Edouard Balladur

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En bref

Edouard Balladur Edouard Balladur
  • Nom, Prénom : Balladur, Edouard
  • Date de naissance : 02/05/1929
  • Lieu : Turquie
  • Signe : Taureau
  • Profession : Homme Politique

Biographie

Edouard Balladur est un homme politique français.

Adolescence

La famille vit bourgeoisement, malgré la baisse de niveau de vie, depuis le départ de Smyrne. À 6 ans, Édouard entre à l'institution diocésaine Jean-Baptiste de La Salle, puis en 1942, au lycée Thiers. Il demeura très attaché à la Provence, qui est une partie de ses racines familiales. Son frère Robert sera l'un des notables de la cité phocéenne.

Ses Amours

Il épouse à Saint-Amour, le 28 août 1957, Marie-Josèphe Delacour, d'une famille d'industriels du Jura. Ils ont quatre fils : Pierre (médecin), Jérôme (banquier d'affaires), Henri (co-directeur d'Euro RSCG Genève) et Romain.

Son enfance

Fils de Pierre Balladur, banquier, directeur de la Banque Ottomane, et d'Emilie Latour, Édouard Balladur naît à Smyrne, en Turquie, le 2 mai 1929. Ses parents se réfugient en France, à Marseille, en 1935, avec leurs cinq enfants, dans un appartement situé au 227 boulevard Chave.

Oeuvres

Ouvrages d'Édouard Balladur
L’Arbre de mai, Paris, Atelier Marcel Jullian, 1979
Je crois en l'homme plus qu'en l'État, Paris, Flammarion, 1987
Passion et longueur de temps, Paris, Fayard, 1989, séries de dialogues avec Jean-Pierre Elkabbach
Douze lettres aux Français trop tranquilles, Paris, Fayard, 1990
Des Modes et des convictions, Paris, Fayard, 1992
Dictionnaire de la réforme, Paris, Fayard, 1992
Deux ans à Matignon, Paris, Plon, 1995
Caractère de la France, Paris, Plon, 1997
L’Avenir de la différence, Paris, Plon, 1999
Renaissance de la droite, Paris, Plon, 2000
Les Aventuriers de l'histoire, Paris, Plon, 2001
Jeanne d'Arc et la France, le mythe du sauveur, Paris, Fayard, 2003
La fin de l'illusion jacobine, Paris, Fayard, 2005
Machiavel en démocratie. Mécanique du pouvoir, Paris, Fayard, 2006 (dans le style de Baltasar Gracián)
L'Europe autrement, Paris, Fayard, 2006
Laissons de Gaulle en paix !, Paris, Fayard, 2006
Pour une union occidentale entre l'Europe et les États-Unis, Paris, Fayard, 2007
Une Ve République plus démocratique, Paris, Fayard, 2008
Le pouvoir ne se partage pas, Fayard, 2009

Sa carrière

Il voulait être médecin, il fera ses études de droit à l'Institut d'études politiques de Paris, section service public dont il est diplômé en 1950. Une tuberculose l'éloigne des études mais, guéri, il entre à l'École nationale d'administration en 1955 et en sort dans la « botte » en 1957. (Promotion France-Afrique). Il a constitué à l'ENA un petit groupe de travail, avec Jérôme Monod, Pierre Verbrugghe, futur préfet de police de Paris, Jacques Calvet, futur PDG de Peugeot, et Jean Dromer, futur PDG de Louis Vuitton. Après son stage de première année à la préfecture de Charente et son mémoire sur « La loi Barangé et les constructions scolaires », il choisit l'option sociale en 2e année.
Il choisit alors d'entrer au Conseil d'État, aux sections Contentieux et Travaux Publics.
Il dirige ensuite le cabinet de la RTF (Radio Télévision Française). En 1964 il entre dans le cabinet du Premier ministre Georges Pompidou et est conseiller lors des accords de Grenelle qui suivent mai 68. Georges Pompidou, élu président, le nomme en 1969 secrétaire général adjoint de l'Élysée puis secrétaire général en 1973. En 1967, il participe au conseil d'administration de l'ORTF. Un an plus tard, il participe au conseil d'administration de l'Office national des forêts et devient Président de la Société pour la construction et l'exploitation du Tunnel du Mont-Blanc.

En 1974, il retourne au Conseil d'État, suite à l'élection de Valéry Giscard d'Estaing. En 1977, il est à la tête d'une filiale de la Compagnie générale d'électricité (CGE, future Alcatel) : la Société GSI - Générale de Service Informatique. En 1980, il devient PDG d'une autre filiale : la Compagnie Européenne d'Accumulateurs.
Membre de droit du bureau politique et du conseil politique du RPR, il se présente et est élu député de Paris, aux législatives de mars 1986. Jacques Chirac, qui devient Premier ministre de la première cohabitation, le nomme ministre d'État et ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation. Pendant deux ans il met en place une politique libérale inspirée de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher dans laquelle l'Etat intervient de moins en moins dans le marché. Il met en œuvre un important programme de privatisations, portant sur plusieurs entreprises nationalisées en 1945 et en 1982, telles que la Compagnie financière de Suez, Paribas, la Société générale ou TF1. Il quitte ce poste en mai 1988 avant d'être réélu député.
Après la victoire « bleu horizon » de la droite en mars 1993, François Mitterrand le nomme le 23 mars Premier ministre, tandis que Jacques Chirac prépare l'élection présidentielle de 1995. C'est le début de la deuxième cohabitation. Édouard Balladur poursuit ce qu'il avait entrepris en 1986, il conduit de nouvelles privatisations (notamment Rhône-Poulenc, Banque nationale de Paris (BNP) et Elf) et en s’attaquant à la réduction du déficit public. Sa popularité connaît une baisse sensible après[réf. nécessaire] l'échec de la révision de la loi Falloux sur l’enseignement et de la mise en place du contrat d’insertion professionnelle (CIP) pour les jeunes diplômés, suite à la mise en oeuvre à partir de 1992 de l'Acte unique européen qui met en place la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes sur le territoire de l'Union européenne. Il devient alors un européen convaincu en prônant la coopération entre les états membres de l'Union européenne dans plusieurs domaines même si cela restreint la souveraineté des états membres dans ces domaines ; l'Europe apporterait selon Balladur l'accès à la démocratie dans les anciens pays du bloc de l'Est. De ce fait des centristes pro-européens, comme François Bayrou ou François Léotard, le soutiennent.
Bénéficiant d'une importante popularité, Édouard Balladur décide de se présenter, le 28 janvier 1995, face à Jacques Chirac à l'élection présidentielle, soutenu par une partie des dirigeants du RPR, dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua, et de l'UDF, dont François Léotard et Simone Veil. Il est cependant éliminé au premier tour, ne recueillant que 5 658 796 voix, soit 18,58 % des suffrages exprimés. Au cours de son discours au soir des résultats, il déclare que le second tour opposera MM. Chirac et Jospin. Des sifflements et des huées se font alors entendre dans la salle, empêchant Balladur d'appeler à voter pour Chirac. Visiblement excédé, il s'écrie « Je vous demande de vous arrêter ! » sur un ton sévère, à deux reprises. Cette phrase a depuis été reprise par de nombreux humoristes et chansonniers.
À la suite de sa défaite à la présidentielle, il quitte son poste de Premier ministre et retrouve son siège de député.
Conseiller de Paris, Édouard Balladur se retire en cours de procédure des primaires pour l'élection du maire de Paris en 2001. Il est réélu lors des élections législatives de 1997 et de juin 2002, dans la 12e circonscription de Paris. Lors de la XIIe législature, il fait partie du groupe UMP et préside la Commission des affaires étrangères, après avoir été battu par Jean-Louis Debré lors de l'élection du président de l'Assemblée nationale. Il ne se représente pas aux législatives de 2007, laissant la place à Philippe Goujon, son suppléant.
En 2006, il publie un livre, Laissons de Gaulle en paix, dans lequel il révèle son admiration pour le général de Gaulle, et justifie sa politique. Il explique que de Gaulle aurait très bien pu mener une politique libérale et pro-européenne comme il l'a fait, car le monde a considérablement changé depuis la mort du Général (fin de la guerre froide au début des années 1990, notamment).
Libéral convaincu, Édouard Balladur est proche des Réformateurs, et a activement soutenu les projets européens et son ancien ministre du Budget Nicolas Sarkozy au sein de l'UMP.
Le 18 juillet 2007, il est nommé à la présidence du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions par le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy. Ce comité réunit des hommes politiques et des constitutionnalistes d'horizons divers. Après trois mois de travail, il remet son rapport à Nicolas Sarkozy, le 29 octobre 2007. Le 21 juillet 2008 une loi constitutionnelle qui reprend certaines réflexions du « Comité Balladur » est votée par le Congrès du Parlement français.
Par décret du 22 octobre 2008, il est nommé président du Comité pour la réforme des collectivités locales. Son rapport, rendu le 25 février 2009, prévoit 20 propositions, parmi lesquelles la réduction du nombre de régions métropolitaines, la création d'un « Grand Paris » ou la redéfinition du champ de compétences des subdivisions territoriales.
En 2009, Édouard Balladur publie un livre relatant ses entretiens en tête-à-tête avec François Mitterrand lors de la deuxième cohabitation : Le pouvoir ne se partage pas, aux éditions Fayard. Il déclare avoir observé un président qui « séduisait et manipulait pour dominer », et le compare à Jacques Chirac, tous deux considérant « [leur] présence au pouvoir plus importante que ce qu'on en fait ».
Il entame ensuite la rédaction d'un nouveau livre consacré à l'analyse de la crise économique : Le libéralisme a-t-il un avenir ?, avant d'envisager de se retirer définitivement de la vie publique en consacrant le reste de son existence à la marche et à la lecture.
Édouard Balladur rejette, en 2010, la proposition du président de la République Nicolas Sarkozy de le nommer membre du Conseil constitutionnel.

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