VERY FAN (SON ENCHÈRE) (4min14)
B.L: Dj Zébra qu’avez vous décidé d’offrir à nos internautes comme enchère ?
DJ.Z : une nuit avec un zèbre (rire) non je plaisante euh non je vais offrir euh les coulisses d’un spectacle, c'est-à-dire qu’au mois de mai, du 14 et même du 13 au 16 mai. Il va se passer 4 gros concerts, monté par les harmonies de Lille, euh des harmonies ce sont des orchestres à cuivre, et donc on va créer un grand spectacle, une espèce de rencontre entre des chanteurs et des musiciens de rocks et des musiciens classique dont je ferai parti euh à Lens, à Lille et à Paris à l’Olympia. Et donc je propose comme enchère d’offrir euh un accompagnement, une visite guidée de se que sera le spectacle. C'est-à-dire que j’accompagnerai les gens, la personne accompagnée ou pas, j’accueillerai la personne…
B.L : on peut venir accompagner alors ?
DJ Z : ben, si quelqu’un veut venir avec son enfant, ca me plairais bien d’expliquer aussi à un enfant comme ca se passe, surtout que celui il va être un peu féerique, il va se passer beaucoup de choses, plus de 150 musiciens sur scène. Donc euh j’accueil la personne, je leur explique comment ca se passe, comment c’est monté, je leur présente les artistes euh et les techniciens euh je lui explique enfaite tout les secrets de ce spectacle et cette personne aura aussi une place de choix pour assister au spectacle et je la raccompagnerai après donc ca sera vraiment une vrai visite guidée.
B.L : une place, une place de choix
DJ Z : une place de choix, c'est-à-dire une place bien placé qu’elle puisse bien voir se qui se passe, et en plus en ayant eu toutes les clés avant pour comprendre euh les coulisses de ce spectacle la, qui sera, qui sera très original pour une fois
B.L : vous allez mixer ?
DJ Z : je vais y mixer euh il y aura la grande Sophie et euh apparemment Thomas Fersen et d’autre artistes et euh notamment euh je parlais de Lens, Lille et l’Olympia, se qui sera particulier pour le gagnant qui voudra venir à Lens, c’est que ca se passera dans le stade Bollaert, avant le match du FC Lens, donc dans un stade de foot avec le public de Lens qui est juste le meilleur public de foot de France. Donc ca, sa peut être bien aussi d’accompagner ces gens la. Ca sera au choix, au choix de la personne, elle pourra m’accompagner pendant cette période du 13 u 16 mai
B.L : c’est vous qui allez choisir le montant de base de l’enchère.
DJ Z : HAAAA oui parce qu’il faut payer. Mais attention, il ne faut pas payer pour assister, mais il faut payer pour une association. Moi j’ai choisi solidarité sida, parce que s’est une association que je soutiens de puis longtemps. Et euh le montant de base et euh on va dire que s’est tout simplement le prix d’un spectacle normal. On va dire qu’on va partir sur une base de 25 euros, voilà.
B.L : 25 euros c’est le montant de base
DJ Z : c’est le montant de base, c'est-à-dire que je trouve que 25 euros donné à solidarité sida, c’est un bon montant, après si les gens veulent donner plus pour l’association, c’est encore mieux
B.L : et alors parlez nous de cette association, pourquoi l’avoir choisit ?
DJ Z : ben parce qu’ils font vraiment euh beaucoup, beaucoup d’action de terrain pour lutter contre euh le sida. Pour prévenir les gens sur les dangers du sida. Ils sont sur le terrain notamment des festivals rock, puisqu’ils organisent Solidays et aussi la nuit du zapping et d’autres choses, la ou il y a des risques, la ou les gens boivent parce qu’ils sont dans la fête. Donc je trouve ca vraiment bien qui soit sur ce terrain là, moi ca me touche particulièrement parce que je suis dans cet univers la aussi. Et donc j’ai joué 4 fois pour Solidays et on s’est rapproché je les connaît et je sais qu’ils font vraiment un très, très bon boulot, donc je les soutiens
B.L : et vous avez vu quand vous parlez d’une association, et que vous mettez tout votre cœur, nous on récupère la lumière, tout s’éclaire
DJ Z : (rire)
B.L : c’est pas magique !
DJ Z : Ha le lustre
B.L : donc on peut rencontrer Dj Zébra, c’est au mois de mai
DJ Z : c’est au mois de mai, à Lille, Lens et Paris
B.L : Merci pour votre générosité, j’espère que les enchères vont grimper !
DJ Z : j’espère aussi !
B .L: A combien, vous pouvez imaginer ?
DJ Z : ha non plus vous donnerez pour euh le sida, enfin euh pour solidarité sida mieux ce sera. Un bon montant pour une association à but humanitaire euh idéalement ca serait 150 euros. Si ca peut monter jusque là ca serait génial
VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (10min16)
B.L : Dj Zébra bonjour,
DJ Z : bonjour
B.L : on est ravit de vous accueillir ici. On va commencer cette interview, en vous offrant votre journal de naissance.
DJ Z : ho c’est pas vrai, (rire) alors ca c’est la première fois qu’on me fait ca. C’est du wikipédia massif que vous avez fait (rire)
B.L : alors l’idée enfaite de ce journal de naissance, euh c’est que vous avez toutes les informations, tout se qui s’est passé le jour de votre naissance et jusqu'à vos 20 ans. Ce n’est pas forcement un journal sur vous.
DJ Z : ha mais ce n’est pas ma vie
B.L : c’est un journal qui explique tout les événements qui se sont passés
DJ Z : d’accord, ha ouai je vois un Jean-Paul II qui se balade. Ha ben voilà, Jean-Paul II, pfiouuuu
B.L: votre vrai nom n’est pas Dj Zébra
DJZ : Non.
B.L : vous vous appelez, Antoine Mine
DJ Z : oui voilà.
B.L : on a le droit de le dire ou pas.
DJ Z : oui si vous voulez.
B.L : ca vous ennui ?
DJ Z : oui ca empêchera les gens de m’appeler Didier. Parce que les Dj s’appellent Didier, mais enfaite non pas moi.
B.L : on racontera l’histoire de votre nom. Vous êtes né le 30 juillet, on peut donner l’année ?
DJ Z : oui
B.L : 71
DJ Z : c’est ça.
B.L : vous avez des souvenirs précis de votre enfance, de votre adolescence,
DJ Z : ben précis, ca dépend de quelle période, oui fin des moments marquant euh, moi j’ai grandi en Picardie à Ame. En plein milieu de la Picardie euh jusqu'à mes 18 ans, et euh c’est tout plat, il n’y a que des champs, donc euh ouai c’est un espèce de nomade Land culturel aussi, ou euh je n’ai pas vu de concert de rock. Et ca m’a, euh et peut être que ca m’a donné envie d’aller voir se qu’il y avait ailleurs, ca m’a donné une envie de curiosité. Parce qu’on attend souvent dire des artistes, voilà j’ai été éduqué par mon père, mon frère qui m’a fait écouter des disques, moi j’avais rien, là-bas il y avait absolument rien, même pas un magasin de disque, il y avait le super marché du coin qui vendait les 45 tours des, de, de variété et puis moi j’avais envi de découvrir autre chose, je ne sais pas d’où ca vient du tout mais euh voilà.
B.L : vous êtes aujourd’hui musicien, Dj français et producteur radio connu pour vos bootlegs.
DJ Z : ouai
B.L : on peut préciser pour nos internautes qui ne connaissent pas le bootleg qu’est ce donc ?
DJ Z : ha ha, le bootleg, alors il y a plein de définition différente, mais voilà celle qui se rapproche le plus étimo… étimo… HA, étiologiquement
B.L : exactement
DJ Z : bootleg c’est un produit pirate, c'est-à-dire que c’est un terme qui désignait les produits de contre bande dans les années 30 à Chicago. Les contre bandiez d’alcool, cachaient la bouteille d’alcool dans leur botte, d’où le terme de boot et leg pour la deuxième jambe qu’il y avait dans la botte. Et ensuite les bootleg on était euh musicalement dans le milieu de l’art, ca a été surtout des produits volés, des enregistrements de concert volé et revendu dans les magasins. Pour la plupart des gens, voilà un bootleg d’U2 ou de David Bowie c’est un enregistrement pirate non officiel et ensuite dans le milieu du mix, on a défini comme bootleg, des formes de remix non officiel, c'est-à-dire des mélanges ou des réadaptations sans le consentement des artistes et des maisons de disque. Et ca finalement moi se que je fais à mélanger comme beaucoup de Dj des chansons ensemble, sans demander l’avis à qui que ce soit, c’est une sort de bootleg, bien que ca ne définisse pas l’objet musicale, on appel ca plutôt un mach up, un mach c’est mélanger, donc superposer une voie d’une chanson, sur un instrumental d’un autre c’est un mach up, mais sa diffusion fait que ca devient un bootleg parce que s’est pirate. Donc c’est complètement subversif comme euh comme musique.
B.L : est ce que vous pensez justement que vous vous êtes spécialisé dans ce domaine la, c’est parce que vous aviez un manque de culture musicale à la base ?
DJ Z : non c’est le contraire, c’est parce que je suis très ouvert d’esprit et que j’aime toute les musiques, j’ai pas de… je me suis pas fixé sur un style musicale précis, que j’ai trouvé dans le bootleg la meilleure façon de tout mélanger. C’est une forme de cuisine à l’anglaise, parce que c’est un style très anglais. C'est-à-dire qu’on mélange même l’inmélangable. Ca a un gout bizarre mais testant des trucs, il en sort une cuisine nouvelle, moi je rapproche vachement la musique à la cuisine, c’est un truc constant. Et dans le bootleg je trouvais que c’était euh ce plein de culture musicale qui fait que j’ai accumulé en tant qu’animateur radio, j’avais envi de le retranscrire en musique et après oui effectivement, ca m’a ouvert l’esprit d’en faire, je me suis dis pourquoi je n’irai pas mélanger des chansons d’artistes français que je n’aime pas forcement et je regarde se que ca donne avec autre chose et ca m’a permis d’aimer et de découvrir plein de musique.
B.L : et quand on, quand on compare la musique et la cuisine on peut aussi produire des navets ?
DJ Z : oui voilà (rire) alors voilà c’est pour cela que le bootleg s’est quitte ou double, c’est amusement. C’est prit par beaucoup de gens comme un espèce de truc marrant entre guillemet c’est pas prit au sérieux. C’est un peu pour moi comme les graffitis c'est-à-dire que euh pour rapprocher ça, un mec qui fait un graffiti sur un train, au début on disait : « A ouai c’est marrant, le train passe c’est jolie » et après le graffiti a eu ses lettres de noblesse quand ca a été industrialisé dans les galeries d’art. nous dans le bootleg musicale, il y a rien d’officiel, vu qu’il n’y a pas de disque, mais on trouve qu’il y a cette même forme de noblesse, de, de dans l’éphémère c’est ca que j’aime bien, c’est un train en cache un autre, j’aime bien cette rapidité d’action euh du bootleg en général, ca va vite, il faut tout le temps renchérir en général, c’est ca qui et bien.
B.L : enfant vous étiez un enfant curieux, vous aimiez écouter la radio ?
DJ Z : ouai
B.L : vous regardiez la télévision ?
DJ Z : euh, euh, ouai, les deux ouai. C’est vrai que la radio, il y a des émissions fortes qui m’ont marqué plus que la télé. Euh moi j’ai des souvenirs par exemple d’un concert de Prince sur France inter en 85, ca m’a marqué à vie euh les émissions de Bernard Lenoir, ou de radio 21 en Belgique que je captais quand j’étais en Picardie euh parce que en radio il y a plus de culture qu’en télé et euh en télé si je prends exemple sur les enfants du rock, c’était un cas à part, mais en radio il y avait plein, plein de choses partout. C’est un univers magique c’est pour ca que je préfère nettement la radio, à la télé.
B.L : pourquoi avoir choisi le rock comme spécialité ?
DJ Z : alors le rock c’est plus dans l’énergie, parce que vu que je touche à tout euh je vais dans plein de direction qui sont pas forcement rock. Mais euh le rock pour moi c’est euh une prise de risque, euh une façon un peut plus frondeuse de faire de la musique, et de bousculer les choses. Voilà parce que si ont fait du rock et que l’on choc personne, ca ne sert à rien. Donc euh ouai c’est un état d’être, une façon de se comporter, d’être un peu branleur, pour ca j’ai toujours été, faire le con en classe c’est rock !
B.L : branleur et Picard ca va ensemble ou pas ?
DJ Z : non euh pas du tout (rire) A part pour cultiver des betteraves je sais pas. Non, non mais je … j’étais un sale gosse quand j’étais petit !
B.L : pour vos parents vous étiez un sale gosse ?
DJ Z : ha ouai mes parents je les ai bien emmerdés, mais ils ont été cool
B.L : papa et maman vivent toujours ensemble ?
DJ Z : oui, non, non ils sont bien. Je crois que ça vient de mon père, mon père c’était entre guillemet un branleur, euh il aimait bien bousculer sa hiérarchie. C’était un exemple pour moi, suit ton chemin, ne fait pas de concession, emmerde les autres.
B.L : qu’est ce qui faisait dans la vie ?
DJ Z : toute sa famille c’est tous des agriculteurs, il était censé reprendre la ferme familiale, puis il a dit je m’en fous je vais me mettre à mon compte, je vais faire agent d’assurance et euh même dans son, même dans son métier euh il ne supportait pas les chefs, il a toujours était super autonome. Un peu renfermé sur lui-même mais gros bosseur quoi, il s’est formé tout seul. Et quand je voyais ça je me disais bon ben voilà, mais se qui est bizarre du tout c’est que je suis allé sur le terrain artistique alors que lui n’avait rien avoir avec ça. C’est juste parce que peut être dans le milieu artistique il y avait une immédiaté que je trouvais bien, c’était pas, voilà, ca fait peut être parti de mon personnage, mais… j’aimais bien me mettre en scène faire l’imbécile. Et je crois que quand on aime bien faire l’imbécile faire l’artiste c’est se qu’il y a de mieux, donc je me suis retrouvé la dedans.
B.L : vous avez cette chance justement, d’avoir des parents qui vous ont laissés aller vers là ou vous aviez envi d’aller, est ce que très tôt vous avez su que vous voulez faire ce métier là ?
DJ Z : non ! Mais d’ailleurs je, il ne faut pas envisager un plan de carrière euh je trouve ca idiot de dire je veux être euh chanteur, je sais faire que ça, je ferais ca toute ma vie. Moi euh j’ai fais des petits boulots quand je suis arrivé à Paris il y a 10 ans, euh je travaillais au Printemps Haussmann et j’étais vendeur. J’ai vendu des tapis, des chaussures pour femmes euh, j’ai vendu de la vaisselle fin euh n’importe quoi. Si jamais ca ne marche plus pour moi en tant que Dj Zébra, ou même en tant qu’artiste, je n’hésiterais pas à allé bosser, faire un boulot différent. Parce que se qui compte c’est d’avoir une dynamique, pas rester chez soit, à, à être enfermé, c’est l’envi de sortir qui fait qu’on garde une certaine dynamique artistique ou pas. Puis il faut garder ca comme une passion et si on en vie tant mieux.
B.L : et maman elle faisait quoi dans la vie ?
DJ Z : institutrice.
B.L : ca aide ca ?
DJ Z : ouai, parce qu’elle était sur une scène. Fin je ne sais pas, maintenant en y pensant je me dis, que ca a peut être un rapport. L’institutrice, le métier d’éducation, tu fais quand même un spectacle, il y a des enfants qui te regardent, qui t’écoutent, tu les métrises. Les meilleurs profs, ou les meilleurs instits, ont une part d’artiste et euh et en plus elle était euh, elle bousculait un peu sa hiérarchie, elle faisait faire des cours de yoga à des gosses, elle leur faisait faire des ateliers de chant euh qui n’était pas dans le programme de l’éducation national, donc bon ouai il y avait… c’est une autre forme de modèle, mais c’est seulement avec le recule que j’y pense, je pense pas que ca m’est influencé beaucoup à l’époque, quand j’étais petit.
B.L : vous avez des frères et sœurs ?
DJ Z : ouai, j’ai une sœur.
B.L : grande ? Petite ?
DJ Z : une petite sœur
B.L : et euh donc vous étiez le chez à la maison ?
DJ Z : ho faut pas dire ca à ma sœur (rire). Ben en général, les deuxièmes sont plus volontaires que les premiers.
B.L : c’est le cas pour votre famille ?
DJ Z : ben ma sœur, elle a toujours essayé d’avoir se que j’avais, alors que euh elle avait trois ans d’écart, presque trois ans. Je pense que la plupart des deuxièmes enfants sont boostés par les premiers, les premiers se reposent un peu en se disant, de toute façon je suis là, je suis devant, j’avance je découvre les choses, le première appart, les premières copines euh et l’autre derrière qui est là oui moi aussi, moi aussi je veux (rire) donc y a pas, y a pas, fin ca c’est toujours bien passé avec ma sœur.
VERY LIFE PARTIE 2 (8min13)
B.L : dj zébra on vous présente comme je vous l’ai dit tout à l’heure comme un musicien, un dj français, quel est votre premier contact avec un instrument ?
DJ Z : la guitare, j’ai euh commencé la guitare classique à l’âge de 8 ans, j’ai fais du solfège, fin voilà le truc classique quoi.
B.L : ca, sa vous a pas dégouté ?
DJ Z : A non, euh bizarrement non, parce que enfaite, j’ai fais trois ans au solfège et après j’ai arrêté et j’ai commencé à faire du rock euh un peu après. Donc enfaite c’est une forme, j’étais plus autodidacte qu’autre chose. Effectivement maintenant mes bases de solfège et de guitare me servent plus maintenant, mais euh c’est pas ca qui m’a permit d’être là ou j’en suis.
B .L: et au début des années 90, vous avez 20 ans, comment à ce moment là vous imaginez votre avenir ?
DJ Z : (soupir) ben à 20 ans, j’étais aux beaux arts Cambrai donc pour moi, j’étais parti, j’avais les cheveux jusque la (rire) j’étais parti pour je sais pas, je voulais bosser dans une agence de pub avec des artistes, voilà c’était ca, mais je sais pas trop ou je voulais aller. Enfin si après j’ai commencé la radio à cette époque là. Je suis rentré sur une radio à Cambrai et euh ben d’ailleurs je n’ai jamais arrêté la radio depuis quoi
B.L : on va en reparler bien évidement
DJ Z : oui
B.L : qu’est ce qui a été le déclencheur pour vous, qui, qui vous a emmené sur cette voix, celle ou vous êtes aujourd’hui ?
DJZ : j’en sais rien, je ne me fixe pas, j’ai des échéances courte enfaite, je réfléchis pas à qu’est ce que je voudrai faire quand je suis grand. J’avais des envies ouai, j’achetais pleins de disques.
B.L : non mais avec le recule, vous vous dites maintenant à mais c’est à ce moment là que j’ai su que j’allais faire ce métier là.
DJZ : non, non à aucun moment franchement. C’est pour ca on revient un peut à ce que j’ai dis tout à l’heure, on peut rêver de l’être mais je peux pas le savoir c’est impossible, j’ai, j’ai aucune… même encore maintenant j’ai aucune certitude que toute ma vie je serais artiste. J’aimerai bien, j’aimerai bien que ca continu mais euh voilà, j’ai pas, parce que voilà justement, il faut casser les certitudes euh sinon on s’adapte pas à la vie de tout les jours, donc c’est juste une envie c’est tout. J’ai eu envi de faire ça, j’ai eu envi de faire de la musique, mais plus comme une passion, que comme un métier. Euh ouai quand j’ai monté mon premier groupe de rock, j’avais 18 ans à Cambrai. Je me suis dis : A ouai c’est cool d’être sur une scène de jouer de la guitare, les gens qui applaudissent, on boit des coups, je me suis dis a c’est bien ca. Donc je me suis dis, a pour vu que ca dure un peu, c’est tout.
B.L : ca dure.
DJ Z : ben oui finalement ca dure
B.L : qu’est ce qui vous a poussé à monter à paris ?
DJ Z : je me suis marié avec une parisienne (rire). Je suis passé par plein de coin enfaite j’étais en Picardie, à 18 ans je suis parti aux beaux arts à Cambrai, parce que euh voilà je voulais être dessinateur, j’ai fais un bac art plastique donc j’étais parti pour être la dedans et le coté académique des beaux arts m’a franchement découragé et je pense que si j’avais été branché musique à l’époque, si j’avais fais un bac musique et que j’étais parti au conservatoire à mon avis je ferais pas de musique actuellement, c'est-à-dire que toute forme d’académisme…
B.L : c’est drôle pour un élève fils d’une institutrice.
DJ Z : je pense que… alors ca maintenant c’est compliqué parce que j’ai un fils de 7 ans et euh j’essaye de lui expliquer la réussite scolaire, n’est pas la réussite dans la vie, mais je suis obligé de le pousser à réussir ses études, mais je suis pas un bonne exemple pour ca, j’étais un bon élève jusqu'à se que ca ne m’intéresse plus de, de bien travailler à l’école. Je trouve ca futile d’apprendre plein de chose par un savoir académique, justement avec une mère institutrice ca peut paraitre bizarre, donc euh j’ai pas franchement réussi mes études, j’ai eu mon bac et après je suis allé aux beaux arts et un moment je me suis dis j’ai plutôt envi d’allé tagguer des trains, de faire de l’art de rue, euh d’ailleurs quand j’étais à Cambrai je faisais pleins de peintures sauvage sur les murs de la ville, comme ça avec des potes, on en foutait partout et puis on se faisait arrêtés par la police, c’était drôle. Et du coup je me suis dis, finalement je me suis retrouvé dans le rock un peu par hasard euh ce n’était pas franchement dans la musique que je voulais faire mes preuves, mais c’était plutôt par réaction à l’école des beaux arts et heureusement finalement, tant mieux pour moi aujourd’hui je m’éclate mieux dans la musique maintenant. Mais si ca avait été l’inverse, si j’avais fais le conservatoire, peut être que je serai peintre aujourd’hui, je n’en sais rien du tout.
B.L : et pour rentrer aux beaux arts, il faut savoir bien dessiner ?
DJ Z : oui
B.L : c’est …
DJ Z : c’était le cas à l’époque, mais j’ai plus du tout retouché à un crayon ou un pinceau depuis les beaux arts, maintenant je ne suis pas bon dessinateur, j’ai tout perdu. J’ai un sens graphique mais je sais plus l’appliquer, je sais plus faire ca.
B.L : parce que vous êtes comme ca, c’est tout ou rien, c’est quand ca me dégoute je veux plus après y penser une seul seconde.
DJ Z : oui, voilà, c’est …
B.L : ca fait peur pour les relations amicales ou sentimentales.
DJ Z : je suis très fidèle quand il y a un donnant donnant, faut qu’il y ai une espèce d’imulation. Donc voilà je suis avec ma femme depuis, depuis 14 ans maintenant et on a ce rapport là, ha bon alors la c’est bon, j’ai trouvé mon équilibre et ca m’aide justement à pouvoir faire plein, fin pouvoir m’exporter dans mon délire d’artiste qui est très, très spécial, c’est une espèce de bulle, on s’enferme et d’ailleurs si on est seul en tant qu’artiste, si on a pas une vie privé ou quelque chose de stable à coté pour tempérer plutôt, je pense qu’on se perd très vite dans un délire, moi j’en connais pleins qui n’ont aucun sens de la réalité. Mais le faite d’avoir cette stabilité avec ma femme, mon fils, qui sont hyper important pour moi, pour qui je ne sacrifierai rien du tout, même pas ma musique et bah ca me fais comprendre qu’on peut avoir une sorte de fidélité, de stabilité mais en trouvant les bon ingrédients et euh après au niveau de mes relations, je suis effectivement pas très fidèle je fonctionne beaucoup en exclusivité, il y a des gens qui m’intéresse et des qui ne m’intéresse plus je ne les voit plus, c’est un peu cruel de dire ca. Et puis un jour je me dis ho pourquoi je ne le reverrai pas. Et puis c’est par phase, c’est pareil en musique, la actuellement, aujourd’hui, le 6 novembre 2009, je suis depuis deux semaines en plein 1968 quoi. J’écoute que de la musique de 68, c’est une espèce d’exclusivité comme ca, il y a très longtemps je suis passé par la salsa, c’est par phase, par phase d’exclusivité effectivement.
B.L : on va remonter en 1971.
DJ Z : ouai
B.L : donc quelques années après 68, euh il y a un artiste qui triomphe cette année là, c’est année de votre naissance euh il chante « the fool »
DJ Z : euh Joe Cocker, c’est pas lui non ?
B.L : Gilbert Montagné et on est en France.
DJ Z : Ha ouai, Gilbert Montagné c’est un peu dur là ouai.
B.L : un peu dur pourquoi ?
DJ Z : ho putain, ho j’en sais rien ca ne me parle pas du tout. C’est, c’est la chanson de Marithé et Gilbert Carpentier, c’est des trucs qui ne m’ont absolument pas marqué du tout quoi. Tout un… tout se qui était français avait 1987, ca ne m’intéresse pas vraiment quoi. A part Dutronc si, si, à part Dutronc, c’est un peu spéciale fin voilà (rire)
B.L : on va faire l’international, quels sont les groupes phares de la fin des années 70 à l’international selon vous ?
DJ Z : les groupes phares ?
B.L : oui.
DJ Z : je veux dire dans mes gouts ou par rapport à l’histoire.
B.L : par rapport à l’histoire de la musique.
DJ Z: Depuis 70 Led Zeppelin, Bob Marley and the Wailers
B.L: ouai, Dick purple.
DJ Z: oui si l’on veut.
B.L : alors plus hard maintenant, plus hard, plus hard rock j’entends.
DJ Z : euh Max sabbat
B.L : on voit arriver AC/DC
DJ Z : oui, ca c’est plutôt fin 70, 76.
B.L : vous verrez dans votre journal de naissance, c’est précisé, ouai, ouai j’ai extrait tout cela, Aerosmith, Kiss, scorpions, Trust pour la France, vous connaissiez tout ca, ou vous écoutiez quand vous étiez petit ?
DJ Z : non, je ne suis jamais passé par la case hard rock. Par contre Led Zeppelins, j’ai eu une grosse période Led Zeppelin euh quand j’avais 18 ans, c’était… je me suis avalé tout les albums d’un coup, voilà c’était une forme d’exclusivité aussi, c’était l’intégrale Led zeppelin pendant tout un été. C’est le groupe qui m’a le plus marqué de cette période là.
VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (3min27)
B.L : Dj Zébra, je vais vous demandez maintenant, de vous dessiner tel que vous, vous voyez.
DJ Z : Ha non (rire) ce n’est pas vrai. Tel que je me vois.
B.L : pourquoi vous dites Ha non ?
DJ Z : euh parce que je vais devoir faire un dessin et que je ne suis pas toujours alaise.
B.L : donc je vais rappeler à nos internautes que vous êtes Dj, musicien, producteur de radio, que vous avez fait les beaux arts, que vous êtes parti en courant parce que vous n’aimiez plus ca, les beaux arts j’entends.
DJ Z : ouai
B.L : et que la vous être très concentré.
DJ Z : je suis entrain de me reproduire dans la glace. (Rire) c’est vraiment à l’aveuglette.
B.L : est ce que vous êtes quelqu’un de perfectionniste.
DJ Z : euh ouai, quand vraiment, je, je m’applique sur quelque chose et je veux que ca rende bien, j’y passe un temps fou.
B.L : donc la votre objectif c’est que ca soit pas un truc bien ?
DJ Z : ben la à vrai dire, euh j’essaye de faire quelque chose d’a peu près correct, pff, a ca va j’ai une bonne tête de branleur la dessus. Euh non, non je suis assez content, finalement c’est pas mal, voilà, ha ben on va le garder comme ça.
B.L : ben nous on peut même comparer, si vous vous éloignez un tout petit peu de quelques pas, et vous vous mettez plus sur votre droite. Non alors on revient un tout petit peu au milieu, vous reculez de quatre ou trois pas, voilà, bougez plus, avancez vous un petit peu, mettez vous à gauche, voilà, la on voit si vous rentrez vraiment, ha oui c’est parf… c’est le même
DJ Z : ben voilà.
B.L : (rire) est ce que vous pouvez nous signez votre œuvre. Vous considérez que c’est une œuvre ?
DJ Z : non, parce qu’il n’y a pas de démarche artistique la dedans, euh de démarche créative. Je me suis juste amusé avec mon image, mon reflet, donc euh, mais euh finalement je suis assez satisfais, je me reconnais, donc euh on peut dire que c’est assez réussi.
B.L : qu’est ce que vous signez ?
DJ Z : je signe Zébra, avec une petite flèche à la fin qui veux dire vers l’avant. C’est comme ca, c’est ma signature.
B .L: et c’est vous ca ?
DJ Z : de quoi ma signature ?
B.L : aller toujours de l’avant
DJ Z : oui, euh je sais pas, c’est… c’est (rire) aller de l’avant, je suis quelqu’un qui ne se retourne jamais sur mon, sur moi-même, euh j’analyse pas, je laisse les gens… c’est pour ca que cette interview était original, j’ai parlé du passé alors j’y réfléchi même pas. Et il y a certaines questions à laquelle j’ai répondu aujourd’hui ou je me dis, ha ouai tiens c’est vrai, j’ai fais ca. Donc euh vous m’avez révélé (rire).
VERY OFF (5min03)
DJ Z : euh le préfixe Dj il va disparaitre l’an prochain !
B.L : a oui ?
DJ Z : ouai, ouai je vais m’en séparer. La je, je prépare un disque, ou j’ai, que j’ai fais entièrement, ou j’ai joué tout les instruments et euh y a, que je vais explorer, fin que je vais produire et reproduire en live l’an prochain dans un vrai groupe de rock, donc euh les platines je pense qu’on les verra plus tellement, parce que c’est trop réducteur le mot Dj. Donc euh si cette interview est diffusée l’an prochain, ca sera Dj Zébra de 2009 (rire). Mais c’est trop réducteur le mot Dj.
B.L : Dj Zébra, Dj Zébra, vous avez en face de vous 6 questions, dont une invisible (rire)
DJ Z : (rire) je la sentais venir (rire)
B.L : je suis désolé je vous jure, ca ne m’est jamais arrivée (rire)
DJ Z : je ne dirai rien
B .L : (rire) vous pouvez le mettre en best’ of, j’ai aucun soucis avec mon image et avec ma voix et avec ma bêtise.
DJ Z : le bêtisier des questions, dont une invisible.
B.L : ca tourne toujours, c’est quand tu veux. C’est bon on est prêt. DJ Zébra vous êtes face à 6 questions dont (rire)
DJ Z : dont une invisible (rire) vous pouvez piocher cette carte invisible, seulement si vous avez envi.
B.L : (rire)
DJ Z : (rire) ho en plus moi je ne joue pas le jeu, c’est pas sympa quand même.
B.L : je vous ai charrié tout à l’heure, mais on est très content de vous recevoir
DJ Z : ha ben merci, non mais j’aime bien, 8 ans en Bretagne, ca forme pour, pour accepter les … c’est une façon amicale de dire bonjour en breton (rire)
DJ Z : enfaite oui, a, a devait s’appeler Virgin radio à une époque et les actionnaires de Virgin étaient descendu et ils ont essayés de remodeler la radio de façon vrai radio FM, une espèce, un son avec une unité de son on va dire, du Lundi au dimanche soir. Et moi j’étais sur la case 20h / 21h en semaine et ils ont dit c’est quoi cet ovni, c’est une émission spécialisé, qu’est ce qui fou là, alors que eux trouvaient ca très bien. Et du coup les actionnaires ont dit il faut le foutre dehors celui là, il a rien à faire là et euh ils ont dit non mais quand même c’est Zébra, il est un peu connu. Ils ont tenu jusqu’au jour ou les actionnaires ont dit au directeur, c’est vous ou c’est lui. Et en trois jours le mec m’a dit, lundi tu n’es plus à l’antenne, donc euh j’étais super surpris. Du coup j’ai appelé Virgin radio, fin Europe 2 qui gère Virgin radio, qui m’ont dit on te prend et ca leur à bien fait mal au cul
B.L : oui c’est l’ironie du sort.
DJ Z : le drame du Bootleg c’est que les directeurs des programmes trouvent ca superbe, mais ils pensent avoir le droit de demander leur propre mélange. En disant voilà, on voudrait…
B.L : en faisant leur propre programmation.
DJ Z : Virgin radio un moment c’était, il faudrait que tu nous mélange Coldplay avec Jean-Jacques Goldman, je leur ai dit je ne fais pas ca, c’est une inédentité artistique de faire ca, et euh effectivement ca passe par quelque chose de trop libre, pour euh radicalement libre. Et le mouv’ à mon avis je suis parti pour rester, parce que c’est le service publique donc ils n’ont pas cette exigence
B.L : tu es plus dans l’artistique, que dans le visuel ?
DJ Z : c’est ca exactement, c’est pour ca que je n’hésiterai pas à faire des choses bénévolement, si euh ca permettait de garder ma liberté. Vraiment je fais de la radio à l’ancienne, c’est se que me disait Virgin radio. Ils disaient, c’est old school dans le sens ou ils parlaient des niches des fois en radio et ca ils n’aiment pas. Moi c’est complètement une niche mon truc, c’est assumé.
DJ Z : c’est, c’est une musique de film. Déjà Star Wars ca en est une, mais la c’est Joe Star et Dark vador. C’est l’incarnation du guerrier du mal (rire)
B.L : peut être, peut être qu’il a pas vu en faite, vous croyez, tu crois pas ?
DJ Z : de quoi qu’il ai pas vu Star Wars ?
B.L : il n’a jamais vu star Wars de sa vie (rire)
DJ Z : c’est possible on ne sait pas.
B.L : non il a pas vu peut être, euh
DJ Z : se que je sais, c’est que quand j’ai fais les Zébras Folies à la Rochelle, j’ai fais mon intro sur Joe et Star Wars perché à 6 mètres du sol sur une nacelle, donc le truc vraiment impressionnant, il était derrière dans les coulisses, donc il a entendu, il a vu se que j’en faisais, il n’a pas ressenti le besoin de venir me voir.
B.L : ha d’accord
DJ Z : donc moi il sait se que ca peut rendre en live.
VERY PLUS (12min35)
B.L : Dj Zébra entre 93 et 94 vous étiez bassiste du groupe Billy ze Kick et les gamins en folie qui a connu un vrai succès avec le tube « mangez moi »
DJ Z : oui
B.L : comment elle s’est passé cette rencontre ?
DJ Z : c’était un heureux hasard euh Billy ze Kick la chanteuse Nathalie, enfaite elle faisait du rock euh tout simplement sous le nom de Billy Ze Kick et à coté de ca, elle avait fait ave sa bande de pote, son espèce d’entourage, en appartement qui s’appelait les gamins en folie, qu’elle avait baptisé comme ca. Elle créait des chansons un peu euh des chansons de comptoir on pourrait dire quelque part, sur se qu’ils leur arrivaient dans la vie, ils fumaient des pétards euh aller dans les champs, des expériences, qu’ils appelaient des killers, des espèces de jeu de rôle grandeur nature dans la ville. Et donc c’était une espèce d’amusement et c’est ca qui a marché, mais avant que ca marche, moi quand je l’ai rencontré, ils étaient la, bon ben on a quelques concerts à faire, ti ta l’air sympa, ta l’air rigolo qu’est ce que tu sais faire, tu sais jouer de quoi. Moi ben de la guitare, ouai mais on a déjà un guitariste donc euh ben prend la basse, parce que en général quand on sait jouer de 6 cordes, on sait jouer de 4 cordes aussi. Donc je me suis retrouvé bassiste par hasard mais c’était pas parce qu’ils cherchaient un musicien, mais parce qu’ils voulaient m’intégrer dans leur bande de pote. Et quand ca a marché tant mieux, je suis arrivé au bon moment. C’est, c’est, ca m’a vraiment influencé dans ma façon de faire de la musique, même encore actuellement, parce qu’il n’y avait pas encore de style précis avec Billy Ze Kick, c’était juste de la chanson qui utilisait pleins de codes différent autant du reggae de la pop, du jazz, que de la variété, du rock, un climat très rock quand même mais pas un son rock et euh on pillent la musique des autres, on fait n’importe quoi, on prend un sampler d’une façon un peu bricolé et euh ca marche. Parce que c’est complètement vrai, il n’y a aucun artifice dans ce genre de projet et donc euh j’étais vraiment heureux ‘être passé par cette case la et euh de les avoir suivit dans les grandes salles ensuite.
B.L : mais à ce moment là, au sein du groupe, on vous appelez comment ?
DJ Z : zébra, ben enfaite le nom de zébra ca vient de ma prof de philo au lycée quand j’étais à St Quentin, en Picardie. Elle donnait des animaux totems à chaque élève. Moi elle m’a donnée le zèbre, parce qu’elle trouvait peu être que je ressemblais à un zèbre dans mon coté un peu fougueux et en même temps un peu fainéant. Le zèbre est un animal qui adore se faire dorer au soleil, qui fou rien et un moment hop, le lion arrive et il file et euh j’étais jamais le même. Le zèbre, c’est transformé en Zébra quand j’ai commencé la radio en 91 à Cambrai et euh j’ai gardé le nom de Zébra en tant qu’artiste et dans Billy Ze Kick donc ca me suit depuis longtemps.
B.L : mais maintenant que les gens vous connaisses sous c pseudonyme la, Dj Zébra, parce que je vous rappel que votre vrai nom est Antoine Mine.
DJ Z : oui
B.L : et euh comment on fait pour enlever une particule, si vous voulez enlever ou vous séparer de Dj par exemple, se que vous allez faire.
DJ Z : moi pour revenir comme avant quand je m’appelais simplement Zébra comme avec Billy Ze kick, demain les poulpes, avec les reggaes mains, ca c’est tout les groupes dont j’ai fais parti à Rennes. Euh c’est juste parce que Dj Zébra a plus marché que zébra et donc ca m’a dépassé euh.
B.L : voilà c’est pour ca que je vous demande comment on fait.
DJ Z : euh maintenant pour revenir en arrière c’est compliqué parce que je me suis forgé une identité euh je suis… maintenant voilà, quand on pense Zébra on pense Bootleg, donc expression faite au platine, Dj, bidouilleur, même si j’aime pas ce mot la mais c’est un petit peu ca. C’est une fonction un peu plus amusante que musicien, un peu euh voilà plus riche au niveau des expressions donc pour l’enlever ca va être compliqué, parce que l’on m’entendra encore aux platines pendant plusieurs années à mon avis euh mais je euh tant pis j’assume c’est tout. Je ferme pas la porte aux platines mais si jamais je veux vraiment m’exprimer avec la guitare comme j’ai envi de le faire l’an prochain effectivement c’est incohérent d’avoir Dj Zébra avec une guitare, donc il va falloir du temps pour que j’impose ca et à mon avis ca ne passe que par une production industriel, c'est-à-dire un album, ou des clips, ou je ne sais pas quoi, quelque chose d’un peu officiel qui me montre dans une situation d’instrumentiste. Mais euh instrumentiste euh dans le sens traditionnel du terme, on eu considérer que les platines soit un instrument mais je veux dire l’instrument acoustique et la ca va peut être prendre un petit peut de temps, c’est une particule qui m’handicape un peu en ce moment.
B.L : et pourquoi vous avez envi d’arrêter et de prendre une gratte ?
DJZ : ben enfaite j’ai jamais lâché la guitare même dans ma production de bootleg, fin voilà parce que si l’ont veut rentrer dans les détails de comment ca se fabrique, d’harmoniser deux chansons totalement différentes et de les rassembler, il faut quand même avoir des connaissances musicales, harmoniques, des connaissances rythmiques, il y a quand même une fonction très musical la dedans. Je me suis toujours aidé de ma guitare pour trouver des idées, quand j’avais des morceaux à capella de chanson, j’écoutais la voix, je grattais des trucs et je me disais tiens ca me fais penser tel chanson et euh c’est juste que voilà. Euh la guitare maintenant j’ai vraiment envi de l’exprimer sur scène, d’être visible avec cette instrument, donc euh c’est, c’est cette volonté la reprendre ca parce qu’on a plus de liberté, fin ouai c’est un peu compliqué à dire, j’arrête pas de me contre dire enfaite, plus j’y pense.
B.L : Mais je comprends bien, quand vous êtes derrière les platines on vous voit pas ?
DJ Z : si on me voit, mais on voit surtout que je joue les chansons des autres et c’est… se qui existe les gens c’est le jeu que je fais avec un répertoire populaire, donc y a, y a facilement cet exercice la fonctionne quand les gens comprennent les sources que j’utilise. Si je mélange téléphone avec the cure, les gens vont faire ha ouai c’est marrant je connais the cure, je connais téléphone, je comprends l’exercice, ca me plait, ca me fait marrer. Si je mélange deux chansons inconnu, c’est comme si je jouais quelque chose d’original, les gens n’ont pas se repère la, donc je me dis tant qu’a faire aller plus dans le coté obscure de la chanson, jouer des choses qui me tienne à cœur et que les gens ne connaissent pas autant que je les joue directement et que je compose mon propre répertoire et bien évidement c’est avec la guitare que je vais le faire. Ce n’est pas en composant des choses en les enregistrant et en les jouant aux platines, je vois pas l’intérêt de le faire.
DJ Z : les gens qui ne sont pas dans des métiers artistique c'est-à-dire les métiers ou on est un peu dans une bulle, dans une passions, ces gens la ne peuvent pas comprendre qu’a un moment la passion dépasse tout et qu’on puisse être accaparé par une idée jusqu'à se qu’elle vous prenne trop la tête et il n’y a que ca qui nous intéresse quoi, euh ca prend trop de place dans le cerveau. Moi j’ai une idée de musique je me réveil avec quelque chose dans la tête, il n’y a plus que ca qui compte. Il y aurai pas exemple, la baignoire pourrait fuir dans la salle de bain, je serai même pas que ca fuit quelque chose comme ça donc euh, euh il y a pleins de choses qui m’échappe et de temps en temps je dois me redresser un peu pour me dire ta vie artistique c’est bien mais il y a d’autre gens qui vivent avec toi, donc c’est, il faut arriver à combiner les deux. Ben je me suis un peu trop étalé finalement, j’ai un peu trop raconté ma vie privé, question piège, elle est piège cette question (rire).
B.L : quand vous arrivez justement pour un spectacle ou un concert vous venez avec vos platines ? Elles sont déjà préparées ? Vous arrivez comment ?
DJ Z : moi j’arrive avec mes disques, mon casque et euh actuellement avec mon éclairagiste. Mais on n’arrive pas avec du matériel, on voyage en train, en avion, c’est quand même assez confortable la vie de Dj, on va plus vite que les autres, on va plus vite que ceux qui sont sur la route avec leur camion et leur matériels. Nous on arrive on est yeah c’est cool. Tout est déjà sur place, tout est déjà loué, mais bon c’est pareil, la plupart des Dj ne voyage pas avec leur matériel sauf les disco mobile qui installe leur matériel dans les mariages et tout ca, mais le Dj artiste…
B.L : et donc vous arrivez avec vos disques et vous faites une création le soir même, c’est toujours une création ?
DJ Z : ha oui, il y a une part d’improvisation assez importante oui, donc la création est la dedans, mais disons que me bootleg sont préparés à l’avance, je compose chez moi sur l’ordinateur, je les graves sur un cd et euh des fois je les édits, c'est-à-dire que je fais une version pour pouvoir les mixer dans le contexte d’un spectacle avec des intros et des sorties qui peuvent me permettre de faire des passes, passes par rapport à mon programme radio ou là elle sont dans ma chanson et euh une fois que j’ai fait ces assemblage la sur mon ordinateur ben je les mixes dans mon show.
DJ Z : Cali tout de suite, ca a été le gros morceau, c'est-à-dire qu’on ne se connaissait pas et euh moi sur France inter à cette époque là, j’avais diffusé un bootleg sur cali et U2. Cali on le sait très bien est ultra fan de U2, jusqu'à parfois avoir les intonations de voix de Bono. Et donc pour c’était ben voilà fallait que je le branche, fallait que je le fasse, il jouait à Solidays le même jour que moi, j’arrange une rencontre et euh je lui dis tu le sens est ce que tu crois qu’on peut le faire et puis il me fait ouai on le fait, j’arrive tout à l’heure après mon concert et je ramène Mathias Malzieu, on se connaissait avant grâce à dieunisos, donc tout à coup j’en avais deux en même temps parce que … et les deux son arrivés sans qu’on répète vraiment, on avait répétés une fois dans la voiture sur l’autoradio, il disait t’hésite pas à me faire des signes quand c’est à moi de faire les couplés et les refrains. Et puis il prend le bootleg à bras le corps et pourtant tu vois des chanteurs qui chante avec des Djs c’est plutôt dans le rap qu’on voit ca et la c’était un vrai chanteur de rock français, c’était du jamais vu et on prit notre pied sur scène vraiment et les gens on assistés ca et y a eu quelque chose de fantastique qui c’est crée, si bien qu’après il m’a invité à taratata et qu’on a fait ca pour la première fois à la télé, un bootleg live c’est la première fois que ca se faisait dans le monde de la télé et ca a été mon tremplin.
DJ Z : Elisabeth de Grenoble est ce qu’un artiste t’a déjà interdit d’utiliser son morceau ? Euh on m’a déjà soumit l’idée de ne pas diffuser mon morceau, c'est-à-dire qu’on ne m’a pas interdit, on ne m’a pas dit fait gaffe si tu joue ce morceau tu va avoir des problèmes, on m’a juste dit ca m’embête que tu joue ce morceau euh parce que je ne l’assume pas euh il y a eu deux artistes et encore une fois par le biais de son éditeur. Un par son manager, qui m’a fait savoir que c’était dérangeant que le bootleg de cette chanson circule pour différentes raisons et pour des raisons de crainte que ca devienne trop populaire et ca fasse concurrence à la chanson original, soit parce qu’ils n’aimaient pas tout simplement. Ils se sont dit bref artistiquement j’ai pas envi de l’assumer. Mais en grande majorité les artistes sont au moins intéressés par l’idée qu’on joue avec leur chanson et au mieux super emballé des fois il y en a même qui m’ont dit qu’il préféré même mon bootleg à leur chanson original, ca c’est extrêmement rare donc euh finalement ca se passe très bien.
B.L : et avec NTM ?
DJ Z : euh malheureusement, voilà tout à l’heure quand on tirait les questions, c’était quel est ton plus grand regret, ben parmi mon plus grand regret c’est de ne jamais avoir pu faire Joe Star Wars avec Joe Star. C’est-à-dire que joe StarWar c’est le bootleg que j’ai fais entre une chanson de Joe star et le thème de la marche impériale de Dark Vador dans la guerre des étoiles, c’est mon bootleg le plus connu, la actuellement quand je fais mon show, c’est le point culminant, les gens attendent ce morceau là, c’est un peu mon tube, alors que finalement c’est la chanson de Joe Star et la musique de la guerre des étoiles et euh j’ai fais plein de collaboration mais je pense que si j’avais fais ce bootleg la avec joe star au chant ca aurait été.. ca aurait tout dépassé.
B.L : pourquoi ca n’est pas possible ?
DJ Z : euh parce qu’il n’est pas simple à approcher, il est un peu intimidant comme gars, parce que, parce qu’il connait le morceau, il l’a entendu et qu’il n’a pas réagit ; souvent ca se passe comme ca avec les artistes, ils attendent, puis ils m’envoient un mail ou ils font savoir qu’il on bien aimé. Si jamais Joe Star m’avait fait savoir et m’avait dit j’aime bien le Joe Star Wars, fin j’aurai rebondis dessus, viens on le fait en live et on y va, euh il y a différentes raisons comme ca, on s’est loupé, on s’est pas croisé et bon tant pis, Joe star fait parti de mon show depuis trois ans maintenant, c’est un peu comme s’il était la.
VERY BOOTLEG (7min31)
B.L : Dj Zébra vous êtes maintenant face aux questions des internautes, vous pouvez lire leur nom et leur question et on espère que vous allez pouvoir nous répondre le plus sincèrement possible.
DJ Z : (rire) je vais mentir. Luc de Rennes : est ce que tu n’a pas l’impression que le bootleg peine à s’imposer comme un style musicale appart entière ?
B.L : rappelons se qu’est le bootleg pour les personnes qui n’aurait pas suivit.
DJ Z : le bootleg, c’est actuellement dans le milieu des Dj une façon de se réapproprier la musique des autres, en la mélangeant, en la mixant, en la superposant et en en sortant quelque chose d’original, sans le consentement des artistes et leur ayant droit. Donc c’est une sorte de musique pirate quelque part et euh quelques fois c’est en mélangent la voix d’une chanson sur l’instrumental d’un autre… fin euh le bootleg en France on l’entend comme ça. Donc euh effectivement euh étant donné, les gens qui se mettent au bootleg le font d’abord par amusement, parce que ca les fait marrer, mais ce n’est pas par envi de créer un mouvement, y a pas cette volonté là. Donc quand Luc demande est ce que ca a de la peine à s’imposer, comme ce n’est pas calculer qu’il n’y a pas d’industrie, qu’il n’y a pas de mouvement, qu’il n’y a pas d’artiste majeur qui se dégage euh même si maintenant moi on me connait comme quelque part comme un représentant du bootleg, parce que je tourne beaucoup, et que je l’utilise dans mes spectacles euh c’est pas euh , y a pas la volonté d’en faire quelque chose de totalement exclusif, on est trois ou quatre Dj en France à vraiment tourner et à faire, mais c’est pas suffisant pour en faire un mouvement majeur. Donc si ca a de la peine à s’imposer c’est parce que nous aussi musicien de bootleg on n’a pas envi de faire ca toute notre vie. Mais à un moment donné, ca a été quelque chose de phénoménale et il y a beaucoup de gens qui se sont mit à consommer tout se qu’ils pouvaient en bootleg parce que c’était complètement nouveau, mais au bout d’un moment ils se sont retournés vers de la musique normal entre guillemet.
B.L : mais comment ca marche enfaite, comment vous travaillez ? Ca commence par quoi, on est seul à la maison, on a une idée, on a des platines, on a besoin de quoi pour en créer un ?
DJ Z : ben chacun a sa recette, moi quand j’ai euh commencé le bootleg c’est parce que j’utilisais un sampler, par exemple des Dj comme Fat Boy Slim, Dj Shadow ou encore d’autre compositeur de musique électronique dans les années 90, on beaucoup utilisés le sampler, en prenant pleins de bout de basse, ils piochaient dans des disques. Ils faisaient un espèce… une grosse cuisine euh pour faire des morceaux, le bootleg c’est un peu différent parce que au lieu de prendre plein de petit bout caché et de les noyer dans une production, on prend des choses très évidente, on prend un instrumental complet, ou alors on recompose un instrumental à parti du bout sans voix des chansons par exemple, prenons un exemple : back in black d’AC/DC ca commence avec la batterie (imitation de la batterie) et hop une boucle, on peut faire, on peut faire une boucle avec et par-dessus ca on colle un à cappella d’une chanson, parce que des versions a cappella on en trouve beaucoup sur internet, sur des phase B de maxi vinyle euh en rap en hip hop essentiellement et euh en faisant un collage on arrive à créer un bootleg, c'est-à-dire à composer une chanson à l’arranger pour qu’elle ai l’air d’une chanson original. L’importance c’est d’avoir des bonnes idées et une bonne oreille musicale, pour euh savoir si deux chansons vont pouvoir se mélanger harmonieusement. Et quand on a pas de source instrumentale ou a cappella pour rendre un travail clean, mais qu’on a une idée de mélange avec deux chansons, deux chansons originales et qu’on se dit qu’il y a assez d’espace dans les deux pour les mètres les unes sur les autres, les faires se super poser sans que se soit de la bouillie, ca peut être aussi une autre façon de composer. Mais je pense qu’il n’y a pas de recette pour faire un bootleg, chaque chanson, chaque bootleg à son histoire euh on s’arrange avec se qu’on a, c’est vraiment de la musique de débrouillard.
B.L : et vous payez des droits après quand vous les rediffusez ?
DJ Z : Au niveau juridique et éditorial, c’est complètement libre. Un bootleg par essence est illégal, fin disons que ce n’est pas illégal de le faire, ce n’est pas illégal de le jouer en radio ou en soirée, se qui est illégal c’est d’en faire du commerce, d’en faire un album et la quand il faut demander les droits c’est un casse tête incroyable. Même la SASEM, la société des auteurs compositeurs, ne sait pas comment définir un bootleg. Ils savent se qu’est un mix, un méga mix, un medley, c'est-à-dire un enchainement de chansons ensemble, mais une super position définit dans le cadre d’une chanson, comment on appel ca. Bootleg c’est trop subversif pour pouvoir être appelé comme ca par les auteurs. Donc pour l’instant on est dans un flou total qui permet d’être toléré, parce qu’on ne sait pas comment nous attaquer nous les bootleggers (rire) on est, on est tolérés euh heureusement tant qu’on respect la charte du non commerce des bootlegs, c’est quelque chose qui doit être libre…
B.L : oui mais c’est libre, mais on va prendre un autre exemple, vous avez bossé sur OUI FM, mais également sur d’autre radio, vous êtes actuellement sur le mouv’
DJ Z : oui
B.L : vous avez aussi était chroniqueur sur France Inter dans l’émission onde de choc euh quand vous créez un morceau, parce que c’est une création finalement.
DJ Z : oui
B.L: vous le créez, vous le diffusez, on peut très bien l’enregistrer en tant qu’auditeur.
DJ Z : ha oui vous pouvez, comme on peut enregistrer la radio euh bien sur, mais on reconnait heureusement le droit aux Dj de faire se qu’ils veulent avec les chansons, c’est euh le droit du mix. Après nous euh voilà c’est plus que ca, c’est un véritable arrangement. Par contre les bootlegs circulent parce que des bootleggers comme nous les mettent en ligne sur les sites internes gratuitement et les gens les téléchargent. Alors la on revient sur ce débat qui concerne aussi la loi Hadopi et le téléchargement illégal euh quelque part on est en plein dedans, parce qu’on utilise les chansons des autres et on les rend gratuite, mais pas dans leur forme original, c’est pour ca que c’est toléré, c'est-à-dire qu’on ne fait pas de tord finalement aux chansons originales, se ne sont pas du tout les même. Donc on est un peut dans un vide, dans un flou et euh pour l’instant heureusement comme ca reste amusant pour la plupart des gens, on nous fou la paix.
B.L : mais vous on vous paye pour des prestations que ce soit en radio, que ce soit pour des concerts, dans des soirées, dans des spectacles, on vous paye sur la création, vous recréez sur le travail d’un autre.
DJ Z : non, non pas du tout on me paye pour fournir un programme radio, on me paye pour faire un spectacle, peut importe se qu’il y a dedans. Donc ce n’est pas sur la foi de quelque chose d’illégal qu’on m’emploi. Effectivement faut pas se leurrer si j’ai trouvé autant de concert depuis quelques années, c’est parce que les programmateurs, on dit ca c’est génial, le bootleg c’est quelque chose de super festif euh si j’avais dis ben non voilà j’ai pas envi de jouer du bootleg ce soir je vais jouer que des chansons original, on m’aurait dit ben non on préfère que tu les joue. Donc oui ca a participé à ma notoriété et le fait que ca a été diffusé gratuitement, il y a eu des podcasts de mes émissions, ca m’a fait connaitre partout donc tant mieux, mais c’est l’exercice de style euh qui compte. Et finalement moi ma rémunération, le fait que je sois professionnel en tant qu’artiste, c’est avant tout pour euh la qualité d’un programme ou d’un spectacle en tant que tel, ca c’est ma personnalité d’artiste qui fait ca, ce n’est pas le bootleg qui me fait vivre, c’est ma, mon identité d’artiste. Et euh heureusement maintenant si j’ai envi de faire autre chose je suis suffisamment installé pour me permettre de me passer du bootleg, ca a juste été un tremplin pour moi c’est tout.
VERY NET (VOS QUESTIONS - SES RÉPONSES) (14min35)
B.L : Dj Zébra vous êtes maintenant face aux questions des internautes, vous pouvez lire leur nom et leur question et en espérant que vous allez pouvoir nous répondre le plus sincèrement possible.
DJ Z : (rire) je vais mentir. Charly de Paris, pourquoi ne pas avoir fait carrière en tant que guitariste ? Ben si euh Charly de Paris euh comme je l’ai expliqué dans une question antérieur, euh je suis avant tout guitariste et euh ma carrière elle s’est faite euh accompagné de ma guitare. Oui maintenant effectivement je suis plus connu comme Dj que comme guitariste maintenant, mais euh pendant des années voilà bassiste, guitariste, euh avec les différents groupe dont j’ai fais parti dans les années 90’, j’étais avec un instrument avec un manche et des cordes, donc oui effectivement j’étais plus souvent avec cet instrument la, qu’avec des platines. Mais comme j’ai gardé ma guitare en faisant mes compositions de bootleg, je me sens plus guitariste et notamment la, l’envi de lâcher la particule Dj pour Zébra, c’est pour retrouver la sensation de la guitare sur scène et de prouver aussi que je peux me démerder tout seul avec une guitare et c’est ca qui est bien, qui peut être bien aussi, ha ben c’est marrant, il est Dj mais il touche aussi à la guitare, bon ben ouai mais c’était mon première instrument.
B .L: mais en réalité, vous avez été plus médiatisé en tant que Dj zébra donc ceci explique cela.
DJ Z : oui voilà.
B.L : mais est ce que, comment la profession vous regarde aujourd’hui ?
DJ Z : comme un, comme quelqu’un qui a un savoir faire euh très pratique et pour mettre en place des choses rapide, des assemblages. Ouai voilà on me prend comme un assembleur concepteur d’idée.
B.L : la je ne vous demandez pas comment vous vous percevez, mais comme la profession vous percevez.
DJ Z : non, non, non mais c’est ca. La j’ai eu des propositions pour travailler pour des documentaires, fin faire des musiques de documentaire télé, pour le cinéma et on me prenait parce que les gens sentaient, ils savaient que j’avais l’habitude de la composition de bootleg que je pouvais arriver à composer des choses originales, a, on me donne des éléments et on me dit comment pense tu pouvoir les mélanger euh habilement et c’est un savoir faire euh dans mon habitude de bootlegger, c'est-à-dire euh mélanger des ambiances, et peut importe si ca ressemble à un bootleg ou un assemble ou a euh une composition original à la fin. C’est juste que on sent chez moi la facilité de mélanger, l’imelangable, c’est ca que je veux dire (rire).
B .L: et comment vos ex, vos copains de route, de musique vous perçoivent aujourd’hui ?
DJ Z : euh comme quelqu’un qui a eu de la chance, mais je suis d’accord avec eux. C'est-à-dire que, c'est-à-dire que j’ai joué avec le feu, me dire à un moment c’est cool je vais rentrer dans cet univers la, faire des bootlegs, faire Dj et sincèrement maintenant être sur des grosses scènes, à me mesurer à des groupes de rock qui en imposent, qui sont la avec l’armada, batterie, basses, guitares, lumières, show, retour, les mecs techniciens ils arrivent et bam. Et moi j’arrive avec mes platines et je peux mettre autant le feu qu’eux. C’est, il y a une grosse part de chance, c'est-à-dire que je n’aurais pas dut me trouver la, encore pour moi c’est un accident ce parcours euh donc ils me regardent avec envi en disant euh ils voient que je suis un gros bosseur et que la plupart se dise on s’avait que t’allait y arriver, mais je ne pense pas qu’ils pensaient que j’allais y arriver en faisant ca, en faisant se que je fais aujourd’hui. Parce que vraiment être en marge à ce point la et me retrouver euh pile au moment ou il fallait à faire quelque chose comme ca dans l’univers rock, c’est une part de chance, je suis arrivé au bon moment.
B.L : vous devenez Dj Zébra en 97’ lorsque vous êtes programmé aux Transes musicale de Rennes
DJ Z : oui
B.L : d’abord connu pour vos mix latino, vous êtes ensuite Dj résident aux soirées Rock dans mon garage à Paris, c’était ou ca ?
DJ Z : au Pulpe, une boite de lesbienne superbe, c’était, c’était magique ces soirées la. C’était une boite de fille, donc ca c’est un truc qui ma … une boite de nana, je sais pas si ca existe toujours, mais quand il y a plus de nana que de mec dans une salle, l’ambiance est garantie. Les filles sa danse, sa a envie de danser, les filles n’analyse pas la musique en général en grande majorité, ils leurs faut du rythme, ils leurs faut une bonne ambiance, et elles dansent. Justement au Pulpe on pouvait arriver à mélanger pleins de trucs, je pense que c’était le bonne endroit pour tester les bootlegs, parce que ca pouvait paraitre tordu aux mecs en se disant qu’est ce que s’est ?, c’est bizarre se qu’il met, ils analysent. Les filles, elles y allaient, allez met nous de la musique peut importe et c’était un bon teste pour moi, pour tenter pleins de choses, ca m’a vraiment donné confiance de jouer là-bas.
B.L : en 2003 vous devenez animateur donc sur OUI FM, avec votre émission mix on the rock, vous lancez votre Zébra mix.
DJ Z : oui
B.L : vous arrivez comme ca, vous débarquez, vous envoyez un cv, ca marche comment ?
DJ Z : euh pour en revenir à l’origine de ca, c’est euh j’avais remarqué, je travaillais pour une boite qui faisait de la pige en radio, qui s’appel Yacast et euh j’ai bossé pendant deux ans chez eux et euh c’est un petit peu comme si je faisais un Blind test continu, c'est-à-dire que j’écoutais la radio et je devais deviner, rentrer des fiches avec le nom du morceau, son l’auteur, le nom de sa maison de disque, j’étais sans arrêt entrain d’écouter les radios pour rentrer dans une base de donnée. Et je me suis aperçut sur OUI FM, dont je m’occupais, qu’il n’y avait pas de Dj et moi à cette époque là j’étais déjà Dj rock au Pulpe justement dans mon garage. Et je remarquais que toutes les autres radios le samedi soir avaient leur Dj euh c’était la nuit du mix le samedi et donc je suis allé voir un peu gonflé, je suis allé les voir et je leur ai dit ben voilà est ce que ca vous brancherez… (J’éteins mon portable)
B.L : autrement vous pouvez y répondre et nous dire qui s’est
DJ Z : hein ?
B.L : autrement vous pouvez y répondre et nous dire qui s’est
DJ Z : non, non, non j’ai même pas vu. Euh j’ai été voir OUI FM et je leur ai dit ca va brancherez un mix rock et euh ils ont dit ben ouai mais ca ressemblerait à quoi et la je leur ai fait écouter des bootlegs et ils ont été… heureusement grâce à Jean-Patrick Laurent responsable de la programmation musicale de OUI FM, c’est voilà, c’est grâce à lui, il a tout de suite sentit que c’était une sorte de Dj in rock, vraiment quoi, en disant voilà quoi il nous faut ca. Et donc je suis rentré la, et mix on the rock c’était un peu, un petit peu, il n’y avait pas trop de bootleg, c’était surtout un mix rock euh rock dansant, le club rock. C'est-à-dire qu’a cette époque la, en 2003 il y avait tout une vague de groupe anglais / américain, qui faisaient, qui mélangeaient le disco et le rock, et ca tombait bien de pouvoir les faire jouer par un Dj. Et après j’ai ramené du bootleg et ca s’appelait le Zébra mix parce que c’était mes création à moi que je jouais en particulier.
B.L : et là ca devient un des programmes phare de la radio.
DJ Z : ouai
B.L : diffusé tout les soirs à 20h.
DJ Z : ouai la première année, il était un peu septique OUI FM, il disait bon on va tester on va le mettre tout les soirs à minuit, ca duré un quart d’heure, c’était très court, fallait vraiment choper de minuit à minuit quinze euh fallait vraiment se brancher et ne pas l’oublier. Et puis finalement ca c’est installé, il y a eu euh et puis il y a eu l’affaire, je dis l’affaire, l’affaire Green Day vs Oasis, à mon avis c’est un des bootleg les plus connu parce que même NRJ toutes les radios l’ont joués. Et euh OUI FM c’est aperçut que avant que toute les radios le joue, moi ca faisait 6 mois que je le passais dans mon émission. Les autres radios le joue, nous aussi, ils l’ont alors rentré en playliste et ils se sont dit OUI FM on a été les premier à le jouer, sauf que c’était les premier à le jouer mais c’était dans mon émission, donc ils se sont dit on va te mettre à 20h, continu à nous mettre des bootlegs comme ca, les autres vont suivre.
B.L : vous avez atteint les 4 millions de podcaste téléchargé en 2007, c’est énorme.
DJ Z : ouai, en référencement, c'est-à-dire enfaite euh les podcastes musicaux étaient illégaux, donc euh les radios proposaient des podcastes de journaux, de la météo, des trucs économique ou je ne sais pas quoi, de certaine interview mais en podcaste musicale. Et comme c’est du programme gratuit, il aurait fallu demander l’autorisation, sauf que la comme on était dans le bootleg donc pas vraiment dans la diffusion de chanson original ou normal. OUI FM c’est dit : aller on y va on met le podcaste du Zébra mix et la ca a été l’engouement total, c'est-à-dire qu’on rentrait à ce moment là en plein dans la consommation des podcastes, c’était le truc, les gens pouvais écouter n’importe quel radio dans leur ipod. Et Zébra mix c’est tout de suite engouffré dedans, et c’est resté dans les trois podcaste musicaux pendant des années.
B .L : A la suite de ca, vous tournez beaucoup, vous avez 78 dates dans des festivals comme les vieilles charrues que vous connaissiez d’ailleurs parce que ce n’est pas loin de chez vous. Non pas de votre ville d’enfance, mais vous aimez particulièrement la Bretagne, vous nous le disiez en arrivant tout à l’heure.
DJ Z : oui parce que j’ai habité 10 ans à Rennes, fin 8 ans à Rennes dans les années 90’. Mais je n’étais jamais allé aux vieilles Charrues avant d’y avoir joué en 2007.
B.L : et alors ?
DJ Z : j’en avais super envi, tout le monde me disait, faut que t’y aille, c’est le meilleur festival de France, les gens sont dingues, c’est super publique et je savais que ca allez marcher, mais en même temps se qui met arrivé aux vieilles charrues cette année là, ca a tout dépassé. C’était, pouffff c’était dingue, un truc de malade, une ambiance, j’ai, j’ai, je crois…
B.L : et à ce moment là on se dit quoi ? Ca y est je suis arrivé la ou je voulais, ou je suis dépassé par les événements ?
DJ Z : non, on mesure sa chance euh de vivre des moments pareil, euh en pensant que ce sont des choses qui se reproduiront pas forcement deux fois, des moments aussi intense parce qu’enfaite on y va un petit peu avec beaucoup d’envie, beaucoup de passion et en pensant que ca va être bien, quand ca dépasse le bien, quand ca devient très bien voir subliminal, on se dit whoua, on est content de l’avoir vécu mais je pense pas qu’on se dise ca y est je suis lancé, je suis parti, je vais être connu, je suis installé euh j’ai jamais passé ca moi. J’ai… Cali pense ca aussi, il se dépense énormément sur scène, des fois à la limite de l’accident en se disant s’est peut être ma dernière tournée, donc on livre tout à ce moment là et on se dit au moins j’aurais vécu ce genre d’émotion.
B.L : donc vous êtes très encré dans le présent ?
DJ Z : oui, à fond, je suis quelqu’un du présent, et de l’approximativement présent, c'est-à-dire que je fonctionne à échéance courte et euh je digère mes émotions très rapidement en pensant à et euh à recréer quelque chose d’aussi fort plus tard ou dans un avenir très proche, je ne me mets pas à penser à une carrière ou à un lancement.
B.L : vous ne faite pas de plan de carrière ?
DJ Z : non, non, non tout peut s’arrêter très vite dans ce métier.
B.L : on peut passer à la question suivante.
DJ Z : ben alors, j’étais sur Charly de Paris. Alors Laure de Nice : est ce que tu en as gouté du psylo ou jamais ? Du Psylo c’est des champignons hallucinogène euh qui contient de la psylocibine, donc euh effectivement ca ne s’appel pas un psylo mais euh la psylocibine c’est un… un petit champignon qu’on trouve dans euh en général dans la bouse de vache (rire) dans les champs en Bretagne, ou dans le jura Suisse ou dans, dans … la ou ca pousse. Effectivement c’est une sorte de drogue assez forte.
B.L : elle fait référence à un de vos titres qui a connu un grand succès : « mangez-moi »
DJ Z : effectivement a fait référence à ce genre de champignon hallucinogène, qu’on appel aussi le péyoc au Mexique. Je me suis renseigné la dessus, mais je n’en ai jamais mangé.
B.L : oui, vous me paraissez très renseigné sur le sujet (rire)
DJ Z : quand je suis rentré en tant que bassiste avec Billy Ze Kick et les gamins en folie, voilà eux leur truc c’était de militer pour l’information sur les drogues douce avec le cirque qui est un organisme qui informe les gens et non pas qui pousse les gens à la consommation, qui juste informe des dangers, des risques, du bienfait parfois, des bienfaits de certaines drogues, comment les utiliser, à quoi elles servent et l’histoire qui va avec et notamment avec les champignons hallucinogène, voilà c’est quelque chose qui avait rapport avec les Chamans, avec les sorciers avec les guérisseurs, notamment au Mexique, j’ai lu des bouquins la dessus parce que je voulais savoir sur quel terrain on allait. Voilà on chante devant des gamins, on chante des trucs sur les drogues et on les voit entrain de se défoncer la tronche, on a… faut y aller, faut informer les gens, on avait quand même ce devoir la auprès de notre public donc euh je me suis renseigné mais moi personnellement je n’ai pas eu besoin d’en manger et d’aller sur ce terrain la. Et je ne mens pas en vous disant ca, non j’ai jamais gouté aux drogues, voilà j’ai fumé des pétards euh ca ne me branchais pas c’est tout, j’ai jamais aimé perdre réalité à ce point la euh avoir des hallucinations ca ne m’a jamais …
B.L : vous avez eu peur de quoi ?
DJ Z : c’est pas une peur, hum c’est que j’aime bien sentir mes pieds sur terre, j’ai pas besoin de décoller. Euh des fois je me mets, euh la musique euh l’expression musicale me provoque parfois une certaine transe, mais qui est suffisante pour moi euh une transe que j’arrive à contrôler et je pense que c’est encore plus appréciable quand on la sent vraiment et qu’on est nette physiquement. Et euh le besoin de prendre des psylos c’est euh, moi je le comprends parfaitement, je sais qu’il y en a qui recherche cet état un peu psychédélique pour vraiment planer, ca peut être très bien, sauf que ca ne m’a jamais donné envi, c’est tout. Coquine Laure de Nice, ca pousse pas part chez toi, ca c’est sur.
B.L : (rire) on peut passer à la question suivante.
DJ Z : Florent de Nantes : est ce que tu choisis des morceaux que tu aimes, ou est ce juste par logique musicale ? Euh oui effectivement, il faut que j’assume mes mélanges, euh j’aime les morceaux que je mélange mais parfois, je les aimais moins avant que je les mélanges. C'est-à-dire je m’explique, des fois je préfère mes bootleg aux chansons originales. C’est juste que parfois je peux aimer un artiste, je peux aimer sa voix, je peux aimer son expression, son texte, mais pas son accompagnement musicale. Et je me dis ben voilà je vais essayer de mettre se que j’aime chez un artiste dans mon univers, je vais le mélanger à une chanson que j’aime bien et la je me dis ha cette version la, je la préfère euh c’est une histoire de, de… aussi parfois de…
B.L : narcissisme (rire)
DJ Z : non, non, non je l’envisageais comme une volonté de collaborer avec certain artiste. Bon ben je prends un cas, ca n’a jamais était un secret, je prends un cas, c’est Diams. Je n’ai jamais écouté un album de Diams, je n’aime pas la production de ses albums, par contre j’adore sa voix, j’adore ses intonations, j’aime bien son personnage, la façon qu’elle a de faire de la scène euh ben vraiment ca me parle euh chaque fois la musique non ca ne me parle pas. Donc j’ai fais des bootlegs de Diams, en disant oui, c’est une façon de dire euh il y a une logique musicale, pour en reprendre… c'est-à-dire qu’il faut l’harmoniser euh effectivement je ne mets pas Diams sur n’importe quoi, il faut que ca corresponde à ses intonations de voix, à se qu’elle dégage dans l’émotion de son morceaux. Mais avant tout aussi pour pourvoir faire un morceau qui correspond à mon univers musical.
VERY INDISCRET (12min 33)
B.L : Dj Zébra on va se prêter maintenant à un exercice, c’est de piocher des questions. Vous avez devant vous un certain nombre de question, il y en a 6 en réalité, dont une, invisible, celle qui n’existe pas est invisible, que vous allez vous poser à vous-même. Oui vous allez vous poser une question à vous-même, c’est surprenant comme concept mais vous verrez c’est plutôt bien, on peut le faire plus tard. Ensuite chaque euh dans chaque pochette, puisque vous voyez vous avez 6 pochettes les unes à cotés des autres, c’est clair ca ?
DJ Z : oui, dont une vide.
B.L : dont une vide, il y a parfois trois languette dans une seul pochette.
DJ Z : oui
B.L : vous allez piocher en même temps les trois, lire les trois questions à haute voix et choisir la question auquel vous préférez répondre.
DJ Z : ha oui d’accord
B.L : si vous voulez répondre aux trois, vous répondez aux trois, si vous voulez répondre à une seule question et évincer les autres, c’est aussi possible.
DJ Z : oui
B.L : mais l’idée c’est qu’on puisse entendre les 5 réponses, des 5 vignettes au minimum.
DJ Z : d’accord. HAAAAA, bon ben vous voyez que je suis bigleu bien sur, alors.
B.L : à presque 40 ans vous avez besoins de lunette déjà Dj, c’est les platines qui font ca ?
DJ Z : non c’est l’ordinateur, c’est euh je passe trop de temps devant l’écran.
B.L : c’est clair la, c’est limpide ?
DJ Z : qu’est ce que vous détestez faire, ou par-dessus tout ?
B.L : qu’est ce que vous détestez faire par-dessus tout ?
DJ Z : l’autre, qu’est ce que vous n’aimez pas chez vous (rire) ? Je ne vais pas répondre à ca désolé ;
B.L : pourquoi vous ne voulez pas répondre à ca ?
DJ Z : euh non je suis quelqu’un de positif, je n’aime pas parler de mes défauts, je trouve pas ca intéressant, euh ce n’est pas parce que j’ai envi de les cacher, je sais pas … euh non j’ai pas envi de répondre (rire)
B.L : d’accord
DJ Z : je ne suis pas quelqu’un qui suis souvent agacé, je m’interdis ca et euh finalement, c’est une sorte de positivisme à l’extrême mais euh, je vois, je contourne les problèmes, je suis quelqu’un qui suis comme ca. Donc euh je peux être agacé des fois par euh le manque d’opportunité ou de confiance qu’on peut me donner. J’ai envi de faire plein de chose, j’ai envi qu’il m’arrive pleins choses, j’ai pleins de projets, et finalement les portes se fermes euh on me donne pas assez toutes les clés alors que j’ai envie de faire plein de chose, donc euh des fois, ca sa peut m’agacer, ca peut me freiner dans mon élan, dans mon ambition. Mais effectivement, c’est quelque chose que j’essaye de contrôler au maximum. Après moi je … se qui m’agace chez les autres euh finalement au bout d’un moment je l’écarte très rapidement, quelqu’un qui m’agace, une situation qui m’agace je fais en sorte de ne plus me retrouver dans cette situation là puis c’est tout. Donc euh ‘est euh, j’ai pas euh ce sentiment de haine ou de méprit ou de jalousie, c’est quelque chose… c’est des sentiments, qui m’anime assez peut.
B.L : on peut piocher une question suivante.
DJ Z : ha ha je remets mes lunettes, c’est un peu vague mais bon, les questions la. Quel est votre plus grand regret ? (rire) ha, mais j’en ai pleins (rire) j’aurais aimé que des fois, avoir plus de reconnaissance, pour certaine chose que j’ai monté euh donc ce n’est pas un regret de ne pas les avoir fait au contraire, parce que des que je veux faire quelque chose je m’arrange toujours pour le faire, c’est juste que des fois je suis obligé de le faire avec peut de moyen, avec des petits bouts, d’avoir pleins de contraire et puis finalement c’est pas aussi bien que se que j’avais pensé faire, c'est-à-dire que je prend un cas, en 2008 j’ai fais des concerts sous le nom de zébra mix, qui était l’aboutissement du travail que je voulais faire avec le bootleg de tout mélanger ensemble, sauf que à la place de mélanger des disques, je mélangeais des musiciens. On se retrouvait avec des concerts, on était parfois 10 sur scène, parfois 58, euh quand j’ai fais un concert avec les harmonies de Lille, au conservatoire l’an dernier et puis toutes ces expériences la, j’avais conscience de faire quelque chose de vraiment original, d’avancer sur un terrain non balisé et je pensais que ca allé être comprit par la profession, parce qu’on est toujours quand même en tant qu’artiste on est toujours sensible à se que pense les gens, qui ont le pouvoir d’en parler, que ce soit les médias, les journalistes euh les professionnels, les diffuseurs et qui disent putain c’est extra on va l’aider à monter ce projet la. Et puis à chaque fois ca a été, il a fallut insister, euh faire ses preuves, certain artiste on joué le jeu, d’autre non, et je me suis retrouvé fin 2008 à monter certain concert, qui était bien mais pas aussi bien que j’aurai voulu faire. Donc les regrets ils se situent la principalement euh a euh de pas, ca, c’est une forme ou, ca agit plutôt sur mon égaux, c'est-à-dire que c’est mon égaux qui est frappé dans ce sens la, c’est à oui effectivement un manque de reconnaissance qui m’a empêché d’aboutir à un grand projet.
B.L : peut être parce que vous êtes seul non ?
DJ Z : ha ca ouai c’est vrai, c’est un grand problème, je délègue assez peu, je fais beaucoup de chose tout seul (rire) donc euh
B.L : non mais en 2007 les Francofollie de la Rochelle vous offre la grande scène.
DJ Z : ouai
B.L : les Zébra folie, c’est la première fois qu’un Dj indépendant sans album accède à ce niveau dans un festival de chanson. Quand vous avez sut ca, ca vous a fait quoi ?
DJ Z : euh ouai euh non mais j’étais ravis, c’était une des meilleures expériences de ma vie, c’était excellent, parce que c’était … je sais pas à quoi m’attendre, et c’était encore mieux que se que je pensais. Et à partir de ce moment la je me suis dit whoua je peux réussir à monter des choses plus grandes, que finalement, se qui c’est passé à la rochelle, sur cette grande scène euh était censé pouvoir expliquer aux gens que mon concept pouvait fonctionner dans un climat de création de festival et d’avoir les moyens de monter des choses encore plus grande, se que j’ai essayé ensuite de faire de faire en 2008 et finalement comme ca a été moins spontané, ca a été un petit peu moins bien perçu, euh parce qu’il y avait eu ce précédant Francofolies de quelque chose d’inattendu. Donc euh finalement ca a été ce concert des Francofolies, sa a été un début à une fin, j’aurais peut être dut m’arrêter à ce moment là, de dire voilà cette grande scène, ce bootleg live finalement, le meilleur concert de ce concept la, c’est passé aux Francofolies. Parce que c’était… personne ne s’attendait à ca, y comprit moi, c’était une énergie commun, tout le monde a joué le jeu, c’était extraordinaire.
B.L : mais quand je parlais de solitude, je parlais aussi d’entourage peut être que vous n’avez pas les bons contactes, peut être que vous ne connaissez pas les décideurs, qui vont pouvoir vous donner ce coup de pousse nécessaire.
DJ Z : si je les connais, mais enfaite le résultat il n’y a que moi qui le connais, c’est trop dans ma tête mon histoire, c'est-à-dire que je ne peux pas prouver aux gens que ca va marcher euh avant qu’ils l’ai vu, sauf que pour qu’ils puissent le voir, il faut donner les moyens de l’exprimer. Donc on est un peut dans un jeu, du fait voir d’abord, faut que je te le fasse voir sur ta scène, fil moi les moyens. Tu vois quand on monte un projet, faut le lire, faut le voir, faut l’expliquer avant, faut une matière avant pour pouvoir expliquer les choses. Sauf que la matière est dans ma tête, et moi je pensais qu’on me ferait confiance juste sur une idée. Donc c’est la finalement que ma solitude est palpable, c'est-à-dire tu sais c’est un peu comme dans la peau de john Malkovich, faudrait (rire) que je puisse faire passer les gens dans mon cerveau, dans ma tête, que les gens soit à l’intérieure de moi et qu’il puisse dire à je suis dans Zébra, ha oui je vois se qu’il veut dire, on ressort et ha ok j’ai vu se que tu voulais dire, tu peux le faire. Donc euh voilà (rire) quand on arrivera à inventer des capteurs sur les idées des gens je pense que je m’en sortirai mieux.
B.L : on peut piocher une autre question.
DJ Z : Ho je la triple, je fantasme sur la triple question. Quel est votre plus grande fierté ? La je peux répondre tout de suite, c’est mon fils, ma plus grande fierté c’est mon fils.
B.L : il a 7 ans
DJ Z : ouai, ouai, c’est … bon ben voilà beaucoup de parents sont fière de leur enfant, ce n’est pas original, mais c’est clair c’est ma plus grande source d’émotion, fin voilà quoi, c’est … je ne peux pas parler de lui comme une œuvre artistique, mais, mais des fois quand j’arrive à l’influencer, c’est…
B.L : A l’influencer ?
DJ Z : (rire) à l’influencer plutôt du genre, à mais vas y écoute plutôt ca, euh et puis je vois, il adore danser parce que je suis musicien, parce qu’il entend de la musique. Je le vois évoluer et je me dis c’est cool il a ce sens artistique, il a ce sens de la musique, c’est plaisant de voir que ma vie, ma passion l’influence aussi quelque part donc s’est une fierté, j’ai envi d’en faire quelqu’un de bien qui a des bonnes valeurs, fin les valeurs qui moi, qui sont importante pour moi.
B.L : c’est ca que je voulais dire, quelqu’un de bien ou qui a des bonnes valeurs, ca dépend de la personne.
DJ Z : c’est ca, exactement, mes valeurs sont celles qui sont importantes pour moi, ce ne sont pas les valeurs forcement des autres, qui vont dire réussit à l’école, moi je vais lui dire réussit ta vie euh assume se que tu es et voilà …
B.L : un peu, un peu se que vos parents vous on dit finalement ?
DJ Z : euh ouai mais enfaitent ils auraient bien aimés que j’ai une réussite scolaire euh ou un peu meilleur je pense, il ne faut pas qu’ils m’écoutent (rire) travail bien à l’école
B.L : on peut passer à la question suivante, vous avez répondu.
DJ Z : la dernière (rire)
B.L : l’avant dernière !
DJ Z : à ouai putain, il va falloir que je passe par la case invisible. De quel homme ou femme seriez vous … ouai la va falloir vraiment que j’aille chez l’ophtalmo euh … A oui
B.L : redite la
DJ Z : De quel homme, ou femme pourriez vous être le ministre de la culture (rire) Aucun, je ne veux pas être ministre surtout pas avoir une fonction officiel ou administrative, c’est impossible pour moi, je démissionnerais ou je me ferais virer sur le champ. C’est une fonction politique de tout façon ministre, ca veux dire qu’on est dans une politique culturel, ce n’est pas un artiste, je n’imagine d’être ministre d’un artiste ou de quelqu’un qui n’a pas une fonction… qui n’a pas une certaine forme de pouvoir. C'est-à-dire que si je suis ministre de la culture, je vais avoir le pouvoir de changer les choses, d’appliquer une politique culturel euh évidement on a tous envie d’appliquer des choses, de donner plus de crédit à certaine structure, certaine création, donc euh mais pas dans la fonction de ministre. J’ai plutôt envi euh plutôt dans la fonction associative, moi je … je me verrais plus par exemple programmateur d’une salle de concert, ou d’un festival que ministre de la culture parce que la faut vraiment faire beaucoup de concession, c’est ca qui m’embêterai dans la fonction de ministre de la culture, c’est qu’il faut lutter avec les pouvoirs avec les crédits, avec les budgets et moi tout ca c’est très très loin de l’expression artistique.
B.L : on va passer à la question invisible, vous posez votre propre question, vous pouvez mimer le fait de prendre cette question invisible, si vous le souhaitait ou pas.
DJZ : (rire) ha, ha faut que je me trouve une question. Ouai c’est ca plus j’y réfléchi moi je trouve. Il faut que ca c’est un truc que… c’est une phrase très courante dans mon vocabulaire. Oui, oui je vais le faire ou il faut que, c’est des choses … et je recule, je recule parce que j’ai une idée musicale et que je passe deux jours sur une conception de musique et toute les choses vraiment pour me sortir de, de beaucoup de problème extra- artistique euh je les recule jusqu'à, jusqu'à … voilà allez faire réparer la bagnole, allez m’occuper d’appeler le plombier parce que ca fuit depuis un mois, des trucs comme ca quoi. Il faut que … il faut que je me redresse dans ma vie de tout les jours (rire) sinon c’est le bordel.
VERY PENSÉE (1min50)
B.L : Dj zébra qu’avez- vous pensé de cette interview ?
DJ Z : bien euh j’ai… non j’ai trouvé intéressant de pouvoir euh m’explorer, fin pleins de questions inhabituelles euh qui sorte du journalisme musical classique euh la il y avait les questions et il fallait expliquer se que c’était un bootleg, et euh certaine chose en son sorti parfois et certaine de mes réponse des fois m’ont donnés des idées pour euh… voilà j’ai eu des idées pendant cette interview, c’est ca le truc enfaite. Donc je pense que quand je vais rentrer, il y a des idées musicale, des fois il y a des trucs qui me sont venues dans la tête en répondant à des questions, donc j’ai passé un très bon moment.
B.L : euh le future vous l’imaginez comment ?
DJ Z : euh la dans les, dans les semaines à venir, je l’imagine très stimulant, je suis entrain de changer de cap, autant en radio, que dans ma fonction d’artiste et la euh je suis assez exciter. Donc la je pense que ca va durer un petit bout de temps, c’est une bonne période pour moi.
B.L : c’est une question qui parait très simpliste mais euh vous êtes heureux aujourd’hui ?
DJZ : oui, oui, oui
B.L : sur une échelle de 1 à 10 ca représente combien ?
DJ Z : je ne sais pas c’est immesurable, on ne peut pas dire ca. Ouai quand euh, euh ca dépend de la définition, moi se que je considère comme quelqu’un qui est heureux, c’est quelqu’un qui est constamment content de sa vie euh donc c’est le cas, il n’y a pas d’échelle, ca n’a aucun rapport avec l’émotion. On peut avoir des émotions fortes à certain moment, la c’est mesurable, la sur un concert j’ai ressenti une émotion super forte parce que physiquement on ressent quelque chose, alors que le bien être général je suis dedans. Voilà c’est cool (rire)