VERY FAN (SON ENCHÈRE)(3min47)
B.L : Jacky vous qui adorez dire bonjour, re, re, re, bonjour
J : Bonjour, ca va ?
B.L : ca va plutôt bien, il est temps à présent ‘offrir et de remettre votre enchère, qu’avez-vous décidé d’offrir à nos internautes ?
J : alors j’ai décidé d’offrir à vos internautes un magnifique cadeau, le droit de participer à mon émission le JJDA sur IDF1 et de préparer une interview de moi, qui passera à l’antenne en direct et pas en direct parce que l’émission est rediffusé le soir à 23 heures, donc ca fait deux prestations.
B.L : à quelle heure précisément ?
J : alors 17h50, rediffusé à 23 heures.
B.L : quand vous dites en direct à 17h50, vous êtes en direct ou vous êtes enregistré
J : Ha non, non c’est un journal décalé, c’est en direct de 17h50 à 18h35, qui repasse à 23 heures le soir même.
B.L : donc se que vous offrez en faite, c’est la possibilité de vous rencontrer
J : non seulement de me rencontrer mais aussi de poser des questions sur moi en temps d’antenne. Donc il restera avec moi, il me posera des questions et voilà.
B.L : vous avez aucun tabou tout est possible ?
J : tout est possible avec moi, je le fais avec les autres, alors si on me pose des questions tout est possible.
B.L : ouai mais peut être qu’il aura peut être un gage à vous donner, vous pensez à ca aussi, vous assumez ?
J : oui c’est drôle, c’est pour ca aussi qu’on le fait en direct !
B.L : n’importe quel jour de la semaine ?
J : je suis ouvert du Lundi au Vendredi
B.L : la boutique est ouverte. Vous avez choisi une association ?
J : oui les restos du cœur
B.L : pour quel raison ?
J : ben parce que j’adorais Coluche que j’ai bien connu, ce n’était pas un ami parce que le mot est fort disons que c’était un copain et voilà en sa mémoire, voilà
B.L : vous l’avez bien connu à quelle période de sa vie ?
J : alors la première fois que j’ai vu Coluche c’était en 1900… le siècle dernier, en 1975 euh …
B.L : il en était ou lui dans sa vie, il était connu ?
J : euh non il démarrait, je l’ai vu dans un cabaret qui s’appelait Porte du Salut, c’est l’histoire d’un mec, on était 12 dans la salle. Et je l’ai connu parce que quand j’ai fait mon armée, fin j’ai fait 3 mois d’armée et mon unique copain d’armée que je revois encore était copain avec lui et depuis d’ailleurs c’était son bassiste, on l’appelait Gérard Prévot dit la pliure, c’était donc le bassiste de Coluche pendant 10 ans. Et il m’a dit je vais te présenter un mec complètement barge qui joue dans un Cabaret et voilà. Et après on s’est vu tout le temps, je l’ai même invité, on a fait un spécial Coluche aux enfants du rock avec Anthony de Caune et puis Antoine l’adorait tellement qu’il en a fait un film avec François Xavier de Maison.
B.L : vous avez parlé de l’armée, vous y êtes entrée dans l’armée de l’air, c’est plutôt pas mal votre job la bas
J : ouai, mais j’ai quand même trouvé le moyen de me faire réformer
B.L : qu’est ce que vous avez fait ?
J : j’ai simulé une dépression nerveuse, en plus comme c’était à paris place Ballard donc en plus ils m’ont emmenés à l’Hôpital du Val’ de Grasse, je suis tombé sur un toubib capitaine super sympa. Il m’a dit vous n’avez pas envie de continuer, je lui ai dit pas trop, il m’a donné ma feuille …
B.L : pourtant ca devait être cool, vous deviez être jardinier du colonel dans le 15ème arrondissement
J : oui exactement je m’occupais de la serre, pas de la sœur du colonel. Non mais l’uniforme m’agacé, j’ai jamais aimé les uniformes.
B.L : on va revenir à votre enchère, on confirme que vous offrez la possibilité de vous rencontrer lors d’une émission en direct
J : voilà du Lundi au Vendredi à 17 heures 50
B.L : ma personne pourra vous interviewer et vous allez maintenant fixer le montant de l’enchère
J : 10 euros est ce que ca vous va
B.L : je trouve ca bien, et j’espère pour les restos du cœur que ca montera bien plus haut que ca
J : j’espère aussi parce que rencontrer Jacky c’est quand même incroyable, c’est exceptionnel
VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (14min11)
B.L : Jacky bonjour,
J : bonjour, vous allez bien ?
B.L : moi je vais très bien et vous ?
J : très bien, très bien
B.L : vos amis disent de vous que vous avez eu un parcours atypique, vous partager …
J : mais quels amis, je n’ai pas beaucoup d’ami … qui dit quoi de moi ?
B.L : ben c’est vous qui dites ca dans votre ouvrage
J : Ha oui d’après mon livre d’accord
B.L : oui d’après votre livre, vous avez un parcours atypique, je m’en suis vite rendu compte et ce n’est pas juste le parcours. Je vais commencer par vous offrir votre info naissance, et vous êtes le seul à qui j’offre deux infos naissances, pourquoi
J : est ce que je peux mettre mes lunettes parce que je suis presbyte
B.L : allez-y comme à la maison
J : parce qu’en faite sans lunette je ne vois rien
B.L : bon déjà votre date de naissance est contre versé déjà …
J : oui contre versé par mon ami Richard Gotainer qui est dans le bouquin d’ailleurs. Mais c'est-à-dire qu’il n’a ni tord ni raison, je vous arrête tout de suite je suis né le 30 Avril à 11h30, fin à 23h30 mais mon père m’a déclaré le 1er Mai.
B.L : qu’est se qu’il s’est passé ?
J : ben il s’est passé qu’il m’a déclaré le 1er Mai
B.L : mais pourquoi ?
J : ben je ne sais pas parce qu’il est allé le 1er Mai à la mairie, peut être qu’il était dans l’euphorie, mais enfaite je suis né le 30 Avril, mais sur mon état civil c’est le 1er Mai
B.L : et qu’en pense Richard Gotainer ?
J : il pense que c’est une supercherie et que déjà des ma naissance j’étais un peu … parce qu’avoir deux dates de naissance ce n’est pas normal
B.L : vous vous trouvez que c’est bien, ca marque la différence ou pas ?
J : il n’y a pas de différence je m’en fou
B.L : quand on est enfant, on s’en rend compte de ca, on a envi … enfin vous, vous aviez envi d’être un enfant différent ?
J : ben quand on est enfant déjà, je ne sais pas jusqu'à quel âge on peut être enfant, l’âge de raison c’est jusqu'à 7 ans, euh on ne pense pas à tout ca. Mais euh j’ai eu envi d’être différent vers 12, 13 ans oui.
B.L : donc vous êtes né selon vous le 30 Avril 1948, je peux donner la date
J : ha oui, oui j’ai 61 ans et je suis le 30 Avril ou le 1er Mai 1948 !
B.L : à Paris dans le 19ème, vous avez des souvenirs précis de votre enfance, une enfance douce …
J : donc moi je suis donc fils unique de parents Juifs Ashkénaze. Donc une mère très possessive, j’ai eu une enfance très gâté, j’étais chouchouté, j’ai eu tout se que je voulais, même trop j’aurais pu devenir beaucoup plus chiant que se que je ne le suis à l’heure actuelle.
B.L : vous expliquez la différence entre euh …
J : je l’explique dans mon bouquin, c’est comme la différence entre Woody Allen et Enrico Macias, si vous voulez
B.L : vous préférez lequel ?
J : ou entre le pois chiche et le caviar, moi je suis Ashkénaze
B.L : Ho vous êtes méchant, donc forcement parce que vous êtes Ashkénaze
J : non mais ce n’est pas la même culture, on est Juif tout les deux mais ce n’est pas la même culture. Le Séfarade, j’ai des amis séfarade c’est d’ailleurs le meilleur ami du Juif. J’ai des amis séfarade mais disons que le juif séfarade est très extravertie et le juif Ashkénaze est beaucoup plus introvertie, il se plaint toujours, peut être plus intello, je ne sais pas quand on pense à Einstein, Freud, Woody Allen, Mel Brooks.
B.L : et très jeune vous baignez dans cette atmosphère la
J : Ha oui très, très jeune, c'est-à-dire que mes parents n’étaient pas du tout tradi comme on dit dans la religion juif. C’est dire qu’ils ne mangeaient pas casher, ils ne fêtaient pas le chabat, on fêtait juste les trois fêtes juive principal, c'est-à-dire le nouvel an : Roch Hachana, le Kippour qui est le grand pardon et pessah les pâques juive. On se réunissait en famille, mais sinon mes parents mangeaient du jambon, donc moi aussi, je faisais comme mes parents, je ne suis absolument pas tradi, je suis marié avec une catholique et mes filles, j’ai deux filles sont allées dans une école de sœur, donc voilà. Mais je me sens de culture juive, un humour juif, une espèce de dérision, d’auto dérision qui est très Ashkénaze.
B.L : à l’école vous étiez bonne élève ?
J : oui j’étais bonne élève pas trop dissipé, jusqu'à l’âge de … pas trop dissipé enfaite. Je suis toujours passé de classe, je n’ai pas redoublé, j’ai eu mon bac à un âge normal, après j’ai fait une école de journalisme et voilà puis après je suis rentré dans la vie active.
B.L : vous avez déclaré un jour : à l’école je me contentais d’être l’incarnation de l’élève moyen !
J : oui c’est ca, c'est-à-dire que je n’étais ni bon, ni mauvais.
B.L : ca c’est pour faire plaisir aux parents, ou ca vous faisiez plaisir un peu ?
J : c’était moi, je ne faisais pas exprès d’être moyen, je ne me forçais pas à être moyen, je n’étais pas très bon, je n’étais pas mauvais.
B.L : vous n’avez jamais redoublé c’est déjà pas mal
J : oui je n’ai jamais redoublé, j’ai eu mon bac à un âge normal, 18 ans non ?
B.L : c’est 24 ans l’âge normal (rire)
J : non 18 ans
B.L : aujourd’hui c’est à peut prêt ca, c’est 18
J : non mais à mon époque aussi, de toute façon c’est la même classe, je pense qu’on n’a pas inventé des classes
B.L : (rire) juste pour vous
J : au 21ème siècle parce que moi je suis du siècle dernier
B.L : des grands noms de la musique on vu le jour l’année de votre naissance savez vous lesquels ?
J : non, fin je dois connaitre mais comme ca je ne sais pas
B.L : Louis Chedid
J : oui Louis je le connais en plus
B.L: Jimmy Cliff
J: Ho ben c’est bien
B.L : Jean Michel Jar
J : moins bien
B.L : et Laurent Voulzy !
J : j’aime beaucoup Laurent Voulzy
B.L : quand vous êtes petit, vous vous dites j’ai envi d’être connu ou ce n’est pas mon objectif
J : non mais moi je suis devenu animateur par hasard, totalement par hasard, j’étais attaché de presse, j’étais embauché chez phonogramme en 73, j’étais attaché de presse dans la musique parce que j’adorais la musique. J’ai vu les Beatles à 15 ans donc ca m’est tombé dessus et comme je ne savais pas jouer d’un instrument je ne pouvais pas être musicien, mais j’avais baigné dans le milieu rock & roll qui est ma passion, fin qui est une de mes passions parce que j’en ai plusieurs. Donc je me suis fais embaucher chez phonogramme, grâce à la femme de Serge Lama, vous serez tout, elle s’appelle Daisy Lama ; et je me désignais à faire une carrière d’attaché de presse, de la promotion, directeur de production et pourquoi pas et directeur, fin enfin bon et…
B.L : Dorothée a dit de vous que vous étiez un très bon attaché de presse
J : oui, elle est gentille, mais il n’y a pas que Dorothée, mais je ne me suis jamais occupé d’elle en temps qu’attaché de presse, on a été collègue de bureau à la télé euh …
B.L : je parle d’elle parce qu’elle l’a dit dans votre livre
J : oui effectivement je le dis dans le bouquin, mais enfaite se qui a changé ma vie, fin changé ma vie, ma vie est faite de rencontre, j’ai rencontré en 78, 77 Antoine de Caune qui à l’époque avait une émission qui s’appelait Chorus sur antenne 2 avec qui on s’est lié d’amitié. Et il m’a dit vient faire le crétin le samedi matin sur le toit de l’empire, l’empire c’était … l’empire d’ailleurs qui a brulé aujourd’hui, c’est l’endroit ou l’on tourné chorus avenue de Wagram dans le 17ème et c’était 37 minutes de musique live, il y avait des concerts de groupes comme Police, les Jackson… qu’on ne pourrait pas faire maintenant. Il me dit vient le samedi matin et tu fais le crétin à coté de moi et tu ne dis rien.
B.L : vous étiez le premier animateur mué
J : j’étais donc le premier animateur mué à la télévision française, donc je ne servais à rien, Antoine était la face caméra, ca le rassurait parce que c’était c’est premier balbutiement.
B.L : vous aviez quel âge ?
J : c’était en 78, donc j’avais 30 ans comme je suis né en 48. Mais Chorus c’était en 79 donc j’avais 31 ans, j’ai démarré la télé assez tard, mais c’était juste le samedi matin et je continuais mon boulot d’attaché de presse, je m’occupais de Gainsbourg, de Baschung, de bijoux, de Roxy music et tout ca et puis la maison de disque la mal prit et donc j’étais obligé de choisir, et j’ai choisi la télé
B.L : pourquoi ?
J : ben parce que ca me plaisais bien et que Jacqueline Joubert, la mère d’Antoine de Caune, qui était directrice de l’unité jeunesse d’antenne 2, m’avait repéré tout simplement parce qu’elle regardait l’émission de son fils. Et elle m’a dit Jackie j’aime bien votre personnage, Dorothée part tourner un long métrage, ce n’était pas celui de Truffaut, c’était celui de Robert Enrico, est ce que vous pouvez la remplacer pour deux mercredi, je n’avais jamais fait de direct. Petit un je n’avais jamais fait de direct, petit deux je n’avais jamais parlé devant une caméra, j’avais un trac fou, et enfaite les deux mercredis, je suis resté 10 ans à récré à deux. C’est des rencontres, au début de récré à deux, Pierre Valscure qui était directeur d’antenne 2 me remarque, il me propose d’animer platine 45, une espèce d’avant top 50. Moi je n’ai jamais voulu faire animateur, je n’ai jamais déposé des projets à la télé.
B.L : c’est très intéressant parce que dans votre livre je l’ai senti tout de suite, des que vous expliquez un truc vous vous justifiez, déjà dans la préface …
J : mais je suis obligé parce que les gens…
B.L : mais pourquoi ?
J : ben je ne sais pas …
B.L : ce n’est pas un tribunal Jackie la vie
J : non ce n’est pas un tribunal, mais on me demande toujours, et les gens ne savent pas tout ca, ils pensent que j’ai fait que le club Dorothée ; et donc moi je dis j’existais avant le club Dorothée et après d’ailleurs.
B.L : alors je vous l’accorde, avant vous avez existé
J : j’ai toujours besoin de me justifier, avant vous avez fait ca, Ha oui j’ai fais ca, ha bon vous avez fait ca, vous vous êtes occupé de Serge Gainsbourg, ben oui je me suis occupé de Serge Gainsbourg
B.L : alors nous avant de parler de Serge Gainsbourg …
J : quand on aime le rock & roll comment on peut présenter une émission pour enfant …
B.L : alors on va en parler de tout ca, mais avant de parler de tout ca, j’aimerais qu’on revienne à vos 20 ans. Parce que vous avez 20 ans en 68, c’est incroyable, c’est quand même explosif
J : c’est quand même incroyable je suis né en 48, 48 et 20, 68
B.L : vous savez pourquoi vous avez besoin de vous justifiez parce que vous vous sentez attaqué et vous êtes un moqueur, donc du coup
J : pas moqueur, je suis taquin !
B.L : et donc on a envi de se dire derrière attendez Jackie en 68 vous avez 20 ans ca doit être explosif et enfaite est ce que ca l’était pour vous.
J : oui, à ben oui j’ai tout découvert en 68, le sexe, la drogue,
B.L : la musique
J : la musique, tout quoi, la musique c’était un peu avant. En 66 quand je suis allé à Londres que j’ai vu les Beatles au Marquis avec les Who, les animals, les Kings, la je suis tombé dedans
B.L : en 68 vous dites j’ai tout découvert, le sexe, l’alcool, la drogue … moi je parlais
J : la liberté quoi, quand vous avez 20 ans en 68 c’est génial quoi
B.L : comme c’est génial, racontez nous, donnez nous une anecdote
J : c’était génial tout s’arrête pendant un mois et effectivement j’ai découvert le sexe
B.L : à 20 ?
J : à 20 ans pour le coup il était temps
B.L : c’est se que j’allais dire pour le coup
J : non mais je me suis dépucelé un peu avant. Mais disons, qu’en un mois j’ai autant fais l’amour qu’en 3 ans, parce que bon quand on a 17, 18 ans bon
B.L : et alors vous vivez ca comment ?
J : Ho ben très bien
B.L : oui pour l’amour j’imagine bien, mais vous avez envi d’être un révolutionnaire, vous avez envi d’être comment ?
J : plutôt un évolutionnaire, non mais je suis étudiant, je n’avais pas vraiment d’avis politique, j’ai suivis mes potes et pour nous c’était comme une fausse liberté, parce que ca n’a duré qu’un mois, après les ennuis on recommencé, mais c’était génial, on a vécu un mois de Mai, 20 ans vous imaginez 20 ans en 1968…
B.L : dans votre livre extrait du docteur Jacky et Mister Rock, à propos de Mai 68 vous dites, pardon camarade étudiant, même si j’avais 20 ans comme vous je ne pensais qu’au sexe, qu’au rock & roll et un peu aux drogues, la révolution je l’avais faite dans ma tête quelque année avant, c'est-à-dire ?
J : j’ai dit ca moi ?
B.L : oui page 59 !
J : non, non je l’ai dit, ben oui je voulais parler de politique, à 17, 18 ans j’avais déjà des positions assez engagé quoi !
B.L : non mais c'est-à-dire j’ai fait ma révolution quelques années avant
J : c'est-à-dire j’ai fait ma révolution parce que par rapport à un parent je me suis rebellé, je me suis rebellé aussi au niveau de l’allure j’avais les cheveux jusque la, j’avais des fringues pas possible, j’avais des vestes bigarré, j’étais un des premier à avoir des creepers que je ramenais de Londres, des espèces de chaussure à fer à repasser, j’avais une allure incroyable quoi, qui pour 17 ans était vraiment très étonnante. En plus mon père était tailleur sur mesure pour homme, il me faisait plein de costards que je ne mettais pas. Vous imaginez quand je rentrais avec des vestes pas possibles de Londres, des pulls en cachemire westaway westaway, à l’époque jacquard comme ca, qui m’arrivait au nombril parce que c’était la mode, j’avais des tours Eiffel partout, j’avais des cheveux jusque la, j’étais allé à Goa.
B.L : mais la c’était votre vrai crise d’adolescent vous vous dites ca y est je l’ai passé et après on passe à autre chose.
J : oui j’ai passé ma crise d’adolescence vers 16, 17 ans, jusqu'à 19 ans. Donc à 20 ans j’avais déjà fait pas mal de chose par rapport à d’autre gamin de 20 ans.
B.L : Richard Gotainer c’est un vrai pote
J : ha ben oui, on s’est connu on avait 11 ans en colonie de vacance, à Verborie dans L’Oise. Ben on a tout fait ensemble, on a fait des sketchs ensemble, c’est grâce à lui que j’ai prit goût au spectacle.
B.L : vous, vous retrouvez après vous expliquez dans votre livre, c’est une vraie fierté, vous vous dite ca y est on est plus les deux petites
J : au début on écrivait des petits sketchs à 12, 13 ans et enfaite notre idée à nous se qu’on voulait faire c’était Poiret et Serrault, sur notre passeport métier Poiret et Serrault
B.L : c’est pas mal, c’est ambitieux
J : oui, on avait 13, 14, 15 ans, j’allais voir toutes les pièces de Poiret et Serrault de l’époque, sacré léonard, les voyageurs, la cage aux folles et Richard aussi. On essayait de faire comme eux, et après on a écrit des petits sketchs et on s’est dit tiens on va essayer de faire du cabaret, l’échelle de Jacobs. Et donc à l’époque on est allé à l’échelle de Jacobs et le mec nous a dit pour vous juger je vais vous passer devant un public comme ca je verrais l’impact que vous avez sur le public, et je m’en souviendrai toute ma vie, on avait déjà 20 ans, on est passé en première partie de Luron qui n’était pas encore très connu à l’époque. Et ca a été un bide noir parce que personne ne rigolait, on est sorti de la on s’est regardé et on a dit bon on s’arrête pour l’instant, on essaye de faire chacun notre chemin, on reste amis mais on ne fait plus rien ensemble.
B.L : quel est le regard que vous portez sur votre enfance adolescence, est ce que c’est votre enfance adolescence qui vous a emmené sur la route la ou vous êtes aujourd’hui ?
J : euh oui, mon enfance … pas mon enfance mon adolescence, le déclic c’est quand je suis parti en colonie de vacance. Parce que je vous dis avant j’étais un gamin fils unique de famille juive, donc complètement dorloté, chouchouté, j’ai eu le déclic à 12 ans, je suis devenu à déconneur à 12, 13 ans quand j’ai rencontré Richard Gotainer et pareil pour lui.
B.L : souvent les humoristes à défaut d’avoir un jolie physique, il décide de faire rire c’est votre cas ?
J : non moi je ne suis pas trop beau mais je ne suis pas humoriste non plus, fin humoriste ce n’est pas trop ca.
B.L : non mais vous m’avez dit que vous avez trouvé le déclic parce que vous aviez envie de faire rire et d’être un amuseur numéro 1, à défaut d’autre chose souvent, on compense.
J : vous me trouvez moche alors
B.L : pas du tout, mais vous compensiez quoi à ce moment la
J : mais je ne sais pas du tout c’est au autre de le dire, mais il y a eu un déclic à 12 ans quand je suis arrivé dans cette colonie de vacance. Il a fait une chanson sur son première album, qui s’appel sacré deconneur et c’est pour moi, fin pour nous deux
B.L : c’était une spéciale dédicace pour Jackie
J : oui parce qu’on faisait des conneries dans le métro, partout, on était très agressif avec les filles aussi quand on avait 15, 16 ans. Sexuellement ca ne marchait pas trop, pas parce qu’on était un peu moche, parce que bon il y a plus moche et plus beau que nous, mais à 15, 16 ans avec les filles on est un peu maladroit, donc comme on y arrivait pas on les agressait quoi
B.L : mais physiquement ou verbalement
J : Ha ben verbalement, on était pas du tout violent, on était des gros vanneurs, des vannes qu’on peut faire quand on a 15, 16 ans c’était nul enfaite.
VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (6min33)
B.L : Jacky vous êtes face maintenant à vous-même, alors vous, vous ne vous voyez pas
J : si, si je me vois très bien, il y a un espèce de miroir
B.L : l’idée enfaite, je ne sais pas si vous êtes un très bon dessinateur
J : Ha non, non je suis un piètre dessinateur
B.L : piètre vous savez vous avec vos parents polonais
J : piètre c’est un nom polonais, c’est pour ca que je l’ai dit
B.L : ca veut dire pierre
J : je suis un Pierre dessinateur !
B.L : la en l’occurrence on va vous demander des vous dessiner tel que vous vous voyez !
J : alors je ne sais pas dessiner ! Alors ca c’est la tête, j’ai un gros pif, j’ai des grandes oreilles ; avant j’avais une banane mais maintenant elle est un peu flambé, les cheveux grisonnant… le corps aussi ou juste la tête ?
B.L : comme vous voulez, vous êtes vraiment libre, c’est l’atelier créatif !
J : le corps, je ressemble un peu à une bouteille de Perrier donc voilà, je fais du 42, donc voilà
B.L : ca c’est se que vous voyez de vous ?
J : oui parce que je suis souvent comme ca, mais je ne suis pas caricaturiste donc ca ne me ressemble pas, mais oui les cheveux comme ca, les grandes oreilles.
B.L : si vous, vous décalez un tout petit peu sur la gauche, alors sur la droite, encore un peu et si vous vous reculez un petit peu, on verra vous et votre image.
J : oui et c’est un personnage rigolo, je souris un peu et je me suis fais des creepers la, oui c’est moi là
B.L : et vous n’avez pas de bras ?
J : Ha oui j’ai oublié les bras, en plus je m’en sers pas mal des mes bras. Comment je vais faire pour les bras (rire) voilà comme ca et comme ca
B.L : dans la vie se que vous recherchez c’est quoi, encore aujourd’hui ?
J : je ne recherche rien moi, je me laisse bercer, je ne suis pas carriériste donc je vis au jour le jour, surtout aujourd’hui d’ailleurs à 61 ans, ce n’est que du bonus pour moi se qui m’arrive
B.L : et ca vous plait ?
J : oui et ca me plait beaucoup même, je suis un épicurien, carpe diem
B.L : en même temps si aujourd’hui au réveil, vous vous étiez dit ho la la la journée va être dure, vous pensez que vous me l’aurez dit
J : oui mais j’ai des états d’âme, des sauts d’humeur, mais je pense que je peux embrasser le ciel tout les jours de faire ce métier, je n’ai pas le droit de me plaindre, il faut tout relativiser, le pire c’est la maladie.
B.L : et vous vus portez bien ?
J : tant qu’on n’est pas malade, tout va bien, on peut toujours s’en sortir
B.L : et vous vous portez bien aujourd’hui ?
J : au jour d’aujourd’hui oui, je n’ai pas de maladie honteuse ou grave et je pense qu’on peut toujours s’en sortir, on ne peut pas se plaindre.
B.L : vous avez deux filles,
J : j’ai deux filles oui
B.L : quel image elle on de vous, vous savez ?
J : faut leur demander, je ne leur ai jamais demandé
B.L : alors on va poser la question à l’envers, quel père êtes-vous selon vous ?
J : je suis un papa gâteau, je fais un peu se que mes parents on fait avec moi, mais maintenant elles ont respectivement, 20 et 25 ans donc c’est plus difficile de les surveiller
B.L : elles ont décidé de prendre le même chemin que leur papa au niveau de la carrière ?
J : ni l’une, ni l’autre !
B.L : pourquoi selon vous ?
J : euh je pense… fin je ne les ai pas forcé, s’il elles avaient fait animatrice ou actrice, ce n’est pas que j’aurais été content mais je n’aurais pas dit non, ni oui. Mais je ne sais pas pourquoi, peut être qu’elles n’avaient pas envies. Mais l’ainé je sais pourquoi, elle aime bien la sécurité et je fais un métier fragile financièrement, ca peut s’arrêter du jour au lendemain, fin maintenant à 61 ans si ca s’arrête financièrement ce n’est pas très grave.
B.L : mais en même temps avec le club Dorothée vous avez pu mettre de l’argent de coté
J : voilà c’est ca, mais Maris celle de 25 ans, elle voulait un métier stable
B.L : on a bien comprit que ca vous a amusé de faire le club Dorothée vous nous l’avez dit tout à l’heure, est ce que l’argent était une motivation malgré tout pour vous.
J : non ca n’a jamais été une motivation pour moi l’argent
B.L : mais c’est facile de dire ca quand on en a vous ne trouvez pas ?
J : non mais je ne pensais pas en gagner autant, si j’en avais gagné moitié bien, c’était bien aussi. Moi je voulais de l’argent pour nourrir ma famille, je suis un espèce de patriarche et voilà.
B.L : et votre autre fille, alors elle a décidé de faire quoi ?
J : mon autre fille, elle a 20 ans, elle passe sa licence de socio, elle ne sait pas trop encore peut être qu’elle va faire science po, oui, oui mais moi je ne freine pas mes enfants si elle a envie de faire science po, elle fait science po. Elle a 20 ans c’est un âge ou on n’est pas encore décidé sur se qu’on va faire.
B.L : vous êtes confiant sur l’éducation que vous avez apportée à vos enfants ?
J : ma femme et moi-même on leur a apporté les bases, c'est-à-dire le respect d’autrui, l’honneté et surtout le savoir vivre
B.L : j’ai du mal à vous imaginer papa, je vous imagine toujours le Jacky de la télévision qui aime faire…
J : Ha non c’est différent le papa du Jacky de la télévision, c’est un autre Jacky !
B.L : vous pouvez me signer votre œuvre ?
J : mon œuvre, vous appelez ca une œuvre, je signe Jacky c’est ca ?
B.L : vous signez vraiment comme vous voulez, vous pouvez signer Jacky qui est papa ou le Jacky de la télévision
J : non, non Jacky !
B.L : vous n’avez qu’une seul signature ?
J : ben mon prénom oui, sinon mon nom de famille j’ai une autre
B.L : non mais chez le banquier vous signez comment ?
J : je signe de mon nom, JAKUBOWCZ, je ne signe pas Jacky chez le banquier
B.L : ca ferrait bizarre ?
J : oui, chez le banquier et ailleurs
B.L : parce que ca ne sera pas crédible
J : ben si je signe Jacky mon chèque ne sera pas accepté. Mais en même temps chez mon banquier je ne signe pas parce que je n’ai rien n’à lui signer. Mais quand je paye l’EDF et tout ca je signe JAKUBOWCZ
B.L : non mais par exemple vous n’avez pas une signature qui fait dessin ?
J : non parce que je ne suis pas un dessinateur
B.L : parce que ca ne se fait presque plus de signer son nom et son prénom
J : ben moi je le fais JAKUBOWCZ, et en plus c’est compliqué !
VERY OFF (4min35)
J : il soigne ses cadres,
B.L : comment ?
J : il soigne ses cadres
B.L : ben c’est le meilleur cameraman
J : cadreur
B.L : cadreur, cameraman
Cameraman : c’est bon on peut y aller, sa tourne
J : c’est terrible ca pour …
B.L : non ca va vous êtes bien
J : pour les triples mentons.
J : tout une mise en scène
B.L : ouai
J : après le Montage tout ca, donc je pourrais le voir enfaite sur le site ?
B.L : comment ?
J : je pourrais le voir sur le site
B.L : bien sur ! Mais de toute façon je vous enverrez un mail pour vous dire qu’il est en ligne
J : Ha ben j’espère
B.L : et puis après je vous direz pour les enchères de tout façon on reste en contact
J : oui, une fois qu’il est en lige, je veux bien voir ca.
J : moi je n’aime pas les gens, parce qu’il y en a ils sont copains avec leur enfant. Je ne suis pas le copain, ce n’est pas une copine, c’est ma fille. Et je trouve que ce n’est pas bien d’être copain avec ses enfants, ca n’empêche pas de sortir ensemble de rire ou autre chose, mais je ne suis pas leur copain. Vous avez des enfants ?
B.L : non, mais moi je partage se que vous venez de dire
J : mais vous êtes jeune ?
B.L : je partage se que vous dites !
J : oui, il faut bien faire la différence, sinon c’est un enfer. Quand je vois des copains à moi avec leur enfant ouai, ouai qui fume des joints devant eux, non, non
B.L : et avec votre femme, c’est la mère de vos deux filles ?
J : oui, oui que je connais depuis 33 ans, on s’est connu en 76, et oui c’est la même femme, c’est mon équilibre. Comme je fais un métier de barge, j’aurais jamais put vivre avec quelqu’un qui fait ce métier.
B.L : et elle fait quoi elle ?
J : la, elle ne travail plus, sinon elle travaillait avec son père qui avait une agence de voyage, donc dans le tourisme, ca n’a rien avoir
B.L : c’était important pour vous de trouvez quelqu’un …
J : super important, j’ai tout de suite compris qu’il ne fallait pas que je trouve une actrice… ben non, on fait un métier tellement barge que quand je rentre chez moi il faut qu’il y ai un rééquilibre
B.L : c’est bizarre de comprendre ca aussi vite
J : oui j’ai compris ca très, très vite, quand ca a commencé à marcher pour moi je me suis dit oulalala. Parce que évidemment quand sa marche pour moi, même si on est moche mais qu’on fait de la télé, toutes les nanas sont la, pas toutes mais beaucoup.
B.L : et à quel moment vous vous dites ca y est ca marche pour moi ?
J : platine 45, ca a vraiment décollé
B.L : et donc la vous, vous dites ca y est ca part et j’ai besoin d’un équilibre, par chance vous rencontrez quelqu’un qui vous convient ou vous avez cherché avant
J : je ne cherche pas c’est une rencontre en 75, je ne cherche pas c’était un weekend à la Baule je rencontre quelqu’un. On s’est rencontré d’un commun d’accord
B.L : mais elle, elle s’avait se que vous faisiez, elle vous avez déjà vu ou pas ?
J : non parce que je ne faisais pas de télé à l’époque, chose très important, j’étais attaché de presse. Ha oui, oui j’ai eu un vrai coup de foudre mais on n’est pas sorti ensemble tout de suite, on est sorti ensemble un an après, on s’est apprivoisé. Je ne sais pas pourquoi, je l’ai vu dans un restaurant, elle est venue accompagner d’un copain à moi, donc elle a diné à notre table, on était 8 et voilà je suis tombé amoureux d’elle, physiquement parce qu’il n’y avait rien, je ne lui avait même pas adressé la parole, elle était rentré dans la pièce.
B.L : et elle ?
J : elle non, il a fallut, on en a parlé après
B.L : qu’elle vous apprivoise.
B.L : vous n’avez pas voulu faire plus d’enfant que ca
J : non, deux c’est bien et que des filles
B.L : ha bon pourquoi ?
J : parce que je suis plus un papa à fille, qu’un papa à garçon
B.L : et comment on est un papa à fille qu’a garçon ?
J : ben je ne suis pas très bagarreur, je ne suis pas très sportif, je n’aime pas les jouets de garçons ca fait du bruit
B.L : alors que les Barbie et tout ca …
J : oui voilà, mes filles avaient des Barbie et tout ca, je suis un papa à fille. Bon j’en voulais une, j’en ai eu deux c’est génial. Mais je suis un papa à fille.
VERY PROMO (8min46)
B.L : Jacky vous êtes face ai miroir
J : bonjour
B.L : vous êtes à présent face au miroir, ca vous plait se que vous voyez ?
J : ben c’est moi, ca ressemble à un vieux juif un peu flétri
B.L : moi je ne trouve pas, si je n’avais pas connu votre nom de famille, jamais je n’aurai pensé que vous étiez juif
J : ha ben c’est gentil, c’est sympa, après on va croire que je tiens des propos antisémite. Si j’ai un peu le faciesse d’un juif Ashkénaze, se que je revendique et que j’aime bien en plus, j’adore mes origines enfaite.
B.L : et alors quand vous, vous regardez comme ca, vous vous dite quoi ?
J : ben je me dis que pour 61 ans je ne suis pas trop mal conservé, j’ai un peu forcé de la, j’ai les cheveux blancs mais je ne suis pas trop chauve, donc j’en connais à mon âge qui sont plus décalqué que moi.
B.L : vous animez tout les après midi le JJDA, le Jacky Journal d’aujourd’hui sur IDF1, quel est image que vous renvoyez sachant que vous ne vous regardez peut être pas dans un miroir tout les jours
J : je ne me regarde jamais dans un miroir sauf quand je me rase, parce que je suis obligé de regarder se que je fais, sinon je ne me regarde pas
B.L : c’est plus pratique. Mais l’idée aujourd’hui c’est qu’on recherche des jeunes demoiselles, plutôt jolie pour la télévision, vous c’est parce que vous avez été pistonné par votre ami que vous êtes encore à l’antenne
J : non, parce que Jean –Luc Azoulay c’est mon ami et s’il pensait que j’étais un mauvais animateur, il ne m’aurait pas mit à l’image. On fait bien la différence entre l’ami et le travail
B.L : c’est vous qui avez proposé cette émission la ?
J : euh de conserve je dirais, nous en avons discuté de conserve ou de concert les deux se disent.
B.L : et alors il en ai ressorti cette émission la que vous animez tout les jours, vous animez toujours pas de pitié pour le net ?
J : non, on a animé cette émission avec Dorothée l’année dernière et on ne l’anime plus
B.L : pourquoi ca c’est arrêté
J : ca c’est arrêté parce que Jean-Luc Azoulay avait décidé de l’arrêter et c’est lui qui décide, il voulait passer à autre chose. Et Dorothée a fait un petit repos télévisuel, mais elle va revenir d’ici un mois ou deux, on va présenter une émission ensemble.
B.L : ca vous agasse qu’on vous fasse toujours des interviews et qu’on vous parle toujours de Dorothée ?
J : non, parce que c’est une amie et que j’ai fait le club Dorothée pendant 10 ans et récré à deux pendant 10 ans, ca veut dire qu’on a travaillé ensemble pendant 20 ans et on continu en ce moment sur IDF1, donc c’est normal qu’on parle de Dorothée ca ne m’agace pas c’est une amie.
B.L : je vais vous poser la question à l’envers, vous préféreriez qu’on ne parle que de vous ?
J : pas du tout, on peut me parler de Dorothée, d’Antoine de Caune, de Lio, de tout les gens avec qui j’ai collaboré, ca ne me dérange pas.
B.L : c’est vrai parce que votre carrière est assez riche, vous avez parlé d’Antoine de caune, il y a Gainsbourg aussi. Vous avez rencontré pas mal de personnalité, tout au long de votre carrière, on vous à fait confiance à des moments donné et puis maintenant vous vous retrouvez chez IDF. Quand vous voyez ce parcours la, vous vous dites si j’avais géré ma carrière autrement j’aurais pu finir sur TF1.
J : non j’ai démarré sur la 2, j’ai continué sur la 1 et terminer sur une chaine, fin terminer je ne sais pas d’ailleurs mais continuer sur une chaine de la TNT ca ne me dérange absolument pas, je vais ou le vent me pousse, je ne suis pas un carriériste, je n’ai jamais quémandé quoique ce soit en télé, c’est toujours les gens qui sont venu vers moi, je ne sais pas pourquoi
B.L : la dernière fois avant Azoulay c’était quoi ?
J : c’était TFJ qui se montait en 98, le directeur m’a appelé en me disant voilà est ce que tu veux faire une émission, j’ai fais affaissé un concept j’ai appelé ca le Rabbi Jacky show, c’était un tête à tête voilà
B.L : un tête à tête avec des célébrités ?
J : oui avec des peoples
B.L : pourquoi toujours cette envie de parler avec …
J : Ha ben moi j’adore poser des questions en télé. De tout se que j’ai fait en télé et j’ai fait beaucoup de chose, se que j’adore c’est l’interview, c’est découvrir les gens, poser des questions à ma manière, les réponses, rebondir sur les réponses. J’adore poser des questions, moi j’adore l’interview voilà, mais j’adore aussi qu’on me pose des questions.
B.L : j’ai questionné des gens autours de moi et Jacky c’est vraiment collé à Dorothée
J : ben oui je suis collé à Dorothée
B.L : et est ce que c’est pour ca que vous avez décidé d’écrire docteur Jacky et Mister Rock ?
J : non et euh d’abord ce n’est pas moi qui ai décidé, c’est Flammarion et Laurent Chollet
B.L : encore une fois on vient vous chercher
J : oui voilà, c’est Laurent Chollet éditeur chez Flammarion qui m’a proposé de faire ca, moi je n’en avais pas du tout l’idée ni l’envi au départ. Et ca a été une vraie thérapie, très délicate, très dure et très longue, je ne regret pas de l’avoir fait, mais c’était vraiment un exercice très difficile. J’étais vidé, vidé, vidé à la fin de l’écriture de ce livre, c’était très difficile de parler de moi sur 300 pages et l’idée que j’ai eu justement c’est de faire intervenir des amis qui me connaissaient bien, et ce n’est pas forcement élogieux mais je les ai placés quand même.
B.L : pourquoi vous dites ca, qui vous à le plus blessé dans cet ouvrage ?
J : personne ne m’a blessé, et c’est vrai que j’ai des défauts, il en parle bien, et je ne voulais pas justement qu’il y ai, que des qualités donc je leur ai dis, dites vraiment se que vous pensez de moi défaut compris.
B.L : pourquoi Flammarion vient vous chercher, qu’est ce qu’ils attendent ?
J : Ha ben je n’en sais rien il faut demander à Laurent Chollet
B.L : mais si vous savez bien, ils vous disent on veut faire un livre
J : ben voilà parce que je suis une personnalité, peut être parce que je suis connu, que j’ai un parcours atypique. Laurent Chollet par contre connaissait tout mon parcours d’attaché de presse, toutes les émissions que j’ai présentées et voilà, il m’a demandé, si ca m’intéressait
B.L : le livre est sorti en 2007, il y a eu des échos, il a eu la presse qui a écrit des choses ?
J : oui, oui le livre a été bien … assez apprécié, j’ai fait pas mal de télé, de radio, j’ai eu des bonnes critiques en presse. Il a été bien reçu
B.L : vous avez toujours ce coté optimiste qui dit on est bien, on va bien
J : je ne suis pas optimiste, je suis fataliste
B.L : c'est-à-dire ?
J : ben je suis fataliste, se qui arrive, arrivera, mais je ne suis pas pessimiste en tout cas, ca c’est sur.
B.L : mais à chaque fois que je vous pose une question ca va, tout va bien
J : non mais ca va, mais je ne suis pas le plus heureux du monde, quelqu’un qui dit ca va est un crétin, il y a toujours pleins de truc qui ne vont pas, mais je ne vais pas en parler
B.L : mais qu’est ce qui ne va pas par exemple
J : ouai, mais non je n’en parle pas. Fin pas pleins de truc, il y a toujours des trucs qui ne vont pas, mais je relativise, parce que quand on fait ce métier on ne peut pas se plaindre.
B.L : mais du coup, ca crée deux mondes, le monde de la vraie vie et le monde artistique
J : oui, oui ca se mélange, il y a des petits trucs qui ne vont pas, mais c’est truc ne sont pas fondamentalement important, par rapport au truc qui vont, ca s’efface.
B.L : je vais poser la question autrement, si vous aviez une baguette magique et que vous pouviez changer quelque chose dans votre vie, ca serait quoi ?
J : changer ? Ho ben je ne changerai pas grand-chose moi maintenant, non se qui m’arrive j’aime bien. Bon ouai il y a des petits trucs comme en ce moment ma fille ainé est au chômage j’aimerai qu’elle retrouve du travail par exemple, ca sa me chiffonne.
B.L : fait un appel !
J : ouai mais non elle se débrouille
B.L : et donc après l’autre question plus familiale aujourd’hui, vous me disiez hors antenne que vous avez rencontré l’amour et que c’était important pour vous d’avoir un vrai équilibre, vous êtes toujours avec la même femme, vous avez fait deux enfants avec elle
J : absolument, je pense qu’on fait un métier de barjo, on est extrêmement sollicité et je pense, j’ai vite compris qu’il fallait que je trouve quelqu’un qui ne fasse pas mon métier, parce que quand je rentre chez moi j’ai un vrai équilibre, une vraie vie de famille quoi. Mais je ne dis pas que je détiens la vérité parce qu’il y a des tas de gens qui sont animateurs et qui fréquentes … qui changent de femme, qui divorce, qui ont des enfants, les familles recomposé ce n’est pas mon truc.
B.L : c’était important ca pour vous…
J : la famille oui c’est très important, une femme, deux enfants, c’est peut être le coté conventionnel que j’ai en moi parce que j’ai une folie sinon. Mais pour moi j’ai besoin de me retrouver avec ma femme et mes enfants et mes proches, et mes amis.
B.L : alors l’autre question …
J : parce que je suis très fidèle en amitié également
B.L : vous dites que vous avez une vraie folie, c’est vraiment vous ou c’est un personnage que vous vous êtes inventé ?
J : non c’est moi, ma vie, je ne me force pas, je ne me suis jamais forcé devant les caméras, oui parce que je suis un peu fou, vous savez, en plus se n’est pas moi qui le dit, se sont mes proches. Mes filles me disent que je suis à l’ouest voilà c’est une expression
B.L : vous pouvez vous retourner et regarder cette caméra la. Si vous aviez un message, à faire passer aux internautes ou vous adresser directement à eux, vous auriez envi de leur dire quoi ?
J : je leur dirais de profiter de la vie au jour, le jour, que ca peut s’arrêter du jour au lendemain Carpe Diem et surtout il faut vraiment avoir des passions et y aller à fond voilà et s’éclater.
B.L : et la si vous vous regardez vous pensez que se que vous venez de dire aux internautes vous vous l’êtes appliqué toute votre vie ?
J : oui, oui toute ma vie et je continuerais à l’appliquer tout les jours tant que je serais en vie.
VERY PLUS (3min13)
B.L : allez-y pardon je vous écoute, je vous avez prévenu que j’allais regarder les autres et tout mais je vous entends, je n’entends que vous, donc vous étiez ensemble… C’était une belle période de votre vie à ce moment là, vous avez des souvenirs précis ?
J : de ?
B.L : de ce talk la sur internet
J : ha oui j’ai adoré, en plus tout le monde venaient, tout le monde. Ben Louis Chedid dont on parlait tout à l’heure, tout le monde, Calogero, tout le monde venaient !
B.L : mais la il venait parce que c’était vous, parce qu’ils aimaient se que vous faisiez ?
J : je pense parce que c’était moi et parce que c’était un des premiers talk show sur le net, que je referai bien d’ailleurs
B.L : l’appel est lancé d’ailleurs, il y a deux caméras vous pouvez le dire. Avec qui justement vous aimeriez bien faire un talk show ?
J : ben avec vous, chez vous !
B.L : vous avez raison de parler de popularité parce que le rock, ce n’est pas forcement être populaire
J : non mais je veux dire les enfants du Rock en 2009 sera supprimé au bout d’un mois, parce qu’il n’y aura pas assez d’audimat. A l’époque les gens se foutait de l’audimat complément, les directeurs de chaine. C’était une niche, c’était le samedi soir à 22h30, on faisait, je ne sais même pas comment on faisait parce qu’on faisait très peut, mais suffisamment pour contenter les directeurs de chaine de l’époque et l’occurrence Pierre Degro, et il était satisfait de l’émission même s’il n’y avait qu’un million de fidèle, il voulait faire une émission de rock sur sa chaine.
B.L : c’est Pierre Lescure qui était le directeur des variétés …
J : le créateur des enfants du Rock et de Platine 45 c’est Pierre Lescure exactement
B.L : donc directeur des variétés sur antenne 2, la on est en 1982
J : absolument, donc il me demande de présenter une émission de Hit parade, qui était un top 50 avant la date, parce que le top 50 sur canal + à démarré en 87, en 84 pardon et moi j’ai démarré en janvier 82, platine 45.
B.L : quelques années après vous enregistrez votre premier 45 tour, pas avec n’importe qui
J : avec Lio, un 45 tour qui s’appel tu étais ou ? Et qui n’était pas mon premier 45 tour, mon premier 45 tour c’était chez AB disque, qui s’appelait tout augmente sauf l’amour
B.L : c’est vous qui avez écrit cette chanson la
J : euh non, tout augmente sauf l’amour, ou tu étais ou ?
B.L : euh non tout augmente sauf l’amour c’est Jean-Luc Azoulay et la face B c’est Etienne Daho, mon avion et moi.
B.L : Jean-Luc Azoulay pour ceux qui ne le connaisse pas on va resituer.
J : Jean-Luc Azoulay c’est donc le producteur du club Dorothée, le producteur de disque de Dorothée, le producteur de spectacle de Dorothée et en 2009, il dirige la chaine IDF1 et le JLA groupe qui produit des fictions lourdes comme Brigade Navarro, L’instit voilà.
B.L : pourquoi on n’a pas cette image de vous aujourd’hui
J : ben je l’ai fait souvent à Platine 45 j’avais une manière bien à moi de poser des questions, quand je faisais de la radio, je faisais une quotidienne sur Europe 1 pareil j’étais avec un people, j’ai fais 3 ans sur Skyrock j’ai fait une émission qui s’appel ou sont les caméras, pareil c’était avec un people, j’ai fait que ca quoi. Ouai et c’est bizarre que vous n’ayez pas cette image de moi, parce que vous n’avez pas suivi tout se que j’ai fait
B.L : pourtant j’ai lu, j’ai regardé, j’ai lu et surtout …
J : moi j’adore l’interview !
VERY NET (VOS QUESTIONS - SES RÉPONSES) (10min09)
B.L : Jacky vous êtes face maintenant
J : on vous voit jamais vous devant la caméra ?
B.L : non jamais, ben je ne suis pas très fan de mon image
J : vous préférez rester dans l’ombre
B.L : oui je préfère vous voir vous
J : mais pourtant vous êtes mignonne
B.L : Ho vous êtes sympa
J : non mais je le pense vraiment
B.L : j’espère bien que tout se que vous nous avez dit jusqu'à présent vous le pensiez
J : oui vraiment
B.L : mais la l’idée c’est qu’on fasse toute la lumière sur vous. Vous êtes maintenant face aux questions des internautes, donc vous allez pouvoir lire leur nom, leur prénom, leur ville et j’espère que vous allez être également sincère et que vous allez répondre le plus précisément et justement possible.
J : on démarre, Farid de Lyon : mangez-vous encore des araignées vivantes avec Richard Gotainer ? Alors effectivement vous êtes très bien renseigné, bon il faut dire que j’en parle dans mon livre. Oui à l’âge de 12 ans avec Richard Gotainer nous mangions des araignées vivantes, c’était des faucheuses exactement en colonie de vacance. Et non je ne mange plus d’araignée vivante avec Gotainer, mais nous mangeons ensemble des araignées de mer, c’est très bon les araignées de mer vous savez quand elles sont cuitent au court bouillons, donc il m’arrive de manger des araignées mais de mer uniquement.
B.L : et est ce que encore aujourd’hui Richard Gotainer fait parti de votre vie ?
J : oui, absolument, puis on est slave tout les deux et l’âme slave vous savez se que c’est triste joyeux / joyeux triste car il est juif polonais comme moi
B.L : comment il va aujourd’hui ?
J : il va très bien richard, il a fait une série de concert l’année dernière à l’Alhambra, euh il fait de la pub, il va sortir un album, tout va bien.
B.L : vous de votre coté votre carrière aura été très surprenante, et il y a eu de beau haut et de beau bas
J : euh bas quel niveau ?
B.L : bas la période du désert un peu compliqué à gérer
J : moi je n’ai pas connu, vous parlez de quel période, l’après club Dorothée
B.L : l’après club Dorothée !
J : ben j’ai rebondi assez vite et enfaite je suis resté 3 mois au chômage, au Assedic, se qui est très peu, car au bout de 3 mois, j’ai travaillé chez TFJ qui est une télévision juive et ou je faisais un talk show qui s’appelait le Rabbi Jacobs show, après j’ai été journaliste à entre vu et après j’ai fait ma boite de prod, ca s’appelait une grosse boite Américaine ou je produisais des émissions de télé
B.L : c’était une toute petite boite française, c’est pour ca que vous l’avez appelé comme ca
J : oui c’est ca, donc je n’ai jamais eu de traversé du désert quoi. Pour moi 3 mois après 20 ans de dur labeur, je me suis reposé 3 mois. Je ne considère pas moi avoir eu une traversé du désert, même si les autres on eu l’impression que.
B.L : je dis ca parce que vous dites, je suis mort le 31 Aout 1997, le même jour que Lady D, sauf que moi c’était pour la télévision et elle pour la vie.
J : c’est beau, c’est la première phrase de mon bouquin. Mais oui parce que effectivement le jour ou le club Dorothée c’est arrêté c’était le 31 Aout 2007, le jour de la mort de Lady D et j’avais l’impression de oui, j’avais l’impression d’être mort.
B.L : c’est pour ca que je vous parle de haut et de bas
J : non mais vous avez raison parce que personnellement, je ne pensais même pas reprendre mes activités aussi vite, c'est-à-dire 3 mois après en décembre 97
B.L : moi j’ai l’impression peut être que je me trompe vous allez me le dire, mais j’ai l’impression que quand on est une personnalité de la télévision, l’essentiel c’est d’être à l’image, c’est important
J : pas forcement, au début oui on mange la caméra on est la comme un fou des qu’il y a une caméra on fait n’importe quoi. Fin maintenant et depuis 10 ans je prends autant de plaisir à être producteur, qu’être animateur, c’est un plaisir différant mais il est aussi important pour moi
B.L : et votre image vous l’assumez aujourd’hui ?
J : complètement, moi j’assume tout se que j’ai fais
B.L : alors on peut passer à la question suivante
J : André de Nice : Au début de votre carrière vous êtes rapidement devenu une référence dans l’émission de rock, puis vous êtes passé au club Dorothée, comment avez-vous vécu ce changement d’image ? Alors justement je vais expliquer, j’ai toujours présenté, quand je présentais des émissions de rock, j’ai toujours présenté des émissions pour enfant, je n’ai jamais présenté uniquement des émissions de rock. J’ai démarré la télé avec Chorus, 3 mois après je faisais récré à deux, 3 mois après je faisais platine 45, voilà donc j’ai toujours présenté des émissions de rock, des émissions pour teenagers et des émissions pour enfant, donc je n’ai pas eu a assumer d’image, parce que mon image a toujours été la même avec trois émissions différentes.
B.L : dans le souvenir collectif Jacky c’est le club Dorothée
J : oui parce que c’est l’émission la plus populaire que j’ai présenté, donc c’est normal qu’on se souvienne de moi
B.L : c’est celle que vous avez présenté le plus longtemps aussi
J : oui, 10 ans, 10 ans ! Les enfants du rock, ca a duré quand même 5 ans, Platine 45 6 ans et récré à deux 10 ans.
B.L : donc en 85 vous enregistrez votre premier 45 tour en duo avec Lio, ca fait quoi à ce moment la, vous vous dites à c’est top
J : c’est génial, parce qu’on s’est connu sur les plateaux de Platine 45, elle venait assez souvent surtout avec son compagnon de l’époque Alain Chamfort et on avait envi de faire un truc ensemble mais on ne savait pas trop quoi. Et un jour Alain nous a dit fait un duo tout les deux, j‘ai un départ de chanson, il avait juste le refrain qui faisait tu étais ouuuu, ouuuu et on a confié les paroles à Boris Bergman qui à l’époque écrivait les paroles de l’album de Baschung, qui est un ami Boris Bergman dit bobo, que je vois toujours
B.L : à quel moment de votre carrière vous vous dite ca y est je suis au sommet je suis la ou j’ai envi d’être ?
J : de toute façon je n’ai jamais envi, on ne s’en rend pas compte, c’est prétentieux de dire je suis au sommet, mais je ne voulais pas être au sommet, je voulais être devant la caméra, faire le crétin et voilà j’ai tout fais, que ce soit faire des émissions, j’ai chanté, j’ai chanté avec Lio, j’ai chanté avec Dorothée, j’ai fait des comédies musicale avec Dorothée, je m’appelais Jacky chlauren
B.L : vos parents étaient fiers de vous ?
J : au début mon père avait peur, il me disait comment tu va gagner ta vie avec ca, il voulait que je fasse tailleur, il avait des boutiques de fringues, il voulait que je les reprenne, j’ai dit non. Et puis mon père oui mais c’est bien, mais tu devrais mettre une cravate comme Michel Drucker, mon père il était assez comme ca et puis quand il a vu que je devenais vedette, parce que j’étais quand même vedette pensant les années 80, ce n’est pas moi qu’il le dit, donc je peux le dire. Je gagnais très bien ma vie, donc il était content pour moi. Il avait peur que je ne gagne pas ma vie donc voila, il disait animateur ce n’est pas un métier, je lui disais papa laisse moi faire, laisse moi faire, et de tout façon même s’il ne m’avait pas laissé faire je l’aurais fait
B.L : mais du coup, il était fière ou pas ?
J : oui très fière, ma mère gardait absolument tout… moi je ne garde absolument rien, les dossiers de presses et tout ca… et ma mère garde tout.
B.L : vous êtes un grand collectionneur aujourd’hui ?
J : oui je suis un grand collectionneur mais pas de moi. Mais elle a tout gardé, au décès de ma mère j’ai tout retrouvé c’est assez hallucinant, pleins de classeurs sur les papiers que je faisais à l’époque. Et oui je suis un collectionneur de vinyle surtout.
B.L : on va pouvoir passer à la question suivante.
J : Marie de Toulouse, à quel moment de votre vie, vous êtes vous senti le plus honteux ? Euh … peut être à un moment de ma vie ou j’ai un peu menti à mes parents, je n’aime pas ca, je ne suis pas un menteur et c’est vrai que j’ai menti à mes parents, 17, 18 ans
B.L : vous avez dit quoi ?
J : ben je disais que je partais en voyage alors que c’était faux, je leur disais que je restais à Paris avec ma petite amie de l’époque, fin je leur mentais et ca ce n’est pas bien. Mais alors le plus honteux je pense que maintenant je peux le dire, le plus honteux c’est un jour j’ai mangé et ca je m’en veux vraiment, j’ai menti à mes parents, c’est un jour j’ai mangé le jour de Kippour, je m’en veux vraiment. Et la j’avais honte parce que le Kippour chez les juifs c’est quand même la fête du grand pardon et il y a un jeûne de 24 heures et j’ai mangé, un sandwich
B.L : c’était bon au moins ?
J : oui, j’avais 14, 15 ans je crois
B.L : c’est ca qui est important. Mais je pensais que vous alliez me raconter un souvenir justement de votre carrière ou …
J : non mais le plus honteux c’est ca, le jour de Kippour c’est terrible.
B.L : vous n’en avait pas assez qu’on tape sur votre image Jacky ? On dit que vous êtes un peu ringard que vous êtes …
J : Ha bon qui a dit que j’étais ringard ? Vous ?
B.L : non je ne le pense pas du tout en plus ! Mais voilà que le club Dorothée c’était bien, mais que ce n’était pas forcement …
J : non mais en France quelque soit la discipline artistique, des qu’on réussit on est ringard
B.L : Ha vous pensez vous ?
J : oui les français, n’aime pas la réussite, fin les journalistes tout ca, se qu’on appel les médias
B.L : non mais il y a une différence entre les français et les médias
J : non, non mais justement les médias qui nous regardaient à l’époque ne regardaient pas le club Dorothée. Parce que le club Dorothée par essence passait dans la journée et ils travaillaient. Mais ils nous critiquaient parce que ca marchait bien et ils trouvaient ca ringard alors qu’on a amusé des millions, des millions d’enfant.
B.L : vous en êtes fière vous de ca ?
J : oui Ha oui, parce que j’adore les enfants et que je suis très content d’avoir amusé les enfants. A recevoir de l’eau sur la tronche, des tartes sur la tronche et à faire une émission qui s’appelé pas de pitié pour les croissants, qui était l’ancêtre du sitcom, c’est se que canal + a fait mais plus tard.
B.L : se qui veut dire que si je vous avez rencontré à 19 ou 20 ans, vous auriez été le même à vus justifier de tout, déjà à l’époque vous vous justifiez.
J : oui mais moi je n’ai pas à expliquer, vous me posez la question. Mais le club Dorothée était critiqué par des gens qui ne le voyaient pas.
B.L : et vous qui le regardiez quelle regard aviez vous, parce que vous étiez à l’intérieur mais après vous regardiez les images
J : non jamais, je ne me regarde pas à la télé !
B.L : si demain on vous laisse carte blanche à la télévision, vous faites quoi ?
J : je voudrais faire un Led show sur une chaine préhistorique comme France 2 ou TF1. Un Led show c’est une deuxième partie de soirée avec pleins d’invitées, avec des interviews à la Jacky, des questions un peu débridé, un ton un peu impertinent, voilà se que j’ai envi de faire.
B.L : pourquoi on ne vous le propose pas ?
J : ben je l’ai proposé à des décideurs et on m’a toujours refusé de la faire, ben je ne sais pas
B.L : ben si, ils vous donnent bien une réponse
J : la réponse c’est non Jacky tu n’a pas cette image, c’est un changement d’image radicale. Donc voilà qu’est ce que vous voulez que je dise, c’est eux qui décide, on les appelle les décideurs
VERY INDISCRET (7min58)
B.L : Jacky vous avez en face de vous
J : bonjour
B.L : à chaque fois on se redit bonjour, ok si vous voulez
J : bonjour,
B.L : bonjour,
J : bonjour fidèle téléspectateur
B.L : ou internaute
J : fidèle internaute
B.L : il va falloir s’adapter maintenant vous savez avec les nouvelles technologies.
J : vous savez j’ai été un des premiers à faire des talk show sur internet. C’est Michel Field qui avait lancé un site internet qui s’appelait plus fort que la télé.com.
B.L : vous l’expliquez dans votre ouvrage
J : donc se que vous faites la je l’ai fait en l’an 2000
B.L : en l’occurrence c’était plus un talk show, nous c’est plus une interview confidence
J : Ha oui mais moi c’était un talk show, un face à face qui durée une demi heure, à ma manière. Et j’adorais ca mais après il a été obligé d’arrêter parce que c’était en fond propre et il n’avait plus d‘argent. C’était trop tôt mais je pense que s’il le referait maintenant, ca marcherait comme vous
B.L : mais pour l’instant vous avez en face de vous 5 questions dont une invisible, vous choisissez celle qui vous plait.
J : l’invisible !
B.L : si vous voulez commencer par la question invisible
J : Ha l’invisible c’est vous qui l’avez ?
B.L : non c’est vous, c’est vous qui avez la question invisible, c'est-à-dire vous tirez la question invisible et vous posez la question que vous voulez
J : alors je vais commencer par celle la
B.L : allez, on commence par celle que vous voulez
J : A quel question n’avez-vous jamais trouvé de réponse ? Moi j’ai réponse à tout
B.L : non mais il y a bien peut être …
J : non, ben non
B.L : non mais pas forcement une question que quelqu’un d’autre que vous, vous pose
J : non mais une question que je me pose moi, une question existentielle, mais les questions que je me pose, j’ai réponse à tout ! Quel est la quoi que vous n’avez jamais osé dire à une femme ?
B.L : la vanne je crois, la vanne !
J : Ha non mais comme je vous l’ai dit tout à l’heure je crois que j’ai tout dit, j’étais une horreur avec les filles, j’ai fais pleurer les femmes. Fin les jeunes filles quand j’avais 16, 17 ans
B.L : mais alors la plus grande vanne que vous ayez fait à une femme c’était quoi ?
J : vanne ou un truc …
B.L : je pensais que vous aviez réponse à tout Jacky
J : ouai j’ai réponse à tout, mais j’en ai fait tellement des vannes et des méchancetés quoi. Je me souviens, j’ai fait pleurer une fille qui avait 23 ans et qui était très, très forte, j’ai bien insisté sur ses rondeurs pendant 10 min et je m’en veux maintenant parce que ce n’est pas bien, mais vraiment j’ai été très méchant
B.L : vous vous souvenez de son prénom, vous pouvez lui dire pardon, c’est le moment elle vous pardonnera peut être
J : Claudine, Claudine si tu me regarde pardon, on s’était rencontré dans les années 70 même 72, juste avant que je bosse et c’était dans une station de sport d’hiver qui s’appel Méribel et je t’ai un peu chargé, je m’en excuse, pardonne moi, 40 ans plus tard à peu prêt.
B.L : maintenant que vous êtes marié et que vous avez deux enfants, vous ne pouvez pas lui proposer une nuit d’amour pour oublier, non ?
J : non ce n’est pas possible
B.L : ca fait désordre
J : ca fait relativement désordre
B.L : ca fait désordre devant les deux caméras
J : non mais même derrière je suis un garçon … j’ai passé l’âge
B.L : on peut passer à la question suivante
J : alors quel est votre plus grand regret ? Mon plus grand regret c’est de ne pas savoir jouer d’un instrument de musique !
B.L : Ha bon ?
J : oui c’est étonnant mais c’est comme ca. Je voulais être musicien mais je m’y suis mal prit, je m’y suis pas prit du tout et la il est trop tard, je n’ai pas réagit à temps et c’est vraiment mon plus grand regret j’aurais voulu jouer du piano ou de la guitare.
B.L : vous pensez qu’il est trop tard ?
J : oui maintenant à 61 ans, je n’ai plus la patience parce qu’il faut apprendre, quoi qu’il est jamais trop tard peut être pas. Mais bon c’est celui la j’aurais voulu être musicien, je m’y suis pas vraiment bien prit.
B.L : d’accord, on passe à la question suivante
J : quel est votre plus jolie défaut ? La gourmandise !
B.L : ha ben ca ne se voit pas
J : à si je suis un peu … non ?
B.L : vous fait attention à votre image ?
J : ben quand on fait de la télé oui. Mais mon problème c’est que j’adore manger, j’adore les bonnes tables, j’adore ca voilà, c’est de la gourmandise sans aucun problème et je trouve que c’est un jolie défaut, le terme est bien choisi je trouve.
B.L : alors on peut passer à la question suivante avant d’entendre la question invisible
J : vous êtes élu président de la république, qui est votre ministre de la culture ? Bon l’actuel il n’est pas mal, mais je ne l’aurais pas choisi, c’est un peu un social traitre.
B.L : vous n’aimez pas le social ou vous n’aimez pas le traitre.
J : (rire) disons que je ne suis pas de son bord
B.L : mais le bord des traitres ou des sociales ?
J : non mais le bord politique. Ministre de la culture, ca demande réflexion, je ne peux pas sortir n’importe qui, peut être une femme, peut être une fille, alors oui moi je penserais à Valérie Lemercier !
B.L : pourquoi ?
J : parce que je l’adore, parce qu’elle est drôle, qu’elle sait bien écrire et qu’elle est cultivé. Voilà Valérie Lemercier ministre de la culture.
B.L : c’est votre amie ?
J : non ce n’est pas mon amie, c’est une nana que j’adore, fin une fille que j’adore mais que je n’ai jamais rencontré, mais peut être que je serai déçu.
B.L : ca vous est déjà arrivé des choses comme ca ?
J : ha ben oui, quand j’étais attaché de presse, j’étais fan de groupe anglais très connu et à oui j’ai été très déçu je le dis dans mon bouquin notamment.
B.L : déçu parce que …
J : déçu humainement
B.L … parce qu’ils ne sont pas sympa
J : parce qu’ils ne sont pas sympa, ils sont capricieux, surtout un comme Cat Stevens ou j’ai été très déçu, j’étais fan de Cat Stevens et à partir du moment ou je l’ai connu, je ne voulais même plus aller le voir en concert. Qui sait Valérie Lemercier… non mais elle a l’air de quelqu’un de bien.
B.L : qui sait on organisera peut être une rencontre pour vous.
J : j’aimerai bien, en plus c’est une des rares personnes people que je ne connais pas.
B.L : je vais vous demander maintenant de piocher la question invisible.
J : elle est ou ?
B.L : elle est ou vous voulez, alors vous en tirez une, la votre, celle qui est dans votre imagination et vous lisez la question que vous voulez, alors cette question c’est quoi ?
J : pourquoi tu n’es jamais devenu footballer ? Parce que j’ai une passion pour le foot. Ca fait parti d’un regret ca aussi, parce que j’adore le football et je ne suis jamais devenu footballer mais j’ai essayé, j’ai joué au racing club de Paris, dans les années 60, quand j’avais 12, 13 ans et j’étais très mauvais … j’ai voulu être footballer mais je n’ai pas pu l’être parce que je n’étais pas doué voilà.
B.L : vous nous avez dit que vous avez fait des études de journaliste,
J : oui,
B.L : Patrice Drevet pense qu’un journaliste politique et un homme politique raté et que ca peut fonctionner pour tout les autres thématiques.
J : oui mais moi je ne pense pas, j’aime bien Patrice Drevet, je le connais bien, c’est un garçon sympa mais je ne pense pas ca.
B.L : non mais je vous dis ca, sachant que vous avez voulu être footballer et que vous avez été journaliste. Vous n’avez jamais un moment donné rêvé d’être journaliste dans le foot, pour vous rapprocher de cet univers.
J : non, non mais enfaite, j’ai fait des écoles de journalisme mais j’ai jamais voulu être journaliste, mais je n’ai pas eu le temps, je voulais être dans la musique, mais peut être journaliste musicale, travailler à Rock & folk, Best … qui étaient des canards de l’époque, 100% rock, mais c’est vrai que j’ai jamais fais, c’est aussi un regret.
B.L : c’est aussi un regret ?
J : ben j’ai essayé, un jour j’ai envoyé un papier à Best et on me l’a refusé donc je n’ai pas insisté quoi.
B.L : vous êtes satisfais de vous et de votre parcours ?
J : satisfait est un bien grand mot, disons que je suis content de mon parcours, ho remarque oui, oui je suis assez satisfais, parce que c’est inattendu je ne m’attendais à faire ca. Je ne m’attendais pas du tout à faire animateur de télé pendant 30 ans, parce que ca fait déjà 30 ans que je fais l’animateur de télé. Mais bon il faut dire que je me suis laissé prendre au jeu, parce qu’au début je ne voulais pas le faire animateur et au bout de quelques années, j’ai trouvé ca bien et je m’y complet et je me suis épanouie la dedans et je suis assez content de l’avoir fait.
VERY PENSÉE (00min36)
B.L : Jacky vous avez pensé quoi de cette interview ?
J : Ha ben écoutez, je n’aime pas faire des compliments, mais vous avez posé des bonnes questions, et des questions différentes de se que j’ai l’habitude d’entendre. Parce que j’ai accordé beaucoup d’interview depuis 30 ans, mais j’ai bien aimé, je le dis sincèrement.
B.L : combien je vous ai payé pour que vous disiez ca ?
J : très cher !
B.L : plus que la normal ou pas ?
J : euh non d’habitude on me paye très cher, mais vous m’avez payé assez cher pour que je vous complimente.
B.L : un café, un verre d’eau
J : oui un café, un verre d’eau ca revient très cher, c’était de l’eau du robinet et tiède mais c’était bon quand même. Non potable, je le précise, donc je vais gerber dans quelques instants.