’ai pas trouvé ma moitié . Quel genre d’amoureux êtes-vous ? A quelle question refuseriez-vous de répondre ?! Quel genre d’amoureux je suis ? Passionné quand j’aime ! J’ai pas aimé beaucoup dans ma vie, je n’ai aimé qu’une fois ! Passionné avec le sens du sacrifice.

B.L : Ca veut dire quoi le sens du sacrifice ?

M : Ca veut dire que je suis prêt à faire des concessions. Enormément.

B.L : Par amour !

M : Par amour, et dévoué pour ma femme, comme elle pour moi !

B.L : C’est le deal, il faut qu’elle le soit aussi.

M : Ce n’est pas une question de deal ! Je ne dis pas à une femme : si tu fais ça je fais ça ! Elle doit le ressentir par elle-même. Mais un homme doit être là pour sa femme, et une femme doit être là pour son homme. C’est forcement…

B.L : C’est pas arriéré comme pensée ?

M : Non justement bien au contraire ! Bien au contraire, aujourd’hui ça manque beaucoup de valeur dans un couple. Avec le phénomène internet, les sms, aucune femme aujourd’hui se fait courtiser dans la rue correctement. Trouvez moi quelqu’un qui donne la main à une femme pour la faire descendre ou lui ouvrir la porte. Toutes ces valeurs elles se perdent !

B .L: Et vous faites ça vous ?

M : Quand je suis amoureux bien sûr ! Mais dans la vie de tous les jours que ce soit…

B .L: C’est peut-être parce que tous les couples que l’on voit ne sont pas amoureux en faite !

M : Bah c’est peut-être aussi par procuration, je ne sais pas ! c’est que, aujourd’hui même les gens vous vous rendez compte disent : non on va pas se marier parce que c’est les impôts ceci machin ! Vous vous rendez compte il faut d’abord passer un service financier avant de voir leur propre bonheur ! Oh bah non regarde aujourd’hui si je me marie avec tous les divorces qu’il y a autour de nous ! Eux ils basent, ils basent leur amour sur ce qui les entoure. Et forcement à chaque fois que l’on te raconte un entourage c’est le mauvais exemple ! On te citera jamais un bon exemple. Les gens ça fait 40 ans qu’ils sont ensemble, ou ils prennent l’exemple des parents tout ça… Non ! Au contraire j’aimerais bien revenir à ces valeurs là ! Quel est le proverbe ou la citation qui vous correspond le mieux ? Non ! Et bien je suis comme un constructeur de pont ! Je vais là où coulent les belles rivières.

B.L : ca c’est un proverbe que vous avez inventé il y a trente seconde et demis !

M : Exactement ! exactement !

B.L : On le gardera ! Et là maintenant vous allez devoir piocher la question invisible !

M : D’accord. Donc la question invisible, il y a même la poche qui est invisible ! Heureusement que tu as fais un nœud ! Alors ! Ah elle est pas mal pas mal ! Alors : Moundir pourquoi es tu venu faire cette interview ? On se demande qui a écrit les questions !

B.L : Et alors pourquoi ?

M : Et bah tout simplement parce que c’était nouveau et l’intêret que l’on a porté à mon personnage ainsi que le descriptif que l’on ma envoyé je trouvais ça très intéressant.

B .L : Vous le trouvez toujours maintenant que vous êtes en train de faire l’interview ?

M : Ah bah je trouve super intéressant ! Et d’ailleurs si il pouvait y avoir un épisode 2 ça serait sympa !

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