Abbé De La Morandais

Very Fan (son enchère)

"Je ne suis pas gourmand mais gourmet !"

  • L'Abbé de La Morandais souhaite mettre aux enchères une assiette en porcelaine à son effigie. L'enchère commence à 120 euros. Pour cette enchère, il a choisi de mettre en avant l'association "l'Ecole Spéciale de Brazzaville". Créée en 1993, l'Association des Amis de l'Ecole Spéciale débuta avec 5 membres ; maintenant ils sont plus de 1000. L'Ecole Spéciale est un miracle d'amitié qui permet l'accès à l'enseignement primaire des exclus des écoles habituelles, et l'éveil des capacités des élèves handicapés mentaux.

En bref

Abbé De La Morandais Abbé De La Morandais
  • Nom, Prénom : Abbé De La Morandais
  • Date de naissance : 29/03/1935
  • Lieu : Croisic
  • Signe : Belier
  • Profession : Prêtre
  • Site internet : Accéder à son site

Son enchère

Une assiette en porcelaine à son effigie

Au profit de l'association :

Cette enchère s'est terminée à 121€.

Interview scriptée

VERY FAN (SON ENCHÈRE) (5min32)

 

B.L : je ne sais plus comment vous appelez, Abbé de la Morandais, Alain, Abbé !

ADLM : si vous voulez vous marier il faut dire Alain

B.L : Ha oui d’accord marions nous alors Alain ! Très cher Alain vous avez choisi de mettre aux enchères pour nos internautes un objet qui vous appartient. On peut le voir et essayer de comprendre.

ADLM : Ho c’est une assiette. Une assiette qui est signé LD, c’est d’abord Ledi Denac, c’est un ami qui est restaurateur, je l’ai connu quand j’étais à mon diner du monde politique parce que c’est la table des politiques. Et un de ses amis peintres, Corbasier, a fait un portrait et il a signé et il me l’a offert. Pour moi ca me rappel mon petit gout de gourmet, je suis gourmand mais aussi gourmet, j’ai une mère qui est très bonne cuisinière, qui fait très bien la cuisine, c’est comme ca qu’on apprend la mémoire du gout.  Et puis c’était un petit signe, un petit clin d’œil humoristique qu’il m’avait donné.

B.L : mais on ne vous reconnait pas trop !

ADLM : du tout c’est pour ca que ca me plait !

B.L : c’est vous qui allez déterminer le montant de base de l’enchère. Mais avant pour vous donner quelque précision sur le sujet on va parler de l’association que vous avez choisie, ca va vous motiver et vous aider à trouver un montant.

ADLM : alors l’association s’appel l’école spéciale de Brazzaville, elle a été montée par sœur Marguerite, qui est une sœur de Saint Vincent de Paul qui va avoir 82 ou 83 je ne sais plus et qui fait un très beau travail la bas puisque, ils alphabétisent et apprennent à lire et à écrire aux gamins de la rue. Donc elle est partie de 30 et ils sont 3 milles. C’est très bien géré, on sait ou va chaque centime, donc il faut payer les profs et faire vivre l’école, donc je suis très motivé après des échecs dans l’humanitaire, là c’est la victoire en chantant.

B.L : dans les années 60, vous fondez une association pour venir en aide aux harkis

ADLM : olala mais des associations j’en ai fondé une douzaine

B.L : oui on va en reparler rapidement mais moi je voulais savoir qu’est ce qu’est devenue cette association

ADLM : ca existe toujours, sa s’appel l’accueil musical, prêt du centre Pompidou, l’idée de base était très simple, c’était donc se qu’on appelait à l’époque la pastoral centre ville, c'est-à-dire l’accueil dans le centre ville. Puis que tout était mit en route dans le centre piétonnier pour le centre Pompidou. Et donc c’était accueillir des jeunes musiciens professionnels qui sortaient du conservatoire et leur faire rencontrer un publique qui n’ose pas venir au concert, donc ré apprivoiser un public curieux, mais qui n’ira jamais à la salle gaveau ou dans les grandes salles, et leur faire découvrir la musique classique.

B.L : et ca marche toujours ?

ADLM : toujours le samedi soir et le dimanche après midi

B.L : en 75 et 85 vous soutenez l’action spirituelle de nombreux réfugiés d’Amérique Latine

ADLM : Ha oui

B.L : du Cambodge, des Curdes, de Pologne …

ADLM : oui, oui

B.L : et ca en est ou aujourd’hui ?

ADLM : Ha ben ca, j’allais vous dire pour l’Amérique Latine c’était mon combat préféré pourquoi, parce que après la guerre d’Algérie, je parlais espagnol, ca aide. Donc après mon premier poste comme aumônier de lycée en 70 quand j’ai quitté, les parents d’élèves mon offert un voyage en Amérique Latine, puis que je voulais aller voir de prêt, et c’était l’époque de la guerria du Che et ou Mr Régie de Bret était en prison, fin enfin lui il s’en est  bien sorti quoi. Et donc je suis allé sur place pour voir comment les choses se passaient  et ma question c’était est ce qu’il ne faut pas donner 15 ou 20 ans de sa vie là-bas pour les aider. Et la réponse je l’ai reçu la bas, aide nous dans ton pays, ca sera bien plus utile  que de venir faire du néo colonialisme chez nous.

B.L : du coup de 82 à 92 vous êtes nommé curé de Notre Dame du travail de plaisance, vous fondez l’association, accueil partage plaisance et c’est en France.

ADLM : ouai un an avant Coluche

B.L : et là ca en est ou ?

A DLM : c’était le même principe, j’avais des gens autour qui n’avait ni de quoi manger, ni de quoi loger. Donc on s’est démené pour avoir des chambres d’hôtel, de faire un resto du cœur de l’époque.

B.L : ca existe encore ?

ADLM : je crains que non !

B.L : à cause des restos du cœur ?

ADLM : non, je ne sais pas … C’est quand on quitte un lieu comme curé on n’y retourne pas je veux dire je suis resté discret par rapport à mon successeur, mais je pense que ca n’existe plus.

B.L : vous avez également fondé de nombreuse association, vous en avez fondé, on va en passer en revu quelque une, notamment Black Beurre et Blanc.

ADLM : ha oui j’étais en avance la, ca c’était dans les années en même temps que accueil partage plaisance, c’était, il y avait des gamins l’été qui rodaient autour de l’église, des petits blancs, des petits blacks et des petits beurres et qui s’emmerdaient parce qu’ils n’avaient pas de vacance. Donc on a fondé une assos pour les emmener justement en vacance.

B.L : elle en est ou cette association ?

ADLM : je crois quelle a disparu !

B.L : et donc la maintenant pour votre assiette vous avez décidé, je pense que vous avez eu le temps de réfléchir au montant de base de l’enchère.

ADLM : ho je vais dire un menu chez Le Divellec, ce n’est pas donné on va dire 120 euros.

B.L : votre assiette vous la mettez à 120 euros et vous êtes sur, vous nous garantissez que l’argent ira à cette association, et comment nous on peut être sur que les enfants seront écrire en tout cas que les enfants auront une vraie éducation

ADLM : alors la c’est très simple votre prochain invité pour votre émission c’est sœur Marguerite vous verrez elle n’est pas triste du tout, elle vous expliquera tout, elle a beaucoup d’humour.

 

VERY LIFE (SON ENFANCE, SES PASSIONS, SES ENVIES) (9min57)

 

B.L : Abbé bonjour,

ADLM : bonjour,

B.L : on vous appel comme ca habituellement, on vous appel par votre prénom, ou on donne également votre nom de famille ?

ADLM : ca dépend de qui m’interroge, c’est la première fois que je vous vois donc vous dites se que vous voulez.

B.L : non mais vous, vous préférez qu’on vous appel comment ?

ADLM : complètement égale.

B.L : je vais commencer par vous offrir votre journal de naissance, c’est tout se qui s’est passé l’année de votre naissance

ADLM : si vous, vous êtes fié à wikipédia, il y a des conneries

B.L : absolument pas, c’est une base de données, en fait on va en parler de wikipédia, mais ca c’est une base de données et c'est-à-dire que si vous êtes né, en l’occurrence vous êtes né le 29 mars 1935, c’est bien ca ?

ADLM : Bélier

B.L : c’est ca vous y croyiez ?

ADLM : non c’est un petit signe mais je ne suis pas pour le déterminisme, c'est-à-dire que ca peut orienter mais on n’est pas condamné définitivement et de façon déterminé à être selon le caractère du bélier, on peut résister à cette tendance.

B.L : parce que les hommes d’église ne croient pas à l’astrologie, qui est un art divinatoire

ADLM : non, non

B.L : vous, vous êtes dans ce cas de figure la. Mais c’est parce qu’on vous l’a dit qu’il ne fallait pas croire en l’astrologie ?

ADLM : non attendez, il ne suffit pas qu’on m’ai dit quelque chose pour que je le crois. Non mais si je suis vraiment chrétien, c’est que je crois à la liberté de l’homme, donc toutes les formes de déterminisme récurent et définitif, je les exclus. J’écoute le freudisme, ca m’intéresse, j’ai été aumônier  de lycéens, d’étudiants, donc se que me raconte Freud, mais en faire une machine spécifique étudié non. Pas de dogmatisme.

B.L : on va en parler bien sur de vos croyances, on va reprendre votre enfance, votre adolescence, on va remonter bien loin. Mais alors pour revenir sur wikipédia, vous dites qu’il y a écrit n’importe quoi mais vous savez que vous pouvez l’écrire, modifier les informations.

ADLM : oui mais je n’ai pas le temps, non mais je vérifie ca parce que hier je déjeunais avec l’ambassadeur de France à Maurice, une île ou je vais régulièrement, que j’aime bien. Pas pour les palaces ne vous faites pas d’illusion la dessus. Et il y avait un de ses amis qui était là, qui m’a offert un très beau livre, sur les corsaires dans l’océan indien et il avait mit, à l’Abbé de la Morandais vendéen. Je lui ai dis mais ou est ce que vous avez vu ca, je ne suis pas vendéen, je suis breton. Ha ben c’est wikipédia.

B.L : c’est la nouvelle bible, ca vous énerve ?

ADLM : l’avantage de la bible c’est qu’on peut interpréter, alors que wikipédia il y a écrit vendéen, donc il y a en a qui croient vendéen.

B.L : donc vous, vous êtes né au Croisic

ADLM : oui c’est en Bretagne

B.L : vous partagez votre année de naissance avec un autre homme de fois très célèbre, vous savez qui ?

ADLM : non

B.L : le Dail ahi Lama, ca vous flatte, ca vous fait quoi ?

ADLM : non je ne suis pas digne. Non mais très honoré mais j’allais dire que c’est le hasard.

B.L : vous avez des souvenirs précis de votre enfance en Bretagne ?

ADLM : Ho oui, c’était l’occupation, le Croisic était une poche à l’époque, ca voulait dire que le reste de la France était libéré mais il restait encore des poches comme ca aux mains des Allemands. Donc j’ai bien le souvenir du train d’évacuation qui nous a emmenés à Nantes. Il y avait les Allemands d’un coté et les français de l’autre, et puis des souvenirs du bombardement de Nantes. On entendait les bombardements depuis le Croisic et ma mère habitait Nantes donc on était dans la peur, dans la crainte. Et puis il y a avait le mur de l’atlantique sur toutes les plages, qui allait jusqu'à la Baule inclus, donc ca c’est des souvenirs très précis. Et puis d’autre on n’avait rien à bouffer.

B.L : donc c’était une enfance qui  était comment douloureuse ?

ADLM : oui, éprouvante, mais en même temps pleins de joie d’enfant, voilà j’apprenais à nager tout seul entre les marais salant et l’océan, on allait à la pêche, on trouvait des homards se qu’on ne trouve plus maintenant, la aux grandes marées dans les trous d’eau, quand on est enfant on garde des souvenirs. Quand ma mère m’en parle, c’est vrai que c’était un peu dur, il fallait faire 3 kilomètres en vélo pour trouver du ravitaillement, trois patates et deux sardines.

B.L : et maman c’est retrouvé seul rapidement

ADLM : oui

B.L : votre père est mort en déportation à Dora, pour avoir aidé les Juifs  pendant la guerre

ADLM : oui, oui, oui, moi je ne l’ai pas connu mon père

B.L : comment vous avez vécu cette enfance avec une maman qui doit faire le rôle du papa et de la maman en même temps ?

ADLM : ben elle  était à la fois très exigeante et tendre, donc elle jouait un rôle maternel et paternel à la fois. Je me souviens à la libération, on attendait sans attendre le retour du père. Mais je sentais que c’était quand même une préoccupation, parce qu’à l’époque c’était tabou mais ma mère avait divorcé. Et donc ca c’était le tabou, le cadavre dans le placard dont il ne fallait pas parler.

B.L : mais quand vous dites il ne fallait pas en parler, maman n’en parlait pas à la maison

ADLM : non, à l’époque dans les années 48-50, dans la bonne société entre guillemet, on ne parlait pas de divorce. D’ailleurs on ne recevait pas les femmes divorcées.

B.L : on ne les recevait pas ou ?

ADLM : à diner, à déjeuner, dans les soirées, dans la vie mondaine entre guillemet.

B.L : le fait justement d’avoir vu votre maman seul, vous vous êtes dit Ho ben ce n’est pas grave pour ma vie, je vais peut être me rapprocher de l’église, comme ca je vais aussi être seul et reproduire un schéma ?

ADLM : olalala vous croyez qu’un gamin pense à ca

B.L : je vous pose la question

ADLM : vous vous faites des fantasmes, non, non il ne se pose aucune question de ce genre. Il vit au jour, le jour un gamin, il vit dans l’aujourd’hui. Un gamin, gamin quoi qui a 4 ans, 6 ans, il est dans l’instant, dans la journée dans le présent, il n’échafaude pas des projets, ca c’est de votre âge et non celui du gamin que j’étais ?

B.L : ho je ne suis pas sur, ca dépend de l’enfant !

ADLM : et ben en l’occurrence j’avais de l’imagination mais pas ce genre la !

B.L : à 12 ans vous êtes à l’école, à l’externat des enfants Nantais

ADLM : affirmatif

B.L : comment ca se passe vous avez des souvenirs précis de l’école ?

ADLM : Ha oui très, d’abord dans le privé j’ai été élevé par les bonnes sœurs, qui étaient à la fois très rigoureuses et pleines d’humour et de tendresse en même temps, c’était un mélange. Alors pourquoi l’enseignement privé, je n’en sais rien, c’était à coté, la proximité jouait beaucoup. Non mais j’ai de très bon souvenir, d’abord parce que c’était un enseignement intelligent, exigent. Moi j’ai le souvenir on passe en 6ème là, on quitte le primaire, on a un carnet de note toutes les semaines, on a un devoir à faire tout les soirs qu’on rend le lendemain, qui est corrigé aussi tout et je veux dire il n’y a pas d’absentéisme de professeurs et l’enfant est sous contrôle permanant. Et je ne l’ai pas senti comme une pesanteur mais au contraire  comme une exigence heureuse pour développer. Mais moi j’avais appris tout ca, à lire à 4 ans, donc l’école primaire était pour un autre développement qui était plus… et le calcule.

B.L : c’était pour quoi alors ?

ADLM : Ho ben l’histoire. Nantes c’est une région de croisement historique importante et c’est la région des vendéens, c’est la région des guerres de vendais, c’est la région ou la terreur a été redoutable sous la révolution, c’est une région ou socialement aristocrate, ca ne veut pas dire riche. Les aristocrates Bretons, sont des petits seigneurs locaux qui vivent avec le paysan du coin, je veux se n’est pas l’espèce de classification qu’on essayait de nous inculquer dans les manuels d’histoire. Et alors je me souviens on avait un prof d’histoire qui était assez bien nuancé, qui faisait bien la distinction, entre la vieille petite noblesse de province, très ancienne mais qui n’était pas forcement aligné sur celle de Versailles loin de la.

B.L : en étant à l’externat avec des sœurs là vous, vous dites j’ai envi d’y croire, de croire en une force supérieur.

ADLM : non, ca ne se passe pas comme ca, on est dans un moule culturel et religieux  qu’on suit sans problème. Je crois que quand j’étais gamin, c’est ma mère qui me racontait ca, j’avais un certain sens mystique, mais tous les gamins à 3, 4 ans ont un sens mystique.

B.L : Ha la on a un sens mystique mais on ne réfléchit pas pour se projeter plus tard !

ADLM : non se n’est pas du tout la même chose, vous allez voir, il n’y a aucune contradiction sur le sens mystique. Ce n’est pas un projet sur l’avenir terrestre c’est un avenir avec dieu quoi. Moi dans le jardin du Croisic je balançais mon nounours préféré en l’air et je disais au paradis. Ca veut dire que se que j’avais de plus cher, je l’offrais à Dieu.

B.L : mais ca veut dire aussi peut être que votre mère…

ADLM : ce n’est pas un projet !

B.L : ben si votre mère vous a peut être inconsciemment apprit à faire la nuance entre un paradis et l’enfer.

B.L : ben vous ne risquez pas de lui demander, elle est partie

B.L : c’est dommage alors qu’est ce qu’on fait ?

ADLM : Ha ben je ne sais pas c’est à vous de continuer, ce n’est pas moi qui pose les questions, je réponds moi.

B.L : on fait appel à votre mémoire, en l’occurrence

ADLM : il n’y avait pas de pression religieuse, on était dans un contexte social très classique, on va au catéchisme, on va à la messe, voilà, ca ne me posais aucune question, ni d’ennui, ni de révolte. La vraie foi, elle est née plus tard

B.L : on va en reparler. A 12 ans vous êtes à Nantes, à 13 ans vous êtes en Guyane

ADLM : ben oui parce que ma mère se retrouve avec trois enfants à charge, l’argenterie et les tableaux de famille mais il n’y a pas un rond à la fin du mois. Donc elle a un frère cadet qui est célibataire et qui vient d’être nommé  par EDF pour construire la première central électrique à Cayenne et donc elle dit à ma mère, allait vient avec tes trois enfants, je vous prends en charge. Alors c’était l’aventure.

VERY LIFE PARTIE 2 (6min12)

 

ADLM : moi je suis le cadet, j’ai un frère ainé et une sœur.

B.L : ca se passe bien à la maison, en famille, c’est sympa

ADLM : à l’époque oui, oui

B.L : Ha plus maintenant ?

ADLM : Ha ben maintenant, on ne vit plus en famille, moi je suis indépendant depuis longtemps

B.L : mais vous vous voyez encore ?

ADLM : mon frère ainé très peu. C’est un bourlingueur un peu taciturne, un bourlingueur marin breton.

B.L : ca vous énerve ca qu’il soit différent de vous ?

ADLM : non je m’entends parfaitement avec son fils ainé. Il va débarquer la de Roumanie et il va passer la soirée avec moi  et on a la au contraire une relation excellente, donc se n’est pas gênant. Et la consanguinité ne crée pas un mode relationnel exceptionnel.

B.L : nous sommes tous des frères Monsieur l’Abbé.

ADLM : attendez, ca c’est la fraternité d’adoption, pas de consanguinité, vous mélangez. La fraternité dont parle le Christ n’est pas celle… d’ailleurs lui-même donne l’exemple. Vous vous êtes mes frères et mes sœurs parce que vous partagez ma parole et on lui dit mais ta mère et tes cousins te demande et il dit non, non je n’ai pas le temps pour eux.

B.L : c’est terrible

ADLM : c’est comme ca, non se n’est pas terrible. Moi je me souviens quand j’étais jeune aumônier de lycée, c’était en 64 et il y a eu 68 comme cerise sur le gâteau, et donc la révolution sexuelle patati patata. Donc les parents d’élèves avec qui je m’entendais fort bien viennent me dire, il y a quand même un problème d’éducation sexuelle mais nous on ne peut pas le faire, vous ne voudriez pas vous en charger. Vous croyez que c’est un cadeau ca, se charger de l’éducation sexuel des gamins de la 6ème à la terminal.

B.L : ca peut être rigolo

ADLM : ouai mais on s’en lasse vite excusez moi

B.L : de quoi on se lasse vite ?

ADLM : de parler de sexe et tout ca…

B.L : vous trouvez ?

ADLM : à oui

B.L : la on na va pas faire beaucoup d’audimat avec vous

ADLM : on s’en fou je ne suis pas la pour faire de l’audimat

B.L : ce n’est pas ca qui est important

ADLM : non

B.L : à 14 ans vous n’êtes plus au Guyane mais à fort de France en Martinique.

ADLM : oui parce que je ne fichais rien au lycée, j’allais dans la jungle me baladais, je jouais mon petit mougli , je trouvais ca plus rigolo que d’aller écouter des professeurs qui m’ennuyais, donc sanction on m’envoi pensionnaire à Fort de France, voilà en 5ème.

B.L : et ca a été une sanction pour vous ou au contraire ?

ADLM : non, fin sur le moment oui mais après moi j’ai de la chance j’apprends très jeune et vite à être indépendant. Quand vous partez et que vous êtes à des milliers de kilomètres de la France et qu’ensuite vous êtes un an en Guyane et qu’on vous envoie à d’autres milliers de Kilomètres en Martinique, c’est une chance. Et puis j’ai connu des béquets, des fils de famille, qui ont comprit beaucoup de chose sur la mentalité la bas. Vous savez quand on est jeune, on enregistre beaucoup de chose, les odeurs, les couleurs, les senteurs, les tropiques tout ca, sa marque. J’ai fais un bon bac de philo, parce que la philo m’intéressais, mais je suis plus littéraire que autre chose. Et quand je quitte Nantes pour venir à Paris je suis en Hypocagne à H4 et en droit, en droit constitutionnel au Panthéon. Donc je rêve de quoi, je rêve d’être un brillant avocat et député, parce que la politique m’a beaucoup intéressé des l’enfance

B.L : indirectement vous, vous en êtes beaucoup rapproché.

ADLM : des l’enfance pourquoi, parce que mon père est mort en camp de concentration, mon grand père paternel était plutôt action française donc royaliste, ca frôlait Pétain mais il n’y était pas. Donc j’entendais toujours des débats politiques cruciaux pendant cette période, donc ca m’a toujours passionné. Et je regardais les journaux de droite les journaux de gauche, j’étais entre les deux, donc je rêvais d’être député.

B.L : et alors qu’est se qui c’est passé ?

ADLM : ben en hypocagne à H4, les cours étaient quand même assez chiant il faut quand même se le dire, c’était la sélectionniste à outrance et puis il fallait faire du droit constitutionnel, donc d’un coté j’allais écouter Mendes France dans ses meeting  ou  Tixivigne en cours, ca ne vous dira rien, c’était le prédécesseur de Le Pen. C’était un très brillant avocat, il avait un talent d’orateur extraordinaire mais je n’adhérais pas beaucoup à ses thèse rassurez vous.

B.L : vous êtes fière aujourd’hui de se que vous avez réalisé dans votre vie ?

ADLM : fière n’est pas le mot mais en tout cas oui c’est mon honneur, j’ai eu des combats que je trouve important. En Algérie je me suis battu comme officié contre la torture, ensuite je me suis battu pour sauver les harkis parce que c’était une honte politique et humanitaire.

B.L : c’est toujours une honte politique aujourd’hui, parce qu’on en parle pas du tout, c’est un vrai débat.

ADLM : il n’y a pas de débat là dessus. J’ai le souvenir avec Arlette Chabot sur la 2, il y a 3 ou 4 ans, ou on avait prétendu faire un débat sur les harkis, elle a tout escamoté. Alors à la fin je lui dis écoutez vous me faite venir avec le général Mayer que je vous ai demandé d’inviter, pour qu’on parle la dessus vous nous avez donné quelques minutes de paroles et vous avez tout zappé, ce n’est pas sérieux. Et elle m’a répondu cyniquement vous savez ca emmerde la droite comme la gauche.

B.L : je vais vous reposer la même question, quel est votre plus grande fierté à ce jour ?

ADLM : mettre battu contre la torture, parce que c’était très difficile.

B.L : et est ce que justement, ce n’est pas par rapport à votre passé, notamment par rapport à celui de votre père, que vous avez envi justement ?

ADLM : non parce que l’image de mon père quand j’étais enfant n’était pas si héroïque que ca, on ne me l’a jamais présenté de cette façon. Donc en même temps je suis historien de formation, donc tant que je n’ai pas les sources, je suis très prudent.

B.L : en même temps je suis d’accord avec vous mais c’est votre mère qui vous à donné des infos, sachant qu’elle était divorcée…

ADLM : elle ne disait pas grand-chose, donc il y a toujours eu un point d’interrogation sur l’image du père, donc ce n’est pas l’image du père qui m’apportait…

B.L : c’est drôle ca, un point d’interrogation sur l’image du père, et pourtant vous en choisissait un plus grand !

ADLM : ha ben forcement, ce n’est pas par hasard, si vous faites de la psychanalyse de comptoir, on y va

B.L : allez-y vous êtes sur un comptoir, on peut en parler (rire)

ADLM : bien sur que l’image première de Dieu que j’ai eu c’était le père, bien sur, puis après on purifie les images. Après c’était le fils et je suis passé à l’esprit saint, beaucoup plus désincarné.

 

VERY INSPIRÉ (SON IMAGE EN DESSIN) (10min39)

 

B.L : Abbé de la Morandais, je vais vous demander maintenant de vous dessiner, tel que vous vous voyez.

ADLM : ha c’est effrayant votre question la. D’abord il y a les lunettes et on voit le truc la, ca je sais, allez hop, ca va se terminer par E.T mon histoire. Voilà relié, je ne sais pas bien dessiner attendez, voilà un petit nez hop. Il faut quand même des yeux derrière les lunettes, je crois que j’ai le regarde assez vif, donc il faut que ca  brille, hop, bon c’est un peu bizarre. Bon alors vu qui n’est plus tout jeune l’abbé, on va lui faire des rides, voilà comme ca et puis comme il est mince, il ne faut pas qu’il apparaisse trop gros, Ha la bouche c’est dur, dur, dur. On va faire une bouche hop, comme ca parce qu’il aime bien rigoler quand même, je ne sais pas s’il rigole mais hop. Et puis la il y a un col, mais ca c’est seulement pour identifier le curé, parce que je ne porte pas toujours le col. C’est marrant parce que l’autre jour j’étais invité au spectacle d’Yves Lecoq, et il a un talent d’acteur et pas seulement une voix et puis à un moment donné il a mit … ce n’était pas triste du tout et puis il a parlé de lamortlex au colle dur, ce n’est pas un colle dur, c’est un col mou. Et puis voilà, alors qu’est ce qu’on lui fait une brosse, parce que j’avais une brosse quand j’étais petit, voilà ce n’est pas très ressemblant.

B.L : enfaite c’est assez étonnant, parce que je m’attendais à voir une image assez sur réaliste parce que vous avez la foi, que vous croyez en Dieu, que vous n’avez jamais vu. Et vous avez quand même redessiné des traits qui  vous appartiennent. C'est-à-dire des lunettes, vous avez essayé de faire un nez, vous revenez en enfance avec votre coiffure. C’est quoi cette idée de réalisme tout en étant croyant de se qu’on ne voit pas ?

ADLM : ben précisément comme Dieu est invisible, la tradition Juive c’est voir Dieu c’est mourir, donc il est au-delàs de toute représentation, d’où la représentation de Dieu dans l’islam et le judaïsme. Pourquoi nous, merci pour les arts et la peinture et la sculpture, mais pourquoi nous on représente Dieu c’est parce qu’il y a l’incarnation du fils de Dieu sinon on ne le représente pas. Vous savez c’était le coup du triangle, comme ca, alors avec des petits rayons partout, ca c’est la figure de Dieu, alors je n’aime pas quand on met un œil dans le triangle, parce qu’on a l’impression que c’est Dieu qui voit tout et qu’il vous surveille, c’est une image abominable. Mais il y a des gens qui s’imagine que ce sont les Francs massons mais pas du tout.

B.L : vous pouvez signer votre œuvre.

ADLM : Ha ben oui quel œuvre, on peut le dire !

B.L : aujourd’hui et depuis septembre 2006, vous êtes en direct sur Direct8, vous présentez une série d’émission mensuelle, nommé « les enfants d’Abraham » Il y a un rabbin, un intellectuel musulman et vous. L’idée c’est de véhiculer quoi ?

ADLM : l’idée d’abord ce n’est pas de véhiculer une idée religieuse, c’est une émission d’actualité, vu par trois regards cultuels et culturel différent, le regard juif, le regard chrétien et le regard musulman. C’est une analyse de l’actualité et ensuite thématique, et après à partir de l’émission on est tout et on réagit la dessus. La dernière fois c’était sur la rentrée scolaire, bref je ne m’en rappel plus  ou est ce que les jeunes on le droit de vote, il y a une proposition … et puis après on a des invités et puis c’était sur l’amour ce n’est pas très original mais ca veut dire que toute les rentrées théâtrale était sur l’amour, le divorce … Donc on avait invité une ancienne sociétaire de la comédie Française, Bérangère d’Autun qui fait un très beau spectacle sur Rilk, ca c’était l’amour de la mère et du fils. Et puis on avait invité la femme de Gad Elmaleh la, je ne m’en souviens plus, elle ne va pas être contente

B.L : la femme de Gad Elmaleh je ne savais même pas que Gad Elmaleh était marié

ADLM : ben si

B.L : pour moi il est divorcé, célibataire et il va bientôt se marier avec moi et autrement je ne savais pas … (rire)

ADLM : à bon, ben il vous à raconté des cours et vous l’avez crut, à ben je comprends pourquoi vous avez besoin de toucher pour voir et croire. Et voilà et puis il y avait un sociologue, Kaufman, l’homme aux moustaches, très sympathique, sur l’amour durable

B.L : non mais se que je veux dire, c’est que vous aujourd’hui vous y allez parce que vous vous dites, je vais changer les mentalités, je vais …

ADLM : ben  oui la grande satisfaction quand je retourne dans mon petit 12ème et que je croise des beurres qui me connaisse, c’est qu’ils me disent ouai je t’ai vu avec Malek, c’était bien. Ca c’est un public, je suis content de voir ca, tant dit que si c’est une petite dame du 6ème ou du 7ème qui me dit à oui il parait que vous faite une émission, c’est quoi … je m’en fou, je n’ai pas besoin de la convertir à ca, alors que le petit beurre du coin si, et c’est bien qu’il voit qu’il y a un rabbin, un chrétien et un intellectuel musulman parler ensemble et jeter des passerelles. Il est temps de parler plutôt que se casser la gueule.

B.L : vous l’avez signé ou pas ? Qu’est ce que vous avez mit ?

ADLM : Alain Abbé de la Morandais, c’est ma signature

B.L : c’est la signature que vous utilisez aussi …

ADLM : pour la banque !

B.L : c’est se que j’allais demander. C’est la votre, vous n’en avez pas d’autre ? Quand on vous demande un autographe dans la rue, on vous en demande ?

ADLM : oui et ben je fais la total !

B.L : et vous êtes contents ?

B.L : ils sont gentils franchement, dans le bus, dans le métro, c’est toujours très curieux parce qu’ils vous regardent et ils se disent punaise je connais ce mec la et alors après je dis… mais ce qui m’énerve c’est quand on me dit vous êtes mon seigneur Gaillot, ca, sa m’énerve…

B.L : pourquoi ?

ADLM : ben parce que je n’ai rien avoir avec lui, d’abord ca fait 15 ans qu’il n’est plus dans les médias et puis ensuite on n’a pas du tout les mêmes combats. C’est un homme tout à fait responsable, non pas parce qu’il est évêque, mais le problème de Gaillot c’est qu’il a mélangé les genres, on ne peut pas être évêque et en même temps cracher dans la soupe. Comme disait Chevènement ancien ministre de la défense, on ferme sa gueule ou on démissionne, s’il n’était pas d’accord avec Rome fallait qu’il démissionne d’abord et ensuite pouvoir ouvrir sa gueule, on ne peut pas faire les deux à la fois.

B.L : en même temps on ne vous confond jamais avec le père Guy Gilbert !

ADLM : à ca n’a pas le même look, non pas du tout, je respect parfaitement le travail qu’il fait.

B.L : vous ne vous aidez pas entre vous ?

ADLM : il travail, qu’est ce qu’il fait maintenant, il doit toujours travailler sur son centre d’accueil des voyous comme on disait autrefois

B.L : des loubards !

ADLM : c’est ca, non on se croise sur des plateaux de radio

B.L : pourquoi vous ne vous serrez pas tous la main et vous montez un truc

ADLM : Ha mais on est pas du tout hostile au contraire, on se renvoi l’ascenseur, non ca se passe très fraternellement, aucun problème, si c’est ca qu’il fallait dire, je le dis avec …

B.L : non il y a rien qu’il faut dire vous savez, vous êtes libre de tout

ADLM : on n’a pas le même style.

B.L : demain vous vous imaginez comment, c’est quoi le futur pour vous ?

ADLM : l’éternité !

B.L : la rencontre de …

ADLM : de mon amour, oui bien sur. J’ai toujours envi de mourir quand je suis heureux, comme en ce moment quoi. Mais pas dans le sens morbide, passer de l’autre coté, le grand passage quoi, mais on a peur de souffrir …

B.L : si vous vous reculez un tout petit peu, on verra votre dessin. Et alors l’idée c’est imaginons, déjà pour vous, vous allez arriver au paradis, en enfer ?

ADLM : Ho si j’ai une petite place au purgatoire, je serais déjà très content.

B.L : arrivé au purgatoire, il y a personne vous faites quoi ?

ADLM : ben je dis tant mieux comme ca je ne ferrais pas la queue !

B.L : vous dites comme Séguéla, si à sa mort on ne voit pas Dieu c’est qu’on a raté sa vie ?

ADLM : ha non d’abord il n’a pas dit ca, je connais  Jacques Séguéla et il connait sœur Marguerite celle dont je vous ai parlé tout à l’heure, donc il nous aide…

B.L : ne nous parlez pas de Séguéla, donc vous arrivez au purgatoire, il y a personne

ADLM : je suis tout seul, alors je dis tant mieux, je ne ferrai pas la queue et ensuite ca prouve qu’ils sont déjà tous passés la haut !

B.L : c’est encore là haut ?

ADLM : ben oui, au paradis, la ou j’envoyais ma peluche vous savez, quand j’avais 4 ans, au Paradis.

B.L : une fois qu’on est au Paradis qu’est ce qui se passe ?

ADLM : ca c’est une bonne question

B.L : je vous remercie c’est la première fois que vous me dites ca, après 3 heures d’interview, à la fin de l’émission.

ADLM : Dieu est crée à l’image de Dieu, donc en quoi somme nous à l’image de ? On est intelligent, on est capable d’amour et de liberté. Mais on n’est pas totalement intelligent en disant, je suis le premier, donc on participera à l’intelligence de tous, c’est fabuleux quoi. Il y a des gens qui pense qu’on s’emmerde au Paradis, ils rigolent, on va tout enfin comprendre. Ensuite on sera vraiment amoureux.

B.L : il y aura pleins de femmes en plus.

ADLM : des femmes, des hommes, ca n’a plus d’importance, le sexe ne compte plus à ce moment là. Ha oui c’est dépassé il n’y a plus de question ni de bouffe, ni de sexe, c’est autre chose. Donc on sera très intelligent, très amoureux et on aura une liberté souveraine et total. Nous on a une liberté et encore quand on la, nous on a pas à ce plaindre, en occident on a une liberté de choix, le bien, le mal. Mais la on aura l’évidence, quand vous serez réellement amoureuse un jour, vous aurez l’évidence et vous ne vous poserez même plus de question.

B.L : ben alors pourquoi on se fatigue ici ?

ADLM : on se fatigue à quoi ?

B.L : ben à tout ca, à ne pas être libre …

ADL : non mais on n’est pas à plaindre parce qu’on a quand même une liberté, on est quand même amoureux, on est quand même intelligent, mais se n’est rien du tout par rapport à se que ce sera. Ce sera la plénitude de l’intelligence, de l’amour et de la liberté.

B.L : mais vous ne trouvez pas ca frustrant ?

ADLM : pas du tout, c’est comme si à 4 ans vous disiez que vous avez envi d’en avoir 50 ans, arrêtez se qui fait le prix de la vie, c’est la progressivité.

B.L : oui mais j’entends bien, mais si on attend le meilleur quand on n’est plus

ADLM : on n’attend pas passivement sur son lit, on battit sa vie, on battit ses amours, on battit sa liberté, sa culture et son intelligence, comme vous le faite d’ailleurs si brillamment.

B.L : ca c’est une manière de dire merci mademoiselle, c’est la fin de l’interview, ben c’est comme ca qu’on va se quitter.

VERY OFF (4min10)

 

ADLM : de la numérologie, astrologie bélier

B.L : qu’est se que vous pensez de Besancenot ?

ADLM : je le trouvais sympa comme ca, se qui est dangereux, parce que c’est un irresponsable. Et puis je l’ai croisé une fois en allant à un concert de Charles Aznavour à la fin de sa tournée l’année dernière et je me dis tiens je vais le cerner … et enfaite il n’était pas agréable, il m’a regardé comme ca.

B.L : c’était peut être un jour sans, il y a des fois des jours …

ADLM : évidemment ca m’arrive souvent ca ! Astrologie chinoise, cochon !

B.L : peut être que le concert d’Aznavour était nul ?

ADLM : non, non il était bien, la nénette qu’il avait mit avant lui était nul

B.L : c’était qui ?

ADLM : je ne sais plus, mais je l’ai revu à une émission après, qui passait dans un pays, je ne sais même plus lequel (rire) mais non c’était bien, c’était bien !

B.L : vous savez, vous dites  Besancenot

ADLM : c’est parce que c’est écrit !

B.L : il ne sera jamais au pouvoir

ADLM : même lui il l’a dit, mais il en faut des mecs comme ca, il faut des épines partout, mais en même temps c’est très démago. Mon dieu Benoit XVI est bélier, ca ne lui ressemble pas, Jean-Pierre Pernaut, Céline Dion j’aime bien sa voix.

B.L : à oui elle a une jolie voix !

ADLM : une superbe voix.

B.L : un historien il peut très bien réussir à nous faire dire …

ADLM : oui, j’allais faire une comparaison avec l’amour, le jour ou vous allez vous engager un jour, quel preuve vous aurez qui vous aime vraiment, c’est un acte de foi à un moment donné, vous vous dites j’y vais.

B.L : je suis d’accord avec vous, sur le fait qu’on ne peut pas savoir s’il nous aime ou pas, mais parfois il y a des preuves d’amour qui sont aussi matériel, la personne si on a besoin d’aide, elle peut être la.

ADLM : oui bien sur et ca fait partie des signes

B.L : et Dieu n’est pas la !

ADLM : Ha ben pour moi si, si il est la par les témoins qui ont connu ce christ, par les évangiles, par les textes, même par l’histoire de l’église, même s’il elle a fait des erreurs… il y a des témoins, mon seigneur Vincent, sœur Theresa.

B.L : pour revenir à se qu’on disait tout à l’heure, imaginons vous êtes entrain de me dire on n’a pleins de témoins, comme des sœurs qui vous disent on est la et on y croit. C’est pareil je vis une histoire d’amour, j’ai aussi des amis qui peuvent me dire que mon histoire est magnifique et en réalité mon histoire n’est pas belle. Les témoins ne sont pas …

ADLM : vous ne le serez qu’après

B.L : ouai mais vous imaginez, vous consacre toute votre vie à ca

ADLM : mais non prenez des risques, bon sang dans la vie et ho, vous voulez zéro risque en amour, zéro risque en foi, zéro risque en religion, mais ca n’existe pas.

ADLM : c’est ca qui est merveilleux, vous ne trouvez pas ?

B.L : de prendre des risques ?

ADM : oui

B.L : vous trouvez vous que c’est merveilleux ?

ADLM : Ha oui j’adore, ben qu’est ce que je fais avec vous ?

B.L : du bon temps, vous passez un bon moment, c’est différent.

 

VERY PLUS (7min20)

 

ADLM : ce n’est pas parce que vous êtes frère et sœur que vous allez avoir automatiquement des liens relationnels, les amis on les choisit mais la famille, elle est la, on fait avec. Si ca marche tant mieux, si ca ne marche pas je crois qu’est ce que ca peut faire.

B.L : oui mais après comme on peut être crédible avec le prochain, qu’on ne connait pas ?

ADLM : mais on le connait, beaucoup mieux. Quand je suis aumônier de lycée, je connais mon premier boulot comme jeune prêtre, je connais infiniment mieux les gamins de la 6ème à la Terminal que leur propre parents. Ha

B.L : mais non ce n’est pas Ha mais est ce que ca ne vient pas aussi d’un problème de communication ?

ADLM : alors il y a des problèmes de communication. Dans ma génération, dans les bonnes familles, on ne communique pas beaucoup, on est extrêmement pudique, il y a des sujets intouchable, l’argent, le sexe, la profession tout ca, la politique, on n’en parle pas.

B.L : c’est peut être ca qui crée la distance ?

ADLM : oui mais vous savez je connais des familles ou ca n’a pas beaucoup évolué.

B.L : vous luttez contre ca aujourd’hui ?

ADLM : bien sur, quand tu fais la préparation au mariage, dire la base du mariage c’est la com et lutter contre se qui est pesanteur et qui va contre la com. Vous allez revenir le soir, vous allez être fatigué, vus n’avez pas envi de parler à votre épouse, votre fils à 15 ans il va vous poser des questions qui vous ennuie, et ben la il faut résister et être présent.

B.L : comment on peut donner des leçons aux gens sachant qu’on n’est pas marié, qu’on n’a pas d’enfant.

ADLM : je ne donne pas de leçon, qu’est se que vous voulez que je vous raconte.

B.L : vous expliquez des choses, vous expliquez qu’il faut communiquer

ADLM : je vais vous poser une question, est ce que vous demandez à votre médecin généraliste, d’avoir eu toutes les maladies pour vous soigner ?

B.L : oui (rire)

ADLM : non, elle est de mauvaise fois (rire) bon je vous pardonne quand même

B.L : à chouette.

ADLM : on n’a pas besoin d’avoir toutes les maladies, d’avoir vécu tout les problèmes … moi je suis le récepteur de confidences infiniment plus que n’importe quel père de famille ou que n’importe quelle mère de famille. C’est l’expérience des autres, pas la mienne.

B.L : cette bonne parole, elle est un peu facile non ?

ADLM : ben si facile que vous le croyez.

B.L : vous avez des occupations, des hobbies, un sport, une passion ?

ADLM : le tennis oui et le cheval.

B.L : quand vous êtes petit ?

ADLM : tennis je commence à Nantes ouai,  le cheval non s’était pour les gens riches, j’ai appris à monter à l’armée ; je me suis passionné plus tard en Algérie, pas avant.

B.L : aujourd’hui vous connaissez, fin vous continuez je veux dire ?

ADLM : j’ai continué jusqu'à se qu’il y a 2 ans, puis j’ai fais une chute un peu emmerdante, et je me suis dis mon petit père tu n’a plus 30 ans, ni 50 donc il ne faut pas déconner, faut arrêter. Donc j’ai arrêté le tennis, mais j’ai joué jusqu'à 70 ans encore et puis non maintenant je fais 300 mètres de natation tout les jours.

ADLM : le problème des harkis aujourd’hui n’est pas un problème d’argent, il y a pleins d’association rivale entre elles qui réclament du fric, du fric, mais ce n’est pas le sujet. Le vrai problème des harkis aujourd’hui c’est un problème médiatique, qu’on parle de leurs drames, de leurs souffrances… voilà un recourt dignité ce qu’ils ont besoin, ce n’est pas de l’argent.

B.L : pourquoi on ne le fait pas ?

ADLM : parce que historiquement la droite et la gauche est très mal alaise sur le sujet, vous le savez très bien. Fin on n’a célébré les obsèques de monsieur Messmer, ancien premier ministre du Général de Gaulle. Il faudrait quand même rappeler que c’est monsieur Messmer au moment de l’indépendance de l’Algérie qui a donné l’ordre de ne pas rapatrier les harkis.

B.L : et pourquoi le Général de Gaulle n’a rien dit ?

ADLM : et heureusement qu’il y a des Générales courageux qui l’ont fait !

B.L : De Gaulle ne dit rien la dessus, il ne donne pas le pardon, Chirac a essayé quand même un peu plus

ADLM : ouai, bon il a essayé

B.L : Sarkozy ?

ADLM : je ne sais pas, j’ai entendu dire, fin j’ai lu dans je ne sais quel journal qu’il voulait faire une sorte d’institue de la mémoire, pour la guerre d’Algérie. Ca, sa m’intéresse parce que finalement, on classait les gens, si vous étiez contre la dictature vous étiez à gauche, à la limite communiste quoi, si vous défendez les harkis vous êtes fascistes. Bon, moi mes choix ne sont pas politique, ils sont vraiment éthique, moraux dans ces cas la.

B.L : oui mais c’est entre mêlé, Abbé vous ne pouvez pas nous dire qu’ils ne sont pas politique.

ADLM : ce n’est pas politique je suis désolé, je n’étais pas Algérie Française du tout, non vous mettez des étiquettes comme ca quand ca arrange.

B.L : non je mets des étiquettes parce que vous aimez la politique et vous essayez justement pour faire bouger les choses, vous avez bien comprit qu’il fallait passer par la politique.

ADLM : bien sur !

B.L : et il faut fricoter la politique, c’est se que vous faites ?

ADLM : pas fricoter !

B.L : c’est quoi le mot juste alors ?

ADLM : si j’avais fricoté, je me serais attiré les bonnes grâces de Chirac et je ne serais pas fait viré de mon poste d’aumônier politique, mais il y a des valeurs pour moi qui sont plus importante que la politique. L’éthique est au dessus de la politique. La fin ne justifie pas les moyens, c’était la base de ma réaction contre la torture, on ne va pas renier ses valeurs comme ca par opportunisme.

B.L : je ne pense pas que ce soit par opportunisme, c’est pour arriver à ses fins.

ADLM : mais tout les moyens ne sont pas bon pour arriver à ses fins

B.L : donc on n’arrive à rien !

ADLM : mais si on y arrive, bien sur que si

B.L : on fait comment, on croit en Dieu ?

ADLM : croire en Dieu ce n’est pas un bouche trou, je ne sais pas quelle idées vous avez de croire en Dieu, mais ce n’est pas un bouche trou. Prenons le problème des harkis, bon on travail en équipe, moi je travaillais avec le général Meyer, lui on était d’accord la dessus, il avait les bonnes grâces de Chirac, donc il a fait le boulot, dans les instances ministériel, politique, pour faire avancer les choses. Bon maintenant la Chiraquie est fini, maintenant c’est Sarko je suis bien vu, bon et ben moi je prends le relais et puis on avance et on voit le ministre des anciens combattant … et on fait avancer les choses.

B.L : et pour faire avancer les choses, il faut en parler et encore une fois on revient à la communication

ADLM : bien sur, allez donc trouver une chaine qui a envi de faire une émission sur les harkis

B.L : aucune

ADLM : et bien voilà !

B.L : en même temps vous avez déclaré Mélissa Theuriau m’a mené en bateau pour son mariage sous prétexte que j’étais trop médiatique, elle a fait de même avec le curé de saint louis en Lille qui lui a affirmé que c’était faux. Et pour finalement choisir le curé bling bling le père Guy Gilbert, tout ca n’est pas convenable, on sent un peu …

ADLM : ben moi je partais à l’île Maurice, je m’en foutais, ca m’arrangeais même, elle me disait vous allez faire un aller/ retour. Elle est gentille mais j’allais remplacer un collègue la bas, 5 clochés à desservir et me taper en plus 48 heures d’avion pour son mariage, moi je n’étais pas vexé, j’étais frustré mais pas pour moi, mais parce que j’aide des musiciens et des chanteurs qui ont besoin de gagner leur vie, qui on besoin de se faire connaitre et pour eux j’étais déçu. Surtout que Jamel Debbouze il ne connait rien au coran, qu’a l’évangile.

B.L : ben quelque part c’est beaucoup plus simple pour vous ?

ADLM : ben non on n’avait l’impression de jouer une comédie, ce n’est pas sérieux.

B.L : mais l’abbé si on vous appel, c’est que vous avez laissé la possibilité de vous appeler, vous dites que vous n’êtes pas people, que vous n’êtes pas bling bling …

ADLM : mais attendez s’il y a la possibilité de taper mon nom sur internet vous verrez vous allez tout de suite avoir mon blog.

B.L : j’ai tapé vous n’êtes pas très bien référencé.

ADLM : à ben ca je m’en fou complètement

 

VERY PLUS PARTIE 2 (7min10)

 

ADLM : et pendant la guerre d’Algérie j’ai connu un islam c’est assez paradoxal d’ailleurs mais ils n’utilisaient pas du tout la politique, c’était un islam très modéré en Algérie. Il n’a pas instrumentalisé la religion, ils ne voulaient pas en faire un instrument révolutionnaire du tout, c’est assez étrange comme question.

B.L : non mais vous ne pensez pas que l’église a également instrumentalisé la religion pour arriver par fois à ses fins ?

ADLM : mais justement quand on a fait des conneries faut éviter de recommencer, précisément et je ne ni pas l’histoire, bien sur qu’il y a eu instrumentalisation. Un historien vous lui posez la question, je ne suis pas non plus historien du 12ème ou du 15ème siècle, j’en sais assez pour savoir qu’hélas nous n’avons pas était fidèle à la parole du christ, laissez à César, se qui est à César et à Dieu se qui est à Dieu, il faut séparer les pouvoirs, vive la laïcité positive.

B.L : est ce que vous dites ca parce que vous, vous rendez compte que les églises se vident aujourd’hui ?

ADLM : pas du tout parce que quand j’avais 20 ans les églises était pleines et quand on a fait de   l’histoire… Moi je dois reconnaitre que dans le collège ou j’étais à Nantes, il y avait des profs d’histoire qui étaient très objectif, très rigoureux et qui nous on bien montrés Constantin certaines dérive de l’église. Il faut quand même rappeler aussi que c’est par défaillance du pouvoir politique dans les premier siècle, que l’évêque est devenu le responsable de la cité. Pour protéger la cité contre les barbare et il y avait défaillance total, bon et alors après il aurait dut repasser le pouvoir ca c’est sur.

ADLM : d’abord les jeunes, ca veut dire quoi ? Non parce qu’il faut quand même être un peu précis sociologiquement. Est-ce que vous parlez des jeunes de la bourgeoisie du 16ème ou du 7ème ?

B.L : les jeunes en général

ADLM : ben ca ne veut rien dire, je suis désolé !

B.L : ben si c’est très simple un jeune c’est quelqu’un de 15 ans à 25 ans, c’est un jeune.

ADLM : oui mais ca c’est une définition abstraite. Quel est sa culture, il vient des cités, il a été au lycée, ou en 3ème il s’est fait viré ou il a été à Massillon prêt d’Issy ou à Louis le Grand, ce n’est quand même pas la même chose !

B.L : mais la religion est ouverte à tous !

ADLM : mais on est bien d’accord mais selon que vous ayez vécu en banlieue …

B.L : mais du coup vous allez généraliser

ADLM : je ne suis pas d’accord c’est vous qui faite un raccourci

B.L : non vous dites ca dépend de quel jeune, mais si on doit factoriser, un jeune c’est un 15ans, 25 ans !

ADLM : mais parce que le jeune une fois de plus s’il est né dans le 7ème ou dans me 16ème, il a une culture chrétienne, d’une manière ou d’une autre ou juive ou complètement athée rebelle. Il ne vient pas de rien, ca n’existe pas, moi j’ai remarqué une chose surtout quand j’ai travaillé à Match TV, les jeunes entre 20 et 30 ans qui travaillaient …

B.L : Ha vous voyez les jeunes entre 20 et 30 ans !

ADLM : mais je précise qui travaillaient, donc avec une formation, une école de journalisme … à Match TV à l’époque ou ca existait et ben je dirais le coté anti clérical qui existait à la génération précédente pour eux n’existait pas. Pour eux si le curé sympa et disponible, il vient lui poser des questions parce qu’ils ont une acculture religieuse. Voilà se qui est nouveau c’est qu’ils n’ont aucune références, mais comme intellectuellement ils se forment

B.L : vous vous contredisez parce qu’il y a un instant vous nous disiez que c’était impossible de ne pas avoir de culture religieuse à la base.

ADLM : il y a un terreau de base. Bon le terreau ou il est chrétien ou il est juif ou il est athée rebelle

B.L : ou il est musulman

ADLM : oui mais ca c’est une minorité je suis désolé, vous me mettez l’islam à toute les sauces, jusqu'à présent ce n’est pas la majorité à se que je sache. Et je n’ai pas vu beaucoup de jeune, les jeunes dont vous parlez se convertir à l’islam, oui les jeunes des banlieues avec leur capuche, oui ils ont besoin d’une identité et c’est bien connu de même que les … remplissaient les églises pendant la persécution communiste parce que la religion est un facteur identitaire. Et de même beaucoup de jeune de banlieue se refaire à l’islam pour exister identitairement.

B.L : les fondations en France n’ont pas bonne presse, on ne sait jamais ou va l’argent

ADLM : ha bon, moi je suis bien placé pour le savoir parce que quand j’ai été vidé de mon poste et que j’ai débarqué dans le 12ème prêt de la Gare de Lyon. Il y a une responsable d’assoc, qui est venu me voir et qui m’a dit, à vous savez Xavier Manueli, l’ancien ministre là le fondateur du SAMU sociale, m’a dit que vous arriviez, c’est une chance pour nous. Je me suis fais manipuler comme un bleu la bas, la bonne femme se payait 30 milles francs de l’époque par mois, pour s’occuper des SDF et ne faisait que des faux dans les contres rendu. Ca oui l’humanitaire je suis bien placé pour le savoir qu’il faut regarder de prêt pour voir comment ca marche, il y a des gens très doué dans les escrocs. Et c’est vrai que ca m’a cassé, pendant un an je ne voulais plus entendre parler d’humanitaire et arrivé sœur Marguerite, tout est réglo au centime prêt, donc tout l’humanitaire n’est pas pourri attention.

B.L : et comment on fait la part des choses ?

ADLM : et je suis maintenant administrateur du Samu sociale international

B.L : on va en reparler aussi. Mais comment on fait la part des choses nous en tant qu’internaute, en tant que consommateur, comment on peut aller voir une association en pensant qu’elle est fiable ?

ADLM : j’ai du mal à répondre à votre question… Mais enfaite se qui fait la fiabilité et la crédibilité d’une assoc, c’est sa longévité. Je peux dire même si ca va paraitre très snob mais Malte, les chevaliers de Malte c’est hyper honnête et bien réglé. Il vaut mieux qu’il y ait des gens qui ai de l’argent qui gère ca, qui ne sont pas tenté de piquer dans la caisse, que ceux qui n’en ont pas. Ca parait paradoxal mais c’est souvent le principe américain. Il faut toujours se méfier quand c’est des gens ou l’on ne sait pas très bien quel est le métier. Il y a des gens ils se récupèrent dans l’humanitaire parce qu’ils ne savent pas quoi faire ailleurs et donc on se pose des questions. Mais non des assocs qui existent depuis très longtemps, même si parfois il y a eu des dérives comme à la croix rouge, mais avec Mattei maintenant comme président on sait qu’on a une garanti, le secours catholique est une garanti, l’armée du salut malgré son coté un peu folklo est une grande garantie moral. Il y a en a Dieu merci !

ADLM : ouai mais c’est une vraie conviction depuis la guerre d’Algérie qui faut projeter des parcelles entre ces cultures et qu’il ne faut pas laisser se développer les intégristes. Moi une des bagarres que j’ai eu, on n’en a pas parlé, mais une des bagarres que j’ai eu sur le dos c’est celle de l’intégrisme catholique, qui sont venu nous casser la gueule. Quand ils ont piqué l’église saint Nicolas du Chardonnay, j’ai monté un meeting de protestation à la mutualité, ils sont venu avec des barres de fer et des casques et j’ai sut ensuite qu’a l’époque qu’ils étaient soutenu par Bernadette Chirac, merci Bernadette.

B.L : et la qu’est ce que vous faites ?

ADLM : pour ?

B.L : pour vous rebeller … ?

ADLM : ben je vous l’ai dit on a monté un meeting de protestation, contre l’occupation de saint Nicolas

B.L : non mais contre Bernadette Chirac ?

ADLM : mais rien elle est out, elle est finit, on ne va pas tirer sur une ambulance. Qu’elle serine sont mari qui n’entend plus rien, et qu’ils vivent des jours heureux en paix et Ame.

VERY INDISCRET (7min54)

 

B.L : Abbé de la Monrandais, on était tout à l’heure prêt du bar et je vous ai offert votre info naissance, vous l’avez peut consulter et en OFF, vous vous êtes intéressé de plus prêt à ce cadeaux. Bon déjà nous ca nous flatte, ca nous fait plaisir de se dire qu’on a fait un cadeau utile, vous l’avez précisé aussi tout à l’heure vous étiez aussi historien, donc la source est très importante.

ADLM : mais alors il y a une difficulté c’est quand on est historien de l’histoire contemporain. Moi j’ai fait ma thèse de doctorat sur les consciences chrétiennes   française et la torture en Algérie, analyser comme les grandes consciences Française, c’est parti de Mauriac et donc il faut vérifier les sources écrites mais souvent dans l’histoire contemporaine, il y a les sources orales et ca pose un problème parce que quand vous posez des questions 20 ans après  à un témoin d’un événement, il se réécrit l’histoire, autrement qu’il la vécu et c’est très difficile d’arriver à discerner le vrai du faux. Donc je prends un exemple, moi quand j’étais officié en Algérie, je tenais mon journal, donc quand j’ai été témoin d’une séance de torture, parce que pour dénoncer il faut avoir des preuves, fin voilà, j’ai tout écrit et puis après pendant 20 ans je n’ai rien regardé. Quand je fais mon travail d’historien qu’est se qu’il faut faire aller tout de suite à la source première non, il faut réécrire le souvenir qu’on avait 20 ans avant, c’est exigeant comme méthode et comparer ensuite, on a des surprises. Parce que votre mémoire sélectionne et réinterprète des choses, en les enjolivant ou en les empirant.

B.L : alors je vais prendre le problème à l’envers, on assiste tous, 10 personnes assiste à l’accident, chacun aura une version différente des faits

ADLM : pas chacun, mais il y aura des contradictions bien sur

B.L : mais alors comment on va faire pour établir la vérité ?

ADLM : on ne l’a pas, on ne l’a pas vraiment, on a une approximation de la vérité, donc on ne l’a pas complètement. Vous posez ma question des sources du christianisme, se sont des sources orales au départ puis après les évangélistes écrivent. Bon il y a trois grands évangélistes, Luc, Marc, Mathieu et le dernier qui ne reprend pas se que dit les 3 premiers, donc le travail des exégètes c’est de comparer les textes, il y a parfois des contradictions et donc il faut chercher des explications aux contradictions. Ben les rabbins font la même chose pour toute leur tradition biblique, qui est une tradition oral au départ et qui à un moment donné e été mit par écrit.

B.L : nous on a envi d’avoir une version vraiment inédite et on a envi de mieux vous connaître, c’est pour ca que je vais vous inviter à répondre aux 5 questions qui sont devant vous, on attend bien sur de vous une vérité, la votre. Donc ca devrait être relativement simple et facile pour vous.  Vous choisissez celle que vous voulez et il y a aura aussi la question invisible que vous ne voyez pas et que vous inventerez.

ADLM : alors d’abord faut que j’arrive à lire quelque chose. Alors à quel fausse rumeur voudriez vous mettre fin ? C’est une bonne question ca, et ben je ne suis pas un prêtre people ! Voilà et en plus c’est un truc qui m’énerve parce que je ne connais rien au monde des peoples. Je prends un exemple tout bête, j’ai un étudient qui me fait mon blog, un web master parce que je suis nul en informatique et il me dit Ha tiens tu as reçu un mail, il y a Manu Payet qui veut te parler et moi je lui dis mais c’est qui ca. On s’est rencontré c’est un type adorable que j’aime beaucoup, j’ai préparé son mariage, ca roule mais je veux dire souvent je ne sais pas qui s’est. Mélissa Theuriau m’appel, je me dis c’est bizarre cette nana, ca me dit quelque chose, je ne sais pas dans quoi elle travaillait … Et elle me dit mais vous vous souvenez on a travaillé à Match TV ensemble, on était au festival de cannes oui bien sur  et vous m’avez promit de célébrer mon mariage, ben si je vous ai promis je tiendrais ma promesse. Bon elle prend rendez-vous et elle débarque avec Jamel Debbouze, bon mais alors celui la je le connaissais de vu, mais elle je ne me rappelais plus.

B.L : l’autre rumeur dit que vous auriez conseillé Rachida Dati !

ADLM : complètement faux, je l’ai rencontré lors de sa campagne pendant les municipales, parce que j’étais dans le 7ème quand j’étais aumônier du monde politique, donc des intermédiaires m’avait demandé de la rencontrer et si j’acceptais de répondre à la campagne islamophobe que faisait certain bon bourgeois du 7ème. Et la je n’hésitais pas, je ne la connaissais pas.

B.L : je suis d’accord avec vous, vous dites que vous n’êtes pas people mais en même temps vous ne choisissez pas Roseline Bachelot mais Rachida Dati qui est on ne peut plus people.

ADLM : je ne choisis rien, on me demande. Roseline, je la connais très bien Roseline, je vais vous raconter le dernier gag qu’elle m’a sorti, c’était à une remise de déco à Bercy et elle me dit Ha mon père vous avez l’air en pleine forme, je lui dis je vais avoir 75 ans et je ne coute rien à la sécu et elle me répond avec son tact que vous connaissez bien, Ha mais les dernières semaines nous couterons très cher !

B.L : je vais vous laissez piocher une autres question.

ADLM : à quel pêché avez-vous déjà succombé ? Ben écoutez, j’ai connu la luxure ce n’est pas facile, ca sa va vous plaire, vous allez faire de l’audimat la dessus, mais je ne vous dirais pas grand-chose.

B.L : pourquoi ce n’est pas facile ?

ADLM : ben parce que je fais parti d’une génération ou quand on avait 16, 17, 18 ans on ne savait rien à rien. Pour les femmes on dit oie blanche, je ne sais pas comme on dit pour les hommes canard blanc, canard boiteux, mais on ne savait rien, rien de rien. Donc je débarque à Paris étudiant et enfaite j’avais une libido très en sommeil, si bien que quand je pars et que je vais à Rome en séminaire, ca ne me pose pas de problème. En revanche, ca se réveille pendant la guerre d’Algérie. Et ben on se demande si on est normal, si avant de choisir le célibat, il ne faudrait pas mieux essayer de voir si ca marche ou pas, ben les trucs con de tout les ados quoi. Et donc voilà en Algérie j’ai fait un petit essaye dont je ne suis pas moralement très satisfait, mais qui techniquement était pas mal, ca m’a rassuré en me disant oui bon ca fonctionne normalement. Parce que l’idée de fond est quand même importante parce qu’on te demande de ne pas te marier et de sacrifier ta sexualité mais tu ne sais pas se que s’est. Donc comment peux-tu sacrifier quelque chose que tu ne connais pas, c’est une question de fond. C’est comme si vous n’aviez jamais gouté de pêche melba et que vous disiez Ha comme preuve d’amour pour l’homme que vous aimez vous allez sacrifier la pêche melba.

B.L : en même temps c’est un peu le même problème avec les musulmans et le porc !

ADLM : oui sauf que … attendez quand un musulman est intelligent et qu’on lui dit à l’origine les règles hallal et les règles casher sont des règles hygiéniques, qui se justifiait au temps des prophètes mais qui n’a plus beaucoup de signification.

B.L : ouai mais la vous allez faire la révolte des musulmans en disant ca !

ADLM : non je travail à Direct8 avec Malek Chebel qui est un intellectuel musulman spécialiste du coran et de l’islam et qui reconnait tout à fait se que je viens de dire, alors on ne va pas faire de la provoque, ca ne sert à rien.

B.L : mais lui en consomme du porc ?

ADLM : je ne sais pas, je ne peux pas répondre à sa place, ce n’est pas un tabou, ce n’est pas un vrai tabou, ce n’est pas la vraie essence de la religion. C’est comme si vous me disiez est ce que vous mangez du poisson tout les vendredis.

B.L : ce n’est pas un tabou mais c’est gênant qu’un abbé dise si un musulman est intelligent, il devrait manger du porc

ADLM : non cultivé

B.L : vous avez dit intelligent

ADLM : ben alors je rectifie !

 

VERY INDISCRET PARTIE 2 (10min)

 

B.L : alors on va faire la question invisible, c’est vous qui posez la question

ADLM : mais qu’est ce qui vous amuse dans le boulot que vous faites en ce moment avec moi ?

B.L : je veux savoir jusque ou vous pouvez aller

ADLM : olala vous me connaissez mal je serais toujours m’arrêter au bon moment vous savez

B.L : c’est quoi le bon moment ?

ADLM : le moment où il ne faut pas dépasser la ligne rouge !

B.L : vous en avait pas marre justement parce que vous, vous êtes abbé, on a la possibilité de voir jusqu’ou vous pouvez aller, alors que pour d’autre religion on a l’impression que l’on ne peut pas et je vais revenir sur les musulmans.

ADLM : non je n’en ai pas marre, parce que ca prouve au moins que par rapport à l’islam, ben qu’on est plus libre qu’eux. Alors oui des fois j’en ai marre dans le sens, je vais vous dire, moi je vais bientôt avoir 75 ans, des médias ca fait un bon nombre d’années que j’en fais, ca commence à bien faire. Donc je ne rêve que d’une chose c’est de passer la main et de former des plus jeunes. Bon on a un patron à Paris, un archevêque qui est nul en com et ca ne l’intéresse pas, donc on me dit, il faut que tu continu, mais je vous avoue que des fois j’en ai un peu vraiment beaucoup.

B.L : ca flatte l’égo aussi en même temps ?

ADLM : Ha non maintenant c’est fini, c’est terminé, j’ai connu ca, j’ai connu des moments d’addiction ou vous ouvre votre agenda et vous vous dites à mais c’est bizarre il n’y a rien cette semaine.

B.L : je vous invite à piocher une autre question.

ADLM : alors connaissez-vous une bonne blague sur la religion ? Ho il y en a des tas, mais le problème des blagues c’est quelles soient de religion ou de cul, je les oublie toujours. Attendez que je m’en souvienne d’une, à si il y en a une, mais elle est peu codé alors je ne sais pas s’ils vont comprendre, il faudrait qu’ils savent se qu’est un  jésuite, un dominicain… Non mais on va prendre une histoire de quête, alors il y a le rabbin, le pasteur protestant et le curé et alors ils sont la et ils disent comment on va faire pour répartir la quête. Alors le rabbin il dit moi je la lance en l’air je dis à Dieu garde se que tu veux et je prends le reste, le pasteur il dit, moi je dessine un rond par terre et tout se qui tombe dedans c’est pour moi et le reste c’est pour les œuvres et le curé il dit moi je ne lance rien en l’air je garde tout et ca va pour mon église et pour les pauvres, voilà ce n’était pas très drôle.

B.L : ben tout dépend de la manière dont on la raconte, mais vous étiez démotivé au milieu

ADLM : ouai complètement

B.L : mais pourquoi ?

ADLM : ben parce que, ca sa fait parti de mes défauts je ne sais pas répéter les choses, j’ai l’impression de les avoir entendu … quand j’ai passé mon doctorat on m’a proposé d’être prof, j’ai dit non je ne serais pas pédagogue. Parce que pour être un bon pédagogue et j’admire les gens qui savent le faire mais il faut savoir répéter et quand je commence à raconter une histoire en plein milieu je me démotive complètement en me disant  bon ben ca va bien …

B.L : parce que vous, vous connaissez déjà la suite

ADLM : oui et je ne suis pas bon pédagogue

B.L : est ce que ca sous entend aussi que chaque jour est nouveau, chaque jour est une surprise ?

ADLM : ha oui souvent et ca j’adore ! En ce moment j’écris un bouquin qui me réveil à 6 heures du mat et je ne sais pas se qu’il va se passer …

B.L : et ca parle de quoi ?

ADLM : Ho c’est un roman !

B.L : c’est une bible 2 ?

ADLM : Ho non, non, non c’est un roman,  la bible n’est pas un roman

B.L : non mais sur vous, sur votre vie ?

ADLM : non, non il faut toujours s’effacer derrière ses personnages c’est bien connu. Non mais moi je battis mes romans avec des personnages qui aurait pu être moi, mais qui ne le sont pas.

B.L : parce que vous auriez bien aimé ?

ADLM : ha oui moi j’aurais voulu avec mille et une nuits comme dit Bergèse

B.L : vous avez écrit un livre déjà avec lui on va en revenir après. Je vous invite à piocher une autre question, allez une autre question.

ADLM : c’est écrit bleu sur bleu, est ce que vous vous connaissez le père de Rachida

B.L : le père c’est écrit le père ? C’est le père de l’enfant de Rachida Dati

ADLM : non je ne sais pas qui s’est et puis même si je le savais, je ne le dirais pas. Et puis sa supposerai quoi, et puis d’abord c’est une question que je ne lui aurais pas posé

B.L : non mais elle aurait pu se confesser

ADLM : non mais elle est musulmane  et puis non je ne sais pas qui s’est et ca ne m’intéresse pas, franchement je n’ai pas ce genre de curiosité

B.L : c’est péché ca non ?

ADLM : oui c’est de l’indiscrétion quoi

B.L : non mais de faire un enfant …

ADLM : Ha ben non elle est musulmane

B.L : Ha donc il y a des catégories

ADLM : évidemment, les règles éthiques, sexuel … des musulmans ne sont pas celles des chrétiens. Moi je ne sais pas mais il faudra que je demande à Malek Chebel, je ne sais pas du tout et ca ne m’intéresse pas.

B.L : on va  piocher la dernière question.

ADLM : quel est pour vous l’idéal féminin ? Ho moi j’aime bien comment elle s’appel, la fille de Gainsbourg ?

B.L : Charlotte

ADLM : Charlotte oui

B.L : ca c’est votre idéal féminin, parce qu’elle représente quoi ?

ADLM : elle n’est pas trop femme, mais pas trop homme non plus, enfaite j’aime assez le type androgyne.

B.L : pourquoi ?

ADLM : parce que c’est du masculin féminin harmonieux, dosé, voilà !

B.L : c’est peut être vous qui devrez représenter l’église pour faire revenir les jeunes ?

ADLM : (soupir) vous ne trouvez pas que je la représente déjà trop

B.L : vous trouvez ?

ADLM : écoutez, j’étais avant-hier chez Guillaume Durant, dans l’émission l’objet du scandale, j’en avais raz le bol …

B.L : c'est-à-dire ?

ADLM : ben parce qu’ils sont entrain de faire de l’exhibitionnisme sur l’échangisme, faire un nouveau site, l’adultère, je ne sais pas quoi et après on vous annonce, 7 français sur 10 sont pour la fidélité. Tu as envi de leur dire, ben qu’est ce qu’on perd son temps sur des histoires qui sont des cornes cul quoi, fin vraiment, j’aime bien Guillaume Durant. Mais on me dit pourquoi tu y va, ben parce que je crois à certaines valeurs, que j’ai envi de défendre et que j’ai envi de placer le message auquel je crois tout simplement

B.L : et c’est quoi les valeurs ?

ADLM : la foi, l’espérance et l’amour fidèle, l’amour durable comme je dis. On parle de tout en durabilité sauf l’amour, c’est fabuleux quand même, mais enfaite, tout le monde en parle de l’amour durable à commencez par vous.

B.L : j’allais justement le dire à commencez par vous

ADLM : (rire) moi oui bien sur je suis fidèle et lui, il est encore plus que moi. Il faut dire une chose la fidélité comme on le pense toujours, quand je prépare des gens au mariage, je leur pose toujours… une fois que l’on s’est bien apprivoisé, on est en confiance, est ce que vous pensez que la fidélité est naturel ? S’ils sont un peu jeunes dans la phase passionnelle, comment vous osez poser une question pareille, s’ils sont plus mature ca va mieux, mais la fidélité n’est pas naturelle.

B.L : ben alors comment vous faites vous ?

ADLM : la grâce, Dieu seul est fidèle ! Toute l’histoire des juifs et de l’ancien testament, c’est l’histoire des infidèles  à un Dieu qui est fidèle, toute proportion gardé, l’histoire de l’église c’est la même chose, elle a trahi ses idéo, il n’y a pas que l’inquisition, il y a aussi des guerres coloniales.

B.L : j’entends bien mais moi la je vais revenir sur la fidélité et sur le rapport homme/ femme, quand vous voyez des hommes ou des femmes dans la rue, parfois vous pouvez avoir un coup de cœur, vous pouvez aimer cette personne pour son

ADLM : si à chaque fois que vous regardez dans la rue, vous avez un coup de cœur

B.L : ca arrive !

ADLM : oui mais enfin ce n’est pas suffisant …

B.L : il faut quoi de plus ?

ADLM : Ho ben enfin, il faut se rencontrer, parler. Quand j’étais aumônier étudient après 68, je suis tombé amoureux d’une jeune femme et je me suis dis oulalala, courage fuyons et je suis parti un an dans le désert, dans les Cévennes, pour me purifier. Puis j’ai préparé ma thèse de doctorat en même temps.

B.L : mais ca vous dites ca parce qu’il y a des caméras

ADLM : non pas du tout c’est parce que c’est une histoire vraie, je ne voulais pas tomber dans la tentation, de cette amour impossible. Quand on a promit le célibat il ne faut pas se mettre dans des situations…

B.L : mais pourquoi, vous ne pensez pas qu’il faudrait arrêter avec ca

ADLM : vous allez me parler oui mais voilà…

B.L : je ne vais rien vous dire, je pose une question

ADLM : non mais avec ca, se n’est pas très précis

B.L : mais avec le célibat

ADLM : c’est un sujet en or, pas très original. Pendant tout les premiers siècle de l’église, il y avait le clergé marié et le clergé célibataire. Actuellement dans le monde, les Grecs catholique, les Grecs maronito-Liban, les Coptes catholique, c’est un clergé marié en union avec Rome, donc la tradition c’est des prêtres qui étaient mariés, il y a que l’évêque qui ne l’était pas, mais les prêtre étaient mariés donc rien n’empêche théologiquement que le pape est un concile décide que les prêtres peuvent choisir …

B.L : vous seriez pour ?

ADLM : oui je crois, pas pour moi c’est trop tard, mais oui je serais pour

B.L : peut être que vous avez pleins d’enfants et que vous ne le savez même pas

ADLM : Ho ben ca, sa m’étonnerais, on fait de l’ADN tout de suite si vous voulez

B.L : pas avec moi il ne s’est rien passé je peux le dire

ADLM : olalala vous avez vu comment elle est je n’ai pas eu ce plaisir

B.L : je n’ai pas dis je n’ai pas eu ce plaisir, je n’ai pas dis ca

ADLM : vous avez dit quoi alors ?

B.L : hum j’ai dit …

ADLM : la caméra sera témoin mon enfant attention ! (rire)

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